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les actes du colloque - Commissaire à la santé et au bien-être

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Academic year: 2023

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Pour souligner l'occasion, il a organisé un colloque ayant pour thème « Comment mieux faire pour évaluer le système de santé et de services sociaux à sa juste valeur ». Pourquoi une conférence pour évaluer le système de santé et de services sociaux ? Nous savons que chacun a sa propre perspective sur la capacité du système de santé et de services sociaux à répondre adéquatement aux besoins des gens, à améliorer la santé et le bien-être de la population, à bien utiliser les ressources. , pour stimuler la motivation des travailleurs, pour s'adapter aux changements, etc.

Une première partie, composée des mots de bienvenue de Mme Hélène Morais, présidente du Conseil santé et bien-être, et de M. Le premier atelier posait la question des informations requises pour évaluer le système de santé et de services sociaux à sa juste valeur. Le deuxième atelier a discuté de la question de savoir comment évaluer le système de services.

Enfin, le troisième atelier a soulevé la question de la communication des résultats de l'évaluation afin qu'ils soient utiles au débat public et à l'amélioration du système. Mme Morais souhaite la bienvenue aux participants au symposium organisé pour marquer le 10e anniversaire du Conseil Santé et Bien-être.

MARC-YVAN CÔTÉ – ALLOCUTION D’OUVERTURE

Rocher dresse un portrait de l'évolution des relations entre l'individu et les institutions publiques. Rocher souligne que cette conférence, organisée par le Conseil sur le thème de l'évaluation, s'inscrit justement dans cette réflexivité, tout comme le Conseil de la santé et du bien-être. Aucoin souligne que la question de l'évaluation de la performance des systèmes de santé a pris de l'importance au cours des dix dernières années.

Par ailleurs, il apparaît de plus en plus clairement que des déterminants autres que le système de services ont une influence sur la santé de l'individu et de la population. Aucoin note que les systèmes de services sont un domaine complexe, donc difficile à évaluer, et que l'évaluation de ces systèmes est un champ d'enquête relativement jeune, qui demande de l'humilité face aux attentes que l'on peut avoir. De plus, s’il est clair que l’évaluation peut porter sur différents aspects du système, peut être effectuée sous différents angles, pour différents clients et avec différents objectifs, elle doit être aussi claire que possible, en évaluant tout à tout moment.

Aucoin souligne que, pour être valable, l'évaluation du rendement doit viser à améliorer les services. Une démarche d’évaluation uniquement tournée vers l’extérieur a moins de chances de succès qu’une approche axée sur l’amélioration des services. Une première approche, centralisée, où le bureau central définit les objectifs, le cadre d'évaluation et réalise l'évaluation.

La plupart des pays disposent d’un cadre pour évaluer la performance de leur système de santé. Plusieurs organismes et individus contribuent à l'évaluation des objectifs et des composantes du système de santé québécois. Aucoin souligne que, malgré de rares exceptions, les citoyens sont absents des processus globaux d'évaluation du système de services.

Il est important de créer des habitudes de participation de la population à l'évaluation du système, de rechercher sa contribution de plusieurs points de vue, avec différents moyens. Pour cela, il faut s'intéresser davantage aux relations entre utilisateurs et praticiens, mieux écouter les utilisateurs, leur donner accès aux connaissances et développer avec eux des outils d'évaluation. Leur objectif était de permettre aux chercheurs, décideurs, professionnels et citoyens de s'exprimer sur des enjeux précis soulevés par l'évaluation du système de santé et de services sociaux.

L’INFORMATION REQUISE POUR APPRÉCIER LE SYSTÈME

En tant que contribuable, l'individu souhaite obtenir des informations sur la valeur économique réelle des soins et services reçus et sur la performance relative des institutions. L’assurance médicaments publique constitue une exception lorsqu’il s’agit d’information sur le prix réel des médicaments. Le défi est donc de fournir des informations sur la valeur économique des soins et des services et sur la performance relative des institutions.

En tant que citoyen, l'individu souhaite obtenir des informations sur la manière dont se traduisent dans les articles les différents droits qui lui sont accordés par la loi sur la santé et les services sociaux, le droit d'être informé de l'existence de services et de ressources disponibles dans les milieux et les modalités d'accès, le droit aux services, le choix d'un spécialiste, le droit à des soins adéquats, le droit à l'information sur son état de santé. A cet effet, un examen de la loi permettra de planifier les évaluations et de déterminer les informations à diffuser. Les participants identifient certaines limites quant à l'évaluation des services de santé et des services sociaux pour la population.

Ils hésitent à fournir les données demandées et ignorent l'usage qui en sera fait. Deuxième limitation, malheureusement il y a beaucoup d'informations, elles circulent en cercle fermé ou entre professionnels ou au sein d'une entreprise. Il est difficile de collecter des informations sur les services sociaux, notamment en ce qui concerne leur qualité.

Les attentes ne sont pas forcément les mêmes que pour les services de santé. De manière générale, les participants ont souligné la sous-estimation de la contribution possible de la population à l'évaluation des technologies et des services de santé et sociaux, ainsi que la surestimation des cliniciens et des experts. La participation réelle de la population à l'évaluation va au-delà de la simple consultation, étape là où cela est nécessaire à l'évaluation de la population.

L'évaluation avec la population implique sa participation à la priorisation et à la définition des questions d'évaluation.

LA MANIÈRE D’APPRÉCIER LE SYSTÈME DE SERVICES

Le rôle de l’évaluation et son utilité pour apprécier la valeur du système sont influencés par la définition que l’on donne du concept de santé et la représentation que l’on s’en fait. La perspective de l’évaluation sera également très différente selon que l’on place l’évaluation au niveau micro ou macro du système. La micro-évaluation consistera en l'évaluation d'une intervention, d'un programme, d'une politique, d'une orientation, d'un mode organisationnel, d'une technologie.

La perspective d'évaluation sera différente selon que l'organisation des services de santé et des services sociaux s'intègre ou non dans un continuum spatio-temporel : continuité dans l'offre de services entre la première et la troisième ligne ; continuum de services préventifs et curatifs; répartition des responsabilités entre différents partenaires dans le cadre d'un projet commun, etc. Par contre, l'évaluation des interventions des centres jeunesse auprès d'une clientèle vulnérable et marginalisée, dans un contexte d'interventions socio-juridiques, où le but des interventions est de protéger l'enfant victime de négligence et d'abus, nécessite une évaluation assez différente. approche. L’évaluation n’est donc pas simplement une fonction technique, mais aussi une fonction organisationnelle, voire sociale.

Le rôle du citoyen dans la gestion du système de santé et de services sociaux, l'approche recommandée (citoyen ou client) sont également des aspects qui orientent la façon dont l'évaluation sera faite. Le contexte dans lequel se situe le programme à évaluer est un aspect important à clarifier avant de décider de la stratégie d'évaluation à adopter. Par exemple, l'évaluation d'un programme d'intervention auprès des victimes de traumatismes crâniens et cérébraux ne peut se faire de la même manière que les interventions auprès des jeunes dans les centres jeunesse.

Ces deux exemples illustrent bien le caractère relatif de l'évaluation et même du choix des indicateurs. Il faut vaincre les réticences individuelles et collectives à faire de l’évaluation non seulement un mécanisme de suivi et d’évaluation générale, mais un outil de travail qui permet d’aller plus loin. Au niveau politique, la présence des usagers et de la population en général dans l'évaluation du système n'est pas encore réalisée.

Les citoyens sont prêts à participer à l'évaluation à condition que nous soyons prêts à les entendre, à les écouter et que les objectifs soient clairs.

L’UTILISATION DES RÉSULTATS DE L’APPRÉCIATION

Les échanges entre les présentateurs et les participants ont mis en évidence qu'il existe plusieurs façons pour le public de participer à l'évaluation des services de santé et des services sociaux. Comme d’autres sociétés, nous devrions encourager les citoyens à exprimer leur point de vue sur la qualité des services qu’ils reçoivent et développer entre eux une culture de jugement et d’évaluation. Lorsqu'on leur a demandé comment les atteindre, les participants ont souligné qu'il fallait absolument penser à plus que des questionnaires.

Les participants estiment donc qu'il faudrait inciter les Québécois à réfléchir notamment au dépôt de plaintes comme moyen de contribuer à l'amélioration du système de services. Les données obtenues de l'analyse des plaintes doivent être combinées avec celles de l'évaluation du système d'amélioration des services. Informations nécessaires pour évaluer un système de services Les participants estiment que trois types d'informations sont nécessaires pour évaluer un système de services.

Les participants constatent que la contribution possible de la population aux processus d'évaluation et, nécessairement, ses besoins et ses besoins sont sous-évalués. Surmonter cette difficulté nécessite de revoir notre façon de penser l’évaluation afin qu’elle engage et serve mieux la population. Une seconde, plus laïque, examine l’expérience vécue des individus, l’expérience qu’ils ont du système de services.

Les participants notent que trop souvent les gens ont le sentiment que ce qu’ils contribuent par leur participation n’a pas vraiment d’impact sur la transformation du système. Autre condition importante pour impliquer la population : que les résultats de l’évaluation à laquelle elle participe soient utilisés à bon escient. À cet égard, la diffusion des informations résultant de l’évaluation revêt une importance particulière si l’on veut qu’elles influencent l’action.

La population a besoin d'outils simples pour évaluer, qui sont plébiscités pour que je puisse comprendre et assurer l'exploitation des résultats. On dit que la population est prête à participer, mais est-on prêt à considérer ce qu'elle apporte ? On valorise peu, parce qu'on n'a pas les moyens, parce que l'action prime, parce que.

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ITUM, administrateur du Centre de santé et services sociaux Uauitshitun dont la mission est de promouvoir et assurer le mieux- être physique, mental, émotionnel et spirituel des Innus