14e Conférence canadienne des soins de collaboration en santé mentale
27 juin 2013
ATELIER A3
« La complémentarité des compétences des intervenants et des familles: une stratégie pour
favoriser la collaboration dans les pratiques en santé mentale »
Marie-Hélène Morin, t.s., M.Serv.Soc.
Doctorante en service social (U.L.) et Professeure en travail social (UQAR)
Pour bien démarrer...
On fait connaissance!
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Résumé de l’atelier
Qu’en est-il des compétences des intervenants à intervenir auprès des
familles ?
Qu’en est-il des compétences des
membres de familles à composer avec le trouble mental d’un des leurs ?
Est-il possible d’établir une réelle relation de collaboration lorsqu’on
intervient auprès des familles ?
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Objectifs de l’atelier
1. Comprendre le rôle des membres de familles dans les pratiques en santé mentale;
2. Se familiariser avec la notion de
compétence: chez les intervenants et les membres de familles;
3. Mettre en application des stratégies afin de favoriser l’établissement
d’une relation de collaboration dans les pratiques en santé mentale.
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Objectif #1:
Comprendre le rôle des
membres de familles dans les pratiques en santé mentale
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
5 principaux rôles des membres de famille
1. Source de soutien informel
2. Agent causal
3. Allié de l’équipe traitante
4. Revendicateur
5. Partenaire-Collaborateur
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Objectif #2:
Se familiariser avec la notion de compétences : chez les
intervenants... et chez membres de familles
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
8 Paradigme axé sur la
pathologie
Paradigme axé sur les compétences Base du
paradigme
Modèle basé sur la maladie
Modèle basé sur la santé
Base de l’évaluation
Identification des sources de dysfonctionnement
Identification des forces, des ressources et des
compétences
Perception à l’égard de la
famille
La famille présente un dysfonctionnement, un
déficit
La famille est compétente ou détient un potentiel de
compétence
But général de
l’intervention
Traiter la pathologie et le dysfonctionnement
familial
Stimuler le développement des compétences et du
pouvoir d’agir
Rôle des familles
Agents causal du dysfonctionnement
Collaboratrices
Rôle des intervenants
Experts Collaborateurs
(Traduction et adaptation libre de Simon et al., 2005)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Intervenir en visant le
développement du pouvoir d’agir
« Oriente vers la reconnaissance et la promotion des forces individuelles et collectives qui entrent en jeu dans les situations, plutôt que de se centrer sur
les problèmes et sur la correction des facteurs de risque ou des déficits,
comme le proposent les modèles traditionnels de traitement ou de
prévention »
9 (Lemay, 2009)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
« Implique de reconnaître la capacité
d’autodétermination des personnes, c’est-à- dire de croire qu’elles ont la compétence et le pouvoir d’agir pour changer les choses. »
«L’empowerment constitue un processus continu, variable et dynamique, caractérisé
par un double mouvement de
conscientisation et d’action par lequel des personnes développent leur capacité
continue d’agir par elles-mêmes. » 10
(Lemay, 2009)
Intervenir en visant le
développement du pouvoir d’agir
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Qu’est-ce qu’un intervenant compétent à intervenir
auprès des familles?
Dit autrement, sur quoi repose votre sentiment «d’être
compétent » en intervention familiale?
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
La notion de compétence
« Une compétence est la capacité à agir efficacement, en mobilisant
spontanément, correctement et de façon organisée des ressources internes (savoirs,
savoir-faire, attitudes propres à l’individu) et externes (expérience d’autres collègues, documentation) ».
12 (Becker, 2007)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Les composantes de la compétence
CONNAISSANCES : le savoir détenu par l’intervenant sur la problématique, les
ressources disponibles, les lois et politiques, etc.
HABILETÉS : le savoir-faire d’intervention, telles que les techniques d’entrevue et
d’intervention, mais aussi les habiletés personnelles et interpersonnelles (de
communication, de résolution de problèmes etc.).
ATTITUDES : le savoir-être des intervenants à l’égard des personnes qui vivent des
difficultés, l’incarnation de valeurs
personnelles liés à sa profession, sa capacité
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
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Quelles sont les compétence des
membres de familles à composer avec le trouble
mental d’un des leurs ?
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
La compétence des membres de familles
« Croire à la compétence des familles signifie aller chercher
activement ce qu’elles sont capables de faire (...) »
15 (Ausloos, 1994)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
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Objectif #3:
Mettre en application des stratégies afin de favoriser une relation de collaboration
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Comment valoriser les compétences des familles ?
Considérer la compétence des membres de familles est une façon de leur faire confiance et de leur donner du pouvoir.
Implique toutefois un changement de position chez l’intervenant :
« Celui-ci ne prend plus le système familial ‘en charge’, il active plutôt ses forces qui sont souvent momenanément
bloquées. Il apporte peu de réponses; il aide plutôt la famille à trouver ses propres
solutions ». 17
(Ausloos, 1994; Villeneuve, 2006)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Collaborer.... c’est rouler en tandem avec les membres de familles !
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
La notion de collaboration
La collaboration : c’est travailler ensemble dans la poursuite d’un but commun.
Basée sur le principe démocratique suivant : chaque personne touchée par une décision
devrait avoir une part dans le processus de prise de décision.
Implique le partage de la définition du problème, de la prise de décision, et des
responsabilités concernant la décision finale.
(De Montigny et Boudreau, 2009; DeChillo et al., 1993, 1994; Hatfield, 1996; Lacharité et al., 1999)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
1
ertandem
L’adoption d’une attitude
compréhensive et soutenante à l’endroit des membre de famille.
(Bogrov & Crowel, 1996 ; DeChillo et al., 1993, 1994; Lacharité et al., 1999)
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
2
eTandem
Le partage d’information de manière réciproque.
(Bogrov & Crowel, 1996 ; DeChillo et al., 1993, 1994; Lacharité et al., 1999)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
3
etandem
La reconnaissance de l’expertise des membres de familles dans
l’intervention.
(Bogrov & Crowel, 1996 ; DeChillo et al., 1993, 1994; Lacharité et al., 1999)
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
4
etandem
Le partage de responsabilités avec les membres de familles.
(Bogrov & Crowel, 1996 ; DeChillo et al., 1993, 1994; Lacharité et al., 1999)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
En somme, collaborer = redéfinir la relation familles-intervenants
Implique la notion d’accompagnement :
«faire avec» plutôt «qu’à la place de».
Implique l’abolition de la relation
hiérarchique entre les intervenants et les membres de familles.
Implique l’apport réciproque des
intervenants ET des membres de familles à la recherche de solutions et au processus de décisions.
(De Montigny et Boudreau, 2009; DeChillo et al., 1993, 1994; Hatfield, 1996; Lacharité et al., 1999)
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Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
La complémentarité des
compétences dans une relation de collaboration
Membres de familles
Personnes atteintes d’un trouble
mental Intervenants en
santé mentale Partage du pouvoir
et des responsabilités avec les membres de
familles, modification des
perceptions et croyances.
Prise en
considération de leurs forces et limites,
promotion du potentiel et de
Réponse à leurs besoins, mise à
profit de leurs compétences en tenant compte de
leurs limites.
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Références pertinentes
26
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Ausloos, G. (1994). La compétence des familles, l’art du thérapeute. Service social, 43(3), 7-22.
Côté, C. Et Boulet, H. (1996). Les compétences des clients et de leurs familles:
des ressources à utiliser davantage. Intervention, 102, 91-100.
De Montigny, F., & Goudreau, J. (2009). Les services de première ligne et l'intervention familiale. In C. Lacharité & J.-P. Gagnier (Eds.), Comprendre les familles pour mieux intervenir (pp. 181-208). Montréal: Gaëtan Morin éditeur.
DeChillo, N. (1993). Collaboration between social workers and families of patients with mental illness. Families in Society, 74, 104-115
DeChillo, N., Koren, P. E., & Schultze, K. (1994). From paternalism to partnership : family and professional collaboration in children's mental health. American Journal of Orthopsychiatry, 64(4), 564-576.
Hatfield, A. B. (1994). Developing collaborative relationships with families. In A. B.
Hatfield (Ed.), Family interventions in mental illness (pp. 51-59). San Francisco: Jossey- Bass.
Références pertinentes (suite)
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)
Lacharité, C., Moreau, J., & Moreau, M.-L. (1999). Le point de vue des parents et des intervenants sur la collaboration dans le cadre des services en
pédopsychiatrie. In C. Lacharité, G. Pronovost & É. Coutu (Eds.), Comprendre la famille: 5e Symposium québécois de recherche sur la famille (pp. 297-311).
Sainte-Foy: Presses de l'Université du Québec.
Lemay, L. (2009). Le pouvoir et le développement du pouvoir d'agir
(empowerment): un cadre d'intervention auprès des familles en situation de vulnérabilité. In C. Lacharité & J.-P. Gagnier (Eds.), Comprendre les familles pour mieux intervenir (pp. 101-127). Montréal: Gaëtan Morin éditeur.
Simon, J. B., Murphy, J. J., & Smith, S. M. (2005). Understanding and fostering family resilience. The Family Journal: counseling and therapy for couples and families, 13(4), 427-436.
Villeneuve, C. (2006). L’intervention en santé mentale, le pouvoir thérapeutique de la famille. Montréal: Les Presses de l’Université de Montréal.
Merci pour votre intérêt !
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Marie-Hélène Morin, t.s., Professeure
Département de psychosociologie et de travail social Université du Québec à Rimouski (UQAR)
Michel Houle, parent, représentant de la FFAPAMM [email protected]
Morin, M.-H et Houle, M.. (2013)