Une grande partie des données est ainsi présentée au niveau du service administratif de la MRC. Cependant, ces informations MRC sont présentées systématiquement de l’amont du bassin vers l’aval pour faciliter la représentation géographique des données.
PRÉSENTATION DU BASSIN VERSANT
Le bassin versant recoupe deux grandes régions physiographiques : les basses terres du Saint-Laurent et les Appalaches. La région des Appalaches, qui représente 35 % de la superficie du bassin, est divisée en deux sous-régions. La sous-région du Plateau des Appalaches représente 4 % du territoire du bassin versant et se caractérise par des collines boisées.
L'altitude moyenne est supérieure à 300 m et l'occupation de cette partie du bassin est essentiellement récréotouristique (page, COGEBY). Elle correspond à une ceinture de 10 km de largeur qui traverse le bassin selon un axe nord-est, partant d'Acton Vale vers le sud-est (Cowansville). Selon les données du MEF (1998) « la majorité du bassin versant, soit environ 56 % du territoire, a une occupation agricole.
La forêt occupe 37 % du territoire, les zones urbanisées représentent environ 4,4 % de la superficie totale et des plans d'eau 2. Le Comité de gestion du bassin de la Yamaska (COGEBY) divise également le territoire du bassin versant en sept sous-bassins.
L’AGRICULTURE AU SEIN DU BASSIN VERSANT
Production végétale
Concernant le bassin en tant que tel, les cultures largement espacées sont les cultures prédominantes dans le bassin versant, occupant les deux tiers du territoire, suivies par les cultures fourragères, qui occupent un quart de la superficie cultivée. Le bassin versant de la rivière Yamaska présente un pourcentage élevé de terres agricoles consacrées aux cultures espacées (tableau 3). Ceci explique, d'une part, le risque élevé d'érosion éolienne et hydrique et, d'autre part, l'importance de la pollution par les pesticides retrouvée dans le bassin versant.
Selon le rapport du MEF (1998), Bassin de la rivière Yamaska : l'activité agricole et ses effets sur la qualité de l'eau, le taux annuel moyen d'utilisation de pesticides dans le bassin de la rivière Yamaska s'élève à 1,83 kg de matière active1 par hectare cultivé, alors que La moyenne québécoise est de 1,3 kg. 1 La valeur de l'indice des pesticides, qui est exprimée en kilogrammes de matières actives par hectare cultivé (kg AI/ha), est obtenue en déterminant les valeurs théoriques des différents pesticides appliqués annuellement sur les cultures (Bélanger 1995), pour chacune des les cultures présentes dans un sous-bassin. MENV 1998 Bassin versant de la rivière Yamaska : l'activité agricole et ses effets sur la qualité de l'eau). Si l'on rapporte ces chiffres au nombre d'hectares (indice pesticide), les valeurs pour la rivière Noire, qui est l'un des plus grands sous-bassins du bassin versant de la rivière Yamaska, diminuent significativement.
Pression des pesticides pour chaque sous-bassin de la rivière Yamaska (de l'amont vers l'aval). L'étude de Giroux (2002), qui porte sur la contamination des eaux par les pesticides dans les zones de culture du maïs et du soya au Québec, révèle une diminution des concentrations de pesticides présents dans l'eau de la rivière Yamaska.
Élevage
Selon le portrait agroenvironnemental des fermes québécoises de la Montérégie-Est (BPR et GREPA), les entreprises agricoles de la région ont drainé des superficies correspondant en moyenne à 64 % des superficies cultivées. Concernant la production végétale, 88 % des entreprises de grandes cultures déclarent avec des superficies drainées, pour une moyenne de 76% de la superficie totale cultivée de ces exploitations. Si l'on observe les données du tableau 8, on constate qu'il y a une très forte concentration d'unités animales par hectare de surface agricole dans la partie centrale du bassin versant.
Les MRC Les Maskoutains et Rouville, en aval du bassin, présentent les valeurs de densité animale les plus élevées, respectivement 1 UA/ha et 0,9 UA/ha de superficie agricole. Les MRC de La Haute-Yamaska et d'Acton ont des densités animales à la limite du seuil proposé par l'UQCN, soit 0,4 UA/ha. Densité animale selon MRC (amont vers aval). unités animales par hectare de surface agricole).
Toutes les communes du bassin versant sont inscrites aux annexes II et III du décret 1098-2004 modifiant le règlement sur les exploitations agricoles (les 29 novembre sont inscrites à l'annexe II (communes en excédent de phosphore) et 27% à l'annexe III (communes comprenant dans un bassin versant dégradé). ). À moins qu'elle n'effectue un traitement complet des déjections animales et que les résidus quittent la région, toute nouvelle installation d'exploitation porcine est interdite dans toutes les municipalités du bassin versant. En 1998, selon les fichiers d'inscription des producteurs du MAPAQ, le pourcentage de couverture de la les besoins en phosphore de la culture étaient de 299.
L'apport de fumier de bétail et d'engrais minéraux a couvert près de deux fois les besoins en azote des cultures et trois fois leurs besoins en phosphore (MENV, 2003). Pourcentage de couverture des besoins en phosphore des cultures (pour neuf bassins et pour l'ensemble du Québec), 1998.
L’AGRICULTURE ET LA PROTECTION DES MILIEUX SENSIBLES ET DE L’EAU
- Écosystème forestier
- Milieux humides
- Espèces menacées ou vulnérables
- Aires protégées
- Bandes riveraines
- Qualité de l’eau
- Eaux de surface
- Eaux souterraines
À l’ouest de la rivière Yamaska se trouve la baie Lavallière, un marais public d’eau douce. Présence d’espèces menacées ou potentiellement menacées dans le bassin versant de la rivière Yamaska. Nous ne pouvons toutefois pas nous prononcer sur la présence ou l’absence de ces espèces dans le bassin versant de la rivière Yamaska.
Selon les données du Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, il existe plusieurs aires protégées au Québec liées au bassin versant de la rivière Yamaska. Au total, il existe 42,95 km2 d'aires protégées associées au bassin versant de la rivière Yamaska, dont la plupart se trouvent en amont dans la zone agricole la moins intensive. Cependant, depuis 1979, la qualité de l’eau du bassin versant de la rivière Yamaska s’est améliorée grâce aux interventions d’assainissement urbain, industriel et agricole.
Toutefois, les rejets urbains et industriels ne peuvent à eux seuls expliquer le niveau élevé de pollution de la rivière Yamaska. De manière générale, la qualité de l’eau du bassin de la rivière Yamaska se détériore à mesure qu’on se dirige vers l’embouchure. Des treize stations d'échantillonnage réparties dans le bassin de la rivière Yamaska, seulement deux d'entre elles, situées à l'embouchure du lac Brome et dans la rivière YamaskaS... qualité.
La qualité de l'eau est mauvaise dans le sud-ouest du sous-bassin de Yamaska Nord, au centre du bassin versant, avant l'embouchure de la rivière Noire et à Yamaska près de Saint-Hugues. Les valeurs IQBP montrent une très mauvaise qualité pour toute la partie sud-ouest de la Yamaska avant la confluence avec la rivière Noire, ainsi que dans la partie nord du bassin versant à l'embouchure de la rivière Yamaska. En aval des centres urbains, la qualité de l’eau de la rivière Yamaska présente des valeurs de faible intégrité biotique, ce qui représente une dégradation importante des écosystèmes.
La rivière Noire offre généralement un écosystème sain, sauf en aval de la ville de Saint-Pie où elle a subi une dégradation importante. Cependant, la communauté benthique de la rivière Yamaska Nord semble peu modifiée et présente un écosystème sain sur les 24,6 kilomètres étudiés. Pour la rivière Yamaska Sud, l'IBGN montre de bonnes valeurs de qualité de l'eau, sauf en aval de la ville de Cowansville, où l'on constate une dégradation environnementale importante.
En amont de la rivière Yamaska Sud, on retrouve l’une des meilleures valeurs de qualité d’eau. La qualité de l’eau de la Rivière Noire est généralement mauvaise et dégradée en aval en raison des pressions urbaines et agricoles plus fortes en aval.
ENJEUX DE GESTION AU NIVEAU DU TERRITOIRE AGRICOLE
Nous tenons à remercier Mme Martine Ruel, responsable du Comité du bassin de la rivière Yamaska, qui a accepté de nous rencontrer et de partager avec nous les informations qu'elle avait. Bassin de la rivière Yamaska : pollution des eaux par des métaux et certaines substances organiques toxiques. Section 3, dans Ministère de l'Environnement (éd.), Le bassin versant de la rivière Yamaska : état de l'écosystème aquatique, Québec.
Présentation des données du MAPAQ lors de la première consultation publique sur le Plan directeur de l'eau. Section 4, dans Ministère de l'Environnement (éd.), Bassin de la rivière Yamaska : État de l'écosystème aquatique. Le bassin de la rivière Yamaska : communautés de poissons et intégrité biotique environnementale.
Section 6, dans Ministère de l'Environnement (éd.), Bassin de la rivière Yamaska : État de l'écosystème aquatique. Le bassin de la rivière Yamaska : l'activité agricole et ses effets sur la qualité de l'eau. Québec, ministère de l'Environnement et de la Faune, ministère des Écosystèmes aquatiques, Envirodoq no. EN980181, 12 p.
Sommaire des portraits de la qualité des eaux souterraines et des eaux de surface dans les bassins versants des régions de Chaudière-Appalaches, de la Montérégie, de Lanaudière et du Centre-du-Québec ciblés dans le cadre de l'étude de caractérisation. Portrait de la déforestation pour les périodes 1990-1999 et 1999-2002 pour les régions administratives de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec, de la Montérégie et de Lanaudière, rapport sommaire. Section 2, dans Ministère de l'Environnement (éd.), Le bassin versant de la rivière Yamaska : l'état de l'écosystème aquatique.
Section 1, dans Ministère de l'Environnement (éd.), Le bassin versant de la rivière Yamaska : l'état de l'écosystème aquatique. Section 5, dans Ministère de l'Environnement (éd.), Le bassin de la rivière Yamaska : état de l'écosystème aquatique. RCI nr 130-02 concernant la coexistence des usages agricoles et non agricoles ainsi que la conservation des boisés sur le territoire de la MRC du Bas Richelieu.