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REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE
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SECONDS RESULTATS PROVISOIRES 8V-
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(Population au 1 e r J a n v i e r 1977)
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- T a b l e a u 1 P o p u l a t i o n de l a M a u r i t a n i e selon le tjrpe
de résidence Commentaire a • • • • • • •*»'»'• ... 8 à 13 III - 3S2_:_!_:iîi2_f_._ti2S_!_:_!_iïa_r2_i_:5_i§_E2_!_-_réïi2n
- Tableau 2 Population totale et population résidente en
j/xauritanie par région de présence Commentaires 14-15
\\tm Tableau 3 Evolution des populations régionales depuis
1965 Commentaires 16 à 18
"* Tableau _ Population résidente par département de pré-
sence Coataentaires..*...•••••••••••••••••••18 à 20
*" Tableau 5 Population nomade transhumant à l'étranger par département de rattachement administratif - Cominentaires •••••«,•••.••••., • • • • 20 - 2 1 - T a b l e a u 6 D e n s i t é s de p o p u l a t i o n p a r r é g i o n s et départe-
m e n t s - C o m m e n t a i r e s • ..20-22-23 .•>- T a b l e a u 7 P o p u l a t i o n des* centres u r b a i n s . E v o l u t i o n d e p u i s
*. 1 9 - V 6 2 . - C o m m e n t a i r e s •*... 23 à 25 - T a b l e a u 7 b i s C r o i s s a n c e de N o u a k c h o t t entre 1961 et .1977
IV -
Cor.__enta_.re s •
D o n n é e s S t r u c t u r e l l e s et Q u a l i t a t i v e s
26
V _.
- Tableau 8 T a i l l e moyenne des ménages p r é s e n t s selon l a r é -
"""""*""""" g i o n e t l e t y p e de r é s i d e n c e - Commentaires...27à30
*" Tableau 9 S t r u c t u r e p a r sexe e t p a r âge s e l o n l e type de r é s i d e n c e . Commentaires e t Tableau 9 b i s (Ré-
s u l t a t s comparables de l ' e n q u ê t e 64/65) .30 à 33
" Tableau 10 Taux d ' a l p h a b é t i s a t i o n s e l o n l e type de r é s i -
denc e % . . . • . . • • • • . • • • . . . . • • • • • • • • • • • . . • • • • • • • • . 3 3 à 35
** Rubrique11 Données s u r l ' a c t i v i t é économique en m i l i e u
se dent a i r e » • • • • • • • • . • • » . • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • «35 - 36 Y^~ Tableau 12 Données r é g i o n a l e s s u r l ' a c t i v i t é e t l e s dépla»
cements des nénages nomades - Commentaire s..37 à 40
•f - Tableau 13 Données r é g i o n a l e s s u r l a s t r u c t u r e p a r sexe
* e t p a r âge e t l ' a l p h a b é t i s a t i o n du milieu
nomade - Commentaires . . . 4 0 à 42 sUelgues
-Hx22t_;à5S§-_li_Y_ï_-_.___r_E_:t_iî.S
1*)- Hypothèse^ sur l'accroissement naturel...!...43 à 46 20)«* Hypofhèsessur les migrations régionales ...46 à 48 3®)_. Hypothèses sur l'urbanisation... 48 à 50
<r_ç? - ° ) - Hypothèse sur la sédeAtaris-ation.. .50*51
5°)- Résultats pour 19&S du modèle de projection proposé51 à54
Avant - Propos -3-
41
Le Bureau Central de Recensement de la Population a le plaisir de co-nr/iuniquer dan3 ce document, les. seconds résultats
provisoires du Recensement National de la Population Mauritanienne de Décembre 1976.
Il s'agit toujours ce résultats provisoires, les résultats définitifs ne pouvant être obtenus qu'après la mise sur fichier in- fo raiatique puis l'exploitation par ordinateur ce l'ensemble des don- nées, ce qui nécessite'un c.élc.i .asserr- long- Ce dél-ii d.'exploitation des données de recensements est souvent de l'ordre de ô.so.x è. trois ans, compte tenu de 1!énorme volume des informations enregistrées.
Cependant, nous espérons pouvoir commencer è fournir ces résultats définitifs dans la seconde moitié de l'année 197$-
Mais l'on remarquera que ce second groupe de résultats .est nettement plus détaillé qua le -arenier- ; c'est que, dans. le souci
de répondre à la de-.-.ande pressante ce données démographiques, le Bu- reau Central de Recensenent a fait procéder à un dépouillement ma- nuel sommaire concernant quelques peints essentiels : structure par
sexe, structure par ûge; alphabétisation, activité économique, et pour les nomades, taux dn natalité, type de nomadisme (ampleur des déplacements). Ce dépouillement, concernant pour les sédentaires un échantillon de 3% des «.an tri et s de recer.se,:ient, ne peut malheureuse- ment fournir que des résultats à l'échelle nationale. Pour les noma- des par contre, l'on a dépouille exhaustivement les données de l'en- quête, celle-ci ayant eu déjà recours au sondage au niveau de la
collecte ces .informations sur le terrain ; dans ces conditions, l'é- chantillon étant nette Aient plus dispersé, quelques résultats globaux sont significatifs au niveau régional.
Une autre amélioration sera constatée au niveau des résultat:
globaux de .population : cette fois les données étant homogènes pour les sédentaires et nomades, relatives cans les deux cas au lieu de - présence effective de ?.a personne au cours du recensement, l'on four- nit 6e c chiffres de population totale ces relions et dé-part argents.
Dans la precedence pu_jL._c_._i_n, x • on s'• était x*efuse à fournir ce tels chiffres, car les effectifs avancés pour les nomades, résultant de
simples calculs estiv-^tifr:. n'avaient -oa.? ?.-. même V A S O que pour les sédentaires : xls se referaient au l i v ï . do rattacheceit administratif des personnes. Seuls les résultats de l'enquête sur ie terrain, qui a
eu lieu pour les nomades de fsvïier à avril ot -su! n'étaient pas disponibles à i'r.p'jque de? 1.5. première publication pouvaient four- nir une estimation des populations noaadea basée sur le lieu ce pré-
sence effectuée, notion évidemment plus opérationnelle et d'ailleurs seule utilisée nour les se fientaires. C'est maintenant chose faite.
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4 . -
j 7 - Rappel des définitions et concepts utilisés .
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Pour pouvoir apprécier en toute connaissance de cause les chiffres fournis dans les tableaax c i - a p r è s , il est nécessaire de les étudier à la lumière des définitions et concepts appliqués.Ville ou centre urbain : Toute localité dont la population atteint ou dépas- s e 5 . 0 0 0 habitant-, cu r:inon qui :?'. chef-l:..r.: de région (cas de F'Dérick et
Dakhla considérés comme centres urbains bien que leur population n ' atteigne pas 5.000 habitants).
Village ; Tout lieu habité qui, sans ê t r e une ville, comporte au moins une construction bâtie à usage d'habitation ou de commerce ou bien à caractère social ou collectif (école, dispensaire, m o s q u é e . . . ) . Un village pent donc c o m - p o r t e r une majorité de tentes et t r è s peu de constructions bâties (une seule
s u f f i t ) . . .
Aire de campement ; Tout ensemble d'habitations comp-bsé exclusivement de t e n t e s , huttes démontables ou t r è s provisoires, par opposition au village. Une de ces habitations peut constituer un campement à elle s e u l e , s i elle e s t isolée.
Cependant, une fois ce principe p o s é , l ' o n a délimité les ensembles de tentes
considérées p a r des c r i t è r e s dî; nature sociale et non géographique : un campement e s t , au senn du recensement, uv. groupe de ménages res.ant ensemble normalement tout au long de l ' a n n é e , soit en un endroit fixe (campement permanent), soit en déplacement (campement mobile). A un siva donné, par exemple autour d'un puits, on peut selon cette définition, voir rassemblés plusieurs campements séparés ou non s u r le plan géographique. Il y a donc liou de faire la distinction entre aixe-.de campement, qui est une notion géographique, désignant un li.-.u où viennent
habituellement stationner les tentes, et campement, qui désigne un groupe social relativement s t a b l e .
Limites des villages et villes : En 1 ' absence de textes réglementaires fixant les limites des localités, l ' o n n ' a pu appliquer que des règles empiriques.
Ont été considérées comme faisant pr.r*ie du même village toutes les habitations qui, en partant du centre \'ars la périphérie* ô'.aient visibles à l'oeil nu d'une
autre habitation du village. Cependant, s i deux groupes d'habitations visibles l*un de l ' a u t r e , étaient traditionnelioment eonsid_:._i. comme distincts (noms différents, chefs de village différents), ils étaient considérés comme des villages distincts.
Ces r è g l e s , qui permettent de fournir les résultats bruts sous leur forme la plus détaillée possible, et, donc la plus souple, ne préjugent évidemment pas de déci- sions politiques ou administratives qui pourraient être prises visant à considérer comme une seule entité des villages enregistrés distinctement dans le
recensement.
De ces définitions de ville, village et. campement s e déduisent les concepts de population nom ado et population sédentaire.
Sédentaire ; Toute personne passant habituellement la majeure partie de l'année dans uno ville ou un village (ou en alternance entre plusieurs villes et v i l l a g e s ) .
Nomade : Toute parsonne-.passant habituellement la majeure partie de l'année hors des villes et villages, c ' e s t à dire dans des campements.
• • • / • • •
Ce critère de différe-.ciat?.on entre s-?-* °ntaires et nomades (passer la majeure partie de l'année dan3 un endroit où existe une
construction, ou bien en pleine "brousse") a été retenu parce qu'il offrait le meilleur compromis entre la réalité d'urne part, et la facilité de mise en oeuvre (de manière objective) d'autre part. Hais il est certain que ce critère n'est pas parfait, puisque par exem- ple des personnes habitant sous la môme tente stmnt classées nomades même si elles restent toute l'aînée au même endroit, des lors qu'au- cune constructis.-. n'y exioie. On a -ainsi constaté l'existence de lieux de campements "permanents" habités depuis plusieurs années sans que les occupants n'aient réalisé la moindre construction, mais ces cas sont assez peu no.-..'-reux, et surtout sont diffibiles à carac- tériser de façon indubitable. Inversement, des personnes catégori- sées co-.me sédentaires, parce que habitant la Majeure partie de l'an- née dans un village, peuvent très bien noriadiser pendant quelque^
mois, à la saison des pluies (cas assez fréquent dans le Nord et le Sud-Est du pays). C'est en fonction de ces précisions que doit
être appréciée la répartition constatée entre "sédentaires" t t "no- mades".
Il reste è. expliciter un peu plus les bases ce décompte de la population, dont on a déjà mentionné dans 1'avant-propos qu'elles utilisent, pour les nomades comme pour les sédentaires, le*lieu de présence effective. Cependant, au niveau du détail il y a de légères différences.
Pour les sédentaires, il s'a.it d'ur» décompte entièrement de fait : le3 personnes sont prises en compte à l'endroit où elles
ont effectivement été trouvées présentes (la nuit précédant le .as- sage de l'enquêteur dans le ménage considéré) et uniquement à oet endroit. Sont donc inclus dans la population d'une ville, d'une lo- calité, toutes les personnes ce passage (ais à part les nomades ce- pendant) , les étrangers résidents bu de passage comme les nationaux mauritaniens. Inversement, sont exclues du décompte les personnes.
absente-*!, de leur domicile lors" du passade de l'enquêteur. Cependant deux entorses ont été faites à cette régie, pour éviter d'omettre des résidents absents qui, compte tenu du lieu au ils étaient, déclarés se trouver, ne pouvaient être recensés à cet endrsit ; il s'agit :
- des personnes résidentes dans les villes ou villages et dé clarées se trouver "en brousse" (hors d'une ville ou d'un village).
- dé3 personnes résidentes dans les villes ou villages et déclarées absentes a l'étranger pour une durée inférieure à six mois.
Ces deux catégories de personnes ont été ajoutées dans le décompte aux personnes effectivement présentes, dans la .îesure évi- demment où un informateur, eu même ménage généralement, les a décla- rées à l'enquêteur.
D'autre part, auraient pu être oubliées des personnes ré- sidentes dans une ville ou un village, si lors du recensement elles s'étaient absentées pour camper .sur des terrains de culture, avec 1*ensemble de leur ménage et leurs proches et voisins (personne ne pouvait donc les déclarer dans le village). Ces oublis ont été limi- tés au minimum par exploration systématique des terrains de culture avoisinant les villes et villages, et recensement de tels ménages, '«iuand cela a été possible, le3 ménages décomptés ainsi ont été réin- tégrés dans la population des villes ou villages correspondants, mais le plus souvent l'on a dû constituer ces terrains de culture en lo-
calités distinctes. /
- 6 -
Il faut aussi noter que 3elon la définition citée plus haut, le3 personnes présentes dans des institutions-, comme les in- ternats scolaires, les hôpitaux, les garnisons et cantonnements mi- litaires ont été dénombrées sur leur lieu de présence et non pas
dans le ménage familial dont ils pourraient être originaires. Cela
peut affecter sensiblement les résultats concernant certaines villes, voire certains départe*..e*nts ou régions.
Pour las nor.ades. ils s'agit toujours d'un décompte de fait selon le lieu (en l'occurrence ici, le départe-.enti c'.e présence effect tive, :.?ais au niveau du •»-".-•«. et non. de l'individu (l'on n'a. pas
tenu compte des s-bsences ou visites ce courte durée). tÀcna chaque ménage des campements enquêtes, on n'a donc pas enregistré les hâtes éventuels mais l'on, a par contre considérés course présents les mem- bres du ménage absents pour une courte période (par exemple partis garder les troupeaux, chercher du ravitaillement à la ville, etc...).
Des précautions ont été prises cependant pour éviter de preidre en compte des personnes déclarées dans le -..-ténage, mais qui n ' e n , sont pas membres effectifs (é::.:igréo à l'étranger, enfants scolarisés en ville etc...). L'on a ensuite enrejictré chaque campement selon le
département où il avait été physiquement trouvé, cequi a servi de base aux évaluations de population. Le champ de population.' concerné par l'enquête so limite cependant aux nor.ades de nationalité raauri- - • tanienne sauf cas exceptionnels (les nomades ce nationalité étrangère se trouvant sur le territoire mauritanien sont pris en compte s'ils appartiennent à un camper.ent couprsnant des r\aurita:iienc). La pério- de de l'année où s'est déroulée l'enquête (février-mars), il y a d'ail9
leurs très peu de nomades des pays voisins présents sur le territoi*
re mauritanien- Les nomades de nationalité mauritanienne se répar- tissent en- deux catégories :
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- les résidents en -..auritanie, qui passent toute l'année ou au moins la majeure partie de l'année sur le territoire mauritanien»
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*" les transhumants frontaliers non resident's.- Il s'agit de populations de nationalité mauritanienne, appartenant à des collect!*
vités c .'.ministrativement rattachées ?. des départements mauritaniens, mais qui sfc t- __./•_ut _.•-. ...j sure partie de l'année en transhumance à
l'étranger, (principalement au i'.ali, mais aussi quelques milliers au Sénégal). Ces nomades revier.ne\t régulièrement à la saison des pluies en Mauritanie ou ij.s ont ueo attaches permanentes, souvent même une maison cans un village (cas très fréquent dans la 1ère et 2ème ré- gion) . Compte tenu de leur situation un oeu -particulière, il a été c o n v e n u d ' ;.'.nc lu :.- : : _çes m tr-a::-.{.iu:iants frontaliers dans la nooulation raaurit.u-.:i_nne t.-'T'-.le, bien que en toute rigueur ils soient residents
dans d a s pays étrangers, et devraient donc être pris en compte par le recensement dea populations de ces pays. Leur nombre a été éva- lué à partir des listes constituées avec les représentants dtis col- lectivités traditionnellec, an tenant compte des indications appor- tées par l'enquête s'ûr le terrain (auprès des nomades présents en
Mauritanie) sur .les redressements à apporter à ces listes, i-ais évi- demment au delà de ce no;-.-ib:re global, d'aileuro approximatif, le re- censement effectua sur le territoire mauritanien ne peut fournir aucune autre information ouffisau-ient fondée sur ces populations qui n'ont pas été enquêtées directement. C'est pourquoi, l'on se bornera
à fournir l'estiMotion u«_ l_v.r effectif selon le départe sent auquel elles sont administrative .ler.t rattachées et à les inclure dans les chiffres de population.» totale c.e chaque région, mais toutes les don- nées structurelles concernant les nomades excluront cette catégorie
de -oo-oulation et concémet ont unigue-.ient les nonadeo resi-:.ent3 en j-Iauritanie ~ Y
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En r é s u m é , les chiffres donnés concernent avec les ajustements dont nous venons de p a r l e r , donc la population effectivement dénombrée au cours du recensement, répartie selon le lieu de présence effective (localité, département , région pourlles sédentaires ; département, région pour les nomades) à l'exclusion de toute autre notion. Compte tenu de la période choisie et des ajustements faits, il y a tout lieu de penser que cette population "dénombrée" coincide, à peu de chose p r è s au niveau national, avec la population.résidente en Mauritanie.
Toutefois, quand on p a r l e r a de population "totale", au niveau national ou régional»
on incluerâ léS'nbm?.dor ^.?^rv::r.:i^r:- crirfr..v'rc3 de ces régions et transhumant à l ' é t r a n g e r à l'époque du recensement. Par-contre seront toujours exclus l e s nationaux mauritaniens installés comme sédentaires a l ' é t r a n g e r (alors qu! invert"
sèment sont inclus les étrangers résidents en Mauritanie qui sont sûrement moins nombreux.
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9 . - Commentaires :
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1°) - La Population Totale a été rectifiée en baisse par rapport aux p r e m i e r s chiffres p r o v i s o i r e s .
C ' e s t évidemment le fait l e plus frappant â la lecture de ce tableau pour les lecteurs qui ont eu connaissance de la p r e m i è r e publication du B.C.R, en Juin 1977, qui présentait des chiffres établis en Février 1977 soit juste après la
fin des opérations du recensement sédentaire* La population-ptotale était alors esti/-*'i.
mée à 1.481.000, dont 942.000 sédentaires, 443.000 nomades résidents et 96.000 transhumants frontaliers.
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L'on constate donc que sont rectifiés en baisse les évaluations concerna nant les sédentaires, et les nomades transhumants à l ' é t r a n g e r .
Rectification en baisse de l'évaluation des s é d e n t a i r e s .
A p r i o r i , cette rectification peut paraître surprenante puisque les p r e m i e r s chiffres provenant de totalisations manuelles exhaustives réalisées s u r le t e r r a i n , et contrôlées assez précisément. Dans ces conditions, l ' e r r e u r
maximale ne devrait pas dépasser quelques milliers de personnes au niveau national.
En fait, cette rectification trouve son origine non pas dans la correction d ' e r r e u r s de totaux, mais dans un résultat assez inattendu du recensement des nomades, toujours en cours au moment des p r e m i è r e s estimations. En effet, 1 ' exploitation des documents ramenés du t e r r a i n pour les agents recenseurs en milieu nomade a mis en lumière un défaut dans les opérations du recensement sédentaire : la p r i s e en compte de population véritablement nomades au sein des habitants enregistrés comme s é d e n t a i r e s . Une instruction spécifique avait été en effet donnée à ce sujet aux agents recenseurs en milieu nomade, consistant à demander systématiquement à chaque ménage nomade enquêté, s ' i l avait été recensé au cours des opérations précédentes du recensement des s é d e n t a i r e s . L'étude des résultats à cette question a malheureusement démontré que le nombre de nomades
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ainsi recensés à tort co-nae sédsntairec ( i) n'oteit absolument pas négligeable, siêue -en ne considérant que 1* est im.& tion minimale plau- sible compte tenu de la r.arge d'incertitude due au sondage. De plus la répartition d e ces doubles comptes montrait uns très forte varia- tion selon les départements : dans certains départe, .ents, (cas ex- ceptionnels heureusement) ils pouvaient représenter plus de 10 % de la population totale !
Les 1-i-icjr.c de c__ J._^_l_- co.,;pies sont diverses : tout d'abord, bien sûr une méconnaissance des instructions par les agents recenseurs, due peut être à une foraation insuffisante et à un con- trôle du cours des opCi-_._i.-i a -p.-t. €>.»>___, soutenu. Ces fact eur c sont
a relier au manque.de moyens en personnel et -matériel dont disposait le 3.C.R su cours des opérations (cadres au niveau régional inexpé- rimentés, et ayant des difficultés s assurer, leur autorité- sur leurs- agents, absence totale de Moyens d'intervention rapide du siège cen- tral). nais il y a eu aussi des facteurs extérieurs qui ont rwn:'.•f»«- tement joué, et qui ont été rapportés par les" agents r e c - ' . - r s en nilieu nomade : des pressions des autorités ad.--.inj str.'tives ou tra- ditionnelles locales, voulant augmenter"leur chiffre" et incitant les enquêteurs en milieu «éde-ntaire -= ind'.'re dans leur enquête tel ou tel campement proche. Il y a eu aussi des mouvements des popula- tions nomades elles-mêmes, se déplaçant vers les villages pour se faire recenser, car liant l'opération aux distributions da-'rjivrres et pensant en être exclues si elles n*étaient pas enregistrées per-
sonnellement. v
:
5 3
M
sï? J.I
Toujours est-il qu'étant conne l'importance z z la réparti- tion de ces doubles comptas, il était difficilement soutenablè de ne pas redresser les chiffres en consequense. En effet, négliger ce p'-énomène aurait conduit, ne:: -ii*.**' tant au niveau "national, v-ais sur- tout au niveau local (départemental), à ces chiffres sensiblement erronés qui du point ds vue de la planification des projets de dé-
veloppement auraient pu conduira à de graves erreurs. Donc, la i'*.*.*, décision- a été prise au niveau du 3urea:„. Ce?itr?-1 de Recensement,
...,,._ ..^ a u riSq u e de critiques faciles, mais au profit de l'hon- nêteté scientifique, de redresser en consénusnee les chiffres con- cernant les oêdfirtp.ir'v:. en d.*.«:*-'ic:.:r.t -"îcs précédantes évaluations un effectif constaté des doubles cc-îpcec, estimé au minimum vrai-
semblable. Ces redressements ont été rCalices au niveau du départe- ment î et imputés sur V- -".-•'e --o •-'.':• L: .'..- ivraie, •.•...••il s ceci dans seu-
lement 2i départements où l'estimât io;: dr-.a "'."oublos crnptes atteignait un niveau significatif. Globalement au :t'.-'ZiC.\\ national cela a con-
cerné un peu plus de 35.000 personnes soit «vains de *i% de la popu- lation sédentaire et 2,5 S* de la popultvLlz.n totale.
Rectification en baisse de l'évaluation des transhumants frontaliers
Com-..e il est raposlc fens les explications concernant cet- te catégorie de population c&nr, la première partie, il est évident que ces nomades qui étaient à 1. 'époque du rec3nso-..ent en transhu- mance dans les pays voisins, n'ont pas été recensés à proprement parler.
II
(1) Il était tout à fait nor al ct srévu d<'.;_s leurs instructions
que les agents recenseurs en milieu sede.itaire rencontrent au cours de leur enquête des manages, voire- des campements nomades de passage dans certains villages. Leurs ira struct ions étaient de les.
recenser mais en les catégorisant spécifirusm-nt co_ie nomades ce oui nermettait au niveau du•cécompto de déduire•ces cas de la popu-
«
fiais la «méthode suivie Cans lo race, ?.??ie._-.ent ues - h-:>m*adës.^ à savoir l'établissement dans un j.rc-lier \.n:ips de lister.: c.a population des collectivités traditionnelles comprenant des n «Dm a de s, suivi dans une deuxième phare de ia recherche sur le terrr.i". de personnes in-
diquées dan3 ces listes comme nomades et de l'enquête de leur cam- pement, permet d'avoir ina ico.-. de l'effectif de ces populations.
En effet- •:.:em"*>.res te «-.oller.tivités d'origine mauritanienne, la plupart cu temps dirigées'pa* des risô-nonsables résidant en Mau-
ri tani, ces personnes figurent normale .ent sur les listes constitu- ées, et en appliquant des coc.«-.!-îicients do rec-re s sèment adéquats poux*
tenir compte des or roar s bien connues d-s ces listes (omissions des enfants et ces fe-.sr.es) , on obtient des estimations approximatives par collectivité cv. nar départs-.-ient de rattachement des différentes collectivités,
A l*'époquef dec premières _sti:-.-.--tions (février 1977), le 3.C.R ne disposait que des résultats globaux de ces listes par dé- partement, et non des .i.i-7tes e "' "'?'.•- :r. •? me s restées sur ie terrain pour l'exécution d-*. l o d.v.x.ic-mo phase. L'en Û. donc appliqué des ratios approximatifs au;. :onnér,3 globales de c ha rue dY-partement pour obtenir une est v '-.tv-n de l'effectif des transhumants fronta-
liers, compte tenu C-'UAO pari eu nombre total ce personnes
et parmi elles de no? «id ce et. d'autre mart du nombre d'habitants re- censés comme s S da-attire." Saso le dw-^afrteaont,
Mai.-:. . . O '. ZJ . • M T jL-'jcûd'i à i ' e x o i o i t a t i o n e x h a u s - tive des listes elles-mômes .è «n po.-i.r-ts.nt et dénombrant les personnes
de chaque collectivité indiquées comme nomade3 transhumant à l'é- tranger. Par ailleurs l'enquête eur le terrain elle-même a fourni une estimation du nombre- J.-- .••.o*:.i.-..o.r. indiqués à '/--rt dans les listes ootsiae eo trouvant en ï-ir.uritanie. rv.ais révélés par l'enquête comme se trouvant à 1 ' étrau^sï-. jînfin l'enquête menée auprès des nomades effectivement trouvés en •.î.untcnie ot originaires des mêmes debar- ments a fourni des estimations* ^lus fines des taux de redressement à appliquer aux résultat Ï; car listes de collectivité.
mis de conctste;
avaient cor.d*.: j t J e et lOème r'^i.
f I -,•..• 3 • • •>.
.:. r. raticr eff-.ct.lf'
. i . - . , _/.- dcm._3._'c ;.uus p r e c i s e , a per-
•ap-;?.o".-.imSitifs appliqués auparavant surestimer.. surtout pour l e s 2 e , -.-v; :•:..«.•.! l'_.u nouvelles esti ;ations abaissent à o 7 w C 0 " ;-ior-ïa-.ineu envi r or, ?.-..: !z) I-J d-j 9^.000, l'évalua-
t i o n de cette, cat Y ;^r.n.e dû -JÏV..". ?.ticnf. i) » 2°) i w r.':. s*. > t t ô r *-.... tiï."i«*.c:f
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.i_::i:^ce ccr.sta--.ee ceiuis
j.a p o p u l a t i o n aux précédentes
*~~ 1965 ~~
S i l ' o n comp.\r-i j..-a c-'iAffroc o'ot'îr.-.'c ï-vec eaux clés p r é c é - d e n t e s e s t i m a t i c:.-_s à c a r a - t s r ; sciemtifiqu**- ( c e r t a i n s c h i f f r e s o n t p a r f o i s é t é a v r . „ ; é s c.i ;/2e. ~.5 L v ' - . i o n s ou vie::..** ?• . m i l l i o n s d ' h a b i -
t a n t s , q u i n ' o n t p*-.;. ù.-<i fonde -_>At s é r i e u x ) , l ' o n c o n s t a t e que l a p o p u l a t i o n é v a l u é e m«i-- l e •présoyï-'-. -rec-ï.'.so -.sr.t d é n a s s e p r e s q u e t o u - t e s l e s e s t i m r . t i o - . i s f ^ n d ' - i s s u r l e s p-rcYr-eirmtes o p é r a t i o n s cle d é - nombrement r
( l ) Rappelons q u ' i l s ' a g i t d'une évoJuation concWant iri situation de fait su-début de 1977. Les effectif-s.de ces populations «.ari&rJ. ser-siiilement selon les conditions climatiques, et l ' a n n é e 1976/77 ?van. été relativement, bonne s u r le plan de la p l u -
»rr .-r. rmi.ifr-rt ri.c:_ •" n f é.r-.fi"r _\ c e l u i d ' Ur»P» a n n é e d e .
Ainsi recense vient est découlant des c"
habitants. X.ême chiffres par 1' recensements ac quelle ils ont en janvier 19?7 coulant du. x-tim.i
p a r e x e m p l e , ' l e p o p u l a t i o n totale ressortant d u supérieure de ._ % à la p o p u l a t i o n a d m i n i s t r a t i v e e r n i e r s r e c e n s e ients a d m i n i s t r a t i f s , soit 1.009.000
si l'on a c t u a l i s e ce r é s u l t a t en corrigeant c e s
a p p l i c a t i o n d'un t a u x de c r o i s s a n c e r a i s o n n a b l e ( l e s linistratifs d a t e n t t o u s d'avant 1 9 7 2 , date à l a - été suspendus à c a u s e de la s é c h e r e s s e ) , o n o b t i e n t
le chiffre de 1.18$.5C0 h a b i t a n t s . L ' é v a l u a t i o n d é » __ o:.. a.j.iap.s-3 encore ce chiffre a c t u a l i s é de p l u s de 19 %•
Si 1 * o.*? «;o£.p_.r- le c.iiffre de i.•-..«•.0.000 a u x p r o j e c t i o n s é t a b l i e s sur la base de l'aunuête n a t i o n a l e- de 19-5^/65 ( D , o n cons-»
tate de . »ê .-.e que les c h i f f r e s p r é c é d e n t e , étaient i n f é r i e u r s . E n e f - f e t si 1 ' cii ut:- '•^,'•3. l:'s h y p o t h è s e s de c r o i s s a n c e cVyao g r a p h i q u e à
t a m . c o n J t a n t d i f f é r e n c i é e s n u n i v e a u r é g i o n a l a v a n c é e s p a r l e s a n a - l y s t e s de c:.--;- ~rquête, or. a b o u t i t .-au c h i f f r e de 1.200.0.0 h a b i - t a n t s e n ij-77» ^••mp-«rer :.ux i.-.07.000 d u r e c e n s e m e n t , soit Ife % de p l u s ( le Tiri.j - . 1 lharbia n ' é t a i t évidemment p * s c o u v e r t p a r l'enquête de 19'o5)* ile.-.r. n a p p l i q u a n t l e s h y p o t h è s e s de c r o i s s a n - ce a c c é l é r é e , f o n d é e s s u r u n e p r v i s i o n de b a i s s e p r o g r e s s i v e de la m o r t a l i t é et cl'un :.-vLnticn '•'.•*• la fécondité- l'on a b o u t i t à par-, t i r d e s résvIt.-vs viz l'.ii-^.tc «..o iÇo^/c? au chiffre t o t a l de
1.3-45.000 h^bitv.its e.-: cY'.ut de 1 9 7 7 . sc_-t »':> j4 -.-: ...oins que n e ré-.
v ê l e le rec-sr.s «•••-... » «t.
•
5
. S Î V . I C ! '. .-.n vji--'ri* y.-Srii..*•-,-.. , ;• ..-.': .*:.-...;-.-•••.• :7.~.r.c3es p a r l e B u r e a u C e n t r a l d e ..ieccipi-jc-ient ( ? ) é t a i e n t i£-gèr-3-.-:-3nt s u p é r i e u r e s a u x r é -
s u l t a t s a c t u e l s , u n e f f e t , l ' o n av7i:.çait p o u r le 1 e r j a n v i e r 1 9 7 5
le chiffre ce x . j ù 5 . C 0 O pou.* la population réoidemte (sans le Tir i s * 31 Gharbia) ce oui corre :JT>::»! -.-.. .er janvier i977 au chiffre de
I.36O.OOO habitants ce qui est supérieur de 1,5 fo aux 1.3-0.000 h a - bitants rcsxc.ents l'fi.rin .'.'.1 lliarbia exclu) révélés par le recense- ment. Notons co-peme-'int que es 3 _5ti-:;ition~ données oar le 3.0.3 avant le recernse-jent étaient marmi toutes c elles avr-nc-es de loin les plus proches des r£_ult*.to obte:
f.r
* •
-._'j tîl.'.a -v.'ells.- ..-eos.jrt de l a com-ja- eu iÇci'. s o i t 1.C3C.-0CÛ h a b i t a n t s e t des si7.00C r i l ' j n e x c l u t le T i r i s E l ^ S U * - ^
*~—-••"• un taux annuel de ('..7 , 5$ft 7 '
_lev.;. * 7,,„,M** 1 ui_~_ . • _ _ _ _ j _ Y ^ i _ _ j
e s t é v i d e n t a u e - . r a i s o n d e i'évajvif.tio*-. f:-i:_
r é s u l t a t s d u :.-:;d.v?o-.eat, i.
b i a n o n p r i s o.-». -. :*;•'.. c.-:- '..-r, c e q u i e s t u n rych-->.e extri'-iw.pCn;
r é s u l t a t s e r a i t c_ .idiote -.n:; ..-s. -.sfoi-mé ;„ l ' e n ad--»*ttait l ' h y p o t h è -
se d ' u n e r."ÎU.•>-•':• .••'".•.•.;•!,:• ^:r-. "•- .> ; .••iï-.rij.:- •-. : ->".-i'..%;?:.i^nme e n i9o5» O r cette h y p o the... ...*•.•_•_ u. ..-.^..mblabJo r ".. "'o:. compare les r é s u l t a t s r é g i o n p a r ri^:' V.J ec ir>G .^ructi.rss p a r se::-, et p a r £ g e (voir p l u s
l o i n ) . U n ta.:: d? c—; i o.r;-?.:.-»_ e av.jci élevé supposerait o:a e f f e t , soit u n e natali*.;-Y b e a v e s u p p l u s fort a que celle co.-r-tatée en 19-55 c e q u i c o n d u i r a i t à d o s h-c-..: de recondite i n v r a i s e m b l a b l e s , soit u n e m o r - t a l i t é en forte b a i s s e , qui aurr.it forcément d e s i n c i d e n c e s v i s i - b l e s sur la structure p a r â g e de la p o p u l a t i o n . C e p e n d a n t , i l e s t p e u v r a i s e iblablc- cjv.e cotte .-our:-evaluation Ce la p o p u l a t i o n m a u - r i t a n i e n n e cm 1-.-V.JV "i b __igï:.c lr?s, chiffre auqr.nl o n aboutit e n s u p -
p o s a n t exact 2e !«e Cri."j.i.osante a w n e . a. •tir de cette e n s u â t e
lé.'.ultats d é f i n i t i f s - ÏJm Coopération - 1972 - PARIS.
Données esti -stives sur la r>o-»ulation mauritanienne (au 1er jaa**
vier 1975) oubliées osr le -3.C.R e:.?. juin 1976.
. / . ( 1 ) M a u r i t a n i e . .•....•?u6fco uC .;c;**r-. j'.iiqwc 19'ô;>
SïïDriïS e t S e c r é t a r i a t d ' 3 t a t - " -
r(2) Données e s t i - s t i v e s sur
13.-
de I964/65, soit 16 %„ résultant d'un taux brut de natalité estimé à by/o0 e* d'un taux brut de mortalité évalué à 5»7%9 • On peut donc
sans doute conclure à un taux de croissance se situant entre ces deux hypothèses extrêmes (27,5 %c et 16 %9) et vraisemblablement rt« l'ordre de 20 A 2 S %„ ( D . Il s'agit la d'un~ryt.*..ne eleve se
situant dans la moyenne des trux observes en pays en voie de dé- veloppement.
p»1
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A
3°) - La sédentarisation de la population nomade a été très importante au cours d e s dix dernières années.
Les résultats de l'enquête de 1964/65 concluaient à une ré- partition dé la population totale mauritanienne entre 75 % de noma-
des et 25 % de sédentaires. Les projections faites à partir de cette enquête ne modifiaient guère cette répartition, car elles n'inté- grent aucune hypothèse de sédentarisation de la population nomade, mais- seulement, une légère urbanisation;.
Même si l'on tient compte des différences de définition des nomades (en 1965, l'on a considéré comme nomades toutes personnes recensées administrativement en fraction ou groupe, ne résidant pas dans les centres urbains), l'on aboutit à une répartition en 19^5.
avec des définitions comparables à celles du recensement de 1976, entre 65 % de nomades et 35 % de sédentaires.
Or les résultats du ra censément font a-.paraître les répar- titions suivantes :
- si l'on se réfère à la population totale
63,8 % de sédentaires et 36,2 % de nomades.
- si l'on se limite à la population résidente 67 % de sédentaires et 33 % de nomades.
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• est donc à bornade sur
vres années.
Il s'agit là d'un ph'.-iomère d'une .ampleur capitale., qui vi- ent bouleverser les structures profondes de I2 société mauritanien- ne. Les causes profondes (pénétration de •.nouvelles habitudes de vie, création d'infrastructures de transport, aménagements ruraux, indus- trialisation de certains centres, sans oublier la scolarisation des jeunes qui joue un rôle non négligeable) ce ce phénomène sont bien connues. En tant qu'événement contingent, la sécheresse du début des années 1970 a également considérable eut accéléré ce processus, mais celui-ci était déjà engagé..
S-
.•lit;..ijpSt.;..
. _tl_rT.
(i) Les estimations du 3.1.R concernait les taux de variations de la population sont exposées en détail dans la 5ème partie de la publication.
./.
14.-
•/^Repartition Géographique de la Population/
Tableau 2 .-Population totale et population résicente en Mauritanie selon la region de présence.
(voir j>age suivante) Cor.v •entaires ;
Ce tableau fournit pour la première fois là répartition de la population en ilauritanie par lieu de présence effective, ce qui est un progrès consid.--rable par rapport aux anciennes evaluations, toujours plus ou -.loins fondées sur la notion de rattachement adminis- tratif.
i -S
•1
•i3
En effet, les.mouvements de population (migration des. p o - pulations nomades vers le Sud, sédentarisation, exode rural) oîit dans de nombreux cas été toute signification réelle à la population administrative telle qu'elle découle des anciens systèmes de ratta- chement, fondés sur les collectivités traditionnelles. L'on consta- te que telle fraction de Chingutti à _C % de ses membres Sors du '
département, que telle fraction de Joutili;nit à la majorité de sa population sédentaire à Nouakchott, que l'on trouve des nomades de fractions rattachées Y. Akjoujt jusque dans les environs de Tichitt, dé 3oghé et de Keur iJacène...
Ainsi sur 2.186 adultes déclarés nomades recherchés pour constituer l'échantillon d'enquête (constitué par le. totalité des campements auxquels appartiennent ces adultes), et lés 2.111 effec- tivement localisés seuls i.3;*5 soit 63,7 % ont été effectivement re- trouvés nomades, et .jar.ii ceux-ci seuls 771 soit 57,3 % d e s nomades réels ont été retrouvés pr:ae-.its dans leur département de rattache- administré t if. C'est dire l'eloignerne/it. " de la réalité que peut re- présenter, surtout pour les nomades, l'assimilation du dsparte.ent de rattachement administratif avec le département de résidence : si globalement les chiffres de population peuvent parfois coïncider c'est un pur effet de hasard, cu.ite à des mouvements en sens inver- se qui se compensent.Kais cela est vrai même pour les collectivités villageoises, on trouve des localités d'un millier d'habitants n'apparaissant pas sur les listes administratives ou des villages des listes administratives pratique lent abandonnés e t c . . Au sens strict, Nouakchott et Zouerate ont une population administrative nul- le et i-Touadhibou une population administrative très faible puisque les habitants mauritaniens de ces villes appartiennent à des collec- tivités rattachées è. des départevents ruraux, et c-'.e le système de rattachement administratif est fondé sur les co?»lectivités et non les individus !
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L'on note dans ce tableau l'extrême inégalité des popula- tions régionales, qui varient cle 1 a 17. La région la plus impor-
tante par oa population reste la oème région, suivi •p^ir la 1ère.
La région la moins peuplée est la "-ïilaya d.«. ?i.ris El Gharbia.
L'importance de ia populat i-.mi no-.vace est elle aussi tr^s va- riable selon les régions. Les no .ades ne sont plus majoritaires que
£?-ÏÏS les régions les plus excentrées ( 1ère, ï'.ème, 9ème), mais attei- Saent encore presque 50 J, dan.:- la" oeme région. Les régions du Nord,
<*ites auparavant celles du grand nomadisme chamelier, ne comprennent Plus qu'une faible population no"..iade.MêiT:eàan3 la 7sme région, le Pourcentage des nomades est .jaintenc-.-.-t inférieur à la ..oyehne na-
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E v o l u t i o n c e s - . o p u l a t i c : - ; ; r é g i o n a l e s de-euis I9S5
~~ ~ ( v o i r page s u i v a n t e )
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'Ci-1 31
O n constate aussi d' c o n s t a t é e s do la p o p u l a t i o n c' r é s u l t a t s sont a i n t e n r é t e . r être cer»?-.
énormes différences dans les évolution:.
es différentes r é g i o n s . Toutefois ces r.vec beaucoup de -prudence et n e peuvent
a/cifs. Z n effet, fondées sur évaluâtionK-!.£._Vi£i de l'e ..quête de
u n e enquête pa-.r sonc-age, I)
1964/65 sont évidemment boauco-p O J U S imorêcises au niveau qu'au niveau na*_l«^..:.„ -.-v. .-.'
de 1977 c o n c e r n a n t l e s nomade de iOJe e n t r e l e s r é s u l t a t s d
v e n i r u n i c u e m e n t d ' a l é a s d* ù-sti n a t i o n -
regional ._..-._ pour les évaluations du recensement
s. '-3&~xS ces conditions,' des v a r i a t i o n s e Ï965 et ceux de 1977 pourraient p r o -
L e e r -.g; 2__f -~y-^t J c- taux ce croissance dé logra-ohioue le le p l u s élev.'. sont bi::-;. r/Jr les relions à --aredominance urbaine î Le district de IToua-Vchott r. «/ice..'.rient dont la population croit à u n rythme v é r i t a b l e m e n t e-.---.pl.-.. .~if -surtout sur si longue p é r i o d e , et loin d e r r x è r e la Cème région av-.;c ifouadhibou. La croissance de Z o u e r a t e explique à. elle seule la progression démographique de la
g i o n , m a l g r é la --var:. ; i^r^ritic:-. des ^ r s - t i d c n o m a d e s .
4 A X mȣ
..le re—
L C . JJ_^itmmm£-~,:'ÂLmm'Zm !*VSi.Y .^ A, a été aaparc v.--:cr-t lf T Î I . S ."C- - ; »
q u e r p a r ur ?ccrc?i -;;*«•: ':.-'- - *'• •..
ou m o r t a l i t é p l u s .\aibl-.. ) mais cette hypothèse.» P a r cer-.-r .: il ficié sur le pl"r. démograp'-ii :-u«.
b l e en raiser: du J O U V C *.:o** •: .-*;*••:
déplacement des ne.--.ades v e r s ? t la populati')ïi du cette lijieïi "
quête de 1964/65 cir n i uiï acc- solce m i g r a t o i r e qui ne -..-...ut -,*j liers de p a r c o s a ï s ai:
u n e croissance a u s s i fait avec ie_ •:'•> :s A r-"^* *?.-?;•:. s estimât i o n s_ypc.ee ic .-.e :. 1- :' g i o n a l .
-na gramo
"•niie.
r-l:-;r.^m";.-.;:-*:lo" dont la croissance -.leg, m s 19oj' Ceci pourrait s ' expli- ... .*•'•...: ij.::v?! (fécondité p l u s forte r:.e;ï ï-:..- permet jusqu'ici de confirmer
••t certain que cette région a ' o i n é - ci'-oz-. appert migratoire n o n n é g l i g e a - r.:. L r.-jr-tatii dans tout ls p a y s de
3udt E n f i n il est vraisemblable qu.e it été csuci-estimée au cour3 de l'en- jissornent n a t u r e l p l u s é l e v é , n i le 012 dépaiccr une vingtaine de m i l - ' v..'rj JAC permettraient d'expliquer la concernerait d'ailleurs tout à
•.'. a-, -.v'..-.-c '.•.i .-.Sttional, où la s o u s - . r.ït -".v.-ir ,ri"=n pendant ".u n i v e a u r é -
L c nts ;Ï»3 ïj-v.p 1 1 •:• •
c é e à p r o p o s d e la, «.è-. ::
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r e g i o n u n a p t» o 2 • t \. •?• r -. 1 r, ••
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d e s autres r
a v e c d e s mom^i-*.•.*, _:••.•• •:'•-•:.<.. '::•. s a v e c , d e s rie. *.-;.:! o:* r-jttael--
Tidjikja et T i c h i U ' w?.
on ne trouve p r-j s?-;, s p-s trative :tent roc cms es d~s.z;
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••••.•:•.•; c;.*sa d o u t e ê t r e a v a n - .-*•• i l -T ._••*• s o u l i g n e r dans c e t t e ,.*.i"-.--rt•-..:•:* c*.--- nomades o r i g i n a i r e s
des r-Y.j: r ::s ' l i m i t r o p h e s ( 1 è r e .«r. e - ïi-.:bédra s u r t o u t , 3ème :
«.iffa et Ec- _5!;d * * • 1 9eme : même des lié et l?,è rasions ! P a r ;ontre
f.iitrec régions de no -»ade3 a d m i n i s - è:.-.a région.
L e s cet j e-. r ; _î_-2 •L'- en r:~. a."t _:•*••_ une d i m i n u t i o n cle o o -
•j'.'.a c T'.o f ,-p cos ceux r e g i o n s , max s
•:.V.--r ré.Tic-n aux a connu une p u l a t i o n sont l e s /!'•..;-: et l'_l..-*c r j g i o n s , qui ont subi u n exode m a s -
sif à la fois c'.e n.mac'es ?,:• i*.:ter.v.:-_t sT...t: c-nnés dr.ns les 9è.me et 6ème r é g i o n s et d1 é;.-igrants var:
à u n degré noA:.i'•:':•:.s , or-, .-«'jt "-.ii:
quasi stagnation *i«;-.iog_ -..phi^-u-, ' -.-t. -.-.-£ .v.- Ir. .ème région dont la crois- sance n'est p i n ci-^nif i" T Ï . L V . au p l a n s'.ff.tistique et qui a évidemment subi l e s e f f e t s de l'attraction Oe i-T •;-_,_. :c"iott : il lui " m a n q u e " p l u s de 4-5.000 h a b i t a n t s p a r r._p*.-ort -"> une p o p u l a t i o n théorique qui aurait
crû a u Kfin' .---*•>.-» --.-- '. -»..^.,r... • .^.. _,- +.: -.-aie. ./.