Raymonde Laberge, ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Formation des Territoires du Nord-Ouest. En 1999, une étude de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario7 prévoyait une pénurie de personnel enseignant dans cette province dès 2003. Transition vers l'enseignement Enquêtes auprès des enseignants de l'Ontario qui en sont à leur première à leur cinquième année d'enseignement en Ontario.
En effet, une étude sur les défis des écoles francophones en milieu minoritaire démontre que plus de la moitié des enseignants déclarent manquer de ressources financières, matérielles, pédagogiques, humaines et technologiques30. Le manque de matériel pédagogique en français constitue un obstacle à la réalisation de la mission de l’école francophone31. Laplante (2001) - Enseigner en milieu minoritaire : récits d'enseignants œuvrant dans les écoles fransaskoises, Revue des sciences de l'enseignement, 27, 1.
Cependant, malgré ces attentes plus élevées, les enseignants reçoivent peu de formation de base en matière d’enseignement en milieu minoritaire et ont un accès limité au développement professionnel sur ce sujet51. Landry (2004), Le point de vue des enseignants sur les défis de l'enseignement en milieu minoritaire francophone. Laplante (2001) Enseigner en milieu minoritaire : récits d'enseignants œuvrant dans les écoles françaises », Revue des sciences de l'enseignement, vol.
Les seules données répertoriées proviennent du Québec, de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et de la Colombie-Britannique.
Deuxième section : La méthodologie et les données
Ajoutons que le ministère de l'Éducation du Québec, afin d'estimer le nombre d'enseignants dont il aura besoin dans quinze ans, suit une approche similaire à la nôtre et fait face aux mêmes défis67. Premièrement, il n’existe aucune formule mathématique permettant de préciser le nombre d’enseignants qui seront nécessaires. Il est difficile de prédire combien d’enfants d’immigrants francophones, de parents francophiles anglophones et de grands-parents francophones seront inscrits dans les écoles francophones gérées par les 31 CSF en septembre 2013.
Par contre, l'attente de quelques années pour la construction de cette nouvelle école au nord-ouest de la ville pourrait en décourager certains et ainsi réduire le nombre d'élèves. b) Combien d'élèves seront inscrits dans les écoles de langue française en 2013. Après ces mises en garde, on peut désormais estimer le nombre d'enseignants nécessaires en septembre 2013 si 80% des élèves issus de parents éligibles (selon le critère de langue maternelle d'au moins un parent) sont inscrits dans les écoles des 31 GSF. . À l’exception de la Saskatchewan71 et des trois territoires, où le nombre d’enfants demeurera vraisemblablement le même, on constate une augmentation significative dans chacune des provinces.
Ces données sont de bon augure pour la francophonie canadienne, mais elles suggèrent que le nombre d'enseignants travaillant actuellement dans les 31 CSF, soit 10 929, sera insuffisant. Le tableau 2 permet de comparer le nombre d'enfants âgés de 5 à 18 ans pouvant prétendre au droit à l'éducation en français et le nombre d'inscriptions existantes (potentielles) et potentielles (2011 et 2013) dans les écoles des 31 GSF. La campagne de recrutement de la FNCSF et la construction de nouvelles écoles dans les centres urbains devraient augmenter le nombre d'élèves, mais 80 % nous semble un objectif irréaliste dans cinq ans.
Toutefois, le nombre d’élèves dans les écoles francophones n’augmente pas au rythme des naissances d’enfants exogames. Il faudrait connaître le nombre d'élèves potentiels par classe et par école, ainsi que les normes précisant le nombre d'élèves par classe. Par exemple, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a décidé en 2006 de réduire le nombre d'élèves par classe au primaire.
Le Plan d'action sur les langues officielles démontrait que le nombre d'élèves inscrits dans les écoles de langue française en 2001 était de 149 042 élèves, soit 68 % du potentiel (219 860 enfants de parents ayant des droits). Les écoles des zones urbaines étant généralement plus peuplées que celles des zones rurales, l’urbanisation devrait augmenter le nombre d’élèves par classe en CSF. Ajoutons que le nombre d'enseignants nécessaires en 2013 variera considérablement si l'on utilise un ratio différent de 1 enseignant pour 20 élèves supplémentaires.
Avant de prendre des mesures pour recruter du personnel enseignant supplémentaire, il est nécessaire de déterminer le nombre d'enseignants en poste qui seront encore dans le système en 2013. D'autre part, il est nécessaire d'estimer le nombre d'enseignants qui envisagent de quitter leur profession. avant la retraite. À cela s'ajoute le nombre d'étudiants universitaires francophones poursuivant leurs études d'enseignement dans une université anglophone.
Ces directeurs se plaignent du manque d'enseignants capables d'enseigner les sciences, la musique et les mathématiques.
Troisième section : Conclusions et recommandations
Cependant, certains directeurs généraux se plaignent que les salaires offerts aux enseignants ne suffisent pas à attirer le personnel requis vers les centres urbains plus chers. Selon eux, la charge sur le premier est plus légère que sur le second. Cette crainte semble infondée car, comme mentionné précédemment, les enseignants qui travaillent dans les écoles de langue française préfèrent ce système aux écoles immergées car ils peuvent y travailler en français et contribuer à leur communauté francophone.
Oui, même si plusieurs CSF se rendent compte que l’ouverture prochaine d’un grand nombre de nouvelles écoles, notamment dans les centres urbains, entraînera une augmentation des postes de direction, le défi devrait être facilement relevé. Cependant, on constate que la réduction du nombre d'élèves dans les petites écoles, surtout en milieu rural, peut poser des problèmes si le nombre d'élèves ne permet que des postes à temps partiel. Enfin, certains craignent que les salaires ne suffisent plus à maintenir les enseignants en poste, notamment dans les régions urbaines où la concurrence professionnelle est plus forte, et que des révisions salariales significatives soient nécessaires.
Par ailleurs, il nous semble prudent de constituer une banque de bonnes pratiques utilisées par les CSF en matière de recrutement et de rétention des enseignants dans les écoles de langue française en milieu minoritaire, notamment en milieu rural, pour la partager entre les CSF. pour éviter de réinventer la roue. En d’autres termes, les CSF pourraient explorer les outils existants (et en développer d’autres, comme une liste de meilleures pratiques en matière de recrutement et de rétention des enseignants) pour répondre à un besoin qui semble relativement faible, plutôt que d’investir beaucoup de temps et d’argent à cette fin. . 2) Bien que les défis de recrutement des enseignants soient relativement faibles, nous recommandons que les 31 CSF à travers la FNCSF procèdent à une « petite séduction » auprès des enseignants en herbe pour s'assurer que moins de la moitié d'entre eux soient dans les écoles des CSF en septembre 2013. Cette campagne pourrait donc encourager les élèves du secondaire à poursuivre leurs études universitaires en français en vue de devenir enseignants au CSF.
Il faut cependant être prudent, car ce raid peut aller dans les deux sens. Enfin, ils peuvent prétendre à davantage de places dans les facultés d'éducation de langue française du pays. Pour combler la pénurie de médecins dans les zones rurales et isolées, les écoles ou facultés de médecine ont créé un centre de formation médicale délocalisé dans ces régions et installé des cabinets dans les zones rurales et isolées.
Premièrement, demander aux gouvernements provinciaux d’augmenter le nombre de places dans les programmes BED (ou équivalent) en français. Une autre possibilité serait de demander au ministère de l'Éducation du Québec d'augmenter le nombre de places dans les universités québécoises. Les enseignants québécois semblent bien s'intégrer aux communautés francophones minoritaires.
Conclusion