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DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC

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Academic year: 2023

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Cette publication a été préparée par : Sébastien Gagnon, économiste Van Phu Nguyen, économiste de l'Institut de la statistique du Québec. Le modèle intersectoriel québécois : fonctionnement et applications, édition 2017, [en ligne], Québec, Institut de le tourisme du Québec, 56 p.

TADEK MATUSZEWSKI (1925-1989)

UNE JEUNESSE BOULEVERSÉE MARQUÉE PAR LE COMBAT ET LA RÉSILIENCE

UN PARCOURS ÉTUDIANT SINGULIER QUI LE MÈNERA AU QUÉBEC

DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL À L’UNIVERSITÉ LAVAL

LA RÉSILIENCE DANS LA MALADIE

LE BUREAU DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC

L'année suivante, il prend sa retraite de son poste de directeur du Laboratoire d'économétrie de l'Université Laval.

LES TABLEAUX DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS DE L’ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE

Ils montrent, d'une part, l'origine (les ressources) des produits au sein de l'économie québécoise et, d'autre part, l'usage (les usages) fait de ces mêmes produits par les différents agents économiques. Le deuxième niveau d'agrégation des tableaux (niveau S) comprend 58 catégories de produits, 42 secteurs productifs et 14 secteurs de demande finale.

LE TABLEAU DES RESSOURCES DE L’ANNÉE 2013

Les six premières colonnes de la matrice des ressources présentent la répartition des productions des secteurs productifs. Par exemple, la valeur totale de la production du secteur manufacturier est de 146,5 milliards de dollars. Les deux dernières colonnes du tableau des ressources présentent les importations de produits ainsi que d'autres fuites.

La somme des éléments d'une ligne donne la contribution des secteurs d'activité, des importations et autres fuites à l'offre totale de chacun des produits de la matrice des ressources. L'offre totale de produits manufacturés au sein de l'économie québécoise est donc de 249,8 milliards de dollars en 2013. L'offre de produits manufacturés provient en grande partie du secteur manufacturier (137,2 milliards), mais aussi des autres secteurs des services (909,8 millions), des secteurs non commerciaux ( 395 millions) et le secteur primaire (7,6 millions).

Le reste de l'offre de produits manufacturés provient des importations (110,5 milliards) et d'autres fuites (753,3 millions).

LE TABLEAU DES EMPLOIS DE L’ANNÉE 2013 (SECTEURS PRODUCTIFS)

Ce secteur a acheté entre autres des produits industriels (50,8 milliards), d'autres services (23 milliards) et des produits miniers (16,5 milliards). En plus de ces achats d'intrants de production, le secteur a également versé 22 milliards de dollars en salaires à ses employés et 23 milliards de dollars en compensation pour d'autres facteurs primaires. La somme des éléments de ligne du tableau de consommation des secteurs productifs donne la somme des consommations intermédiaires aux prix de base.

Ces emplois intermédiaires interviennent dans le processus de production de tous les secteurs productifs de l'économie québécoise : secteur primaire (3,8 milliards), services publics (118,9 millions), construction (15,3 milliards), manufacturier (50,8 milliards), autres services (17,3 milliards). et les secteurs non commerciaux (7 milliards).

LE TABLEAU DES EMPLOIS DE L’ANNÉE 2013 (SECTEURS DE LA DEMANDE FINALE)

En 2013, les composantes emploi de la demande finale sont : les dépenses personnelles des ménages (214 milliards), les dépenses courantes dans les secteurs non marchands (92,1 milliards), les investissements fixes bruts des entreprises (62,4 milliards) et les investissements fixes bruts dans les secteurs non marchands. (17,1 milliards). Le reste de la demande servira à contribuer à la variation des stocks (3,8 milliards) et à alimenter le secteur exportateur (163,4 milliards). Les colonnes du tableau de la demande finale présentent les structures de dépenses spécifiques à chaque secteur.

Prenons le cas de la composante la plus importante de la demande finale, les dépenses personnelles des ménages. Chaque ligne du tableau donne la répartition des utilisations finales des produits selon les secteurs de demande finale qui les achètent. Le reste de la demande finale alimentera la FBCF des entreprises (11 milliards) et des secteurs non marchands (1,6 milliards), la variation des stocks (3,2 milliards) et les exportations (92,7 milliards).

Le revenu du secteur manufacturier (146,5 milliards) est donc égal à la somme des dépenses du même secteur en produits intermédiaires (101,4 milliards) et en facteurs primaires (45,1 milliards).

Tableau 4  Évaluation aux prix de base et aux  prix d
Tableau 4 Évaluation aux prix de base et aux prix d'acquisition du produit bière (dépenses personnelles)

LE TABLEAU ENTRÉES-SORTIES 2013

Il correspond à la somme de la valeur ajoutée dans les prix de base des secteurs de production et de demande finale. Il s'agit de la valeur ajoutée aux prix de base des secteurs de production (336,8 milliards) et des secteurs de demande finale (468,4 milliards). Le PIB par revenu est estimé uniquement aux prix du marché.

Elle est égale à la somme des facteurs primaires des secteurs productifs et des secteurs de demande finale. Ainsi, contrairement au PIB en valeur ajoutée, le PIB en revenus prend en compte les impôts indirects nets sur les produits. Comme le PIB par revenu, l’estimation du PIB en termes de dépenses est réalisée aux prix du marché.

La composante la plus importante du PIB en termes de dépenses est la consommation familiale (214 milliards ALL).

Tableau 5  Tableau entrées-sorties pour le Québec, secteurs de la demande finale, 2013
Tableau 5 Tableau entrées-sorties pour le Québec, secteurs de la demande finale, 2013

LE MODÈLE INTERSECTORIEL DE L’ÉCONOMIE DU QUÉBEC

LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES

La somme de la valeur ajoutée avec les prix de base et les taxes indirectes sur les produits moins les subventions sur les produits donne le PIB par revenu. Les impôts indirects sont divisés en deux types : les taxes sur les produits et les taxes sur la production. Les taxes sur les produits sont des paiements effectués par les agents économiques lorsqu'ils achètent des biens et des services.

Les taxes sur les produits estimées par le modèle sont ajustées pour tenir compte des remboursements des coûts des intrants reçus par les secteurs productifs. Les impôts sur la production sont des impôts sur les facteurs de production que les entreprises utilisent pour leur production : la terre, les immobilisations ou le travail. Le modèle intersectoriel estime deux types de subventions : les subventions sur les facteurs de production et les subventions sur les produits.

Les subventions aux facteurs de production sont versées en fonction des activités spécifiques dans certains secteurs d'activité.

LES FUITES

Les autres productions sont divisées en deux types : le déstockage et la vente de biens d'occasion provenant des secteurs de demande finale. Par exemple, l'achat d'un camion sur stock ne peut être pris en compte dans la production de l'année en cours puisque l'activité économique nécessaire à sa production a déjà été enregistrée. En somme, le MISQ est un outil d'analyse qui permet de décomposer directement et indirectement une dépense initiale liée à un choc de demande dans l'économie.

Les résultats du modèle permettent d'estimer la contribution relative des secteurs d'activité québécois et étrangers pour répondre à une demande donnée. Ils permettent également d'estimer les revenus que cette demande générera, tant pour ces secteurs d'activité que pour les deux paliers de gouvernement.

LE MODÈLE ET SON FONCTIONNEMENT

Prenons le cas d'un choc de demande finale sur les dépenses de consommation courante des ménages en produits alimentaires. L’impact direct interne dans le secteur de la demande finale simulée correspond à la valeur ajoutée du secteur et au montant des impôts indirects nets que paient les ménages sur leurs dépenses en produits alimentaires. C’est pourquoi l’effet direct interne dans le secteur de la demande finale est, sauf exceptions, généralement égal à 0.

L’effet direct sur les premiers fournisseurs consiste donc en la valeur ajoutée du secteur alimentaire, les revenus perçus par les gouvernements et la fuite des importations et des approvisionnements. Ce processus d’augmentation de la demande se poursuit jusqu’à ce que la totalité du choc initial de demande finale soit satisfaite. Les retombées économiques au Québec sont donc égales à la somme de la valeur ajoutée totale et des revenus nets du gouvernement.

Dans ce cas, l’effet direct consiste en la valeur ajoutée du secteur minier.

ÉQUATIONS ET FONCTIONNEMENT MATRICIEL DU MODÈLE INTERSECTORIEL

Une fois déterminé le vecteur g des niveaux d'activité de chacun des secteurs productifs, le modèle utilise les matrices A et B pour mesurer leurs demandes d'intrants intermédiaires et leurs utilisations de facteurs primaires. La matrice A, matrice des coefficients techniques de production, décrit les structures d’intrants intermédiaires de chacun des secteurs productifs. Pour chacune des colonnes de la matrice A, correspondant à l'un des secteurs productifs, ses éléments représentent les usages ou dépenses de biens et services, évalués aux prix à la consommation, nécessaires pour atteindre le niveau de production de 1 000 dollars.

La matrice B, liée à la matrice A, décrit les structures d'entrée des facteurs primaires de chacun des secteurs de production. Les matrices A et B sont techniquement liées par la contrainte que la somme des éléments d'une colonne de la matrice A et des éléments de la colonne correspondante de la matrice B est égale à 1. La matrice B contient d'autres éléments pour lesquels cette contrainte ne s'applique pas, soit la main-d'œuvre et certains revenus du gouvernement fédéral et du gouvernement du Québec, constitués de charges sociales et de sommes parafiscales.

PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE ITÉRATIVE

C'est pourquoi nous précisons que le choc vient d'une augmentation des dépenses autonomes dans un secteur avec une demande finale, par exemple les exportations. La demande exogène initiale est satisfaite d'une part par une augmentation de la production des entreprises québécoises (g0) et d'autre part par les diverses fuites d'importations et de stocks (u0). La demande initiale se traduit donc par une augmentation de la production intérieure, des importations, des impôts indirects et des contributions aux différentes marges.

Comme pour l’effet direct, les effets indirects consistent en la valeur ajoutée des secteurs concernés. Les effets indirects chez les autres fournisseurs sont donc composés de valeur ajoutée, de taxes et de fuites de tous les autres secteurs touchés par la demande initiale. Le choc initial s’atténue progressivement jusqu’à ce que la totalité de la demande exogène soit satisfaite.

Telle une pierre tombée dans un liquide, l’augmentation initiale de la demande provoque une onde de choc dans l’économie.

LES LIMITES ET HYPOTHÈSES

DU MODÈLE INTERSECTORIEL DU QUÉBEC

En raison des charges sociales et de l’épargne des ménages, chaque nouveau montant déposé est inférieur au précédent. L'estimation des effets induits nécessite non seulement une très bonne connaissance du projet lui-même, mais également de l'environnement économique dans lequel il se déroule : il faut donc, d'une part, veiller à déterminer correctement le montant initial de l'impact induit que l'on je veux calculer.

Malgré ces limites, le modèle demeure l'outil par excellence pour produire des estimations marginales à court terme dans le cadre d'une analyse d'impact transsectorielle de l'économie québécoise. Comme pour tout modèle économique, la fiabilité des résultats est étroitement liée à la qualité de l’information qui alimente le MISQ. Il est donc de la responsabilité des utilisateurs de s'assurer de la bonne utilisation du MISQ et de faire une interprétation stricte des résultats.

Nous pouvons également intégrer les résultats de l’analyse d’impact dans une analyse coûts-avantages, qui présenterait non seulement les impacts économiques, mais également les bénéfices environnementaux ou sociaux d’un projet.

CONCLUSION

Figure

Tableau 1  Tableaux des ressources, Québec, 2013
Tableau 2  Tableaux des emplois, secteurs productifs, Québec, 2013
Tableau 3  Tableaux des emplois, secteurs de la demande finale, Québec, 2013
Tableau 4  Évaluation aux prix de base et aux  prix d'acquisition du produit bière  (dépenses personnelles)
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Referencias

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