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DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC

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Academic year: 2023

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Cette publication cherche à susciter l'intérêt des utilisateurs de statistiques environnementales pour les nombreuses possibilités offertes par la comptabilité écosystémique. La Division de statistique des Nations Unies (DSNU), l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et la Banque mondiale partagent la responsabilité de développer le cadre conceptuel des comptes des écosystèmes. L'atelier spécial a pris la forme de discussions informelles sur les spécifications conceptuelles et techniques des comptes écosystémiques.

Au Québec

La comptabilité écosystémique répond à cet impératif pour les décideurs publics de prendre en compte la valeur des écosystèmes dans leurs décisions. À l’instar des comptes économiques utilisés pour suivre l’évolution de la richesse monétaire des pays, les comptes écosystémiques sont utilisés « pour mesurer et suivre l’évolution du capital naturel »8. À l’échelle internationale, de nombreuses initiatives stimulent la demande de comptabilité économique et environnementale dans une perspective écosystémique9.

Le cadre conceptuel des comptes écosystémiques comprend les méthodologies utilisées pour élaborer les comptes et les règles d'organisation des informations qu'ils contiennent. Le diagramme de la figure 1 présente les éléments du cadre conceptuel discuté dans ce rapport et les liens entre ces éléments et la structure générale des comptes écosystémiques. Ils permettent, d'une part, de mesurer la dégradation des écosystèmes et, d'autre part, de valoriser monétairement la dégradation des écosystèmes ou la perte de services écologiques.

Cette approche fournit un cadre théorique qui sous-tend la mesure de la dégradation des écosystèmes. LIENS ENTRE LES ÉLÉMENTS DU CADRE CONCEPTUEL DISCUTÉ ET LA STRUCTURE GÉNÉRALE DES CALCULS DES ÉCOSYSTÈMES.

FIGURE 1.  LIENS ENTRE LES ÉLÉMENTS DU CADRE CONCEPTUEL ABORDÉS ET  LA STRUCTURE GÉNÉRALE DES COMPTES DES ÉCOSYSTÈMES
FIGURE 1. LIENS ENTRE LES ÉLÉMENTS DU CADRE CONCEPTUEL ABORDÉS ET LA STRUCTURE GÉNÉRALE DES COMPTES DES ÉCOSYSTÈMES

Approche par « diagnostic »

Couverture terrestre et utilisation des terres

A1 herbaceous crops/small rain-fed fields (< 2 ha) A2 herbaceous crops/medium to large rain-fed fields A3 herbaceous crops/medium to large irrigated fields. B tree or shrubland C multiple or layered crop D tree-covered area E shrub-covered area F herb-covered area. I aquatic or regularly flooded areas covered with shrubs or herbs J barren areas (terrestrial or regularly flooded areas).

La couverture terrestre et certains aspects de l'utilisation des terres sont décrits par des données de télédétection. Les données « in situ » collectées sur le terrain ou via des enquêtes auprès des exploitants des terres décrivent des aspects de l'utilisation des terres qui ne sont pas observables par télédétection, par exemple la densité de population et les pratiques agricoles, ainsi que les cycles biochimiques et la biodiversité. Un système d'information géographique (SIG) combine des données de télédétection et des données « in situ ».

Ensuite, les données sur les comptes des écosystèmes sont enregistrées dans le SIG par unités statistiques.

Unités statistiques

Les SELU forment un ensemble de LCFU en fonction du type de couverture terrestre dominant et du paysage écologique. Le type de couverture terrestre dominant – par exemple, couvert forestier, zones arides, zones humides – est le type de couverture dont l’influence sur l’espace adjacent est dominante. Les SELU sont définies en fonction des paramètres suivants : les bassins hydrographiques, les classes de relief (plaines, hauts plateaux et montagnes, selon l'altitude, la pente et le climat), le type d'occupation du sol dominant et éventuellement les limites administratives.

Les données cartographiques sont converties en scores par l'inventaire SELU, qui évolue dans le temps en fonction des changements des écosystèmes reflétés dans l'occupation du sol. Les informations sont également interprétées sur l’échelle SELU pour diagnostiquer la santé de l’écosystème. Un paysage composite, non dominé par aucun type d'occupation du sol, caractérise certaines SELU (notamment dans la zone grise qui traverse le territoire en diagonale).

En fonction du type d'occupation du sol et du relief prédominant, les SELU sont classées selon le système de classification présenté dans le tableau 2 (page suivante). Weber (2011), Note sur la définition de l'unité de paysage socio-écologique, La classification SELU et son application politique, Réunion d'experts sur la comptabilité des écosystèmes, Copenhague, 11-13 mai, p.

FIGURE 2.  REPRÉSENTATION DES SOCIO-ECOLOGICAL LANDSCAPE UNITS  (SELU), UNE RÉGION DE L’ITALIE
FIGURE 2. REPRÉSENTATION DES SOCIO-ECOLOGICAL LANDSCAPE UNITS (SELU), UNE RÉGION DE L’ITALIE

Évaluation monétaire

Troisièmement, l’évaluation doit évaluer la valeur sur la base des prix et non sur la base de la perte de bien-être qui résulterait de la dégradation des écosystèmes22. Le cadre de comptabilité écosystémique permet deux approches d’évaluation monétaire : la valorisation de la dégradation du capital écosystémique (ou la méthode basée sur les « coûts de maintenance ») et la valorisation des services écologiques (ou la perte de services écologiques) (ou la méthode basée sur les dommages). L'évaluation de la dégradation du capital écosystémique se concentre sur les changements dans le stock de l'écosystème sur une période donnée (par exemple un an).

Elle vise à estimer le coût de la dégradation à travers les coûts d'entretien nécessaires pour que l'état (ou la santé) d'un écosystème en début de période soit maintenu en fin de période. Il s’agit de déterminer les prix du marché et de les relier à la variation (ou détérioration) marginale observée au cours de la période. Une méthode prometteuse est l’estimation de la valeur d’un ensemble de services écologiques à travers des systèmes de compensation ou d’échange de quotas.

En théorie, la valeur observée sur ces marchés se situe à l’intersection de l’offre et de la demande pour l’ensemble des services écologiques visés par le système. Cela signifie que la corrélation entre le prix de la dégradation – selon la première approche – et la valeur des services écologiques perdus – selon la seconde approche – est incertaine.

Mise en œuvre accélérée de comptes simplifiés de capital-écosystème, Europe

L'Agence européenne pour l'environnement (AEE) est pionnière dans ce domaine et le travail qu'elle réalise au niveau européen est présenté dans la section 3.1. Ensuite, les sections 3.2 et 3.3 décrivent respectivement l'application du projet RECAMAN en Andalousie (Espagne) et l'application du modèle régional de comptabilité naturelle en Australie. En outre, des comptes préliminaires de la biomasse ou du carbone, qui fournissent une mesure du bilan carbone, ont récemment été élaborés et présentés lors des réunions de Copenhague.

En ce qui concerne la biodiversité, Roy Haines-Young de l'Université de Nottingham a développé un indice basé sur le jugement d'experts basé sur les données existantes sur la biodiversité. Enfin, l'AEE vise d'autres résultats dans le cadre de son projet de comptabilité simplifiée : la mesure des principaux services écologiques en unités physiques, l'estimation de la « valeur ajoutée écologiquement durable des services écologiques », une mesure de la « consommation de capital écosystémique ». et l’ajustement des comptes nationaux pour calculer deux indices – « revenu national net réel ajusté » et « consommation finale par rapport aux coûts totaux »25. L’AEE entend également mesurer des indicateurs physiques et monétaires d’utilisation efficace des ressources liées aux écosystèmes et à la biodiversité.

Projet RECAMAN, Andalousie (Espagne)

23 techniques d’évaluation en économie de l’environnement peuvent être utilisées pour produire des estimations de valeur cohérentes avec les comptes nationaux. De plus, le projet utilise des données géoréférencées sur la couverture terrestre et l'utilisation des terres, ce qui permet de générer des résultats spatialement explicites. Les résultats préliminaires devraient être disponibles en mai 2012 et les résultats définitifs à partir de mai 2013.

Modèle régional de comptabilité pour la nature, Australie

Autres exemples d’application

Cette publication rend compte du contenu discuté lors de deux réunions internationales tenues en mai 2011 à Copenhague (Danemark) pour présenter les dernières connaissances sur le cadre conceptuel des comptes écosystémiques. Les principales dimensions du cadre conceptuel et quelques exemples d'utilisation des comptes écosystémiques ont été présentés. Compte tenu de leur rôle essentiel dans le maintien de la santé humaine et de l’activité économique, et de l’observation de plus en plus répandue de leur dégradation, les politiques publiques tendent à reconnaître la nécessité de maintenir la santé des écosystèmes et leur capacité à fournir des biens et des services.

Les statistiques officielles issues des comptes des écosystèmes fournissent à la fois un aperçu de la santé des écosystèmes et une description détaillée de leur état et des pressions auxquelles ils sont soumis. Ces statistiques doivent contribuer à l’élaboration et à l’amélioration des politiques publiques en matière de gestion des territoires et des ressources naturelles. Elle doit également faciliter la prise en compte de la valeur des écosystèmes dans les décisions.

En outre, parce qu’ils fournissent un ensemble de données cohérent, les comptes écosystémiques peuvent faciliter les évaluations environnementales stratégiques et le suivi du développement durable à l’aide d’indicateurs. En outre, ils peuvent soutenir les efforts de protection de l’environnement naturel par la création de zones protégées.

Liste des participants aux rencontres de Copenhague

Feuille de route pour l’adoption du volume 2 du SCEE par la Commission de

Projet québécois en vue de comptes des écosystèmes (document transmis à

Note on Assets in Ecosystem Accounts, Expert Meeting on Ecosystem Accounting, Copenhagen, May 11-13, 5 pages [En ligne]. 2011), Note on Definition of Socio-Ecological Landscape Unit, SELU Classification and its Policy Application, Expert Meeting on Ecosystem Accounting, Copenhagen, May 11-13, 6 pages [Nl.]. http://unstats.un.org/unsd/envaccounting/seearev/meetingMay2011/p2_selu_classification.pdf]. http://unstats.un.org/unsd/envaccounting/seearev/meetingMay2011/p1_lcu_classification.pdf]. CAPARRÓS (2011), « RECAMAN Project, Mediterranean monte ecosystems total income green accounting », presentation of the expert meeting on ecosystem accounting, Copenhagen, May 11-13 [En ligne]. http://unstats.un.org/unsd/envaccounting/seearev/meetingMay2011/s15_Recaman.ppt].

DIVISION STATISTIQUE DES NATIONS UNIES (2011), « Chapitre 5 : Comptes d'actifs », version du 13 mai pour consultation mondiale, Projet de système de comptes économiques et environnementaux (SEEA), 105 pages [en ligne]. http://unstats.un.org/unsd/envaccounting/seearev/Chapters/chapter5v3.pdf]. A New Measure of Biodiversity », présentation à la réunion d'experts sur la comptabilité des écosystèmes, Copenhague, 11-13 mai [En ligne]. ED EN S (2011), « Valuation of Ecosystem Services », présentation à la réunion d'experts sur la comptabilité des écosystèmes, Copenhague, 11-13 mai [en ligne].

NATIONAL ECOSYSTEM ASSESSMENT (2011), «Scenarios: Development of Stories and Analysis of Results», chapter 25 (épreuve), Synthesis of key findings, 70 pages [En ligne]. http://uknea.unep-wcmc.org/Resources/tabid/82/Default.aspx]. Accounting for ecosystems in Europe », presentation of the expert meeting on ecosystem accounting, Copenhagen, 11-13 May [En ligne].

Figure

FIGURE 1.  LIENS ENTRE LES ÉLÉMENTS DU CADRE CONCEPTUEL ABORDÉS ET  LA STRUCTURE GÉNÉRALE DES COMPTES DES ÉCOSYSTÈMES
FIGURE 2.  REPRÉSENTATION DES SOCIO-ECOLOGICAL LANDSCAPE UNITS  (SELU), UNE RÉGION DE L’ITALIE
FIGURE 3.  SCHÉMA DE L’ORGANISATION DES COMPTES SIMPLIFIÉS DE  CAPITAL-ÉCOSYSTÈME POUR L’EUROPE DE L’AEE, EN FORME DE  CUBE MIS À PLAT

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