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ET LA LAÏCITÉ

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Academic year: 2023

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Les Presses de l’Université Laval reçoivent chaque année une aide financière de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec pour l’ensemble de leur programme de publication. Gagnon de la confiance qu'il nous témoigne en saluant la publication de cet ouvrage dans la collection « Diversité et démocratie » qu'il dirige aux Presses de l'Université Laval.

Repenser la laïcité québécoise à partir de ses acteurs catholiques

LES CATHOLIQUES, ACTEURS DE LA LAÏCITÉ QUÉBÉCOISE

C’est pour cette raison que la laïcité est progressivement entrée dans le débat public ces dix dernières années. Largement contestés dans les médias et dans le monde académique, ces débats ont ainsi alimenté la production de connaissances sur la laïcité.

QUAND LAÏCISATION ET SÉCULARISATION S’ENCHEVÊTRENT

Comme le souligne à ce propos Yvan Lamonde, « la laïcité prend le visage de la culture dans laquelle elle s'insère16 » et du catholicisme. Dans la deuxième partie, qui couvre une période partiellement accompagnée par la période de la révolution tranquille, nous nous concentrons sur le processus de sécularisation du système scolaire.

PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

Il expose les termes de la discussion sur la question de la déconfessionnalisation de l'éducation. Dans ce contexte, Bernard Gagnon analyse les positions de l'un des représentants les plus importants de ces débats, Charles Taylor, qu'il met en lumière à partir de sa vision du catholicisme.

ET SI LA MESSE N’ÉTAIT PAS DITE ?

BIBLIOGRAPHIE

Gilles, David, « Les religions dans le Canada d'avant la Confédération dans Valérie Amiraux et David Koussens (dir.), Trajectoires de neutralité, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, 2014, p. Palard, Jacques, « Évêques catholiques du Québec : pratiques et discours de la « religion de sortie » », Recherches sociographiques, vol.

EFFERVESCENCE SOCIO-ECCLÉSIALE DES ANNÉES 1960 ET LAÏCISATION DU QUÉBEC

Si l’on ne prête pas suffisamment attention à cette rébellion et au rôle que les symboles iconiques eux-mêmes ont joué dans ce processus, le portrait de la sécularisation spectaculaire du Québec et de la redéfinition de l’identité nationale lors de la Révolution tranquille demeure donc incomplet. Incarnant à l’époque une vision religieuse de l’identité nationale, le saint a servi de lieu matériel aux débats entourant, lors de la Révolution tranquille, la question de l’identité nationale et son lien avec le catholicisme.

LA CONSTRUCTION NARRATIVE ET ICONIQUE DE LA CANADIANITÉ FRANÇAISE

Dans le calendrier catholique des saints et des noms, le 24 juin est désigné comme jour de fête de Jean-Baptiste. Extrait d'un discours de l'avocat Charles Thibault lors de la célébration de la Saint-Jean-Baptiste en 1884.

Figure 1. En fonction des descriptions bibliques,  saint Jean-Baptiste est généralement illustré avec des  cheveux bouclés, vêtu de peaux, tenant une croix de  roseau d’une main et pointant le ciel avec son index  de l’autre, un geste annonçant la venue du
Figure 1. En fonction des descriptions bibliques, saint Jean-Baptiste est généralement illustré avec des cheveux bouclés, vêtu de peaux, tenant une croix de roseau d’une main et pointant le ciel avec son index de l’autre, un geste annonçant la venue du

PROCESSIONS ET DÉFILÉS : PERFORMANCES PICTURALES DE LA NATION

Depuis plus d’un siècle, il s’agit d’une représentation anthropomorphique immuable de la nation43 (voir figures 4 et 5). Sur l'importance de la culture visuelle et matérielle dans le christianisme, voir M.-R.

Figure 3. Bien que les défilés les plus importants avaient lieu à Montréal et à Québec, de nombreux  villages et des localités de plus petite taille organisaient leur propre défilé dans la province et dans les  communautés canadiennes-françaises du reste d
Figure 3. Bien que les défilés les plus importants avaient lieu à Montréal et à Québec, de nombreux villages et des localités de plus petite taille organisaient leur propre défilé dans la province et dans les communautés canadiennes-françaises du reste d

LE REFAÇONNEMENT DISCURSIF ET MATÉRIEL DE L’ICÔNE NATIONALE

Le garçon choisi pour incarner le saint national jouissait d'une certaine popularité dans les semaines précédant la célébration puisque sa photo était publiée dans les journaux (et même dans le quotidien anglophone montréalais The Gazette), accompagnée de ses « statistiques » : en 1961 Jean-Baptiste est joué par Claude Beauregard, 6 ans, fils de René Beauregard, boucher. Un peuple a besoin de ses étrangers, de ses violents, de ses mécontents, de ses visionnaires et parfois de ses rebelles [sic]47.

Les protestations contre le contenu et la forme de l’icône

Cette opposition a gagné du terrain au cours des années 1960 grâce aux attaques répétées contre saint Jean-Baptiste et son petit agneau. Jamais dans l'histoire du Canada français les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste n'ont été aussi élaborées et aussi populaires.

Les chaînes de significations matérielles et sémiotiques

De plus, sans l’agneau, le saint patron n’était plus visuellement identifiable spécifiquement à Jean-Baptiste ; il n'était rien d'autre qu'un jeune garçon innocent et insignifiant. Paradoxalement, en altérant le symbole qu'ils cherchaient à sauver, l'Église et la SSJBM ont contribué à sa profanation et à sa disparition définitive.

LES DÉFILÉS ET LA REDÉFINITION PUBLIQUE DE L’IDENTITÉ NATIONALE

Ils ont hué bruyamment l'hymne national Ô Canada en 1966, il représentait à leurs yeux une vision religieuse de la nation à laquelle ils étaient farouchement opposés et parce qu'il était aussi de plus en plus associé au Canada (anglais), alors que ces nouveaux nationalistes voyaient les frontières symboliques du leur propre communauté imaginée autour du Québec. Ces manifestations se sont transformées en émeutes violentes qui ont entraîné 290 arrestations et 125 blessés, une journée connue sous le nom de « Bundle Monday72 ».

La décapitation du saint : le meurtre symbolique de la nation canadienne-française

La tête du saint se brise alors et se sépare du corps de la statue (voir figure 7)77. La tête du saint se brise alors et se sépare du corps de la statue (voir figure 7)94.

Figure 6. Les protestataires suivaient le défilé dans la rue, le 24 juin 1969. Archives nationales du Québec  à Québec, Division des archives photographiques, Fonds Ministère des Communications E10, S44, SS1,  D69-147, P25, Jules Rochon.
Figure 6. Les protestataires suivaient le défilé dans la rue, le 24 juin 1969. Archives nationales du Québec à Québec, Division des archives photographiques, Fonds Ministère des Communications E10, S44, SS1, D69-147, P25, Jules Rochon.

Le saint est mort, vive la nation ! L’identité redéfinie

Elle s’est également déroulée dans le cadre d’une révolte esthétique menée par des nationalistes de gauche qui ont rejeté une vision de la nation pour en proposer une autre. Sur le thème de la mémoire sélective et de l'invention des traditions dans le Québec des années 1970, voir Handler (1988).

VERS UNE SOCIOLOGIE CULTURELLE DE L’IDENTITÉ NATIONALE

Les symboles et la révolte esthétique

Zubrzycki (2006). . questions verbales à l'agneau) conduisent au deuxième acte (le retrait physique de l'agneau du char allégorique du saint). De plus, ces manipulations de la forme matérielle de l’icône et des chaînes de sens qu’elles créaient étaient particulièrement efficaces grâce aux défilés.

Les clignements d’œil, les clins d’œil et les transformations historiques

Bellavance, M., « La révolte de 1837 et les modèles théoriques de formation des nations et de nationalisme », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. Hunt (éd.), La nouvelle histoire culturelle, Berkeley, University of California Press, 1989, p. dir.), Les nationalismes au Québec du XIXe au XXIe siècle, Québec, Presses de l'Université Laval, 2001.

J'ai longtemps hésité entre plusieurs termes pour caractériser la position générale de l'Église catholique du Québec par rapport à la laïcité. Faut-il parler de rassemblements, comme on l'a fait en France de la position de l'Église catholique face à la république ?

UN CATHOLICISME CITOYEN

Ce processus d'autonomisation se poursuit jusqu'à ce que ce groupe soit en mesure de faire respecter les normes de sa production qui sont légitimées par l'autorité compétente (pôle de légitimation) et reçues par le grand public (pôle de reproduction). Le processus d'autonomisation dont nous avons discuté se poursuit jusqu'à ce que ce groupe d'innovateurs soit en mesure d'imposer les normes de sa production qui sont légitimées par l'autorité compétente et acceptées par le grand public.

Le pôle d’innovation

Ici comme ailleurs, il s’agit de réfléchir sur l’Église dans une société pluraliste et sur l’exercice de la liberté religieuse et la neutralité de l’État. Cette question de la liberté de religion et des conséquences qui en découlent pour la liberté de conscience, la tolérance religieuse et la laïcité de l'État est à nouveau abordée dans le numéro de janvier-février 1963 presque entièrement consacré à cette question.

Le pôle de légitimation : un épiscopat divisé

Il faut] Avec prudence et adaptabilité assurer la présence de l’Église pour qu’elle le soit dans 25 ans. Il le fait encore en soulignant que le texte « parle toujours de la société et de l'État comme s'ils étaient une seule et même réalité », sans compter que les institutions et les fonctions sont personnifiées.

Le grand public

CONCLUSION

CCC, « Déclaration au Comité permanent de la santé nationale et du bien-être social concernant un éventuel changement à la législation fédérale relative à la contraception », La Documentation catholique, LXIII, 1483, col. Cinquante ans de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Ottawa, Division des éditions de la CECC, 1995.

Le magazine Now se démarque ainsi irrémédiablement de la droite catholique, qui continue de défendre bec et ongles le credo scolaire. Deuxièmement, nous verrons comment la revue a rompu avec l’idéal normatif du christianisme depuis 1964.

LA LAÏCITÉ PLURALISTE, 1962-1963

Dans ce texte, nous examinerons d'abord le premier modèle d'organisation laïque de la société, conçu entre 1962 et 1963 par les intellectuels catholiques de Now, à savoir la laïcité pluraliste, qui, d'un point de vue catholique, présuppose l'adhésion à l'idéal du christianisme. A cette époque, de 1965 à 1968, la revue abandonne la promotion d'un particularisme institutionnel catholique pour défendre un cadre institutionnel neutre et respectueux de la liberté de conscience et de religion, commune à tous les citoyens.

Ni statu quo ni laïcisme

La publication dénonce encore plus fortement les partisans de la laïcité séparatiste, qui envisagent notamment de supprimer les écoles confessionnelles et de les remplacer par une école unique et neutre. Elle ne représente plus simplement l’expression juridique de la liberté religieuse, mais reflète grossièrement toute une métaphysique.

Liberté et pluralisme

Cette « charte commune » de l'État peut, selon les cas, découler de différentes bases théoriques et doctrinales. En revanche, le principe de neutralité religieuse et le régime de séparation de l’Église et de l’État sont encore plus à la traîne.

Le bill 60 et l’étendue de la confessionnalité scolaire

Selon Gérard Dion, ces fonctions devraient plutôt revenir à l'État, qui a « le pouvoir de direction et de coordination » de l'ensemble du système scolaire. A travers le débat sur le projet de loi 60, le mensuel défend une vision équilibrée de la modération confessionnelle scolaire qui prend en compte les prérogatives de l'État.

LA LIQUIDATION DE L’IDÉAL DE CHRÉTIENTÉ, 1964-1966

Bref, un tel idéal invite les catholiques à christianiser l’ensemble de l’ordre social et, dans la mesure du possible, toutes les institutions. Toutes ces critiques illustrent les lacunes de l’idéal du christianisme42, qui doit donc cesser de mobiliser les énergies des catholiques et inspirer leur vision de l’ordre institutionnel.

LA LAÏCITÉ OUVERTE, 1965-1968

Et ce faisant, la revue rompt complètement avec les thèses confessionnelles de la droite catholique. Mais ce cadre commun et neutre dépasse néanmoins le cas de l’école et des autres institutions qui doivent participer à une « laïcité ouverte ».

Un cadre institutionnel public commun…

Il devient difficile d’élaborer un plan visant à maintenir les valeurs communes de la nation (et de l’humanité) qui établissent l’unité civile et temporelle du peuple. Pour cet auteur, l'école commune doit remplacer ce modèle pluraliste, car selon lui il est clair que « l'école se présente désormais comme un organe d'unité et d'éducation nationale50 ».

Des institutions neutres…

La reconnaissance conciliaire de l’autonomie des réalités terrestres et les théologies de la sécularisation expliquent en grande partie cette recherche d’institutions neutres. Grâce à la « sécularisation », les institutions travaillant dans le domaine laïc ne peuvent plus être soumises à la logique religieuse.

Des institutions neutres… mais ouvertes

Ce groupe, d'importance différente selon les institutions, devrait se constituer au sein de l'école de petites cellules ecclésiales ou d'une communauté chrétienne différente de la communauté scolaire68. Dans l'école neutre et ouverte, le rôle de l'Église doit être uniquement missionnaire : elle doit se contenter d'annoncer le message du salut.

Et l’État ?

Les droits et intérêts particuliers de l'Église et de la communauté catholique y sont préservés. Un tel modèle favorise la cohésion de la nation, mise à mal par l’ancien modèle pluraliste.

Plus encore que dans le domaine de l'éducation, qui a fait l'objet de négociations difficiles et qui ont abouti à un concordat implicite avec les représentants de l'Église, les politiques établies en matière de santé et d'action sociale reflètent la volonté du nouveau. Dans le contexte des orientations innovantes prônées par le Concile Vatican II, la communauté catholique apparaît très divisée : contre des militants progressistes en faveur d'une reconnaissance pragmatique et éthique de la responsabilité de l'État.

LES NOUVELLES CONDITIONS RELIGIEUSES : UN MILIEU CATHOLIQUE EN PERTE D’EMPRISE

Ce faisant, ils se sont heurtés à deux obstacles étroitement liés l'un à l'autre : en interne, la remise en question du fonctionnement traditionnel et de la capacité à mobiliser non seulement l'Église catholique dans son ensemble, mais aussi et surtout les communautés religieuses ; extérieurement, la montée en puissance, qui a commencé immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, d'un nouveau système d'action et de nouveaux acteurs qui réforment ou.

L’émergence de points de vue critiques

Il considère la Cité libre comme l'un des rares lieux favorisant le développement de « certaines formes de coopération positive et ouverte entre croyants et incroyants18. Les très éminents abbés Gérard Dion et Louis O'Neill écrivaient en 1961 que « le cléricalisme existe quand les hommes de l'Église usurpent des fonctions temporelles qui ne leur appartiennent pas, ou tentent de diverses manières de contrôler des secteurs de la vie mondaine pour des raisons plus humaines que spirituelles 20.

La prégnance de la période conciliaire

La dimension démographique : la crise des ressources humaines

Les courbes représentant, sur un siècle, le nombre de membres du personnel religieux au sein de l'Église catholique de Québec, dessinent un contraste saisissant. Falardeau donne des chiffres généralement plus élevés : « Le rôle et l'importance de l'Église au Canada français », p.

LES NOUVELLES CONDITIONS SOCIOPOLITIQUES : UN SYSTÈME INSTITUTIONNEL ET DES ACTEURS EN POSITION HÉGÉMONIQUE

Ce phénomène a fait très tôt l’objet d’efforts d’attention et d’analyse de la part de la Conférence religieuse canadienne25. À mon avis, on peut affirmer que les grands hôpitaux sont probablement les institutions les plus « modernes » de la société québécoise de cette époque, si l'on considère leur pratique scientifique, technique et organisationnelle30.

Les nouvelles orientations de l’État québécois

9 novembre 1966 : création de la Commission d'enquête sur la santé et le bien-être social (CESBES, dite Commission Castonguay-Nepveu). Rapport de la Commission d'enquête sur la santé et les services sociaux, vol.

L’État et l’Église

À la lecture de l’argumentation avec laquelle le CESBES défend sa logique d’universalisation des soins, se dégage une impression claire de la disqualification des institutions religieuses dans la gestion du secteur sanitaire et social. Cette association de l'Église catholique canadienne représente, comme nous l'avons vu, la plupart des institutions de vie consacrée.

Commission parlementaire des affaires sociales

Comme cela se produit rarement dans l’histoire d’une société, il est devenu politiquement possible d’introduire démocratiquement des changements majeurs dans la régulation sociale dans le domaine des soins de santé51. Une analyse des interventions de l'État québécois dans le domaine de la santé », Sociologie et société, 9/1, 1977.

Dans ce chapitre, nous proposons de mettre en évidence la simultanéité et à chaque fois l'impact des processus de sécularisation2 et de sécularisation3 sur l'organisation sociale et politique du territoire dans le Québec moderne. En fait, l’Église catholique est à l’origine de la structuration administrative du territoire québécois, qui donne aujourd’hui naissance à la gouvernance politique qui lui échappe.

L’EMPREINTE DU CATHOLICISME ROMAIN SUR L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE DU TERRITOIRE QUÉBÉCOIS

Nous mettons en évidence l'évolution de ces processus simultanés de sécularisation et de sécularisation à partir de l'étude de six domaines qu'il faut diviser en deux groupes : le premier groupe illustre l'empreinte de l'Église catholique sur la construction du réseau municipal québécois ; le deuxième groupe montre les effets durables de cette organisation communale qui, mise en place par l'Église, pose des défis à la gestion actuelle du culte et doit désormais prendre en compte les mêmes réalités administratives. Enfin, un nombre variable de MRC et territoires équivalents forment une région administrative dont le nombre est fixé à dix-sept depuis 1997, régions étroitement alignées sur les diocèses catholiques du Québec (annexe A).

La MRC de Bellechasse : exemple d’une naissance de réseau rural, paroissial et municipal dans le territoire de cadastre seigneurial

MRC de Bellechasse : exemple de naissance d'un réseau rural, paroissial et municipal dans le territoire cadastral seigneurial. MRC de Beauce-Sartigan : exemple d'aménagement d'un territoire rural et supra-municipal sous l'égide d'une paroisse.

Tableau 1. Le domaine paroissial en Bellechasse (diocèse de Québec) Municipalité Saint-Étienne
Tableau 1. Le domaine paroissial en Bellechasse (diocèse de Québec) Municipalité Saint-Étienne

La MRC de Beauce-Sartigan : exemple du peuplement d’un territoire rural et supra-municipal sous l’égide d’une paroisse

De plus, le caractère central de Saint-Lazare fait de ce dernier village la capitale de la MRC de Bellechasse, réunissant ainsi les anciens seigneurs et les cantons plus récents. Cette entité politique d'origine religieuse forme le cœur territorial du CBM de Beauce-Sartigan, créé en 1982 pour remplacer une partie du district municipal de Beauce (1855).

Tableau 2. Les municipalités issues de la paroisse de Saint-Georges   (diocèse de Québec) 9
Tableau 2. Les municipalités issues de la paroisse de Saint-Georges (diocèse de Québec) 9

LA RUPTURE SPATIALE ENTRE LE TERRITOIRE ADMINISTRATIF ET LA PAROISSE CATHOLIQUE

Pour illustrer l'effet de cette division entre le territoire administratif et la redistribution de l'expérience topographique religieuse que constitue la paroisse à vitrine, nous avons conservé les territoires administratifs de MRC du Granit, MRC du Val-Saint-François, MRC. de Drummond et la région administrative de Maurice (région 04).

La MRC du Granit : un territoire politique unifié, un territoire religieux divisé

Les cinq paroisses de la Haute-Beauce, dont deux sont situées dans la MRC du Granit, ont été réunies en une seule paroisse le 1er janvier 2017 sous le nom de Saint-Jean-Paul-II. Lacroix, Décret sur la suppression des paroisses de Saint-Théophile, Saint-Martin, Saint-Ludger, Saint-Robert-Bellarmin et changeant les limites et le nom de la paroisse de Saint-Gédéon.

Tableau 3. La MRC du Granit divisée selon les territoires d’appartenance Diocèse  Municipalités et ensembles paroissiaux
Tableau 3. La MRC du Granit divisée selon les territoires d’appartenance Diocèse Municipalités et ensembles paroissiaux

La MRC du Val-Saint-François : un exemple du délitement de l’empreinte catholique sur le territoire

Exceptionnellement, aucune des anciennes églises de la vaste paroisse de Saint-Philippe n'est encore en activité. La fusion des paroisses urbaines de Windsor nous amène à notre prochain point, celui du rôle de la paroisse urbaine comme agent structurant du tissu urbain.

La MRC de Drummond : de l’organisation à la recomposition politique et religieuse

Décret abolissant les paroisses de Saint-Majorique, Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et Saint-Charles-Borromée, modifiant les limites territoriales des paroisses de Saint-Frédéric et Bon-Pasteur et changeant le nom de la paroisse de Saint-Frédéric, Diocèse de Nicolet, 2008. Décret sur l'abolition des paroisses de Saint-Philippe et Christ-Roi et le changement des limites territoriales des paroisses de Saint-Frédéric et Saint-Simon et le changement du nom de la paroisse de Saint-Simon, diocèse de Nikolet, 2005.

Tableau 5. Les démembrements de Saint-Frédéric   de Drummondville (diocèse de Nicolet) Cantons Intra-muros
Tableau 5. Les démembrements de Saint-Frédéric de Drummondville (diocèse de Nicolet) Cantons Intra-muros

La région administrative de la Mauricie et le diocèse de Trois- Rivières : exemple d’un renversement des rapports spatiaux

La région administrative de la Mauricie et le diocèse de Trois-Rivières : un cas de renversement des relations spatiales. Sur les neuf paroisses autonomes d'origine, cinq sont des paroisses reconfigurées, soit sous un nouveau patronage (trois) soit au profit d'une paroisse ancienne, comme celle de l'Immaculée-Conception-de-la-Sainte-Cathédrale. Vierge (ouverture du registre paroissial en 1635).

Tableau 7. L’organisation politique de la Mauricie depuis 1982 Municipalités régionales de comté (1982-2002)
Tableau 7. L’organisation politique de la Mauricie depuis 1982 Municipalités régionales de comté (1982-2002)

Figure

Figure 1. En fonction des descriptions bibliques,  saint Jean-Baptiste est généralement illustré avec des  cheveux bouclés, vêtu de peaux, tenant une croix de  roseau d’une main et pointant le ciel avec son index  de l’autre, un geste annonçant la venue du
Figure 2. Impression illustrant l’ethnicisation de saint  Jean-Baptiste qui se trouve associé, de même que son  agneau, à deux autres symboles clés des Canadiens  français du  xix e  siècle : le castor et la feuille d’érable
Figure 3. Bien que les défilés les plus importants avaient lieu à Montréal et à Québec, de nombreux  villages et des localités de plus petite taille organisaient leur propre défilé dans la province et dans les  communautés canadiennes-françaises du reste d
Figure 4. Le saint Jean-Baptiste avec son  agneau sur le char allégorique d’un défilé à  Ottawa, 24 juin 1953
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