Pierre Lanoie, B.Sc., agronome, agriculteur, chercheur, Monsanto Canada, Saint-Hugues à 15h50. Fin de la journée. Salah Zoghlami, M.Sc., agronome, conseiller agronomique, Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, Longueuil.
Le jeudi 20 février 2014 Hôtel et Suites Le Dauphin
Résumés des conférences
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Mais ça va prendre quelle différence de rendement pour que ce soit significatif ? !
GILLES J. TREMBLAY 1
Le rendement moyen des semis conventionnels et directs était respectivement de 10 538 et 10 178 kg/ha, soit un avantage de 360 kg/ha en faveur du conventionnel. Dans le 3ème bloc, on retrouve le semis direct, qui permet des rendements supérieurs à 1000 kg/ha par rapport à la conduite classique.
Appréciation de quelques facteurs impondérables dans l’élaboration des recommandations de fertilisation
LOUIS ROBERT 1
Il arrive que la teneur des sols utilisés soit supérieure au niveau suffisant, mais il est également probable que des facteurs autres que la teneur en sol influencent l'obtention du rendement. Par conséquent, même lorsque seule la teneur en éléments varie, plus de la moitié de la variabilité du rendement s’explique par d’autres facteurs. L'exemple de la volatilisation de l'azote ammoniacal après épandage de fumier agricole sur les prairies illustre la grande difficulté de prévoir avec précision l'apport d'azote réellement efficace quelques mois à l'avance.
Sans conclure à l’utilité des analyses conventionnelles de sols, ce travail relativise leur pertinence. Comme d’autres avant eux, ils contribuent à relativiser l’intérêt des analyses de sols dans le travail agronomique d’élaboration de recommandations de fertilisation en faveur d’autres indices : rendement des cultures sans intrants dans les parcelles de l’exploitation, porosité et profondeur des sols, activité microbienne, etc. . Connaître l'évolution des éléments minéraux du sol au cours de la saison de croissance pour déterminer le moment idéal pour échantillonner les parcelles cultivées.
Étant donné que la qualité du fourrage change peu avec le temps, le moment de la récolte peut être déterminé par la disponibilité des machines ou de la main-d'œuvre, contrairement à la luzerne, où la période de récolte pour une qualité optimale est courte. L'expertise de Valacta a été sollicitée pour commenter la valeur nutritionnelle et la préservation de l'ensilage de soja. Néanmoins, une attention particulière doit être portée à la teneur en matières grasses et en protéines dégradables de la ration lorsque du soja fourrager est utilisé.
Globalement, l'évaluation économique démontre qu'il semble possible de produire de l'ensilage de soja fourrager à un prix équivalent, voire inférieur, à celui de la production d'ensilage de légumineuses vivaces comme la luzerne. Ses principaux avantages résident davantage dans la réduction des surfaces nécessaires pour produire les volumes de fourrage de qualité requis par l'entreprise, sa production annuelle permet de compenser rapidement le manque de fourrage après mortalité hivernale dans les prairies, la stabilité du fourrage des récoltes de qualité et à la latitude de récolte permise par cette culture. 1 Le rendement de référence 2013 en assurance récolte, option superficie de Financière agricole, pour la moyenne des six stations du CBM de La Mitis, est de 3,8 t m.s./ha.
Épeautre de printemps et d’automne : résultats des essais de cultivars et de densité de semis
ISABELLE DORVAL 1 , ANNE VANASSE 1 , DENIS PAGEAU 2 , YVES DION 3 , SOPHIE MARTEL 4 ET ÉLIZABETH VACHON 5
Les rendements les plus élevés de grains enrobés ont été observés chez la lignée 04spelt49 et le cultivar Origin dans quatre des neuf années/emplacements. Les rendements à grains nus les plus élevés ont été observés chez la lignée 04épeautre49 au cours de cinq des neuf années/emplacements. La densité de semis n’a pas eu d’effet évident sur le rendement en grains enrobés, en grains non décortiqués et en paille.
Le cultivar Cosmos s'est démarqué par les meilleurs rendements en grains enrobés et en grains décortiqués aux deux endroits. La densité de semis n’a eu aucun effet sur le rendement en grains enrobés, en grains décortiqués et en paille. Les cultivars d'épeautre de printemps Origin et Zorba se sont distingués par leur rendement et leurs performances au champ, avec le rendement en grain nu le plus élevé par rapport au rendement en blé (3 t/ha).
Effets des engrais verts et de leur période d’enfouissement sur les rendements du blé
FRÉDÉRIC VERVILLE 1 , ANNE VANASSE 1 , MARTIN CHANTIGNY 2 , DENIS PAGEAU 3 , GILLES TREMBLAY 4
Les pois de grande culture ont obtenu de meilleurs résultats dans tous les essais, avec une moyenne de 4,76 % N, comparativement à une moyenne de 3,43 % N pour le mélange de trèfle. Ainsi, malgré une biomasse plus faible, l’accumulation totale d’azote du pois fourrager reste tout de même comparable à celle des cultures crucifères, avec une moyenne de 34,1 kg N ha-1, respectivement pour le pois fourrager et le radis oléagineux et la moutarde blanche. Cette augmentation de rendement s'est produite aux deux sites dans les deux essais de chaque site, avec des augmentations de 36,5 % et 30,8 % pour le site de St-Augustin lors des premier et deuxième essais respectivement et de 9,9 % et 7,7 % pour l'emplacement Normandin dans le respectivement premier et deuxième tests.
Pour le site de Normandin, le blé sous engrais vert trèfle a consommé 16,6 et 7,5 kg N ha-1 de plus que le témoin des premier et deuxième essais, correspondant à une augmentation de 13,9 % et 7,2 % par rapport au témoin. Toujours à Normandin, les pois fourragers ont provoqué une augmentation de l'absorption d'azote lors du premier essai, tandis que l'avoine, la moutarde et le radis ont provoqué une baisse de l'absorption lors du deuxième essai. La période d'enfouissement a eu un effet significatif sur la variable de rendement en paille dans seulement un essai sur quatre, avec un rendement plus élevé avec un enfouissement automnal pour le deuxième essai au site de St-Augustin.
Évaluation du contenu en mycotoxines de différents hybrides de maïs cultivés au Québec
NAFISEH PARVARANDEH FARIMANI 1 , ANNE VANASSE 1 , GILLES TREMBLAY 2 , SYLVIE RIOUX 3
Certains hybrides de notre étude présentaient de faibles niveaux quel que soit le site et quelle que soit l'année, tandis que la zone 3 (2300 à 2500 UTM) était plus favorable au développement du DON. En général, les niveaux de toxines T2, ZEN et FUM dans les divers hybrides de maïs-grain étaient faibles et ne dépassaient pas les normes de l'ACIA. Les résultats de 2009 ont montré que la maturité n'affecte pas de manière significative la teneur de chacune des trois mycotoxines T2, ZEN et FUM dans les grains de maïs, quelle que soit la zone de culture.
Cela montre que la maturité physiologique des hybrides ne semble pas être une mesure permettant d’expliquer ou de prédire de manière adéquate les différences observées dans les contenus des quatre toxines. En conclusion, les hybrides de maïs semés au Québec sont de bonne qualité et leur teneur en mycotoxines (DON, T2, ZEN et FUM) est généralement inférieure aux seuils des valeurs critiques acceptées. L'effet de la maturité des hybrides ne semble pas avoir d'influence sur la production de mycotoxines.
Évaluation de modèles prévisionnels de la fusariose de l’épi chez le blé sous les conditions de culture du Québec
Évaluation de modèles prédictifs de la fusariose de l'épi du blé dans des conditions de croissance au Québec. CRAAQ - Journée scientifique et informative - Plantes polonaises 2014 (24 Ravageurs en agriculture). Des prévisions du risque de flétrissement fusarien ou de la teneur en DON des grains ont été générées par chaque modèle à partir de données météorologiques horaires enregistrées dans des stations automatisées situées sur chaque site expérimental. L’année 2012 n’a pas été la plus favorable au développement de la maladie sur les blés de printemps et d’automne sur les quatre sites expérimentaux.
Cependant, l’effet du cultivar et de la date de semis n’était pas cohérent selon les sites et les années. Ces modèles empiriques sont les plus simples et prédisent les risques d’infection en fonction de la température, de l’humidité relative et des précipitations. En conclusion, l'évaluation des modèles de prédiction de la maladie du Fusarium nous a permis de constater que deux modèles empiriques des États-Unis et celui de l'Argentine pourraient être adaptés à nos conditions de culture et pourraient être utilisés dans un système d'aide à la décision, entre autres : pour déterminer si l'application d'un fongicide pendant la floraison est nécessaire.
Système de suppression des mauvaises herbes Enlist : Une innovation au niveau des herbicides et des nouvelles caractéristiques des traits génétiques des
Impact des haies brise-vent sur les rendements de cultures de maïs en Montérégie-Ouest
André Vézina 1 et Yves Perreault 2
Impact des haies brise-vent sur les rendements des cultures de maïs en Montérégie-Ouest. Impact des brise-vent sur la productivité des grandes cultures dans le sud du Québec, Rapport de projet réalisé dans le cadre du Programme agroenvironnemental, volet Transfert et innovation technologique du CDAQ, 18 p.
La télédétection en appui à la gestion localisée des champs : Perspectives du projet ReZoTaGe
Les corrélations entre les indicateurs de structure du sol et les taux de nitrates observés après la levée indiquent également une influence de l'état physique du sol sur le processus de minéralisation de l'azote organique présent dans le sol. Ces observations démontrent l'importance de maintenir une teneur élevée en matière organique et des conditions physiques du sol favorables à la minéralisation de l'azote pendant la croissance des cultures. Les concentrations résiduelles en nitrates dans le sol (NRS) observées en fin de saison mettent en évidence le lien entre l’ajustement de la fertilisation azotée des cultures et le stock d’azote du sol non utilisé en fin de saison de croissance.
Bien que la teneur en nitrates observée après la levée soit faiblement corrélée (R2 = 0,10) avec le rendement optimal de la culture de maïs, ce dernier n'est pas corrélé avec le stock de nitrates dans le sol en fin de saison agricole. La prévention de la surfertilisation offre également la possibilité de réduire davantage la perte annuelle attendue de nitrate. La cohérence entre les prédictions du devenir de l'azote dans le volet hydrologique du projet avec les résidus N observés dans les parcelles du volet agronomique du projet illustre la nécessité d'études à portée hydrologique dans l'élaboration d'outils de préconisation de fertilisation. de cultures.
Quelles espèces exotiques envahissantes menacent la culture du soya au Québec à la faveur des changements climatiques?
Évaluation de différents moyens de désherbage pour contrôler l’ériochloé velue
MARIE-ÉDITH CUERRIER 1 ET DANIELLE BERNIER 2
Tout comme il a été observé dans le volet 1, la culture du blé sans traitement herbicide (témoin enherbé) produit une nette diminution de l’ériochloé velue comparativement à des cultures à entre-rangs larges tels que le maïs
Parmi les différents traitements étudiés, les jachères désherbées par brûlage chimique (glyphosate) ainsi que les blés désherbés mécaniquement (herse peigne) ont permis une excellente répression de l'agropyre velue. Les résultats indiquent que la culture du blé permet de bien réprimer l'ériohlema poilu, mais une intervention avant ou après récolte reste essentielle pour parvenir à une suppression complète de la plante. Pour le maïs et le soja, un programme de contrôle des mauvaises herbes impliquant un mélange en cuve avec un herbicide résiduel ou des traitements séquentiels peut ramener la plante à un niveau très satisfaisant.
Une mauvaise herbe large utilisant un brûlage chimique ou la culture de blé désherbé mécaniquement sont d'autres options pour supprimer efficacement la plante. Ces premiers résultats restent de bonnes références pour les producteurs agricoles aux prises avec cette adventice. Bien que l'ACIA ait suspendu l'application des mesures réglementaires qui étaient en vigueur en septembre 2012, nous encourageons fortement les producteurs agricoles et les conseillers à déployer les efforts nécessaires pour contrôler cette mauvaise herbe ainsi que d'autres mauvaises herbes plus problématiques, qui à long terme permettront les conséquences liées à la présence de ces plantes indésirables, soit en termes de pertes potentielles de rendement, soit de coûts supplémentaires générés par des interventions phytosanitaires supplémentaires.
PIERRE-OLIVIER DUVAL
Mise à jour sur le système de production de soya Roundup® Ready Xtend
PIERRE LANOIE 1 , JEROME BELZILE 1 , BRIAN LEGASSICKE 1 , DEREK FREITAG 1 , ADAM PFEFFER 1
Le comité organisateur remercie sincèrement les collaborateurs
REMERCIE DE LEUR
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