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Histoire et patrimoine - Presses de l'Université Laval

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Academic year: 2023

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Prendre le tournant spatial de l'histoire : le Laboratoire d'histoire et du patrimoine de Montréal et le système de cartographie historique. Dans le passé, le Laboratoire s'était plutôt défini par son large soutien à la connaissance et à la promotion de l'histoire et du patrimoine montréalais. C'est avant tout la métropole de Montréal qui est au cœur de la recherche et de l'action des membres de l'équipe.

Les deux premiers témoignent d'un des axes fondamentaux du Laboratoire : l'étude de l'histoire urbaine et particulièrement celle de Montréal.

L’appropriation du patrimoine archéologique du Québec

À ces exemples d'appropriation s'ajoutent d'autres individus qui font état d'une conscience remarquable du potentiel de recherche et de développement que peut révéler le patrimoine archéologique lorsqu'il est fouillé et analysé selon les règles de « l'art ». Récemment, Archéo-Québec, qui coordonne le Mois de l'archéologie depuis 12 ans, a été reconnue par le ministère de la Culture et des Communications comme organisme-cadre national. Si les interventions archéologiques sont encore réalisées selon les règles de la profession, les études post-terrestres, la diffusion des résultats et le renforcement du patrimoine archéologique n'occupent plus par le passé une place prédominante.

Cette revue des facteurs influençant l’appropriation sociale du patrimoine archéologique met en évidence le rôle crucial, nécessaire et exemplaire de l’État en tant que propriétaire du patrimoine archéologique.

Vision à long

Il n’y a pas d’archéologie sans valorisation, car le public doit comprendre les enjeux de la recherche. C’est aussi ainsi que la recherche peut réellement jouer un rôle bénéfique pour les citoyens et la société dans son ensemble en apportant de nouvelles connaissances. Reste à développer une vision qui puisse rassembler les expertises archéologiques dans un lieu favorable au cycle d'acquisition et de transfert des connaissances et donc stimuler la mise en réseau des partenaires.

Elle est diplômée de l'Université de Montréal en histoire de l'art et en anthropologie et œuvre dans le domaine de la culture, du patrimoine et de la muséologie depuis 20 ans.

La rue montréalaise, miroir de la ville

Mais presque partout dans le monde, les travaux d’histoire urbaine accordent peu de place à l’étude de la rue. Paul-André Linteau, Rue Sainte-Catherine : au cœur de la vie montréalaise, Montréal, Éditions de l'Homme et Pointe-à-Callière (Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal p. L'histoire de l'occupation et du développement de la partie de Rue Notre-Dame, la traversant.

Le segment de rue est en quelque sorte la particule élémentaire de la ville et de son patrimoine.

Source : Archives de la Ville de Montréal, VM166-D Ce que Gabrielle Roy a compris de l'expérience urbaine au XXe siècle, c'est qu'aucun citadin ne vit son urbanité à l'échelle d'une métropole. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les historiens urbains ont largement adopté cette perspective et ce cadre analytique. La plus évidente est, sans surprise, celle de la définition de la notion de quartier.

Lors de la mise en place du premier gouvernement municipal de la ville, dans les années 1830, il fut utilisé pour traduire le terme congrégation, qui décrit un découpage politique et électoral de l'espace urbain8. Paul-André Linteau, « Quartier », dans Christian Topalov et collègues (dir.), L'aventure des mots de la ville […], op. Elle concerne à la fois la question méthodologique du lien entre l’histoire sociale et l’histoire culturelle et la question plus polémique des dimensions plus normatives du concept de quartier tel qu’il est utilisé dans l’histoire urbaine, et notamment dans l’histoire publique.

Dans le même ordre d’idées, force est de constater que le quartier est au cœur de la problématique complexe de la ségrégation/agrégation en milieu urbain. Et cela sans évoquer la nature de ses interactions avec d’autres formes de division de l’espace urbain, notamment avec le cadre paroissial. Et c’est sans doute la voie empruntée par de nombreux historiens de la métropole au cours des dernières décennies.

Pour revenir à la question de la distinction entre banlieues et quartiers, plusieurs travaux se sont également intéressés à la « fabrication » de l'espace urbain à l'échelle des banlieues ou des quartiers. Mais cette tentation est présente de manière plus générale, qu’il s’agisse de cette idée selon laquelle le quartier aurait incarné autrefois un sentiment de communauté.

Le patrimoine de proximité dans les régions du Québec

L’empire du commerce montréalais : acteurs,

Ces travaux mettent l'accent sur les enjeux d'exportation et de création d'infrastructures de transport1. Marchandises françaises exportées au Canada entre 1870 et 1914 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. Voir par exemple Paul-André Linteau, Rue Sainte-Catherine : au cœur de la vie à Montréal, Montréal, Éditions de l'Homme en Pointe-à-Callière (Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal p.

Morrisset, La mémoire du paysage : histoire de la forme urbaine d'un centre-ville : Saint-Roch, Québec, Québec, Presses de l'Université Laval p. L'ordre choisi reflète l'histoire de leur développement et de leur répartition, des plus anciennes aux plus récentes. Les bâtiments eux-mêmes évoluent et s'adaptent aux besoins de vente et d'exposition.

On y retrouve des éléments de continuité ainsi qu'un témoignage de la volonté des habitants du quartier de s'adapter au passage du temps. Un troisième projet de recherche a été lancé en 2012, dans le cadre d'une initiative de l'Écomusée du fier monde. Système de cartographie de l'histoire de Montréal (SCHEMA), Montréal, LHPM et Écomusée du fier monde, 2017.

De l'histoire au patrimoine, comment caractériser la contribution de ces différents projets à la connaissance et à la valorisation du patrimoine montréalais. Membre associée du Laboratoire d'histoire et du patrimoine de Montréal, elle travaille actuellement sur le petit commerce alimentaire dans les quartiers populaires (Centre-Sud de Montréal), de la fin des années 1940 au début des années 1960.

Connaître et valoriser le patrimoine portuaire

Cette vue aérienne englobe, du canal Lachine jusqu'au bout de l'île, l'ensemble du complexe portuaire de Montréal, alors à son apogée. Généralement linéaire, car dépendant des berges du fleuve, l'espace s'étendait principalement sur les berges de l'île de Montréal13, alors qu'il occupe une partie des berges du canal de Lachine. Puis] en 1909, ces limites furent reculées de Longue Pointe jusqu'à l'extrémité de l'île.

Avant tout portrait de l'évolution structurelle et maritime du port de Montréal, cette collecte de données constitue une richesse d'informations qui reste à analyser. De 2009 à 2011, Parcs Canada a lancé un programme visant à commémorer visiblement la présence de l'industrie manufacturière le long du LHN du Canal-de-Lachine. En amorçant l'étude de ces activités, les professionnels de Parcs Canada ont rapidement remarqué qu'une partie importante de l'histoire du Terminal maritime du canal de Lachine est indissociable de celle du Port de Montréal.

L'Agence décide alors de s'associer à ce projet thématique et propose à cet effet au LHPM un projet intitulé Corridor du canal Lachine : Au centre des échanges et des transports. Reconnaissant l'intérêt d'obtenir un portrait complet de l'ensemble du territoire portuaire de Montréal, un premier projet d'inventaire des activités de transbordement et d'entreposage de la partie portuaire du canal. Par exemple, on pourrait contextualiser les grandes étapes de l'histoire du port de Montréal pour préciser si son développement est en retard, en phase ou en avance sur le développement des autres ports dans le monde.

Alain Gelly est historien à la Direction de l'archéologie et de l'histoire de l'Agence Parcs Canada. Il a à son actif plusieurs écrits relatant divers aspects de l'histoire du canal de Lachine.

Le recours aux technologies numériques pour l’étude

Leur objectif principal est de proposer une ou plusieurs hypothèses pour la restauration de cet environnement bâti, basées sur l'analyse et la synthèse des informations recueillies lors de l'investigation des sources documentaires et matérielles. Après une présentation du sujet d'étude, un état des lieux de la recherche et un appel des sources disponibles pour l'étude sont présentés. Sur l'évolution du projet de marché et sa construction, voir Alain Roy, Le marché Sainte-Anne, le Parlement de Montréal et la formation d'un État moderne : un lieu d'échanges, des événements importants, une charnière d'époque : étude historique , rapport présenté à l'Institut d'histoire de l'Amérique française pour le ministère de la Culture et de la Communication du Québec, Direction de Montréal p.

Idem, « Réponse à l'incendie du Parlement de Montréal en 1849, l'établissement d'une nouvelle communauté politique canadienne intégrée à l'Empire britannique », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. Cet article présente le cadre méthodologique du volet numérique de l'étude menée au sein du Laboratoire d'histoire et du patrimoine de Montréal. Arkéos inc., projet d'agrandissement de Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal : phase I : inventaire archéologique exploratoire sur le site des anciennes caves du marché Sainte-Anne (BjFj rapport inédit; Francis Lamothe, Louise Pothier et Chantal Vignola, « Le Marché Sainte-Anne : un lieu historique d'importance capitale à Montréal », Bulletin de la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, vol.

La documentation relative à l'occupation du bâtiment (répartition des stands, location de la salle haute) pendant la période du marché n'a pas été entièrement enregistrée ni utilisée. La maquette qualifie la maquette architecturale numérique, qui formalise la manière dont le chercheur conçoit la morphologie du bâtiment (dans les différentes périodes considérées) après avoir examiné les sources disponibles à un instant T de la recherche. Alain Fuchs, Outils numériques pour la recherche architecturale et la restitution archéologique, Thèse de doctorat (sciences de l'architecture), Université Henri Poincaré – Nancy I, 2006.

Une fois les différentes parties des vestiges isolées, il est possible de les relier aux sources documentaires textuelles ou iconographiques, au sein de l'environnement numérique. Dans le cadre de l'étude des sources liées au marché de Sainte-Anne, informations issues des documents techniques du projet de construction.

Referencias

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