Acquérir les connaissances nécessaires qui permettront d'identifier et de prioriser les actions à poser en direction du développement durable dans l'industrie du transport aérien ainsi que dans le développement et la gestion des aéroports du Québec. Le deuxième chapitre traite du contexte institutionnel dans lequel envisager le développement durable dans le transport aérien.
L’intégration du développement durable dans le secteur des transports
Ainsi, selon l'inventaire des GES du Québec, les transports représentent la principale source d'émissions de GES (40,7 % contre 32,4 % pour l'industrie). Le transport aérien représente une part assez faible des émissions de GES du Québec (1,2 %, comparativement à une estimation de 1,6 à 2 % à l'échelle mondiale).
Les enjeux économiques du transport aérien
Tout d’abord, le transport aérien représente un secteur économique dynamique dont dépendent de nombreux emplois. Troisièmement, le transport aérien favorise la mobilité et les voyages d’affaires nécessaires au développement économique.
Les enjeux sociaux du transport aérien
Cependant, la dangerosité de certains produits utilisés dans les aéroports (kérosène, solvants, dégivrants, dégivrants…) et les risques pour la sécurité nécessitent des mesures de prévention particulièrement strictes. La pollution sonore est bien entendu fortement dépendante de la densité de population, qui est beaucoup plus faible à proximité des petits aéroports régionaux que dans les grandes villes québécoises.
Les enjeux environnementaux du transport aérien
La consommation et la qualité de l’eau sont des enjeux essentiels à l’échelle mondiale en raison de la rareté et de la pollution des ressources en eau. De plus, les activités du trafic aérien (bruit, mouvements d’avions, nouvelles constructions, utilisation des sols, etc.) peuvent affecter de manière significative la flore et la faune locales.
Conclusion
Dans l’ensemble, contrairement à la croyance populaire, le transport aérien peut avoir des effets positifs sur la promotion du développement durable dans certaines circonstances. DEUXIÈME CHAPITRE : LE CONTEXTE INSTITUTIONNEL DE LA PRISE EN COMPTE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LE TRANSPORT AÉRIEN.
Le contexte international : des débats dominés par la lutte aux
En 2012, le Conseil d’administration de l’OACI a discuté de quatre principaux scénarios de réduction des émissions de gaz à effet de serre15. Les initiatives de l'UE visant à promouvoir le développement durable dans le transport aérien ne se limitent pas à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le contexte national: la prédominance d’une logique de laisser-faire
L'une des mesures permettant d'atteindre cet objectif consiste à mettre en œuvre un plan d'action canadien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'aviation (Transports Canada, 2012). Ces lignes d'action restent cependant assez générales et suivent les orientations de l'OACI ou d'autres institutions, sans réellement mener une politique volontariste en matière de développement durable.
Le contexte provincial: les spécificités du Québec
Troisièmement, contrairement à d’autres pays, il y a généralement peu de débats et de pressions réelles au Québec pour considérer le développement durable du transport aérien. Cependant, il n'existe pratiquement aucune donnée sur la prise en compte du développement durable dans l'aviation.
Conclusion
CHAPITRE TROIS : ANALYSE DES MEILLEURES PRATIQUES POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LA GESTION AÉROPORTUAIRE ET DU TRANSPORT AÉRIEN. L'objectif de cette troisième partie est de dresser un état des lieux des bonnes pratiques de développement durable mises en œuvre dans le secteur du transport aérien au niveau international.
L’intégration du développement durable dans la gestion aéroportuaire 58
Les pratiques managériales
Les gestionnaires d’aéroports de taille moyenne ont davantage un rôle de gestion administrative aéroportuaire. L'évaluation de la qualité des eaux souterraines est également négligée dans les aéroports québécois.
L’intégration du développement durable par les compagnies aériennes98
Les pratiques managériales globales
Les pratiques de gestion du développement durable des compagnies aériennes s'articulent autour de quatre grands types d'actions : les systèmes d'évaluation et de compensation des émissions de gaz à effet de serre ; certifications, publication et planification ;. Les émissions de gaz à effet de serre étant soumises à une forte pression sociale, la grande majorité des compagnies aériennes ont développé des systèmes d’évaluation et de compensation des gaz à effet de serre.
Conclusion
Dans certains cas, la construction de logements autour de l'aéroport a été réalisée sans tenir compte de la pollution sonore. Par exemple, le gestionnaire de l'aéroport de Mont-Joli a indiqué qu'un cas de pollution majeure du lit d'eau avait été découvert.
Gérant d’aéroport
Nuisances sonores
Globalement, on constate que la gestion du bruit s'avère plus complexe en l'absence d'une gestion à long terme, comme c'est le cas au Québec. De cette manière, les autres acteurs responsables des nuisances sonores seraient impliqués de manière plus systématique et la responsabilité des aéroports serait ainsi réduite.
Qualité de l’air
Il semble exister peu d’informations sur les pratiques de taxi et leurs avantages pour les compagnies aériennes. Pour les aéroports appartenant au MTQ, c'est ce dernier qui achète et remplace les véhicules au besoin.
Gestion des eaux
Dans d'autres cas, une entreprise privée effectue des tests réguliers (deux fois par mois pour un aéroport et deux à trois fois par semaine pour un autre) pour déterminer la qualité de l'eau. Il semble que la majorité des aéroports qui effectuent des analyses de la qualité de l’eau ont connu par le passé des problèmes de contamination des eaux souterraines.
Faune et flore
En effet, le modèle de plan de gestion de la faune proposé actuellement permet aux gestionnaires d'aéroports de l'adapter à la réalité de leur environnement. La municipalité responsable du terrain à proximité de l'aéroport a sa part de responsabilité dans l'élaboration d'une politique responsable de gestion de la faune et de la flore.
Consommation d’énergie
La sensibilisation des gestionnaires d’aéroports à leur consommation énergétique est un élément à encourager. En effet, il peut être compliqué d’installer des panneaux solaires pour alimenter tout un aéroport.
Gestion des matières résiduelles
À cet égard, le directeur d'un des aéroports a déclaré qu'il ne dispose même pas de poubelles fournies par le MTQ. Il faut cependant souligner les mesures que pourrait prendre le directeur dans le cas où les entreprises présentes à l'aéroport ne traiteraient pas les déchets avec respect.
Entreposage des produits pétroliers, des produits chimiques et des
Tous les directeurs d'aéroport ont élaboré un plan d'action en cas de fuite ou de déversement. De cette manière, les gestionnaires d'aéroport pourraient facilement contrôler la bonne gestion du stockage du pétrole et des produits chimiques.
Activités hivernales
Enfin, la dernière considération lors de l’utilisation du glycol est de prendre en compte l’environnement aéroportuaire. Nous recommandons donc de créer sur l'enceinte de l'aéroport un espace réservé au dégivrage.
Approvisionnements
Les entretiens menés auprès des directeurs d'aéroports ont permis d'évoquer certaines problématiques concernant le processus de sélection des fournisseurs. Contrairement aux directeurs d'aéroports québécois, les directeurs norvégiens orientent leurs choix vers des produits écologiquement responsables.
Santé et sécurité au travail
Il est essentiel de garantir que tous les aéroports disposent d’un plan de gestion des incendies, d’une formation et d’exercices. La quatrième, basée sur l'étude empirique menée auprès d'une trentaine de répondants, a identifié les principaux problèmes de développement durable dans le transport aérien au Québec et a proposé plusieurs solutions.
Intégrer des objectifs et des actions concernant
La première a mis en lumière la diversité et la complexité des enjeux de développement durable dans le transport aérien en général. Cette priorité devrait tenir compte à la fois des enjeux de développement durable dans le transport aérien, du contexte institutionnel (notamment la réglementation et les politiques du gouvernement du Québec), des meilleures pratiques observées ailleurs et des résultats d'entrevues menées auprès des principaux intervenants au Québec.
Prendre en compte le transport aérien dans les
Dans ce contexte, le MTQ, en collaboration avec des experts dans ce domaine, pourrait orchestrer la création et la mise en œuvre d'une politique de développement durable dans les aéroports du Québec. Dans ce contexte, les activités de formation sont essentielles à la mise en œuvre des mesures de développement durable.
Fixer des normes environnementales applicables
Établir un programme d’infrastructures pour aider les
Il est cependant plus que probable que de telles normes rencontreront des résistances dans les aéroports et seront perçues comme trop restrictives, inadaptées à la taille des aéroports et surtout trop coûteuses. Compte tenu de l'importance socio-économique des aéroports et de la gravité des enjeux de développement durable soulevés dans cette étude, il serait nécessaire de planifier un programme d'infrastructures pour contribuer au financement de certains projets environnementaux.
Informer les dirigeants des aéroports et des
Concevoir et publier un guide ou un manuel de
Il permettrait également de cartographier les connaissances et les bonnes pratiques dans ce domaine lors de sa conception et de sa mise à jour. Le transfert de ces savoirs locaux aux jeunes générations est essentiel, tout comme le développement de nouveaux savoirs et de nouvelles pratiques en matière de développement durable.
Inciter les aéroports qui en ont les moyens à établir
Pour avoir la légitimité nécessaire à cela, le guide doit être élaboré le plus possible en collaboration avec différents intervenants ou avoir reçu leur approbation : MTQ, MDDEFP, associations aéroportuaires et aéronautiques, etc. Dans ce contexte, l'implantation de ce type de systèmes s'inscrit dans une logique d'autorégulation, dans le sens où elle offre en principe la possibilité d'assurer une prise en compte assez systématique des principaux enjeux environnementaux et des réglementations en la matière. possibilité de vérification externe à travers un processus de certification basé sur des audits externes.
Définir une politique de développement durable
Cependant, le développement d'une formation sur mesure sera facilité par l'élaboration d'un guide sur le développement durable (recommandation 4) et d'audits pertinents (recommandation 6). Le MTQ devrait jouer un rôle de premier plan dans le développement et l'intégration de ce type de formation en développement durable.
Définir clairement la répartition des rôles et des
Nommer un responsable ou un coordonnateur
Si le ministère entend accepter, en totalité ou en partie, les recommandations proposées dans ce rapport, il est clair qu'un travail de coordination considérable devra être mis en œuvre. En l'absence d'un coordonnateur désigné au MTQ, il semble peu probable que les mesures nécessaires pour intégrer le développement durable au transport aérien soient mises en œuvre ou fassent l'objet d'un suivi adéquat.
Renforcer la formation des intervenants, en
Établir un tableau de bord avec des indicateurs de
Les indicateurs les plus importants devraient faire l'objet d'un tableau de bord utilisé par les gestionnaires d'aéroports pour suivre régulièrement les enjeux clés du développement durable et communiquer les résultats au MTQ. Le MTQ devrait donner aux gestionnaires d'aéroports des cibles précises à atteindre, voire des normes claires à respecter, et intégrer ces cibles et normes dans le tableau de bord ainsi que dans les plans d'action de développement stables.
Créer des communautés de pratiques et des
Toutefois, comme indiqué aux chapitres 3 et 4, il serait pertinent de créer des comités de développement durable réunissant des représentants des différents aéroports. À l’instar des comités intra-organisationnels pour le développement durable, ces communautés de pratique virtuelles favoriseront l’apprentissage et l’intégration de ces enjeux dans les aéroports.
Améliorer la collaboration, la communication et
Des spécialistes du développement durable du MTQ, d'Environnement Canada et/ou du MDDEFP ainsi que des représentants d'associations professionnelles telles que le CAQ pourraient jouer un rôle de leadership et de coordination dans la création de ces communautés de pratique et/ou comités de développement durable. : création d'un site internet. pour des échanges, convocation d'intervenants, animation de réunions ponctuelles, etc. De manière générale, l'adoption de la recommandation 11 devrait améliorer les volets « partenariat et coopération intergouvernementale » et « accès au savoir » de la Stratégie de développement durable 2009-2013 du MTQ (MTQ, 2012).
Améliorer la communication avec le public et les
Consulté le 5 septembre 2012 sur http://abclocal.go.com/kabc/story?section=news/local/los_angeles&id=8093168 ACI AMÉRIQUE DU NORD. Consulté le 5 septembre 2012 sur http://www.lyonaeroports.com/fre/Accueil/Le-Groupe-Aeroports-de-Lyon/Nos-engagements/Developpement-durable;%20http://www.yvr.ca/ et /community-environment.aspx.