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Le label Bio et la stratégie RSE des entreprises tunisiennes

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Academic year: 2023

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Les défenseurs de la décroissance suggèrent d’interdire tout comportement susceptible de nuire au capital naturel. L'agriculture biologique serait donc une réponse plausible traduisant un engagement en faveur du DD impliquant une stratégie de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) à adopter par les différents acteurs de la filière. Le caractère volontaire associé à la mise en œuvre d’actions et de pratiques en matière de RSE.

Triple Bottom Line » d'Elkington (Acquéreur, 2008) qui interroge l'entreprise sur la cohérence de ses pratiques et de son modèle stratégique avec les valeurs de développement durable, considérées comme l'expression macroéconomique de la RSE. Le degré de volontarisme s'entend par la pro-activité de l'entreprise en termes de recherche d'informations sur le problème environnemental ainsi que sur l'origine de la démarche environnementale (crise, opportunité ou problème). Nékhili-Ghozzi (2009) privilégie à son tour l’aspect social de la RSE et attire l’attention sur l’orientation opérationnelle de la Gestion des Ressources Humaines (GRH) dans les entreprises tunisiennes qui mettent parfois en œuvre des pratiques liées à la RSE, sans toutefois s’inscrire dans une vision stratégique.

Ces problématiques issues de la revue de la littérature sont susceptibles de soulever la question de l’existence ou non d’un lien systématique entre le label BIO et la RSE. La volonté d’être labellisé est-elle l’expression d’une stratégie intégrale et intégratrice de toutes les dimensions de la RSE ou d’un simple argument commercial ?

Les stratégies de RSE

Davis, 1973 La RSE fait référence à la prise en compte par l'entreprise de questions qui vont au-delà des obligations économiques, techniques et juridiques étroites et aux réponses de l'entreprise à ces questions […] Cela signifie que la responsabilité sociale commence là où s'arrête la loi. Wood, 1991 Le sens de la responsabilité sociale ne peut être compris qu'à travers l'interaction de trois principes : la légitimité, la responsabilité publique et la discrétion managériale, principes qui découlent de la distinction de trois niveaux d'analyse, institutionnel, organisationnel et individuel. Même s'il n'existe pas de consensus sur la définition du concept de RSE, cela ne l'empêche pas d'être très prometteur en termes d'évolution des standards des entreprises, qui passent d'une vision classique dominée par la recherche du gain financier à une vision de durable qui intègre également. aspects sociaux et environnementaux (Martinet et Reynaud, 2004).

Des études menées dans le cadre des travaux de la Commission européenne (citées dans Gendre-Aegerter, 2008) montrent que plusieurs raisons peuvent expliquer la mise en œuvre de stratégies RSE par les entreprises. Par exemple, ces études « montrent que les entreprises adoptent un comportement socialement responsable en allant au-delà des exigences légales, et qu'elles choisissent cette approche volontaire parce qu'elles estiment que c'est dans leur intérêt à long terme. Ce raisonnement à long terme inclut la définition de stratégies intégrales, dans le sens où ce changement de paradigme affecte toutes ses fonctions, et intégratives dans le sens où elles prennent en compte les trois dimensions économique, sociale et environnementale.

Nous retenons dans notre recherche celle d'Acquier qui ne se limite pas à identifier les différents choix stratégiques de l'entreprise en matière de RSE, mais prend également en compte les sources possibles de justification de ce choix issues de la société. À mesure qu’un champ d’action se standardise et se stabilise, les pratiques associées tendent à passer du registre des figures libres à celui des figures imposées. La première stratégie, qualifiée de « business versus company », concerne les entreprises aux activités controversées, qui sont généralement ciblées en raison des impacts négatifs qu'elles ont tant sur le plan environnemental que social (armes, tabac, élevage intensif, etc.).

Une autre stratégie, qualifiée de « greenwashing et dissonance », concerne les entreprises qui veulent briller sur l'axe des chiffres libres, tout en étant interrogées sur leurs chiffres imposés. Cela s'applique aux entreprises qui démontrent un engagement en faveur de la responsabilité sociale des entreprises, mais qui ne respectent pas certaines normes ou règles dans leur secteur. Même si, selon Gendron et al. 2004) « les mesures volontaires et les réglementations sont les deux faces d'une même médaille (…) les premières seront d'autant plus efficaces que les secondes sont strictes », elles sont nécessaires, mais pas suffisantes pour exprimer en termes le véritable engagement du travail de l'entreprise de responsabilité sociale des entreprises et surtout de permettre une exploitation optimale des opportunités d'innovation existantes dans l'espace des numéros gratuits.

Ils performent aussi bien dans les figures libres que imposées, dans le sens où non seulement ils respectent la loi, mais aussi innovent en développant des actions qui vont au-delà des réglementations et des normes.

Tableau 1 : Quelques définitions de la RSE
Tableau 1 : Quelques définitions de la RSE

Méthodologie

Dans cet article, nous utilisons le cadre théorique d'Acquier (2008) et découvrons la situation à partir de données secondaires pour formuler des hypothèses qui guideront la recherche dans la deuxième phase (rectangles verts dans la figure 1). Afin de déterminer la situation dans le domaine de l'agriculture biologique en Tunisie, nous avons utilisé trois études réalisées entre 2002 et 2008. Conformément aux objectifs de notre recherche, nous utiliserons les données, informations et connaissances d'une part pour confirmer ou réfuter notre hypothèse initiale : les institutions étatiques tunisiennes perçoivent davantage la culture biologique comme une nouvelle niche prometteuse et une recherche d'avantage concurrentiel, puis définissent les hypothèses de travail que nous utiliserons pour créer notre questionnaire d'expert.

Figure 1 : Démarche de la recherche
Figure 1 : Démarche de la recherche

Perception de la culture BIO par les institutions tunisiennes

  • L’Etude de positionnement stratégique de la branche agro-alimentaire (2002)
  • L’étude de d’Instauration du Label BIO et
  • L’étude du positionnement stratégique de la branche agro-alimentaire biologique (2009)
  • Analyse de la situation

La création d'un label BIO et retour sur le positionnement des produits tunisiens en actualisation de l'étude précédente. Lorsque l’association des labels sociaux et équitables avec le label BIO est recommandée aux opérateurs BIO tunisiens dans la partie orientation stratégique de l’étude (p. 80), cela ne se fait pas dans une perspective RSE, mais à des fins commerciales : « Les consommateurs BIO du monde entier sont globalement sensibles aux valeurs prônées par ces labels. Il vise à établir un état des lieux de la filière des produits végétaux biologiques en Tunisie.

Dans sa méthodologie, il évoque le recueil d'informations auprès des entreprises du secteur et se montre plutôt rassurant sur l'engagement des producteurs en faveur de l'agriculture biologique : « Le nombre d'experts en agriculture biologique est encore faible en Tunisie. De plus en plus de producteurs biologiques sont profondément convaincus de la perspective qu'offre la nature même de ces produits » (p. 29). Certes, tous les producteurs bio tunisiens ne produisent pas dans le seul but d'obtenir les aides existantes, et en revanche, la plupart, à l'exception des secteurs des dattes et de l'huile d'olive, semblent ignorer les opportunités commerciales du marché. européenne » (p. 84).

L'ANCSEP (Agence Nationale de Contrôle Sanitaire de l'Environnement et des Produits) et l'ANPE (Agence Nationale de Protection de l'Environnement) peuvent être associées à la rédaction de messages liés à 1) la santé, 2) la protection de l'environnement. L'hypothèse 3 est la suivante : Les acteurs du milieu tunisien (consommateurs, associations, salariés, etc.) sont peu sensibles aux principes du DD, donc les opérateurs du secteur sont amenés à s'orienter davantage vers le marché étranger. Dans aucune des trois études que nous avons examinées, nous n'avons détecté le lien souvent évoqué dans la littérature entre la nouvelle conscience écologique, ou la peur des effets des OGM sur la santé, qui est à l'origine de la modification des comportements d'achat.

Le Bio est réduit à un slogan publicitaire, et la coopération des deux structures chargées de la préservation de l'environnement et de la sécurité alimentaire n'est qu'un outil et un conseil au niveau de l'élaboration du message publicitaire en faveur du BIO. De ce fait, le choix du bio n’est plus une mode, mais de plus en plus une soupape de sécurité face à la complexité toujours croissante de la chaîne alimentaire et de la traçabilité alimentaire. Ainsi, si l'on se place un peu plus haut que le processus et dans la perspective d'une stratégie intégrée et globale, sur le plan macroéconomique, le consommateur et l'opérateur sont indissociables et au centre des préoccupations, qu'ils soient locaux, touristes. ou des étrangers. étant donné que le produit est conçu et fabriqué selon la même éthique.

Ce n'est qu'une fois le cahier des charges signé que l'exploitant est tenu de respecter les termes strictement techniques de la réglementation.

Conclusion

Vers une stratégie intégrale et intégratrice des dimensions RSE dans les entreprises tunisiennes labellisées bio. Cette recherche étant encore dans la première phase d'investigation, elle présente certaines limites dues principalement au fait qu'elle ne fournit pas de connaissances des différents opérateurs du secteur BIO concernant la question posée. L'analyse documentaire nous a certes permis d'avoir un premier niveau de réponses, mais le caractère global des études consultées ne nous a pas permis de découvrir les spécificités qui pouvaient exister entre les différents produits biologiques et surtout entre les différents opérateurs impliqués. agriculteurs, transformateurs, distributeurs…) qui n'adoptent pas forcément la même stratégie RSE.

Nous ne prétendons pas avoir accédé à toutes les études publiées, mais nos premières recherches de terrain et nos visites sur les sites Internet des institutions impliquées nous ont conduits à ces trois études. Les sites Internet ne sont pas souvent mis à jour et les documents PDF originaux sont souvent indisponibles, ce qui ne facilite pas le travail des chercheurs. Conscients de cette limite, lors de nos entretiens avec les experts nous tenterons de compléter notre base documentaire dans un souci d'exhaustivité et de validité de nos résultats.

Figure 2 : Les hypothèses émises
Figure 2 : Les hypothèses émises

Bibliographie

Vers une stratégie intégrale et intégratrice des dimensions RSE dans les entreprises tunisiennes labellisées bio. 2008), Suivi stratégique pour démarrer le processus. Centre de publications universitaires (Tunis), 301 P. 2009), « Crise du capitalisme financier : développement durable, paradigme de la relance de la politique des entreprises », Actes des Assises du développement durable : approche transdisciplinaire, Hammamet. 2008), « Le développement durable, vecteur et produit d'un renouveau du management et du management stratégique : un cadre théorique intégrateur », Management International, hiver, 12.2, pp.

Entreprise, finance et stratégie durables », Revue française de gestion, Vol. 2006), « L'émergence du développement durable dans l'arène organisationnelle : les dynamiques de compromis dans la recherche de cohérence », Revue Gestion 2000, p.

Figure

Tableau 1 : Quelques définitions de la RSE
Tableau 2 : Stratégies d’entreprise en matière de RSE/DD  Figures libres
Figure 1 : Démarche de la recherche
Figure 2 : Les hypothèses émises

Referencias

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