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CES MUSICIENS INCONNUS
Entre l’oubli et l’évitement
PRATIQUES
Ainsi, une publication aussi importante que l'Encyclopédie de la musique au Canada ne consacre que quelques lignes aux musiciens militaires avant 1760, et cela sur une base documentaire très mince7. Lanctôt, professeur d'histoire à l'Université d'Ottawa, publie à son tour d'importants documents sur les troupes de la Nouvelle-France10.
Ethnologie historique
Il s'agit de l'ethnologie historique, qui aborde des sujets liés à un ou plusieurs secteurs de l'histoire, mais à une époque ou dans une section de l'axe chronologique. Ce qui la distingue de l’histoire actuelle est qu’elle constitue plutôt une approche qu’un champ particulier de la discipline historique, qui ne fait évidemment pas appel à l’enquête auprès des informateurs et s’appuie rarement sur la tradition orale (sauf dans certains cas de préservation écrite de cette tradition).
Des musiciens de métier
ESPACES
Le gouverneur général de la Nouvelle-France représente la puissance métropolitaine et assure la protection de la colonie contre les attaques des Anglais et les invasions des Amérindiens hostiles. Il est le chef militaire et rend compte uniquement au ministre de la Marine.
Le milieu humain
Avec l'entrée de la Maison de Dieu qui surplombe ce lieu de rassemblement, l'Église se place au centre des échanges, tout en étant témoin du tumulte de ces manifestations temporelles39. Entre autres bruits, on peut remarquer le bruit des soldats tirant avec des armes légères, qui est régulièrement utilisé pour marquer la cérémonie de certains événements publics qui ont lieu dans le centre de la ville.
Un rôle insoupçonné
Diana donne l'alarme à la garnison et Retreat dit aux soldats qu'ils doivent retourner dans leurs quartiers pour la nuit. En supposant que la musique militaire ne soit qu'une partie du bruit militaire, nous pourrons juger de l'utilité du tambour dans la sonorisation de l'armée, c'est-à-dire de l'État, et juger de sa position symbolique dans l'espace, les sons du ville.
Ritualité et pouvoir
L'expression sonore dans les rituels de paix à la fin du Moyen Âge » dans Hypothèses 1997, Paris, Publications de la Sorbonne, 1998, p. L'analyse de Michèle Fogel sur la vente aux enchères de Paris se concentre sur le contrôle de l'espace public et son utilisation comme intermédiaire d'information par le pouvoir.
Approche
On s'interroge alors sur la place qu'occupait le musicien militaire dans la vente aux enchères des ordonnances, l'un des rouages essentiels de la vie sociale en Nouvelle-France. Cependant, dans le cas de la vente aux enchères d'ordonnances, sa description (chapitre 7), puis son analyse (chapitre 8) montreront comment ce fait culturel, malgré sa forme simple, ne fait pas partie d'une structure rituelle plus complexe. pas.
Provenance des données
La contribution la plus importante vient de La vie musicale en Nouvelle-France de Gallat-Morin et Pinson. Les dossiers du Prévôt du Québec (ANQ, TL1) contiennent de nombreuses mentions de l'encan de tambours.
Limites de l’ouvrage
Dans la dernière partie portant sur le rituel de l'information, notre travail s'appuiera sur un corpus de documents issus de l'activité judiciaire du Canada, soit des trois gouvernements de Québec, de Montréal et de Trois-Rivières, où habite la majorité des habitants de la Nouvelle-France. Nous sommes à Québec, capitale de la Nouvelle-France, ville aux nombreux clochers, gardée par plusieurs batteries de canons.
Plan de l’ouvrage et démarche
En revanche, même si la vente aux enchères rurale inclut également le peuple rassemblé, nous ne traiterons pas ce cas car il nécessiterait une étude particulière en raison de sa forme rituelle distincte et de ses différents acteurs. , en tant que capitaine de la milice paroissiale et son tambour. L’opposition entre clergé et État se révèle ainsi par la description de la manière dont les deux pouvoirs occupent l’espace sonore.
PRATIQUES DES MUSICIENS
MILITAIRES
LES MUSICIENS MILITAIRES FRANÇAIS
Origines et parcours de la musique militaire en France
Les Croisades auraient donc conduit à l’introduction des tambours et des cymbales en Occident et préparé un réveil de la musique militaire. Nous conclurons ce bref historique en citant Michel Brenet qui résume magnifiquement l'évolution de la musique militaire.
Les musiciens militaires de la Nouvelle-France
Voyons qui sont ces musiciens d'harmonie, qui deviendront des musiciens d'apparat dans le contexte de la Nouvelle-France. N'appartenant pas aux rangs officiels des compagnies navales, il ne répond donc pas au critère principal permettant de le qualifier de musicien de ligne, ni de musicien d'orchestre puisqu'il joue seul.
Ceux qui sont venus en Nouvelle-France
François LE MERCIER, « Relation avec ce qui s'est passé dans la mission des pères de la Compagnie de Jésus, en terre de Nouvelle-France à partir de l'été 1652. Pierre-François-Xavier de CHARLEVOIX, Histoire et description générale de la Nouvelle-France, Volume 1, Paris, chez Rollin fils, 1744, p. Cet envoi de troupes par le Département de la Guerre, en l'occurrence embauchées, ne se reproduira qu'en 1755.
LES PRATIQUES
DES MUSICIENS DE LIGNE
Le tambour
État des provisions, munitions et biens nécessaires à la subsistance et à l'habillement des troupes de la garnison de l'Isle Royale (1752), Colonies, C11B, vol. Plusieurs tailles de tambour ont-elles été utilisées dans le Corps des Marines ? État des provisions, munitions et biens nécessaires à la subsistance et à l'habillement des troupes de la garnison de l'Isle Royale (1757), Colonies, C11B, vol.
Le fifre
Dans ces conditions, les fifres fournis au Ministère de la Marine continuent de rencontrer plusieurs problèmes. Un parallèle peut être établi avec la grande popularité de la flûte dans les écoles secondaires du Québec. Le bec gratuit dont il dispose permet à un jeune homme ayant déjà joué de la flûte à bec ou du flageolet de s'inscrire au fifre et de percevoir un salaire de musicien supérieur à celui d'un soldat.
DES MUSICIENS D’APPARAT
Le hautbois
Ces faits nous confirment que Maupeou n'était pas capitaine d'une compagnie libre de la marine lorsqu'il débarqua à Québec. Lettre du gouverneur de Frontenac au ministre, 11 novembre 1692 dans Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour Québec, Ls-A. Marcelle BENOIT, Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Fayard, 1992, p.
Le trompette
Rappelons que les trompettes ont progressivement disparu de la Nouvelle-France dans la seconde moitié du XVIIe siècle. N'oubliez pas que le soldat qui joue de la trompette doit immédiatement obéir aux ordres du commandant. Samuel de CHAMPLAIN, Les voyages du Nouvel Ouest de la France, dictant le Canada, réalisé par Sr.
TRANSPOSÉS EN AMÉRIQUE
Mode de vie et système d’usages
Après avoir été sélectionnés dans l'entreprise, ils ont appris l'instrument sur le tas, par l'observation et l'imitation. Blandine BRIL, « Apprentissage et culture » dans Denis CHEVALLIER [dir.], Savoir-faire et pouvoir de transmettre, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 1991, p. Les deux musiciens de la famille des bois ont plus d'espace pour bouger.
Facteurs de changement et réponse
Dès 1636, des sources attestent de l'impact quotidien de Diane dans les murs de Québec14. Si l’on insiste, c’est parce que les peaux de chèvre ou de parchemin se cassent trop facilement. Si par exemple le beau temps sec revient pendant la nuit et qu'il n'a pas pris cette précaution, la peau va certainement éclater25.
LES MUSICIENS MILITAIRES DANS L’ESPACE SONORE,
SOCIAL ET RITUEL
LE TAMBOUR, LE CANON ET LES CLOCHES
Les deux pouvoirs
Devenue église paroissiale en 1664, Mons. de Laval la désigne comme cathédrale et entreprend en 1675 de la faire reconstruire pour qu'elle soit digne de sa nouvelle fonction3. Chacun des pouvoirs doit s'affirmer à travers l'usage de l'espace urbain (emplacement de construction, place publique adjacente) qui indique son importance dans la vie collective. Cependant, la coexistence des deux « pouvoirs » ne se limite pas à l’occupation physique des terrains de la capitale.
Le monde sonore en Nouvelle-France
Cette densité sonore urbaine dans laquelle évolue le tambour nous a incité à approfondir l'analyse du paysage sonore de la ville coloniale. Les exemples produits dans ce chapitre sont souvent le résultat d'une sélection parmi plusieurs faits sonores de même nature, mais peuvent aussi être des échantillons uniques en raison de la multitude de sources à étudier pour identifier des cas analogues. De même, l’ordre chronologique et l’exhaustivité historique ne sont pas les principaux objectifs de ce chapitre.
Le paysage sonore de la capitale
Populaires en France à l'époque de la Fronde (vers 1650), ces distiques satiriques s'adressaient généralement au pouvoir en place. Un autre type de défilé est préparé pour l'arrivée des nouveaux dirigeants de la colonie, qu'ils soient gouverneur ou évêque, et les accompagne du quai jusqu'à l'église. Les cloches paroissiales sonnent les messes, les péages et les trois Angelus de la journée30, tandis que les cloches ne sonnent plus.
Volume sonore et Bruit sacré
Aux moments importants de la vie de la capitale, les cloches des autres églises et chapelles rejoignent celles de la cathédrale. Outre les célébrations collectives, ces sonneries générales marquent les moments forts de la vie de l'Église. Lorsque tous les habitants de la capitale sont touchés, l’armée étend son influence dans la ville.
Les trois niveaux de l’espace sonore de la capitale
De la rue on passe à un troisième niveau qui est celui de la ville dans son ensemble. Rappelons que dans le cas de Québec, même si elle est la capitale de la Nouvelle-France, il faudrait plutôt parler de ville. Il n’est pas certain que les habitants de la ville entendront tous l’explosion des armes légères ou la musique militaire.
Le combat du sonore
Cela permet aussi à la hiérarchie militaire de rappeler qu'elle est l'un des fondements de la société coloniale en participant au « concert de canons et de cloches » dont parlent les Ursulines dans leurs annales44. On sous-entend donc aussi que Mgr de Laval est inattendu, et qu'il demandera au gouverneur d'Argenson de ne pas entrer dans l'église avec sa suite armée et bruyante à Pâques, le dimanche qu'il a choisi pour lui présenter personnellement le pain bénit. On se souvient qu'en novembre 1645, la cloche de l'église paroissiale de Québec fut remplacée pour la première fois par une plus grande et cela en 1656.
De la musique militaire au bruit militaire
Le bruit des canons, rappelant la présence des troupes du roi, indique sa présence lors d'événements importants de la vie collective de la population urbaine. Le son militaire est donc créé par des producteurs de son qui s'intéressent autant au bruit qu'à la musique. Il peut se manifester sous la forme de tambours militaires ou s’imposer sous la forme du bruit des armes légères et de l’artillerie lourde.
Place du musicien militaire dans l’espace sonore : les bons outils aux bons endroits
Le bruit de la détonation du canon est assez sourd et l'impact initial se fond presque dans le reste du bruit. Les sons qui le composent peuvent être placés sur les deuxième et troisième niveaux, que nous avons définis dans l'espace sonore de la capitale. Différents outils sonores sont utilisés en conséquence selon leur volume propre selon l'espace sonore et la démarcation des niveaux qui composent le paysage.