• No se han encontrado resultados

Mémoire du Regroupement des auberges du coeur du Québec

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2023

Share "Mémoire du Regroupement des auberges du coeur du Québec"

Copied!
50
0
0

Texto completo

Pratiques d'appartenance sociale dans les Auberges du cœur, Montréal : Regroupement des Auberges du cœur, p. Les Auberges du cœur travaillent auprès d'une proportion importante de jeunes ciblés par la future politique de jeunesse, soit ceux dont la transition vers l'autonomie présente des difficultés importantes. Les Auberges du cœur sont un lieu d'autonomisation, de participation et d'appartenance, où les jeunes acquièrent un nouveau sens à leur vie, à partir duquel ils créeront leur place dans la société.

Certaines Auberges du cœur ont également développé des volets complémentaires : appartements supervisés, sociétés d'insertion et plateformes de travail, accompagnement des étudiants, école de rue, ateliers pour parents, cuisines collectives, etc. Le Regroupement des Auberges du cœur du Québec est un lieu d'échange sur les réalités vécues par les jeunes, ainsi que de partage des pratiques développées par chacun d'eux.

DE SAINES HABITUDES DE VIE

Même si l’incidence reste élevée, nous constatons une baisse de la mortalité par suicide chez les jeunes (probablement grâce à la dernière stratégie jeunesse, que nous saluons). La situation s'est aggravée au cours de la dernière décennie suite aux réductions successives de ces services, qui se poursuivent. Ainsi, dans un avis7 publié en 2009, la Commission d'éthique, de science et de technologie (CEST) du gouvernement du Québec mettait en garde contre des risques potentiels pour les jeunes consommateurs.

7 Commission d'éthique des sciences et des technologies (2009), Médicaments psychotropes et usages améliorés : une perspective éthique, Gouvernement du Québec. 9 Dallaire, B., Gromaire P., McCubbin M., « Médecine et médication de la souffrance : le rôle des approches médicales et médicamenteuses pour répondre aux besoins des jeunes hébergés aux Auberges du cœur de Québec et de Chaudière-Appalaches », Revue canadienne Santé 14 Regroupement des Auberges du cœur du Québec. 10 Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale (2015), Impacts de six mesures réglementaires, en ligne.

On peut alors avoir du mal à comprendre la situation d’isolement vécue par tant de jeunes, et plus dramatiquement encore par ceux qualifiés de « jeunes en difficulté ». Cependant, l’établissement de liens significatifs et l’accès à un réseau personnel de soutien sont nécessaires à toute intégration sociale et développement personnel. Prévenir la violence, promouvoir l'égalité des sexes et adopter des comportements non violents sont des axes d'intervention auxquels les Auberges du cœur font référence auprès des jeunes résidents, notamment en situation problématique.

En matière de santé mentale et pour un meilleur contrôle du phénomène médicamenteux chez les jeunes. Approfondir les connaissances en lien notamment avec les médicaments psychotropes et que le ministre de la Santé et des Services sociaux confie à la Régie du médicament le mandat de dresser un portrait actuel des usages des médicaments psychotropes chez les jeunes et d'en suivre l'évolution dans le temps. Continuer à développer des activités de formation et de prévention de la violence, notamment à l’école.

UN MILIEU FAVORABLE À LA PERSÉVÉRANCE ET À LA RÉUSSITE

Trop de jeunes quittent l’école sans être en mesure de démontrer des compétences précieuses pour le marché du travail, notamment pour des emplois de qualité. C'est un être à part entière à qui l'on demande de se réduire au cadre, aux attentes et aux directives de l'école. L'école, ce n'est pas trop pour lui, il est trop pour l'école, qui ne sait que faire de cet excès d'être.

D’autres, qui vivent l’école comme une restriction imposée, sans signification particulière et souvent entrecoupée d’excitation, mèneront trop souvent cette restriction à son terme, l’absence. Ainsi, certaines Auberges du cœur disposent de conventions sur le transport scolaire ou le « prêt » d'enseignants ou de projets d'écoles de rue23, mais ces conventions sont encore très fragiles dans le contexte actuel, et surtout de telles initiatives doivent être largement développées. Il faut en priorité réparer ou renforcer moins la structure au-dessus de l'école (commission scolaire ou ministère) que son « ancrage » plus solide avec l'environnement, afin que les jeunes la reconnaissent davantage et s'identifient à son projet éducatif.

Les décrocheurs scolaires ou en voie de décrochage scolaire, ceux éloignés du milieu familial ou expulsés, en l'absence de droits sociaux et de soutien de l'État en raison de leur âge, sont rarement pris en charge par les services de protection de la jeunesse. (qui éviteront de toute façon la demande) et n'ayant pas accès au logement, se retrouvent dans le vide comme si on ne s'attendait pas à ce qu'ils existent. L'État devrait soutenir davantage les initiatives des organisations de la société civile, des organisations communautaires et des organisations de l'économie sociale, dans leurs projets d'alphabétisation scolaire et de rue, leurs plateformes de travail et leurs entreprises d'insertion. Développer les activités périscolaires (sportives, culturelles, etc.) et, plus largement, les activités de participation scolaire comme milieu de vie, en recherchant davantage leur contribution dans certaines directions liées à son animation.

Favoriser une meilleure intégration de l'école avec l'environnement en développant, par exemple, des activités « conjointes » qui permettent une meilleure connexion des élèves entre l'école et leur milieu résidentiel.

DES JEUNES PRÊTS POUR LE TRAVAIL, UNE ÉCONOMIE PRÊTE À LES

En fait, la plupart de ces jeunes cumulent différents éléments de désavantage24, une situation entraînant ou exacerbant l’autre. Soit ces jeunes, encore plus éloignés du marché du travail, ne parviennent pas à atteindre les objectifs du programme et connaissent ensuite de nouveaux échecs, soit ils sont exclus des programmes et orientés vers des filières de prise en charge psychosociale qui ne les mènent nulle part ailleurs que vers la marginalisation dans le cadre du étiquette « chômeurs ». Le sous-emploi de ces jeunes se caractérise par le manque de qualifications (éducation et formation) et l'accumulation de problèmes importants qui mettent en péril leur intégration sur le marché du travail.

Pour beaucoup de jeunes dans cette situation, il peut y avoir beaucoup de travail préalable à faire en amont ou en parallèle avant d'entrer sur le marché du travail ou même avant de reprendre les études : à cette étape « pré-emploi », on parle plutôt de développer l’autonomie et acquérir des compétences sociales. Lors de ces travaux, les jeunes sont impliqués dans la vie active de l'Auberge (interventions individuelles et collectives, activités communes, tâches assignées, etc.). Ainsi, ils apprennent à développer un grand nombre de compétences en termes de responsabilité, de coopération avec les autres, de développement de l'autonomie, etc.). Les compétences développées à ce stade de l'intervention permettent de construire une base sur laquelle peut se construire un projet de vie, où à la fin nous créons un réseau social, nous impliquons dans notre communauté, commençons à retourner aux études, à la formation professionnelle et/ ou trouver un emploi sont des objectifs réalisables.

Il doit également garantir que tout travail – y compris dans les secteurs de développement de l'emploi – garantit une évasion de la pauvreté telle que définie par le seuil de faible revenu fixé par Statistique Canada. Par ailleurs, on peut se demander si le MTESS peut à lui seul faire face aux défis propres à l'insertion professionnelle et sociale de ces jeunes, compte tenu du type d'expertise et des normes qui y existent. On peut effectivement croire que des ministères comme Les Services Sanitaires et Sociaux ont pu développer une meilleure compréhension de la situation de ces jeunes (sans abri, jeunes en difficulté, santé mentale, etc.) et de la dimension Éducation pour l'Éducation, notamment pour les jeunes issus de milieux défavorisés, et qu'ils pourraient être mieux outillés pour faire face à certains défis associés à ces situations.

Enfin, au moins pour un grand nombre et pour une durée variable, même l’entrée et plus encore le maintien dans l’emploi nécessitent un soutien continu.

UNE CITOYENNETÉ ACTIVE ET PLURIELLE

Ces nouveaux usages, avec lesquels la nouvelle génération est plus à l'aise et qu'elle ne cesse de réinventer, redéfinissent l'étendue de l'espace public et les formes de participation citoyenne. D’une manière ou d’une autre, nous devons inviter ceux qui sont au pouvoir à faire l’effort d’écouter la génération montante et de s’adapter aux nouvelles façons de faire. Ils sont également allés à la rencontre de la population à travers des kiosques situés dans un centre commercial.

De plus, les jeunes participent à la vie familiale et doivent accomplir certaines tâches (qui sont aussi des opportunités d'apprentissage) et des activités collectives. Pour les nouveaux arrivants, ce sont les connaissances de base de la société d’accueil qui doivent être incluses dans l’intervention. Dans un esprit d'ouverture et d'écoute, poursuivre les efforts visant à encourager la participation des jeunes à des formes plus traditionnelles de participation civique, telles que les élections et la participation aux partis politiques, aux syndicats et aux organisations de la société civile.

Promouvoir et soutenir la création d'espaces d'expression et d'expérimentation citoyenne où les jeunes peuvent développer et mettre en œuvre des projets sur une base égalitaire et démocratique. Au cours de la dernière décennie, on a souvent eu l'impression que le Québec se préparait à prendre sa retraite. Commission d'éthique des sciences et des technologies (2009), Médicaments psychotropes et usages étendus : une perspective éthique, Gouvernement du Québec.

Dallaire, B., Gromaire P., McCubbin M., « Médicalisation et médication des. souffrance : le rôle des approches médicales et des médicaments pour répondre aux besoins des jeunes hébergés aux Auberges du cœur de Québec et de Chaudière-Appalaches », Revue canadienne de santé mentale communautaire, vol. Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (2014), Politique de combat. Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale (2015), Impacts de six mesures réglementaires, en ligne.

Referencias

Documento similar

Les Promises, ce sont ces grandes Dames du Reich, belles et insouciantes, qui se réunissent chaque après-midi à l’hôtel Adlon de Berlin, pour bavarder et boire du Champagne, alors