Cette étude porte sur la participation de la population et la prise de décision dans le système de santé et de services sociaux du Québec. Il est très rare de lire ou d’entendre des commentaires positifs sur la participation du public au système de santé.
Les conditions de succ•s
Quelques arrangements pour le QuŽbecÊ?
Tout d’abord, nous devons remercier la direction du Conseil de la santé et du bien-être. Paulin Dumas, vice-président exécutif de la Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux du Québec.
INTRODUCTION Ñ UN ACQUIS MENACE
- Un enjeu permanent
- Les attentes dޕues
- La fragmentation de lÕidŽal participatif
- Trois fonctions de la participation
Il est clair que la participation du public a été un sujet majeur dans les débats sur l’organisation du système de santé pendant trois décennies. C'est au nom de la participation comme outil que l'expérience québécoise de participation des usagers a été critiquée.
LE DEFICIT DEMOCRATIQUE
- Participation dans les Žtablissements
- Participation rŽgionale et information
- Participation rŽgionale et appropriation
- ƒvaluation de la participation
En revanche, lorsque des membres extérieurs étaient « sélectionnés » dans le but exprès de fournir au conseil un point de vue qui reflétait la communauté (ou les communautés, dans le cas d'une ville comme Montréal), certaines fonctions de collaboration importantes étaient remplies. correctement. La restructuration a nécessité un ajustement assez fin entre les attentes de la population et les exigences d'un processus contrôlé par les autorités centrales sans être dirigées par elles. Cette préoccupation est tout à fait cohérente avec ce que nous savons de la fonction informationnelle associée à la participation du public.
Il est évidemment difficile de généraliser à ce sujet, compte tenu de l’abondance des ressources utilisées et des différences entre les régions. L'un des aspects les plus intéressants des échanges avec les responsables régionaux concerne la manière dont certains ont envisagé le recours à la participation publique pour gérer l'effet de la pression exercée en coulisses par les groupes les plus puissants. Pour être honnête, la réalité de la participation publique est plus souvent présentée sous l’angle des difficultés et des limites que sous l’angle des transformations utiles et nécessaires (TABLEAU 5).
Pour bien comprendre ces perceptions, il est probablement nécessaire de replacer toute la question de la participation régionale dans le cadre d'un autre débat, celui de la responsabilité des autorités régionales. Malgré toutes les difficultés liées à la sélection des membres, le fait qu'une majorité de laïcs aient été recrutés a permis une expression minime des sentiments de la population dans le processus de prise de décision, même à une époque où le processus de réforme était très rapide.
LES CONDITIONS DE SUCCES
Les techniques
C'est aussi pourquoi il n'est pas possible de parler de progrès dans les approches participatives. Dans un système démocratique, par exemple, le suffrage populaire est un moyen irremplaçable de créer chez les citoyens un sentiment de contrôle sur les choix collectifs, sentiment qui sous-tend le phénomène d’appropriation. On peut également souligner que la consultation reste le meilleur moyen de coordonner les positions et les intérêts et que toutes les approches qui permettent cela sont plus ou moins équivalentes.
35 Ce qui devient crucial dans cette perspective est de savoir combiner plusieurs approches, en fonction du calendrier, des ressources et des enjeux. Certaines approches sont coûteuses, surtout à grande échelle – c'est le cas des jurys et des panels de citoyens. Par conséquent, au-delà des contraintes politiques ou matérielles, la recherche d’une structure de gouvernance viable est peut-être le meilleur guide pour faire un choix entre des approches participatives.
Les administrateurs ont également besoin d’un lien politique concret et vivant avec le public qu’ils servent, quelle que soit la pression des groupes organisés. Enfin, le public doit apprendre à faire des choix difficiles, parfois même tragiques, dans des circonstances où tout n'est pas possible.
Les mod•les
Le manque d'information ou le manque d'intérêt des citoyens pour les questions d'intérêt public est avant tout un problème de gestion. Ni les administrateurs ni les élus, du moins a priori, ne disposent d’informations adéquates sur les besoins et les préférences de la population. Les membres du jury sont d’abord recrutés parmi la population considérée, représentant celle-ci statistiquement – comme un petit échantillon – ou symboliquement, comme un microcosme.
L'un des avantages reconnus de cette méthode est l'établissement d'une relation stable entre les citoyens participants et les décideurs ; Cette caractéristique permet aux premiers de maîtriser les codes nécessaires pour se faire entendre et aux seconds de tester leurs idées avant de les exposer à un débat public. L’essentiel est de comprendre que ces différentes approches ne produiraient pas les résultats souhaités s’il n’y avait pas déjà en arrière-plan un tissu dense de pratiques et d’institutions démocratiques. En d’autres termes, ces approches fonctionnent dans des systèmes où les responsables régionaux ou locaux estiment pouvoir prendre les décisions qui engagent la communauté elle-même, ce qui présuppose un certain degré de décentralisation efficace.
D’un autre côté, et ce n’est pas négligeable, toutes les approches participatives fonctionnent mieux dans des systèmes où existe un certain degré de confiance entre les citoyens, leurs représentants et les administrateurs publics. 37 fonctionnaires administratifs basés sur la population permettent aux élus d'adapter leurs choix aux préférences du public.
Les crit•res
Mais en même temps, il a besoin du climat qui crée ces caractéristiques particulières pour produire les résultats souhaités. Les experts et autres témoins auraient dû être choisis en fonction de leur capacité à communiquer avec les « profanes ». 39 Une fois de plus, nous constatons que la relation de confiance entre partenaires est un élément essentiel.
Les gestionnaires doivent avoir le sentiment que la décision finale est meilleure que ce sur quoi ils auraient autrement convenu, ce qui implique que la contribution des participants doit conduire à des résultats plus larges et généralement positifs. Les citoyens doivent avoir l’impression d’avoir été entendus et respectés, ce qui signifie que la décision finale doit avoir laissé une place à leurs analyses et suggestions, notamment en termes de valeurs et de goûts. La confiance est une condition nécessaire à la réussite d’une démarche car elle permet d’aller et venir entre réflexion et politique sans craindre d’être censuré pour un raisonnement trop hâtif ou un projet inachevé.
QUELS NOUVEAUX ARRANGEMENTS POUR LE QUEBEC?
'Lay Participation in Health-Care Decision-Making': A Conceptual Framework', Journal of Health Politics, Policy and Law, vol. 'Planning Cells': A Gate to 'Fractal' Mediation', door O Renn, T Webler, P Wiedelmann, Fairness and Competence in Citizen Participation: Evaluating Models for Environmental Discourse, Boston, Kluwer Academic Press, 1995, p. ‘De rol van de burger in de besluitvorming in de gezondheidszorg’, Hamilton, McMaster University, Center for Health Economics and Policy Analysis, Working Paper series, 1993, 40 p.
ÇÊThe Accountability Dimension for Nonprofit Hospitals and Health SystemsÊÈ, Health Care Management Review p. ÇÊThe Optimal Balance of Centralized and Decentralized ManagementÊÈ, In Critical Challenges for Health Care Reform in Europe, 308-324. ÇÊStrengthening Citizen Participation: Panel Designs, Perspectives, and Policy FormationÊÈ, Journal of Policy Analysis and Management p.
ÇÊAn Overview of Citizen Participation in Health Planning: Lessons Learned from the LiteratureÊÈ, National Civic Review p. ÇÊA The need for a discourse on citizen participation: aims and structure of the book.ÊÈ dans RENN, O., WEBLER T.
ANNEXEÊ1Ê: METHODOLOGIE
LÕanalyse qualitative
La revue de la littŽrature
Les entrevues
- Comment les participants furent-ils choisis?
- Sur quoi portait lÕentrevue?
Ces entretiens ont été enregistrés avec la permission des informateurs, avec une déclaration selon laquelle les commentaires resteraient confidentiels. Les entretiens ont ensuite été retranscrits dans leur intégralité afin que les chercheurs puissent analyser les réponses, souvent longues.
LÕanalyse des donnŽes qualitatives
- Les avantages
- NVivo
(51 comment les décisions sont prises sur la manière d'impliquer les citoyens, quelles méthodes fonctionnent ou ne fonctionnent pas, et comment ces décisions affectent les futurs processus de consultation). Pour ce faire, la version verbatim de chaque entretien a été codée à l'aide du logiciel d'analyse de données qualitatives, QSR NVivo. L’un des premiers avantages que vous réaliserez est que l’utilisation d’un logiciel accélère considérablement les tâches d’analyse. Deuxièmement, un logiciel peut permettre d’effectuer des analyses qui ne peuvent pas être effectuées manuellement.
É] Les logiciels peuvent également vous aider à garantir la cohérence et l'exhaustivité.Ê[É] Enfin, les logiciels permettent de suivre de nombreuses facettes des données de manière cohérente. Mémorisation : Rédaction de commentaires réfléchis sur certains aspects des données comme base pour une analyse plus approfondie. Pour gérer, organiser, analyser et relier les données qualitatives collectées lors des entretiens, nous avons utilisé le logiciel QSR NVivo.
Ce logiciel vous permet de contenir et de gérer toutes les données d'un projet d'analyse de données qualitatives de manière intégrée. B Obstacles, limites et obstacles à la consultation publique W Pourquoi mener une consultation publique ?
ANNEXE 2Ê: LISTE DES INFORMATEURS
ANNEXE 2Ê: LISTE DES INFORMATEURS (SUITE)
ANNEXE 3Ê: LEXIQUE DES TECHNIQUES
- Les Žlections
- Le sondage dÕopinion publique Ð par tŽlŽphone ou par la poste (Public opinion survey)
- Les audiences publiques (Public hearing)
- Les rŽfŽrendums
- Les confŽrences de consensus (Consensus conferences)
- Les groupes de discussion (Focus groups)
- Les sondages dŽlibŽratifs (Deliberative polling)
- Les panels de citoyens (CitizensÕ panels)
- Les jurys de citoyens (CitizensÕ juries)
- La planification communautaire (Community planning)
- Les cellules de planification (Planning cells)
- TŽlŽvote
Cette méthode nous permet de découvrir comment les électeurs discutent des problèmes et envisagent les politiques dans une perspective de réflexion et d'information limitées. 7) Sondages délibératifs. Le panel de citoyens se compose généralement de douze à vingt citoyens sélectionnés par un groupe de parties prenantes pour représenter la population. Bien que la composition des panels de citoyens varie, ils sont normalement constitués d'échantillons statistiquement représentatifs des citoyens d'une région donnée.
Le jury citoyen est généralement chargé d'enquêter sur une affaire par un organisme habilité à donner suite aux recommandations du jury. L’objectif est donc de permettre à un petit groupe de citoyens d’explorer en détail certains aspects des politiques et de formuler des recommandations pour leur évolution. Le jury citoyen est en réalité un mécanisme informel d'enquête sur les questions politiques et n'a aucun pouvoir réel.
De nombreuses personnes font un parallèle, même s'il existe certaines différences, entre les jurys civils et leurs homologues judiciaires, car dans les deux cas, il est possible d'entendre les arguments, les témoignages et les preuves avant le début de l'audience. se retirer pour délibérer sur un verdict. Enfin, malgré la similitude de leurs noms, le jury citoyen et le panel citoyen ne doivent pas être confondus.