Le Conseil Permanent de la Jeunesse (CPJ) est la seule instance gouvernementale dirigée par des jeunes. Le Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) a plaidé à plusieurs reprises en faveur d'une véritable politique de jeunesse.
Les principes et les valeurs qui doivent fonder la politique
Les orientations des politiques jeunesse devraient donc viser à lever ces obstacles à l'exercice de la citoyenneté et à doter les jeunes des outils dont ils ont besoin pour participer pleinement à la société québécoise. Dans ce chapitre, le thème de la première orientation nous semble très significatif : la politique jeunesse doit inclure le Québec dans une « culture de la relève ».
Une vision horizontale et à long terme
Enfin, nous souhaitons souligner que les partenaires de la société civile seront encouragés à collaborer à la politique de jeunesse, même si celle-ci s'adresse plus spécifiquement au gouvernement. En bref, le CPJ considère que la politique de jeunesse est le principal instrument d'intervention dont le but est
Considérations générales
Après avoir fait une brève présentation de sa vision d'une politique de jeunesse, le conseil analyse maintenant les orientations données dans le document de consultation proposé par le gouvernement. Pour faciliter la lecture de la section ci-dessous, les domaines d'intervention proposés par le gouvernement sont reproduits en petites majuscules et sont suivis des commentaires et améliorations suggérés par le CPJ.
Engager la société dans une culture de la relève
Il faut alors se demander pourquoi « une ouverture maximale » est exigée des jeunes et non de l’ensemble de la population. Soulignons ici qu'une très grande partie de la jeune génération a grandi dans un Québec majoritaire.
Mettre en place les conditions favorables au développement de la personne
La politique de jeunesse doit veiller à ce que les écoles disposent des ressources nécessaires pour assurer la qualité de l'enseignement proposé, ouvrir l'école sur l'extérieur et en faire un véritable cadre de vie. Enfin, la diversification des parcours éducatifs doit aller au-delà de la reconnaissance des acquis, elle doit également offrir des parcours éducatifs aux jeunes sur le marché du travail. 24 Le droit de voter pour les représentants étudiants aux conseils des écoles secondaires faisait également partie du consensus lors du Sommet Québec et jeunesse.
LE LOISIR AU sens large peut devenir un moyen privilégié de prévention et de développement de la personne dans ses dimensions physique, intellectuelle, artistique et sociale, ainsi qu'un outil prometteur qui favorise les liens interculturels. C'EST EN CONSIDÉRANT CES MOMENTS PRIVILÉGIÉS DE FORMATION DE LA PERSONNALITÉ QUE CES ÉTAPES DE LA VIE CONSTITUENT. Le Conseil souhaite ici confirmer l'importance de la prise en compte des adolescents, à partir de 12 ans, dans le cadre de la politique de jeunesse, notamment dans ce volet.
AMÉLIORER LE SUIVI DES DIFFÉRENTES MESURES DE PROMOTION DE LA SANTÉ, DE PRÉVENTION ET DE TRAITEMENT DES PROBLÈMES. Pour ce faire, la politique jeunesse doit comprendre des engagements clairs quant à la présence de ressources suffisantes dans les écoles, dans le système de protection de la jeunesse et les CLSC ainsi que dans les organismes communautaires. Le CPJ considère l'approche des jeunes familles dans le cadre de la politique de jeunesse comme une bonne chose.
Préparer la vie professionnelle
Le volet sur la formation professionnelle et technique devrait traiter de l'offre de stages comme moyen de formation. Le Conseil trouve intéressant d'encourager la création d'emplois dans le secteur de l'économie sociale. Par ailleurs, le Conseil est d'avis que l'État devrait encourager la création d'opportunités d'emploi de qualité pour les jeunes dans tous les secteurs économiques, et pas seulement dans l'économie sociale.
Les jeunes qui choisissent la voie de l’entrepreneuriat, qu’il soit traditionnel ou collectif, devraient bénéficier d’un accompagnement adéquat. L'avant-projet de politique de jeunesse est particulièrement timide quant à la précarité de l'emploi que connaissent les jeunes. Pour trop de jeunes travailleurs, l’exercice de la citoyenneté est donc difficile en raison de la précarité de l’emploi.
S'efforcer de réduire la précarité de l'emploi des jeunes en combinant les efforts de l'État, des employeurs et des syndicats dans la négociation collective et dans toutes les pratiques de gestion. Le gouvernement devrait apporter un soutien à la formation combiné à un soutien financier à tous les jeunes exclus du marché du travail, y compris les bénéficiaires de l'assurance-emploi, de l'aide à l'emploi et les jeunes sans contrôle. L’État et tous les employeurs devraient s’efforcer de réduire la précarité de l’emploi des jeunes et de leur assurer une meilleure protection sociale, notamment en adaptant la législation du travail pour mieux protéger les travailleurs atypiques.
Un secrétariat à la jeunesse renouvelé : une question de coordination
Le mandat et les fonctions du secrétariat à la jeunesse renouvelé
Ce secrétariat, chargé entre autres de la mise en œuvre de la politique de jeunesse, doit avoir la capacité de coordonner les activités gouvernementales touchant la jeunesse. En raison de l'importante tâche d'harmonisation, le Conseil permanent de la jeunesse suggère que les répondants soient de hauts fonctionnaires (comme un vice-ministre). Toujours dans une perspective horizontale, le plan d'action devrait être élaboré par le Secrétariat à la Jeunesse, en coopération et consultation avec les ministères et les organisations au cours de l'année suivant l'adoption de la politique de jeunesse.
Le Secrétariat pourra ainsi assurer la cohérence entre les objectifs politiques et les actions jeunesse des ministères et organisations. Ce plan, qui sera valable pour une période de trois ans, consistera en un ensemble de programmes et d'objectifs pour atteindre les objectifs de la politique de jeunesse. Il analysera différentes mesures en faveur des jeunes sur la base d'un réseau développé à partir d'objectifs politiques et d'objectifs de plans d'action.
En outre, le secrétariat renouvelé publiera des rapports d'évaluation sur les programmes des ministères et des organisations qui ont un impact sur les jeunes, conformément aux dispositions de la politique de jeunesse. Toujours dans un souci de cohérence, le secrétariat jeunesse renouvelé examinera les projets de lois, règlements et politiques ainsi que toute décision pouvant avoir un impact sur les jeunes à la lumière des dispositions de la politique. Notez également que les ressources disponibles pour le sommet québécois et la jeunesse pour la même année sont de l'ordre d'env.
Coordination interministérielle et analyse des décisions d’un point de vue jeunesse Outre les améliorations d’ordre administratif apportées au Secrétariat à la jeunesse, le Conseil
Le conseil propose également que le secrétariat de la jeunesse renouvelé fasse office de soutien technique au comité ministériel. Selon le conseil, la création d'un comité ministériel permanent sur la jeunesse témoignera de la volonté du gouvernement de donner constamment la priorité à la jeunesse dans les décisions gouvernementales. En effet, le CPJ estime que les décisions gouvernementales devraient être évaluées par les décideurs politiques en fonction de leur impact sur les jeunes.
Le gouvernement veillera donc à ce que les jeunes soient pris en compte et à ce que la jeunesse demeure une priorité, en dehors des grands événements comme le Sommet de Québec et de la jeunesse. KBJ demande que les instructions soumises au Conseil des ministres comportent un volet sur les implications d'une décision sur les jeunes et les générations futures. Sachant qu'ils devront rendre compte des répercussions escomptées, le ministère et le ministre présentant un projet seront certainement préoccupés par la jeunesse, par le développement de l'instrument.
Le secrétariat pourra accompagner les ministres concernés pour mieux mesurer les conséquences de la décision pour les jeunes. De même, l'avis du secrétariat de la jeunesse remanié et de son comité consultatif devrait être soumis avant qu'une décision susceptible d'affecter les jeunes ne soit soumise au gouvernement. Dans de tels cas, les ministères ou organismes gouvernementaux doivent communiquer les informations pertinentes à l'exercice de leurs fonctions au Secrétariat à la jeunesse remanié.
La mise à jour de la politique jeunesse
Premièrement, cela permettrait aux acteurs politiques de prendre conscience des impacts d’une décision sur les jeunes, dès le moment où elle est prise. Mais, a fortiori, la clause d'impact permettra de considérer les jeunes dès le début d'un projet. Le Secrétariat doit également valider la section clause d'impact des résumés avant leur soumission au Conseil des Ministres.
Cela facilitera le travail du ministre dans l'évaluation des conséquences pour les jeunes avant sa présentation.
Mécanisme de concertation jeunesse
Coordination et concertation jeunesse régionale
Mais cette politique doit également avoir un impact concret auprès des administrations régionales et locales, ainsi qu’auprès des partenaires socio-économiques.
Coordination jeunesse et place des jeunes dans les instances décisionnelles U NE COORDINATION RÉGIONALE JEUNESSE
Concertation jeunesse régionale : Les forums jeunesse régionaux
Par ailleurs, des représentants des forums régionaux de la jeunesse siégeront au comité de suivi de la politique de jeunesse évoqué plus haut dans cette déclaration. Ce comité, composé de représentants de la jeunesse, suivra et mettra en œuvre la politique jeunesse et les plans d'action jeunesse. Le Conseil Permanent de la Jeunesse estime qu'il est impératif de se doter d'un instrument d'intervention efficace pour améliorer les conditions de vie des jeunes.
Il estime qu'une politique de jeunesse adaptée aux besoins des jeunes et ayant une réelle portée est un outil essentiel pour promouvoir le développement de la jeune génération. KBJ attire donc l'attention sur certains aspects qu'elle considère essentiels pour le succès de l'élaboration, de la mise en œuvre et de l'évaluation d'une politique. En effet, le succès de la politique dépend largement de la nature du mécanisme de suivi.
Le Conseil permanent de la jeunesse considère qu'il est essentiel que la politique de jeunesse lève certains obstacles structurels liés à l'exercice de la citoyenneté des jeunes, tels que le décrochage scolaire, la précarité de l'emploi, la pauvreté, l'exclusion et l'exode des jeunes. La jeunesse est plus qu’une simple étape de la vie, elle constitue un moteur de changement, une force vive dans la société. Le Conseil permanent de la jeunesse fonde de grands espoirs sur une politique de jeunesse et ne se contentera pas d'une version "cosmétique".
Une politique de jeunesse vise la pleine participation des jeunes, dans toute leur diversité, à la société civile. Pour une politique globale de la jeunesse, le Livre Vert du CJEF a été élaboré dans le cadre de l'année internationale de la jeunesse et présenté à l'occasion de la première rencontre de la communauté des jeunes de Wallonie et de Bruxelles, 1985.