L'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) est un syndicat constitué comme personne morale en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels1. Sa mission comprend deux volets, soit la promotion et l'avancement de la pratique pharmaceutique, qui s'appuie sur les initiatives et les résultats innovants des membres, et la défense et la promotion des intérêts professionnels et financiers des membres auprès des autorités compétentes. Le projet de loi (PL) n° 312 souligne la volonté du ministre de la Santé et des Services sociaux de faciliter l'accès de la population québécoise aux soins et services de santé.
Les pharmaciens de santé sont à l’avant-garde de la pratique pharmaceutique à bien des égards. Ils contribuent à améliorer la sécurité et l'efficacité du traitement médicamenteux des patients, notamment lorsqu'il est complexe ou très complexe (oncologie, soins intensifs, cardiologie et autres médicaments) ou lorsque les patients sont particulièrement vulnérables au traitement médicamenteux (par exemple personnes âgées, patients polypathologiques). ou problèmes psychologiques). Notons également que le CMDP doit s'assurer de la compétence des médecins, dentistes et pharmaciens en plus de la qualité des actions réalisées par ces professionnels de la santé.
EXERCICE DE LA PHARMACIE EN ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ
- Formation universitaire
- Cinq axes de pratique
- Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens
- Équipe interdisciplinaire et accès aux données cliniques
- Statut des établissements publics de santé
Enfin, les questions de gestion et professionnelles font partie intégrante des activités de tous les pharmaciens d'établissement, en plus d'être au cœur de la fonction des gestionnaires de pharmacie (chefs, directeurs adjoints et adjoints). L'article 189 de la Loi sur la santé et les services sociaux définit le rôle du chef de service de pharmacie. Il stipule qu'il est responsable de la gestion des ressources humaines, financières et matérielles du ministère.
Vous trouverez en annexe 1 des explications plus complètes sur chacun des domaines d’exercice de la pharmacie en établissement de santé. Le pharmacien institutionnel, par sa connaissance approfondie des traitements médicamenteux, forme ainsi un groupe de professionnels qui jouent un rôle déterminant dans l'utilisation optimale des médicaments dans le réseau de santé. Il permet également à l’équipe soignante d’avoir un portrait plus complet de l’état des patients suivis par le pharmacien hospitalier.
CADRE LÉGAL ET RÉGLEMENTAIRE
Projet de loi N O 90
Les prescriptions collectives dans les établissements de santé permettent aux pharmaciens d'initier et d'ajuster la pharmacothérapie dans un cadre défini par les prescripteurs, c'est-à-dire les médecins issus d'équipes pluridisciplinaires. Développer des prescriptions collectives dans les établissements de santé est une véritable prouesse en soi (voir annexes 3, 4 et 5) et ces prescriptions peuvent devenir extrêmement difficiles à créer, à tenir à jour et à gérer. Selon les établissements, elle peut également nécessiter l'approbation des commissions de la Direction des Soins Infirmiers (DSI) et de la Direction des Services Professionnels (DSP).
9 Loi modifiant le Code des professions et d'autres dispositions légales dans le domaine des soins de santé, Projet de loi n° 90 (condamné), 2e session, 36e législature. En matière de pharmacothérapie, cette démarche dépend presque entièrement des pharmaciens d'établissement, qui sont très souvent rédacteurs ou réviseurs d'ordonnances collectives. Il a fallu les convaincre de la nécessité absolue que ces arrêtés soient conformes au cadre légal avant que des dizaines d'arrêtés collectifs ne soient élaborés et adoptés dans les milieux de soins.
Projet de loi N O 41
Ces démarches nombreuses et lourdes constituent un véritable obstacle à l'exercice des activités professionnelles, en plus de mobiliser inutilement des ressources dont la rareté est reconnue dans le réseau de la santé. En effet, les prescriptions collectives sont venues réguler une pratique introduite spontanément des années auparavant, dans un mouvement de coopération entre médecins et pharmaciens. Aujourd'hui, seul un petit nombre de services de pharmacie ont réalisé les activités résultant du PL 41, compte tenu de la charge de travail que représente la révision de l'ensemble des ordonnances totales que les pharmacies doivent utiliser.
Il est plus simple de conserver les prescriptions groupées telles qu'elles étaient avant le PL 41 que de les retravailler pour qu'elles ne concernent que l'introduction des médicaments, et il est également nécessaire d'établir un modèle de régulation de l'ajustement des médicaments différent de celui prévu par le PL 41. La lourdeur qui en résulte, associée aux prescriptions en gros, continue de ralentir considérablement les opérations des pharmaciens et de réduire le temps qui pourrait être consacré aux activités cliniques avec les patients.
PROJET DE LOI N O 31 ARTICLE PAR ARTICLE
Article 2 (modification de l’article 17 de la Loi sur la pharmacie )
C’est un pas dans la bonne direction, mais cela ne va pas assez loin. Surtout dans les établissements de santé où l'équipe soignante travaille en étroite collaboration, le pharmacien doit être capable d'intervenir de manière autonome auprès d'un patient pour débuter, ajuster ou arrêter une médication en exerçant son expertise et son jugement clinique et sans avoir à demander une consultation au préalable. par un médecin prescripteur. Cette approche permettra de réduire les délais d'intervention, de favoriser le bien-être des patients et de rationaliser le fonctionnement du réseau de santé.
Les pharmaciens institutionnels souhaitent agir de manière proactive afin que leur expertise soit mise au service d'un plus grand nombre de patients. Pour ce faire, il est important de les affranchir des lourds mécanismes qui leur sont imposés, qu'il s'agisse d'une commande individuelle ou collective ou de la nécessité d'être demandé à être consulté. Dans les CHSLD par exemple, où les ressources médicales et infirmières sont limitées, une entente de collaboration peut permettre au pharmacien de prendre en charge les patients nouvellement admis, d'évaluer l'ensemble du régime médicamenteux, de prescrire à nouveau le médicament approprié (sous .. http://publications. saskatchewan.ca /#/products/806.prescription ou en vente libre) en recourant à une expertise médicale lorsque l'état du patient le justifie et qu'une évaluation médicale est requise.
Un projet pilote est actuellement en cours dans le réseau de la santé (Projet d'évaluation de la personnalisation des soins [soins infirmiers, médecine et pharmacie] en soins de longue durée [SLD] - [PEPS], au CIUSSS de la Capitale-Nationale13,14) et est produisant des résultats très intéressants, tant en termes d'amélioration de la pharmacothérapie et du confort des résidents que de réduction de la morbidité, sans compter l'effet mobilisateur de cette mesure sur l'équipe infirmière et les efficacités créées pour le réseau. Afin de réaliser le projet PEPS, le Service pharmaceutique du CIUSSS de la Capitale-Nationale a dû préparer et accepter une dizaine d'ordonnances collectives. Le pharmacien d'un établissement médical peut prescrire des médicaments et autres substances dans le cadre de l'accord de coopération, s'il y est autorisé par la réglementation adoptée sur le fondement du point b du premier alinéa de l'article 19 de la loi sur la santé.
De plus, compte tenu de l’automatisation du circuit des médicaments et du calibrage requis des robots, une liste de médicaments plus large engendrera des coûts importants liés au stockage et à la gestion de ces nombreux médicaments ainsi que des coûts de main d’œuvre. Par souci d'efficacité, les listes de médicaments sont donc restreintes et les règles de substitution (adoptées par le CMDP) s'appliquent lorsque cela est approprié et lorsqu'aucun risque ne menace la sécurité des patients. 10° prescrire et interpréter des analyses de laboratoire ou d'autres tests aux fins du suivi d'une pharmacothérapie.
Cet ajout au projet de loi actuel sera très utile dans le contexte des établissements de santé.
Articles 4 et 5
Article 6
Les pharmaciens mettent constamment en œuvre des mesures pour optimiser l’usage des médicaments et améliorer leur performance. Aujourd'hui, le tandem formé par le médecin et le pharmacien d'officine ainsi que la relation de plus en plus étroite entre le pharmacien d'officine et les autres prescriptions se traduisent concrètement par une meilleure utilisation des médicaments. En particulier, l'inclusion dans le projet de loi d'une disposition permettant au pharmacien d'entreprise de prescrire des médicaments dans le cadre d'accords de collaboration rédigés de manière simple nous semble être la voie privilégiée.
Les patients seront les grands gagnants d'une telle approche, car ils pourront bénéficier plus facilement de l'expertise du pharmacien hospitalier. Les soins pharmaceutiques font référence à un processus qui comprend l'évaluation des besoins, l'établissement d'un plan intégrant les objectifs convenus avec le patient et le suivi de ce plan. Toutes les activités exercées par un pharmacien ou une personne sous sa responsabilité pour soutenir le processus de soins pharmaceutiques.
Ensemble des activités réalisées par le pharmacien en pharmacie pour le compte de l'établissement ou de ses usagers dans le but de transférer des connaissances, de faciliter l'acquisition de compétences et de participer au développement des compétences. Toutes les activités exercées par un pharmacien pour le compte de l'établissement ou de ses usagers dans le but de contribuer à l'avancement de la profession et au développement des connaissances dans le domaine de la pharmacothérapie ou de l'usage des médicaments. La recherche clinique se concentre sur la physiopathologie, l'étiologie, le diagnostic ou le traitement des maladies chez l'homme dans le but d'améliorer le pronostic des individus affectés.
La recherche épidémiologique se concentre sur l'apparition, la fréquence et la répartition d'une observation, telle qu'une maladie ou l'apparition d'effets secondaires. Ensemble des activités réalisées par un pharmacien pour le compte de l'entreprise ou de ses utilisateurs afin de s'assurer que l'organisation du travail et les ressources disponibles soutiennent la délivrance des soins et services pharmaceutiques. Dans le cadre de ses activités de gestion, le pharmacien doit s'assurer que l'organisation pharmaceutique respecte ses obligations légales et professionnelles, que le cycle du médicament est efficace et sécuritaire, que ses espaces et ses outils de travail répondent aux besoins et permettent de délivrer des soins de qualité et sécuritaires. Et services. .
Pour cela, il doit planifier, organiser et évaluer le travail et les ressources financières, humaines et matérielles nécessaires à la prestation des soins et des services pharmaceutiques. Le pharmacien doit également contribuer à la prestation de soins optimaux et sécuritaires grâce à ses connaissances professionnelles et à ses interactions avec les autres professionnels de la santé. Élaboration d'un règlement d'usage d'un médicament, d'un protocole, d'un guide clinique ou pratique ou d'une prescription sommaire.
Schéma tiré de l'annexe III du document suivant : Centre intégré de santé et de services sociaux Laval, Comité d'orientation et de pertinence des outils cliniques (COPOC). Formulaire tiré de l'Annexe I du document suivant : Centre intégré et de services sociaux de Laval, Comité d'orientation et de pertinence des outils cliniques (COPOC).