Un portrait de la situation actuelle de la qualité de l'eau du fleuve et des tributaires du lac Saint-Pierre est également dressé à partir des données récentes 2012-2014. La qualité générale de l'eau mesurée à l'embouchure des tributaires du lac Saint-Pierre varie de satisfaisante à très mauvaise. Liste des stations d'échantillonnage de la qualité de l'eau de la rivière, en amont et en aval du lac Saint-Pierre et des tributaires directs du lac.
La gravité des problèmes de qualité de l'eau aux stations fluviales et tributaires du lac Saint-Pierre est révélée par la fréquence et l'amplitude moyenne des dépassements de certains critères de qualité et de certaines valeurs repères.
Caractéristiques physiques
Il vise également à fournir un portrait à jour de la qualité de l'eau de tous les affluents sur la base des données de 2012 à 2014. De manière générale, le territoire des bassins tributaires de la rive sud du lac est dominé par 44,7 % de milieu forestier et 41 % de milieu agricole (Figure 2). Ainsi, les basses terres occupent une plus grande superficie du territoire de la côte sud, la part du bassin versant consacrée à l'agriculture y est nettement plus importante.
Au plan hydrologique, le débit annuel moyen des cours d'eau sous l'influence de la superficie de leur bassin versant montre bien le débit des tributaires de la rive nord du lac Saint-Pierre.
Pressions anthropiques
Milieu urbain
1 : Nombre de communes situées en tout ou partie dans les limites du bassin versant. Source : Ministère des Affaires Communales, des Régions et de l'Occupation du Territoire (MAMROT), Direction de la Géomatique et des Statistiques (2013).
Milieu industriel
Source : Ministère des Communes, des Régions et de l'Agriculture (MAMROT, 2013) Pressions anthropiques1.
Milieu agricole
Provenance des données
Tributaires étudiés
Analyses de laboratoire
Analyse des données
Statistiques descriptives
Évolution temporelle 1979-2014
L'application EGRET permet d'illustrer l'évolution temporelle des valeurs de concentrations estimées et des charges annuelles brutes pondérées par le flux des variables d'intérêt. Il permet également le calcul et la comparaison de différents taux de changement de concentrations et de charges pour des intervalles de temps d'intérêt. Il utilise le test WRTDS Bootstrap pour déterminer la probabilité d’une augmentation ou d’une diminution des concentrations et des charges (annexe 8).
La procédure EGRETci permet d'imposer un intervalle de confiance de 90 sur la courbe, qui illustre l'évolution des concentrations et des charges pondérées par le débit.
Portrait récent 2012-2014
Étant donné que les valeurs estimées du début et de la fin de la série chronologique sont moins précises en raison de l'algorithme de calcul qui utilise des fenêtres d'observation prédéfinies pour les composantes temporelles, saisonnières et de débit, les taux de variation des concentrations et des charges sont calculés pour la période 30. (période de 1981 à 2012, ainsi que trois périodes de 10 ans et 2001-2012). C'est également la période de l'année où le traitement des eaux usées municipales est maximisé grâce à l'élimination du phosphore. Des chiffres montrant la fréquence et l'amplitude moyenne des concentrations dépassant des critères de qualité ou des valeurs standards permettent de comparer les performances de tous les cours d'eau avec un critère ou une valeur standard en même temps (Annexe 5) ou d'illustrer les performances du même gare. pour tous les critères et valeurs standards (Annexe 6).
Pour faciliter l'analyse et l'interprétation des résultats, les diagrammes de fréquence et d'amplitude moyennes des dépassements des critères d'une rivière ont été couplés à une figure illustrant l'utilisation du territoire de son bassin versant (Annexe 6).
Évolution temporelle 1979-2014
Phosphore total
En revanche, le calcul de la charge annuelle moyenne est influencé par le débit et reflétera mieux les conditions de la rivière les jours de débit élevé. L'évolution temporelle des concentrations de phosphore total dans la rivière Yamaska, estimées pour chaque saison et pour trois niveaux de débit (percentiles 10, 50 et 90), illustre bien cette situation (annexe 12). Les fortes concentrations de phosphore dans la rivière Yamaska s'accompagnent habituellement de débits élevés en toutes saisons sauf l'été.
D'une part, cette réduction importante provient de la réduction des contributions combinées des sources municipales localisées.
Nitrates-nitrites
Matières en suspension (MES)
Portrait récent 2012-2014
- Qualité générale (IQBP 6 )
- Phosphore total
- Azote total, nitrates-nitrites et azote ammoniacal
- Matières en suspension (MES)
- Chlorophylle a totale
- Coliformes fécaux
24 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre le changement climatique (figure 7). Les concentrations d'azote total dans les affluents de la rive sud sont particulièrement élevées dans les affluents de la rivière Nicolet et de la rivière Yamaska (figure 10a) pour lesquels des dépassements de la valeur standard de 1,0 mg N/L ont été observés dans 39 %, respectivement. et plus de 72% des échantillons analysés (figure 10b). Une proportion importante des concentrations de MES dans les affluents de la rive nord dépassent la valeur standard de 13 mg/L (figure 12a).
La Petite rivière du Loup se démarque de la rivière du Loup avec des dépassements atteignant 17 % des mesures prises.
Charges moyennes annuelles 2009-2012
Les taux les plus bas observés pour les rivières Saint-François, Maskinongé et Loup se rapprochent de la valeur médiane de 0,27 kg/ha rapportée par Gangbazo et Babin (2000) pour les bassins versants forestiers du Québec. Utilisant l'approche de Gangbazo et Babin (2000), il a évalué l'importance relative des sources de phosphore de chaque affluent du lac Saint-Pierre à partir des données de la période 2009-2012 (tableau 10). Une contribution des sources ponctuelles communales a ensuite été calculée à partir des données de suivi des ouvrages municipaux d'assainissement des eaux (SOMAE) du MAMOT pour obtenir la contribution moyenne des stations d'épuration des eaux usées au cours de la période 2009-2012.
Enfin, la contribution diffuse des sources anthropiques a été évaluée en soustrayant de la charge totale calculée à l'embouchure de chaque affluent, les contributions urbaines et industrielles occasionnelles, ainsi que la contribution des sources naturelles.
Évolution temporelle
Phosphore total
Le Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF), adopté en 1988, et les programmes subséquents, comme le Programme d'aide aux investissements agroenvironnementaux (PAIA), adopté en 1997, et le soutien financier de Prime-Vert, lancé au printemps 1999, ont tous permis stockage étanche des déjections animales. L'amélioration progressive des pratiques liées à la valorisation des déjections animales et à la fertilisation des cultures au cours des années 1990, notamment après l'entrée en vigueur du Règlement pour la réduction de la pollution d'origine agricole (RRPOA) en 1997, a rendu possible cette réduction progressive. apports provenant de ressources agricoles diffuses. Les effets cumulés des interventions sanitaires agricoles visant à réduire les pollutions diffuses, à travers l’utilisation généralisée des PAEF et l’atteinte progressive d’équilibres en phosphore, ne se sont réellement fait sentir qu’à partir de la période 2001-2012.
Pour plusieurs bassins versants agricoles, l’amélioration de la qualité de l’eau demandera plus de temps, car la réduction de la pression sur les milieux aquatiques nécessitera la mise en œuvre de PAB pour permettre une réduction du niveau élevé de fertilité des sols, qui reflète les effets des pratiques de fertilisation passées.
Azote des nitrates-nitrites
42 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre le changement climatique agricole, lié au stockage inadéquat des fumiers, a également été visé très tôt par la réglementation adoptée en 1981, à savoir le Règlement relatif à la prévention de la pollution des eaux par les établissements de production animale ( RPPEEPA) ), en vue de réduire les problèmes aigus de certains bassins versants, notamment ceux des rivières Yamaska, L'Assomption et Chaudière. Dans le cas des bassins versants des rivières Yamaska, Nicolet et Maskinongé, qui ont vu très tôt une grande partie de leurs eaux usées traitées par l'installation de plusieurs usines de traitement entre 1981 et 1990, une part importante de l'augmentation des nitrates provenant des eaux municipales traitées effluent. Selon le bassin versant et l'importance relative des sources ponctuelles et diffuses présentes, l'augmentation des nitrates est liée à la nitrification des eaux usées municipales, au fur et à mesure de l'installation de stations d'épuration et, dans plusieurs cas, à l'augmentation de la proportion de cultures annuelles. observée dans les filières agricoles.
La réduction observée au cours de la période 2001-2012 reflète clairement l’effet cumulatif des interventions d’assainissement agricole qui ont d’abord ciblé les sources ponctuelles, à partir de 1988, avec un stockage amélioré du fumier dans le cadre du PAAGF, puis diffusent les sources d’azote avec la mise en œuvre progressive des PAEF.
Matières en suspension (MES)
Cette différence suggère que l'augmentation des concentrations est davantage attribuable aux apports des sources ponctuelles associées à la mise en service de 30 usines de traitement entre 1981 et 1990 qu'aux apports des sources diffuses. 44 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques la réalité des bassins versants des rivières Richelieu et Saint-François, qui comptent un grand nombre de municipalités et d'usines de traitement des eaux usées. Dans le cas de la rivière Bayonne, l'augmentation significative des charges est principalement liée aux apports des sources diffuses.
Dans le cas de la rivière Yamaska, la plus grande réduction des charges par rapport aux concentrations est ce qui indique que la réduction est davantage liée aux apports des sources diffuses.
Tributaires de la rive nord
- Rivière La Chaloupe
- Rivière Bayonne
- Rivière Chicot
- Rivière Maskinongé
- Rivière du Loup et Petite rivière du Loup
- Petite rivière Yamachiche
- Rivière Yamachiche
- Tributaires orphelins de la rive nord
Les données récentes de la période de l'annexe 3) montrent que la qualité globale de la rivière Bayonne est médiocre. Les dernières données 2012-2014 démontrent que la qualité globale de la rivière Chicot est médiocre, principalement en raison des concentrations élevées de phosphore et de MES (annexe 3). La densité animale du bassin de la rivière Loup était de 1,4 unités animales par hectare cultivé en 2008 (OBVRLY, 2014).
La qualité globale de l'eau de la rivière Yamachiche, évaluée à l'aide des données de 2012 à 2014, est médiocre (annexe 3).
Tributaires de la rive sud
Rivière Richelieu
Rivière Yamaska
Rivière Saint-François
48 Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques est limité à 25 % des terres cultivées, reflétant le faible pourcentage du territoire du bassin situé dans les basses terres du Saint-Laurent. La bonne qualité globale de l'eau se reflète dans les faibles pourcentages de dépassement des critères de qualité et des valeurs standards (Annexes 4.1 et 4.3). Le bassin fluvial Saint-François compte environ 300 000 habitants répartis sur 85 communes.
La bonne qualité bactériologique de l'eau (Annexe 4.6) montre les effets positifs des efforts déployés dans le cadre des programmes d'assainissement pour réduire les sources ponctuelles de pollution d'origine urbaine et industrielle.
Rivière Nicolet Sud-Ouest
Au total, 67 stations d'épuration purifient désormais les eaux usées de 54 des 55 communes disposant d'un réseau d'assainissement.
Rivière Nicolet
Tributaires orphelins de la rive sud
MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (MDDELCC), 2014. 108 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 9.1 Rivière Richelieu à Sorel (suite). 110 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 9.2 Rivière Yamaska (suite à Yamaska).
114 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 9.3 Rivière Saint-François à Pierreville (suite). 120 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 9.5 Rivière Nicolet, à Sainte-Monique (suite). 122 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, annexe 9.6 Rivière Bayonne, à Berthierville suite).
128 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 9.8 Rivière du Loup, à Louiseville (suite). 132 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 10.1 Rivière Richelieu à Sorel (suite). 138 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 10.3 Rivière Saint-François à Pierreville (suite).
144 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 10.5 Rivière Nicolet à Sainte-Monique (suite). 148 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 10.6 Rivière Bayonne à Berthierville (suite). 158 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 11.1 Rivière Richelieu à Sorel (suite).
160 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte contre les changements climatiques Annexe 11.2 Rivière Yamaska, dans Yamaskasuite). 164 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 11.3 Rivière Saint-François à Pierreville (suite). 172 Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Annexe 11.6 Rivière Bayonne à Berthierville (suite).