André Delorme, ministère de la Santé et des Services sociaux Mme. Manon Duhamel, ministère de la Santé et des Services sociaux Valérie Émond, Institut national de santé publique du Québec Ga. Marie-Josée Fleury, Institut universitaire en santé mentale Douglas G. Mathieu Gagné , Institut national de santé publique du Québec Ga. Johanne Labbé, ministère de la Santé et des Services sociaux Mme. Céline Plante, Institut national de santé publique du Québec m.
LES SOURCES D’INFORMATION ET LA SÉLECTION DES INDICATEURS
La production se caractérise non seulement par les volumes de soins et services dispensés en santé mentale, mais aussi par leur optimisation en fonction des ressources investies. Le résultat comprend également des services collectifs pour la promotion, la prévention, le dépistage, la vaccination et le suivi de l’état de santé mentale.
LES CALCULS DE BALISAGE
LES LIMITES DE L’ANALYSE
L'analyse des indicateurs présente également des limites en termes de méthode et d'interprétation, reflétant la complexité du système de soins et de services et la difficulté de refléter les enjeux qui y sont liés. Des enquêtes de terrain complémentaires et la participation des acteurs concernés au processus d'analyse des résultats sont généralement plus appropriées pour expliquer les contradictions observées ou pour vérifier les hypothèses formulées lors de l'analyse des données disponibles.
COMPARAISONS INTERNATIONALES
ÉTAT DE SANTÉ MENTALE
ADAPTATION
PRODUCTION
Pour chacun des indicateurs, les définitions, les sources utilisées et les paramètres de calcul du référentiel d'excellence sont disponibles sur le site Internet du commissaire à la santé et au bien-être (www.csbe.gouv.qc.ca). La balise est la moyenne des résultats du meilleur tiers de la distribution des données, à quelques exceptions près.
COMPARAISONS
INTERPROVINCIALES
Ce dernier indicateur est également celui qui a la part d’atteindre le référentiel le plus bas en matière de santé mentale, c’est-à-dire 57,0. Par contre, le Québec se classe troisième pour le nombre de consommations excessives d'alcool4 et atteint pratiquement la référence (92,9 %) avec 20,7 % de la population déclarant une telle consommation. Cela place donc le Québec au 7e rang pour cet indicateur avec 44,5 % atteignant la référence.
Ces données doivent être interprétées avec prudence, car la définition de ce qui est inclus dans le secteur de la santé mentale peut varier d'une autorité à l'autre. Finalement, la réponse aux besoins des citoyens semble bonne, si l'on en croit le deuxième rang au Québec pour le pourcentage de la population ayant déclaré des besoins non comblés en matière de santé mentale. C'est précisément dans la production qu'on observe la plus grande variabilité dans les proportions d'atteinte de la norme québécoise, qui combine des résultats très favorables avec d'autres, plus défavorables.
Par ailleurs, on constate peu de différences significatives dans les données québécoises par rapport à l'ensemble du Canada quant à la proportion de la population ayant utilisé au moins une ressource à des fins de santé mentale ou consulté d'autres professionnels de la santé (sauf médecin généraliste, psychologue et psychiatre) pour des raisons de santé mentale. Cet objectif. En termes de productivité, le Québec atteint une durée moyenne de séjour pour les hospitalisations en santé mentale dans les hôpitaux généraux (23,9 jours) supérieure à celle de l'ensemble du Canada (18,3 jours), le classant au 8e rang avec 54,4 % d'atteignants ce point. On constate cependant un résultat inverse en termes de durée moyenne de séjour pour les hospitalisations en santé mentale dans les hôpitaux psychiatriques : elle est de 50,0 jours au Québec, comparativement à 81,0 dans l'ensemble du Canada.
La proportion ajustée de la population diagnostiquée avec un trouble de l'humeur tel que la dépression, le trouble bipolaire, la manie ou Proportion de la population ayant consulté d'autres professionnels de santé (hors médecin généraliste, psychologue et psychiatre) au sujet de leur santé mentale, en %, 2002.
COMPARAISONS INTERRÉGIONALES
Les régions de Laval, des Laurentides, de la Montérégie et de l'Outaouais sont les seules à présenter des proportions inférieures à celles de l'ensemble du Québec pour les indicateurs de défavorisation sociale et matérielle. Le plus grand nombre de psychiatres pour 100 000 habitants se retrouve dans les régions de la Capitale-Nationale et de Montréal, avec respectivement 18,8 et 19,3. Dans le secteur de la santé mentale, 95,5 et 78,3 infirmières exercent pour 100 000 habitants.
C'est dans les régions de l'Abitibi-Témiscamingue (205 places), de Chaudière-Appalaches (168 places) et de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (153 places) que le nombre de places pour soutenir une intensité variable en société, par 100 000 habitants, sont les plus élevés. En matière d'adaptation aux besoins de la population, la région de Laval attire l'attention. Si le recours aux services d'urgence apparaît moins important dans la région de Lanaudière (6,4 %), il apparaît considérablement plus important dans les régions éloignées de l'Abitibi-Témiscamingue (19,2 %), de la Côte-Nord (17,0 %) et de la Gaspésie-Îles - de-la-Madeleine (14.4.
En revanche, les résultats du groupe des régions éloignées sont parmi les plus faibles proportions de tout le Québec, notamment l'Abitibi-Témiscamingue (59,9 %) et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (62,9 %). 16 régions ont des délais d'attente inférieurs à la moyenne provinciale, seules les régions de la Capitale-Nationale (14,2 jours) et de la Côte-Nord (22,9 jours) se démarquent vraiment du reste du Québec Région du Saguenay–Lac-Saint-Jean (22,9 jours) jours ) et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (26,2 jours) ont la durée moyenne de séjour la plus faible de la province, tandis que la Mauricie et le Centre-du-Québec (73,2 jours) et l'Abitibi-Témiscamingue (76,7 jours) ont la plus longue résultats.
ÉTAT DE SANTÉ MENTALE TABLEAU R1 – TABLEAU DE DONNÉES COMPARATIVES INTERRÉGIONALES : ÉTAT DE SANTÉ MENTALE
CAPITALE-NATIONALE ESTRIE MONTRÉAL CHAUDIÈRE-APPALACHES LAVAL LANAUDIÈRE LAURENTIDES MONTÉRÉGIE BAS-SAINT-LAURENT SAGUENAY– LAC-SAINT-JEAN MAURICIE ET CENTRE-DU-QUÉBEC OUTAOUAIS ABITIBI-TÉMISCAMINGUE CÔTE-NORD GASPÉSIE –ÎLES-DE-LA- MADELEINE NORD-DU -QUÉBEC NUNAVIK TERRES-CRIES-DE-LA-BAIE-JAMES. La proportion de la population diagnostiquée avec un trouble de l'humeur tel que Pour chacun des indicateurs, les définitions et les ressources utilisées sont disponibles sur le site Internet du Commissaire à la santé et au bien-être social (www.csbe.gouv.qc.ca).
Nombre de places au sein des établissements familiaux destinés aux personnes concernées. Proportion de la population qui a utilisé au moins une ressource à des fins de santé mentale. Proportion de la population ayant vu ou consulté un prestataire de soins par téléphone.
Le pourcentage d'utilisateurs qui ont accès aux services de deuxième ou troisième ligne. Part de séjour de 12 heures ou plus sur civière aux urgences pour raisons de santé. Utilisateurs de moins de 18 ans ayant reçu des soins de santé mentale primaires.
CONSTATS ET
QUESTIONNEMENTS
Même si cette question reste vaste, l’identification des forces et des faiblesses ne peut se faire sans outils de mesure pertinents pour améliorer la performance, même si cela nécessite une forte culture de la performance. Ne pas mesurer si des améliorations se produisent peut être démobilisant pour l’ensemble du personnel, des intervenants et même pour la clientèle en santé mentale desservie. Il est également impossible de tout mesurer en matière d'intégration au marché du travail, de retour aux études et d'accès au logement pour favoriser le rétablissement de la clientèle, ainsi que le respect des droits des usagers, ainsi que leur participation aux décisions de traitement et d'organisation.
En effet, les soins collaboratifs et l’interdisciplinarité constituent des approches pour renforcer les équipes de santé mentale et ainsi apporter une réponse plus adaptée aux besoins des personnes atteintes de troubles mentaux. Autrement dit, la transformation des services offerts en santé mentale constitue un défi de taille et pour ce faire, l’ensemble du réseau doit être doté d’indicateurs clés. Il nous faut de meilleurs instruments, davantage axés sur les services en amont offerts par la première ligne, où la plupart des soins et services sont dispensés à l'extérieur des établissements, au sein de la communauté et dans les milieux de vie naturels.
Ils devraient également développer davantage d'indicateurs sur le rétablissement, la participation des usagers à l'organisation des services, la lutte contre la stigmatisation, le respect des droits ou encore l'impact de l'intervention sur l'amélioration de l'état de santé mentale de la personne. Enfin, plutôt que de quantifier essentiellement les processus, ces indicateurs devraient mesurer l'atteinte des objectifs et l'amélioration de l'état de santé mentale d'une personne. Il convient toutefois de noter que des progrès significatifs ont été réalisés ou sont en train de se réaliser, comme le démontre la mesure de l'utilisation des soins et services de santé mentale par les personnes ayant un diagnostic de santé mentale, réalisée par l'Institut national de santé mentale. La santé publique au Québec.
CONCLUSION
Rapport d'évaluation de la performance du système de santé et de services sociaux 2012 – Pour plus d'égalité et de résultats en santé mentale au Québec, Québec, Gouvernement du Québec, 179 p. Rapport d'évaluation de la performance du système de santé et de services sociaux 2010 – Adopter une approche intégrée de prévention et de prise en charge des maladies chroniques : recommandations, enjeux et implications, Québec, Gouvernement du Québec, 164 p. Mortalité par suicide au Québec : tendances et données récentes – 1981 à 2008, Institut national de santé publique du Québec, 19 p.
Surveillance des troubles mentaux au Québec : profil de prévalence, de mortalité et d'utilisation des services, Institut national de santé publique du Québec (Surveillance des maladies chroniques) [À paraître]. Conseils sur l'organisation des soins et des services offerts à la clientèle adulte par les équipes de première ligne en santé mentale des CSSS. Documentation sur les données et indicateurs comparatifs, [En ligne], [http://www.msss.gouv.qc.ca/statistiques/atlas/.
Cibles prioritaires adoptées au Forum sur la santé mentale en septembre 2000, Québec, Gouvernement du Québec, 52 p. À noter que les références associées à chacun des indicateurs sont indiquées dans le Recueil des sources et définitions des indicateurs relatifs à la santé mentale, disponible sur le site Internet du Commissaire : www.csbe.gouv.qc.