Le but du gouvernement est d'assurer le progrès de la société et le bien-être des citoyens. Conformément à cette mission, l’État doit prendre en compte les intérêts des jeunes dans toutes ses actions. Cela contribuera à l’élaboration de la Stratégie d’action jeunesse que nous présenterons à tous les Québécois.
En 2000, le Sommet Québec et jeunesse a permis d'arriver à un consensus sur l'importance de doter le Québec d'une politique jeunesse. Ainsi, la Politique jeunesse du Québec a été rendue publique en 2001, suivie du Plan d'action jeunesse 2002-2005. Par ailleurs, certains éléments seront pris en compte dans l'élaboration de la Stratégie d'action pour la jeunesse et serviront, en quelque sorte, de toile de fond à sa mise en œuvre.
La première consiste à valider les orientations et décisions stratégiques prises jusqu'à présent auprès des jeunes et des différents acteurs qui travaillent avec eux pour s'assurer qu'elles répondent aux préoccupations des jeunes.
Améliorer le soutien offert aux jeunes
Au cours des prochaines années, un grand nombre de personnes compétentes et multi-réseautées quitteront la vie active. Le plus souvent, on évoque alors les conséquences négatives qui y sont associées : le fardeau accru que supporteront les travailleurs de demain, le vieillissement de la population et la pression que cela exercera sur les services publics. Cependant, de nombreux services leur sont offerts par plusieurs ministères et organismes pour les accompagner dans leur démarche d'insertion socioprofessionnelle.
Ainsi, pour une plus grande efficacité, il est essentiel d’assurer la cohérence et la complémentarité des services. Il est également essentiel que les jeunes connaissent les différentes interventions qui leur sont destinées. Comment assurer une plus grande connectivité et une plus grande complémentarité des services destinés aux jeunes.
Les jeunes qui connaissent des difficultés sont souvent confrontés à des problèmes multiples (familiaux, personnels, de santé, etc.).
Améliorer la santé et le bien-être des jeunes
Comment mieux soutenir les milieux de vie dans leurs efforts visant à favoriser l'acquisition de saines habitudes de vie chez les jeunes. Les services seront offerts dans les installations des CSSS ou dans divers milieux de vie des jeunes (écoles, organismes communautaires). Trop souvent, les jeunes qui rencontrent des difficultés d’intégration sociale sont livrés à eux-mêmes et à leurs familles.
Certains groupes de jeunes sont plus touchés par le problème : les jeunes délinquants et les personnes ayant des problèmes psychologiques, les jeunes de certains pays autochtones et les jeunes homosexuels. Aucune action, aussi efficace soit-elle, ne peut à elle seule résoudre le problème du suicide chez les jeunes. Ainsi, les tentatives antérieures, la dépression, le deuil prolongé ou non résolu, le manque d’aptitudes sociales, les antécédents familiaux, les conflits, la violence, les abus, le rejet, l’isolement social et l’échec sont autant d’éléments associés au suicide chez les jeunes.
Enfin, il est important de s'assurer que les jeunes de partout au Québec aient accès à des services de crise, particulièrement ceux qui sont les plus à risque : ceux des centres jeunesse, les jeunes autochtones et les jeunes homosexuels.
Favoriser la réussite éducative des jeunes
Il conviendrait également d'inviter le milieu à s'impliquer auprès des jeunes, dans le but d'assurer une plus grande complémentarité et une plus grande continuité des services offerts aux jeunes et à leurs familles. Les changements démographiques nécessitent la recherche de solutions pour assurer l’accès à des programmes de formation répondant aux besoins des jeunes et des communautés. Les collèges en particulier connaîtront des baisses d’inscriptions importantes dans certaines régions, mettant en péril le maintien et la qualité des services offerts aux étudiants.
Dans un contexte de décentralisation des pouvoirs et de valorisation des ressources locales, ces considérations nécessitent une nouvelle culture de partenariat pour améliorer la qualité de l’éducation et la réussite éducative du plus grand nombre. Quelles nouvelles façons de faire, quels partenariats envisager pour développer des solutions adaptées aux différents milieux de vie et qui répondent aux besoins des jeunes et favorisent leur réussite éducative. L'école est un lieu de rencontre important pour la grande majorité des jeunes du Québec.
Dans sa recherche de solutions durables pour favoriser la réussite éducative du plus grand nombre, l’école doit continuer d’agir, mais elle ne peut le faire seule. Ces phénomènes contribuent à allonger la durée des études et ont une certaine influence sur l'obtention du diplôme. En outre, il subsiste un écart entre la réussite scolaire des garçons et celle des filles.
Les différences les plus significatives ont été observées en termes de retard scolaire, d’apprentissage de la langue d’enseignement et d’obtention d’un diplôme d’études secondaires. Simplifier et faciliter le passage des jeunes d'un niveau d'enseignement à un autre est également une thématique abordée dans les études sur la réussite scolaire et le décrochage scolaire. Il est important de continuer à mettre l'accent sur les mesures de prévention, d'accompagnement et d'encadrement, sur la diversité des cursus pédagogiques et sur l'adaptation des offres aux besoins des jeunes.
Quelles actions ou initiatives mettre en œuvre pour prévenir les retards scolaires et favoriser la persévérance et la réussite éducative ? Les pannes, les retards, les changements de programmes et les discontinuités persistantes restent des réalités troublantes.
Favoriser l'insertion professionnelle des jeunes
L’enseignement professionnel secondaire et l’enseignement technique professionnel supérieur n’attirent pas suffisamment de jeunes issus de l’enseignement secondaire. Cette transition entre le statut d'étudiant et le statut de salarié sera facilitée si les jeunes sont bien préparés, s'ils connaissent leurs droits et surtout leurs responsabilités, s'ils comprennent les problèmes et la dynamique du marché du travail et s'ils ont confiance en son existence. ses choix et ses capacités. Préparer les jeunes à une intégration réussie et durable sur le marché du travail commence dès leur entrée dans le système scolaire.
Au-delà du transfert de connaissances et de compétences, l’école doit guider les jeunes vers un choix de carrière judicieux. À cet égard, certaines améliorations du milieu éducatif pourraient être mises en œuvre afin de mieux préparer les jeunes au marché du travail. Dans ce contexte, il est important de mieux informer les jeunes sur les formations et les programmes qui leur sont offerts, afin qu'ils puissent prendre des décisions éclairées et participer avec confiance et dynamisme au marché du travail.
Quels projets ou mesures devraient être mis en œuvre afin de mieux préparer les jeunes à participer au marché du travail. D'avril 2003 à mars, 109 459 jeunes ont bénéficié des services du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, y compris ceux ayant moins du quatrième cycle secondaire. Il existe un lien direct entre la formation acquise et le chômage ou la précarité de l'emploi des jeunes adultes.
Dans ce contexte, nous devons être particulièrement préoccupés par les jeunes de 16 à 24 ans qui sont sous-éduqués ou sans diplôme. Il faut aussi se préoccuper des jeunes qui, pour une raison ou une autre, ont de la difficulté à trouver du travail. C'est particulièrement le cas des jeunes des centres jeunesse, des jeunes autochtones, des jeunes handicapés, des jeunes issus des minorités visibles et des jeunes immigrants.
Le vieillissement de la main-d'œuvre dans divers secteurs et les opportunités d'emploi qui en résultent expliquent la mobilisation des organismes publics et privés en faveur d'une formation qualifiante pour les jeunes, qui facilite leur intégration sur le marché du travail. Quels moyens déployer pour mieux accompagner l’insertion professionnelle des jeunes qui éprouvent des difficultés particulières à entrer sur le marché du travail ?
Accroître la présence des jeunes dans la société
C’est pour cette raison que les jeunes s’intéressent de plus en plus aux affaires internationales. Bien entendu, la situation économique et l’état du marché du travail dans la région jouent un rôle important. Il était de 6,3% chez les jeunes hommes et de 8,5% chez les jeunes femmes, contre 3,9% pour l'ensemble de la population35.
Au collégial, le taux d’obtention de diplôme est plus élevé chez les étudiants de l’enseignement préuniversitaire que chez ceux de l’enseignement technique. Il précise les principales orientations en matière de jeunesse et décrit les principaux domaines d'intervention. Le Plan d'action pour la jeunesse du PAJ) a défini la manière de mettre en œuvre les lignes directrices politiques.
D'autre part, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a renforcé les services sociaux destinés aux jeunes en difficulté dans le cadre de la Stratégie d'action pour les jeunes en difficulté et leurs familles. Le PAJ a proposé un ensemble d'initiatives visant à faciliter l'accès au marché du travail et à améliorer la qualité de vie professionnelle des jeunes. Elle a également lancé des projets pilotes adaptés aux réalités des jeunes de la rue à Montréal et à Québec (les projets Espoir) et a participé à des projets ciblant les jeunes en centres jeunesse (le projet pilote Qualification Jeunesse), en collaboration avec le MSSS et l'Association des centres jeunesse. du Québec.
La PAJ a reconnu que le sentiment d'appartenance est l'un des éléments les plus importants de la citoyenneté active et de la participation sociale. Comportements alimentaires », dans Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents du Québec 1999, Québec, Institut de la statistique, chapitre 13, 2002, p. Enquête sociale et de santé auprès des enfants et des adolescents du Québec, volet nutritionnel, Québec, Institut de la statistique, 2004, p.
Consommation d'alcool et de drogues", à l'Institut de la Tourisme du Québec. Alcool, drogues et jeux de hasard : les jeunes en consomment-ils? Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, Québec, Institut de la statistique, 2002, partie 2, chapitre 4, p.Évolution de la consommation d'alcool et de drogues chez les jeunes du Québec de 1987 à 1998 : constats.
Santé mentale', dans Institut de la statistique du Québec, Enquête sociale et santé 1998, Québec, Institut de la statistique, 2001, p. Enquête sur les conditions de vie des étudiants de la formation professionnelle secondaire, postsecondaire et universitaire, Québec, Le Ministère, 2003, p. Caractéristiques de la population active et durée du chômage selon la région économique du Québec, 2001.
Portrait de la jeunesse
Bilan des interventions gouvernementales destinées aux jeunes