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Syndicat des producteurs de lait de la Gaspésie – Les Îles

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Syndicat des producteurs de lait de la Gaspésie – Les Îles

Mémoire déposé à la :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec

Bonaventure, 12 juin 2007

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Le Syndicat des producteurs de lait de la Gaspésie – Les Îles Introduction

Le Syndicat des producteurs de lait de la Gaspésie – Les Îles regroupe 25 entreprises laitières regroupées dans les MRC Avignon, Bonaventure, Haute Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Malgré une diminution importante du nombre d’entreprises depuis une dizaine d’années, la région produit sensiblement le même volume de production qu’à cette époque.

Les entreprises laitières tendent à augmenter leur droit de produire afin d’avoir les revenus suffisants afin de payer les investissements relatifs aux exigences environnementales.

En grande majorité, les propriétaires des entreprises laitières sont relativement jeunes. Les autres pensent posséder actuellement une relève pour leur entreprise.

La production laitière génère un revenu de 6 millions en région.

Au nom des producteurs laitiers de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, je suis heureux de vous faire part de nos préoccupations et de nos recommandations vis-à- vis l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec.

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État de situation

Tout d’abord, je dois reconnaître que la production laitière fait l’envie de beaucoup d’autres productions au Québec du fait que le système de mise en marché collective est de loin le plus ordonné.

Les systèmes mis en place permettent de mieux protéger le revenu des producteurs laitiers.

Comme système on peut parler du plan conjoint et de ses différents règlements comme, la péréquation au transport, le contingentement de la production, le système centralisé de vente de quota, le système de gestion de l’offre qui permet de produire en fonction des besoins intérieurs.

Ce système décrié par les transformateurs est le seul qui permet aux producteurs d’aller chercher pratiquement le coût de production sur le marché.

Il permet d’assurer un approvisionnement sûr pour les transformateurs et un prix également satisfaisant pour le consommateur.

En production laitière, l’État n’a pas à intervenir par ses programmes de sécurité du revenu (ASRA).

Malgré tout, nous rencontrons des problématiques sérieuses qui peuvent avoir des conséquences néfastes pour la production laitière.

Problématiques

Tout d’abord, les pressions à l’OMC sont énormes afin que l’on fasse tomber la gestion de l’offre. C’est une bataille continuelle et il faut demeurer aux aguets.

Il faut également mentionner que le contrôle des frontières est inadéquat et laisse entrer entre autres des substances laitières modifiées qui viennent remplacer les produits de base, et également l’étiquetage des produits n’est pas adéquat ni la nomination des produits (lait de soya par exemple).

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Une autre préoccupation et principalement ici en Gaspésie – Les Îles, nous sommes conscients de préserver notre environnement et à cet effet, nous nous sommes inscrits comme organisation dans un plan d’action agroenvironnemental, qui respecte les directives du Ministère du développement durable.

Pour rendre nos entreprises laitières conformes, la très grande majorité de celles- ci devront aménager des structures d’entreposage étanches en béton. C’est ici que nous rencontrons un problème. En Gaspésie – Les Îles, il n’y a qu’une entreprise spécialisée dans le béton et nous payons le prix, le gros prix.

En effet, le béton recommandé pour une structure d’entreposage a coûté en 2006, 185 $ le mètre cube à Carleton, tandis qu’à Amqui, 160 km, plus à l’Ouest, le même fournisseur pour le même produit présentait une facture de 80 $ le mètre cube.

Vous comprendrez donc que le programme prime-vert qui couvre environ 70% des coûts dans la province de Québec, et dans la région voisine, ne couvre dans notre région que 35% à 40% des coûts de la structure.

Nous souhaitons que la Commission prenne en compte les recommandations qui suivent afin d’assurer une pérennité de la production laitière en Gaspésie – Les Îles et au Québec.

Avant de traiter des recommandations, j’aimerais vous mentionner que notre organisation syndicale est préoccupée également par le maintien d’un nombre de fermes sur le territoire québécois. À cet effet, les producteurs de lait du Québec se sont votés un programme d’aide permettant le démarrage de nouvelles entreprises laitières et accessibles dans toutes les régions du Québec. Cela démontre bien que nos producteurs peuvent se prendre en main lorsqu’ils ont le contrôle de leur destinée.

Recommandations

Nous recommandons donc que :

¾ Le gouvernement du Québec défende avec le gouvernement canadien le maintien du système de gestion de l’offre qui a prouvé son efficacité au fil des ans sans nécessiter de support financier de l’État ;

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¾ Le gouvernement du Québec fasse pression sur le gouvernement canadien afin qu’il assure un contrôle serré des produits agricoles aux frontières ;

¾ Le gouvernement du Québec s’assure auprès du gouvernement fédéral que les produits importés respectent les mêmes normes que ceux produits au Québec

;

¾ Le gouvernement du Québec s’assure de la traçabilité de tous les produits importés et de leur étiquetage nutritionnel ;

¾ Le gouvernement du Québec oblige l’étiquetage des produits contenant des O.G.M. ;

¾ Le gouvernement du Québec intervienne par le biais des Ministères concernés à réglementer l’abus des fournisseurs d’intrants en situation monopolistique (béton) ;

¾ Le gouvernement du Québec ajuste ses programmes afin qu’ils tiennent compte des coûts supplémentaires liés à notre éloignement.

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Conclusion

Le secteur agricole et agroalimentaire a toujours un bel avenir au Québec comme dans les autres pays du monde, l’État doit supporter son agriculture.

Ce support peut se faire par des programmes d’accompagnement financier en partie mais supporter par un courage politique qui permettra aux producteurs québécois d’être traités selon les mêmes règles qu’ailleurs dans le monde.

La formation des agriculteurs et de la relève est disponible et le réseau de services-conseils est également en place et disponible. Il nous faut également valoriser notre profession.

Nous espérons donc que cet exercice de consultation permettra de conserver et d’améliorer les outils en place et que l’on reconnaisse notre agriculture à sa juste valeur.

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Referencias

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