Cette étude fournit les résultats de l'enquête par sondage, les résultats obtenus après le traitement mécanique des documents et l'extrapolation des données numériques de l'échantillon.
A - DOMAINE D'ÉTUDE
LIBREVILLE
RELIEF
LÉGENDE ___.._._ Limite d'Etat
Le Gabon reste avant tout le bassin de l'Ogooué ; Long de 1 200 kilomètres, bien qu'il prenne sa source sur le territoire de la République du Congo-Brazzaville, ce fleuve a la quasi-totalité de son cours au Gabon. Il convient également de citer les fleuves côtiers, le Rio Mouni à la limite de la Guinée équatoriale, le Como dont l'embouchure s'appelle le Gabao, le Rembo Nkomi et le Nyanga, long de 300 kilomètres.
POPULATION
LÉGENDE . Limite d'Etat
ETHNIE
D FANG
E;J ONYEME
OKANDE
ESHIRA
H3 BAKOTA D MBEDE
Lors de la plantation des cacaoyers ou des caféiers, ils doivent tout au plus faire un cadeau au chef du village. Il est difficile de diviser le Gabon en zones de cultures basées sur la production alimentaire.
B - MÉTHODES D'ENQUÊTE
Les économies agricoles ont été assignées au hasard à 2 niveaux dans chacune des strates, conformément au diagramme ci-dessous. 2ème degré - DANS CHAQUE UNITÉ PRIMAIRE LA PLANTATION DE 4 FERMES AGRICOLES (au hasard et sans remplacement) (3)-.
CONSTITUTION DE L'ECHANTILLON
BU - STRATIFICATION
BANDJABI, BATSANGUI, ethnie appartenant au groupe MBEDE dans le Haut Ogooué et celui desMASSANGOS, (groupe ESHIRA) en Ngounié-
On peut cependant noter que la filière « café-cacao » est en plein essor en raison des nombreuses races au Gabon. On peut cependant noter que la filière « café-cacao » est habitée par les FANGS, BAKOTAS, MBEDE ; celui du café forme le domaine d'OBAMBAS, BAKANIGUE,.
Bill-CARACTERISTIQUES DE L'ECHANTILLON
Les enquêtes et contrôles de terrain se sont déroulés de juin 1960 à février 1961, soit pendant 8 mois. Les travaux de transformation et de transformation, soutenus par le département de l'INSEE, ont été réalisés en 1965. Il est regrettable qu'il y ait un tel décalage entre la fin du travail de terrain et la présentation des résultats.
C - ANALYSE DES RÉSULTATS
C I - REPARTITION GENERALE DES EXPLOITATIONS
C II - LES EXPLOITANTS
C III • LA POPULATION AGRICOLE
C V - LES EXPLOITATIONS
- Répartition des exploitations pratiquant la culture du café selon la superficie cultivée
- Associations sur les plantations de caféiers 7-21.5 Densité de plantation
- Valeur des plantations actuelles 7.22 - Cacao
- Répartition des exploitations pratiquant la culture du cacaoyer 7.22.2 Année de plantation : superficie en production
- Taille des plantations 7.22.4 Densité de plantation
- Cultures vivrières entreprises à l'intérieur des pantations 7.32.2 Cultures vivrières principales
- V. direct de Classe de taille
Nous constatons une augmentation de la taille moyenne des exploitations à mesure que le nombre d’épouses de l’agriculteur augmente. Les résultats suivants fournissent les informations nécessaires sur l'évolution de la taille moyenne des exploitations en fonction de la situation matrimoniale de l'agriculteur.
3.3 • Répartition des exploitations selon le nombre de personnes (totales ou actives) Les exploitations à forte densité de population forment un petit bloc. TABLEAU N° 26 Taille moyenne des exploitations par rapport au nombre d'habitants (total ou actif). 3.61 - Répartition des exploitations agricoles selon la taille du ménage agricole en fonction du nombre total de personnes ou du patrimoine agricole de ces ménages.
La répartition des exploitations en nombre et en superficie selon l'appartenance ethnique de l'exploitant et les classes de taille est présentée dans le tableau n° 40. On y trouve des informations sur la répartition des superficies au sein des exploitations, quantifiées par le nombre de parcelles d'une part, et par le regroupement de ces parcelles. Le nombre de parcelles par exploitation se multiplie à mesure que la superficie des exploitations augmente.
Si l'on considère la proportion d'exploitations de chaque classe répartissant leurs cultures dans 4 parcelles ou moins, on note qu'elle atteint
84 % pour les exploitations de moins de 50 ares 55 % pour celles de la 2ème classe
18 % pour les catégories d'un hectare 12 % pour les exploitations de 2 hectares
9 % pour celles de 3 hectares
Cette rapide diminution s'équilibre par l'accroissement du nombre d'exploitations utilisant 10 parcelles ou plus
L'exploitation où les enquêteurs ont relevé le plus grand nombre de parcelles en comptait 53 pour une superficie totale voisine de 12 hectares
Il existe donc une grande dispersion des cultures dans les exploitations comme l'indique ces nombres de parcelles. On peut se demander si les exploitants n'ont pas la possibilité d'améliorer
Une solution possible serait de mettre en place des groupes d'engins qui permettraient aux pay- sans d'entreprendre dans d'excellentes conditions les défrichements et la préparation du sol. Reste à
Le tableau n°43 montre l'évolution du nombre moyen de parcelles par exploitation et la taille moyenne de ces parcelles par rapport à la taille des exploitations. Bien entendu, la taille des parcelles reste fonction d’une part de l’importance de la surface cultivée sur les exploitations (on a vu cette taille augmenter, mais relativement peu) et d’autre part des cultures ou combinaisons de cultures qu’elles pratiquent. cette parcelle (pas seulement en raison de la prise en compte des méthodes et de la densité de plantation). Tableau n° 45 montre les données obtenues; on observera une progression très régulière de la superficie moyenne des exploitations avec une augmentation du nombre de parcelles cultivées.
Le tableau n° 45 présente les données obtenues ; on y remarquera la progression très régulière de la superficie moyenne des exploitations au fur et à mesure que le nombre de parcelles cultivées aug-
Dans les données concernant la population, on a mis en évidence la corrélation entre le nombre de personnes (au total et surtout actives) de l'exploitation et l'étendue des terres en culture
Cette liaison apparaît encore plus nettement en fonction du nombre de parcelles comme le montre le tableau ci-dessous
TABLEAU N' 46 Répartition des exploitations agricoles selon le nombre d'actifs agricoles et le nombre de parcelles cultivées. La taille moyenne des parcelles ne s'élève que nettement au-dessus de la moyenne des strates IV et V, où elle approche le demi-hectare. Ce progrès régulier est dû à l'extension des plantations de cacao ou de café, dont l'importance devient prédominante à partir de la classe des parcelles de 60 ares. ce qui correspond à peu près à la part des chefs d’exploitation pour ces trois classes de taille.
Dans ce qui suit, nous avons toujours considéré comme cultures industrielles toutes les parcelles où l'on observe la présence d'installations industrielles (café ou cacao), sans prendre en compte la « plantation » de cultures vivrières. Le chapitre 6.1 a montré l'importance de l'agriculture itinérante dans l'agriculture gabonaise ; en 1960, ils couvraient 70 % de la surface physique utilisée. 26% de la superficie provient des poldérisations lors de la campagne agricole 1960/61, soit 27 500 hectares.
Pour les très petites exploitations, on renouvelle pratiquement toute la superficie chaque année (exploitations de moins de 20 ares) ensuite le taux de renouvellement annuel varie entre 1/5 et 1/3 des
Pour les très petites exploitations, la quasi-totalité de la surface est renouvelée chaque année (exploitations de moins de 20 hectares), le taux de renouvellement annuel varie alors entre 1/5 et 1/3 de la surface. Notons enfin le nombre de 27 500 hectares que représente la superficie défrichée pour les besoins de la campagne 1960/1961. Pour les cultures industrielles, l'année de plantation permet de déterminer les superficies en production et la croissance dans les années suivantes de cette superficie.
Le rapprochement des deux chiffres superficies plantées en 1960/61 et superficies défrichées pendant la même période fait apparaître un écart assez sensible
000 hectares
6.44 - Répartition en nombre et superficie des parcelles selon l'année de coupe et de plantation La taille des parcelles ne semble pas jouer de rôle dans les produits de coupe ou de plantation. 1° Cycle – végétaux présents sur la parcelle, plantés immédiatement après le défrichement la première année de plantation. Le tableau 65 présente les résultats obtenus en classant les parcelles selon les plantes cultivées (1er ou 2ème cycle) et l'année de récolte ou de plantation.
Cycle II ANNEES
Au début de la 2ème année (ou selon les localités, à la fin de la première année), les agriculteurs plantent parfois une 2ème graine (arachide ou maïs) pour exploiter pleinement la surface défrichée. D'une année sur l'autre, une partie de la superficie est éliminée selon la valeur et les besoins des exploitations. Le schéma ci-dessous présente, compte tenu des proportions, l'utilisation de la surface défrichée pour les cultures vivrières.
A partir de ces résultats bruts, on se trouve dans l'obligation de retenir certaines hypothèses pour le calcul des superficies par groupes. Ces hypothèses aboutissent à estimer des superficies supérieures à la
Dans le cas de parcelles cultivant deux cultures de café/cacao, la superficie est répartie comme suit. Dans le cas de présence de cultures vivrières, nous avons retenu la première hypothèse (25% de la surface). 7.21.1 • Répartition des exploitations cultivant du café selon la superficie cultivée Le tableau n°71 donne les informations.
Le ratio de très petites parcelles est significatif puisque l'on enregistre : 159% de parcelles de moins de 10 ares en 1ère catégorie (27% en 2ème catégorie. Surtout dans le contexte du développement de la culture du café, la première préoccupation doit être liée à l'agrandissement des parcelles de caféiers déjà en place (1) La taille moyenne des plantations où le café est cultivé purement ou associé à des cultures vivrières atteint 12 ares, celle des plantations où se mélangent caféiers et cacaoyers, 27 ares.
La taille moyenne des plantations où le café se trouve en culture pure ou associé à des vivriers atteint 12 ares, celle des plantations ou caféiers et cacaoyers se mêlent, 27 ares
Ils représentent respectivement 70% des surfaces en production et 81% du nombre total de parcelles. Cela peut également être remis en question compte tenu de la production alimentaire réalisée dans les plantations. Une meilleure estimation de la superficie en culture pure peut être calculée à partir de la répartition selon l'année de plantation.
Les autres espèces né possèdent qu'une importance réduite. Le riz fait l'objet d'une cul- ture particulière vers MOBBI et TCHIBANGA
Le tabac, l'ananas, la canne à sucre se trouvent en bordure des cases
Elles s'observent sur 291 870 parcelles occupant une superficie de 59 400 hectares, c'est dire leur importance
Toutes les espèces vivrières interviennent dans ces associations. Il n'est pas nécessaire de revenir sur les habitudes des exploitants pour la mise en place de ces associations (voir cha-
M = manioc A = Arachide An = Ananas B = Banane Ms = Mais
I (t) = Igname ou Taros CS = Canne à sucre
Se classent ensuite les associations : - manioc + bananiers
Puis viennent les associations dont la superficie diminue rapidement, la 20ème corres- pond à 580 hectares, la 30ème à 200 hectares
En analysant la composition des association on remarque la présence fréquente du manioc ou des bananiers, des ignames (ou taros) et à un degré moindre du mais
Pour obtenir des précisions sur l'importance de chaque espèce, le tableau ci-dessous a été dressé
Le tableau n° 90 met particulièrement en relief l'importance des plantes à cycle végéta- tif long : manioc, bananiers et confirme les observations enregistrées à propos de la culture pure
On y remarque le cycle cultural de 3 ans pour les vivriers, au delà de cette période on ne retrouve que le manioc et les bananes, ou des associations où ces 2 plantes forment la base
Le mars, l'arachide et surtout le riz paddy occupent dans de fortes proportions des ter- rains défrichés dans l'année
Enfin, la répartition selon l'année de défrichement fait ressortir que les exploitants n'hé- sitent pas à récupérer des parcelles anciennes de 5 ans et plus pour leurs besoins
De même on note un léger décalage entre les défrichements et la mise en terre des plantes
Mais à ce propos, il ne faut pas oublier que la campagne agricole ne coincide, pas avec l'année civile
Tailles moyenne (ares) 18,4
Les graphiques ci-dessous complètent ces résultats : ils montrent la répartition des observations par espèce en fonction du nombre de plantes par are et du mode de culture.
Les graphiques ci-après complètent ces résultats : ils indiquent pour chaque espèce la répartition des observations selon le nombre de pieds à l'are et le mode de culture
Le calcul d'une superficie de production par espèce s'avère pratiquement impossible en raison de la présence de nombreuses associations vivrières. Les méthodes d'estimation basées sur les densités,
Planta Culture pure Cultures associées cultures à l'Intérieur des plantations - Superficie totale Manioc
Banane
Taros / Igname ,Mars
Arachide Canne à sucre
Légume Riz
La totalisation des superficies obtenues conduit naturellement à une surface nettement supé- rieure à la superficie physique en raison des multiples comptes
La répartition concernant les cultures vivrières entreprises à l'intérieur des plantations, a été établie en fonction des observations sur les carrés tirés au sort à l'intérieur des cacaoyères ou planta-
Nombre de pieds de l'espèce Nombre total de plantes
Le manioc se rencontre sur 8 110 hectares en culture pure et se trouve présent sur 47 130 hec- tares en association avec d'autres espèces (2)
Les taros et ignames se trouvent sur 550 hectares en culture pure et.35 460 hectares en cultures associées
8.2 • Répartition des exploitations agricoles avec cheptel et cheptel selon leur superficie. La superficie ne joue aucun rôle dans la présence ou l'absence d'animaux dans les exploitations. TABLEAU N* 97 - Répartition des exploitations d'élevage et d'animaux de rente selon leur superficie. Répartition des exploitations agricoles avec cheptel ou animaux de ferme par nombre de têtes de chaque espèce.
C IX-OUTILLAGE
On peut penser qu'il y a au moins une houe par exploitation, ce qui conduit au maximum à doubler le nombre de houes pour l'ensemble de la zone étudiée et à faire évoluer les chiffres du tableau précédent dans le même sens : le nombre moyen de houes par exploitation est de égal à 1,5 quand à la moyenne des exploitations disposant de cet outil. Bien entendu, la mise en garde concernant les houes doit toujours être prise en compte, le nombre moyen par travailleur devrait plutôt être plus proche de 0,5. En conclusion, on peut conclure que l'outillage agricole se limite aux outils traditionnels (houes, allumettes) et aux outils nécessaires à l'abattage forestier (scie et hache).
D - RÉSUMÉ DES PRINCIPAUX RÉSULTATS
Lors de l'analyse des données relatives à la population agricole, le caractère des fermes ressort et ce que cela signifie sur le plan démographique. Parmi les caractéristiques des exploitations agricoles, il y en a deux essentielles ; ils donnent une image correcte de l'agriculture gabonaise. Les exploitations agricoles dispersent donc leurs cultures sur de très petites parcelles (nous verrons dans la partie sur les cultures que cette habitude de créer de très petites parcelles ne s'applique pas qu'aux cultures vivrières).
Ce morcellement est toutefois atténué par le fait que les exploitants regroupent (essayent tout au moins) leurs parcelles à l'intérieur de blocs de cultures constitués à l'échelon village : 5 blocs de cultures
Encore faut-il que si l'on exclut le "Woleu-N'tem, ce montant descend considérablement jusqu'à 95 ar, et que nulle part on n'observe de très grandes exploitations. Cela durera aussi longtemps que les opérateurs n'auront à leur disposition aucun moyen mécanique de coupe". dans la forêt (travaux d'abattage, enlèvement des grumes sur les parcelles), et pour autant que les défrichements à l'intérieur des villages ne soient pas soumis à une fragmentation. Cependant, cette fragmentation est atténuée par le regroupement par les agriculteurs (du moins en essayant) de leurs parcelles au sein de blocs de cultures constitués au niveau du village : 5 blocs de cultures.
On retrouve les techniques utilisées dan s toute la zone équatoriale forestière où les cultures de base sont le manioc, la banane, l'arachide et le maîs : cultures itinérantes
000 hectares supplémentaires constituant la différence proviennent de la récupération d'ancien- nes parcelles, du décalage dans l'utilisation des défrichements d'une année, de l'utilisation permanente de
Notons enfin dans le cadre de ce paragraphe sur l'utilisation des terres que les cultivateurs conser- vent dans leurs parcelles tous les arbres productifs, en particulier les palmiers
Le manioc correspond à 8 000 hectares en culture pure et est présent avec d'autres espèces sur près de 47 000 hectares. Les taras et les ignames se trouvent sur 600 hectares en culture pure, et sur 35 000 hectares en cultures associées. Le riz récemment cultivé à Ngounie et Nyanga ne couvre encore qu'une petite superficie : 500 hectares en culture pure, dont 400 en association avec d'autres plantes.