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Site web pour développer la compétence interculturelle en Français Langue Etrangère

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Academic year: 2020

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(1)Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Université Centrale “Marta Abreu” de Las Villas. Site web pour développer la compétence interculturelle en Français Langue Etrangère.. Mémoire pour l'obtention du diplôme en Licence ès Langue Anglaise, option Langue Française.. Auteur: Naima Pino Urías Directeur de Recherche: Denis Puertas Urquiza Faculté de Sciences Humaines, Santa Clara, Cuba 01 Juillet, 2010..

(2) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Recommandations 2.

(3) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Ce rapport est le résultat de beaucoup d'années de travail, de l'intérêt de plusieurs personnes qui aiment l'enseignement, qui profitent de collaborer avec la formation professionnelle et humaine des apprenants. Je voudrais remercier d’abord à mes parents et mon frère, qui ont été à mon coté tout le temps, qui me soutiennent la main quand je me sens faible. Je voudrai remercier à tous les personnes qui ont un lieu important dans ma vie, en spécial Pachy et sa famille, Betty, toutes mes amies et mon groupe, pour partager avec moi tous les bons et mauvais moments. À tous les professeurs qui ont contribué à ma formation en langue française: Dennis, Teresa, Yordanis, Carmen, Magalys. Merci à tous pour faire de ma vie une aventure.. 3.

(4) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Dédicace 4.

(5) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Je veux dédier cette recherche à mes parents Graciela et Ricardo, à mon frère Ricardito, à toute ma famille en général, à mes grand parents et en spécial à Mamaella, elle est toujours dans mon cœur.. 5.

(6) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Résumé 6.

(7) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Résumé La langue fait partie intégrale de la culture. L’étude de la langue privilégie donc l'enseignement/apprentissage des compétences interculturelles, car apprendre une langue étrangère signifie entrer en contact avec la culture du pays cible. Il en résulte l'immense rôle qu'un enseignant en langues peut et devrait y jouer à condition que luimême s'ouvre à l'Interculturalité, qu'il ne craigne pas de l'enseigner et de l'apprendre à ses élèves, car l'éducation interculturelle est un processus qui dure toute la vie et dans lequel les rôles sont souvent interchangeables: l'apprenant prend celui de l'enseignant et l'enseignant celui de l'apprenant. Comment développer la compétence interculturelle? Faut-il passer par la compétence plurilingue et pluriculturelle pour y aboutir? Comment établir une relation entre sa culture d'origine et les cultures «étrangères»? Le site web qu’on propose à l’intention de collaborer avec le développement de la compétence interculturelle des étudiants hispanophones qui apprennent la langue française, spécifiquement à l'Université Centrale « Marta Abreu » de Las Villas.. 7.

(8) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Table de matières 8.

(9) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Table de matières Pages.. Introduction. 1. Chapitre 1 ‐ La compétence interculturelle en langue française à travers. 8. d'un site web pour des étudiants universitaires hispanophones 1.1.. Compétence Interculturelle. 8. 1.2.. Compétence interculturelle en langue française. 15. 1.3.. Les TIC comme alternative pour encourager le. 29. développement de la communication interculturelle en français langue étrangère chez des étudiants universitaires hispanophones Chapitre 2: Conception méthodologique et choix du contenu 2.1 Diagnostique des besoins de communication interculturelle en. 35 35. français langue étrangère chez des étudiants de Licence ès Langue Anglaise, option Langue Française 2.2 Brève caractérisation des régions de Cuba et Québec Chapitre 3: Proposition du site web pour encourager le développement. 38 56. de la communication interculturelle en français langue étrangère chez des étudiants hispanophones 3.1 : Description et fonctionnement général du site web. 56. «Interculturalité: Cuba et Québec» 3.2 : Évaluation par critère de spécialistes. 69. Conclusions. 72. Recommandations. 74. Bibliographie. 75. Annexes. 81. 9.

(10) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Introduction 0.

(11) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Introduction Dans le monde actuel les personnes doivent être capables de se communiquer dans tous les environnements et toutes les situations.. Au XVIIIe siècle la révolution. industrielle a constitué une mutation et cette période est marquée par l’intensification des échanges et par l’amélioration des voies de communication (pont, routes, …). Il importe déjà d’assurer des moyens de communication universels à cause de l’intensification des échanges. La Seconde Guerre Mondiale représente un tournant radical pour la mondialisation. À cette période, on assiste déjà à une réelle course technologique entre les grandes puissances mondiales, notamment pour la conquête de l’espace (satellite espion, de communication, d’observation météorologique, …), pour s’assurer des moyens de communication de plus en plus performants. La prise en compte de l’importance des réseaux internationaux est manifestée et chacun cherche à étendre son influence. Ainsi, la communication est vue comme un outil de gestion stratégique tant au niveau de l’organisation de la société, du groupe et de l’individu. Il s’agit dorénavant de communiquer sur une scène pluridimensionnelle (espaces physiques ou virtuels très différents), où il importe de jongler avec des identités multiples. Le rayonnement culturel devient un enjeu à forte valeur ajoutée. Le langage nous a tout d’abord paru constituer une préoccupation déterminante. Puis, en affinant nos recherches et en étayant notre réflexion, il nous est apparu que ce paramètre ne constituait que la partie immergée de l’iceberg. Nous nous sommes ainsi appliquées à comprendre ce que la langue pouvait représenter, et quel était son rôle dans l’identité culturelle. Le mot «interculturel» comprend «inter» et «culturel» qui signifient «entre» et «culture». Dans le domaine de la psychologie et de la sociologie, l'étude des relations interculturelles porte sur les contacts de culture. Lorsque des personnes de cultures différentes interagissent, elles vont mettre en commun pour communiquer, des éléments culturels qui leur sont propres tout comme certains qui leur sont communs, mais vont également faire appel à des apports culturels extérieurs à eux. Une sorte de « bricolage culturel » va se mettre en place leur permettant de dépasser les différences, sources d'obstacles à la communication, voire de les exploiter pour créer un nouvel espace.

(12) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. culturel d'interaction, avec un nouveau code culturel. Il ne s'agit plus d'un pont entre les cultures, mais bien d'un mélange de différents rapports culturels. Toute culture est, fondamentalement, pluriculturelle et se construit grâce au contact entre différentes communautés de vie qui apportent leurs façons de penser, de sentir et d’agir. Il est évident que les échanges culturels ne produisent pas tous les mêmes effets ni conséquences, mais c’est à partir de ces contacts que se produiront le métissage culturel et l’hybridation culturelle. Une culture ne peut évoluer que grâce au contact avec d’autres cultures, mais ce dernier peut être considéré de diverses manières. Le pari pour l’interculturalité c’est le pari pour la rencontre et le respect. L’Interculturalité, en effet, suppose l’existence d’une relation entre les personnes qui appartiennent aux différents groupes culturels, c’est un concept plus ample que le simple fait « pluriculturel ». Toutefois, parler de relations interculturelles est une redondance: l’interculturalité implique, par définition, interaction. Il n’existe pas de cultures meilleures ou pires que d’autres. Dans certaines contextes, chacune des cultures peut avoir l’impression de se trouver en situation de discrimination, mais si nous acceptons qu’il n’y a pas de hiérarchie entre elles, nous reconnaissons que toutes les cultures sont dignes y méritent le respect des autres, au même niveau. Cela signifie, d’autre part, que la seule manière de comprendre correctement une autre culture, c’est d’interpréter ses manifestations en accord avec ses propres critères culturels. « Cela ne doit pas nous empêcher d’exercer notre droit à la critique: il est bon, toutefois de ne pas se précipiter et d’essayer de comprendre toute la complexité symbolique de nombreuses pratiques culturelles. Il s’agit d’essayer de modérer l’inévitable ethnocentrisme qui nous fait interpréter les pratiques culturelles qui nous sont étranges, à partir de critères de notre propre culture. (Fragments de texte extraits de La communication interculturelle de Miquel Rodrigo Alsina) Les différences culturelles sont une grande source d'incompréhensions réciproques et de malentendus. C'est particulièrement vrai dans le domaine professionnel où il est extrêmement important de bien se comprendre. 2.

(13) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Chaque culture induit une perception particulière des paramètres qui influencent le travail au quotidien : le temps, l'espace, la fonction, l'argent, l'efficacité, les priorités, les relations, l'autorité, la valeur de la parole orale ou écrite... Une formation interculturelle permet d'acquérir des bases de compréhension de ces variables culturelles, qui influencent d'ailleurs tout autant la vie personnelle que la vie professionnelle. L'interculturel est une question de rencontre, et les rencontres sont évidemment des choses à vivre. Mais dans une relation interculturelle, les mécanismes qui entrent en jeu sont complexes et difficiles à percevoir. En effet, chacun va aborder la relation sous le filtre de sa propre culture, et considère inconsciemment que son interlocuteur utilise le même filtre. Cette particularité de la rencontre interculturelle est source de tensions qui peuvent être ressenties violemment: c'est ce qu'on appelle couramment un choc culturel. Le fait d'étudier ces mécanismes ne permet pas d'éviter ces fameux chocs, mais de les comprendre et d'en atténuer l'impact. En effet, tout problème quel qu'il soit est plus facile à gérer lorsqu'il est peut être circonscrit. L’interculturel est un domaine qui nous passionne á tous, de par nos expériences personnelles et nos environnements professionnels. L’interculturel nous permet de nous enrichir chaque jour via la rencontre de personnes de cultures différentes auprès de qui confronter nos points de vue et nos approches des problèmes. À l'Université Centrale « Marta Abreu » de Las Villas il y a des étudiants hispanophones qui étudient la langue française. Ces étudiants doivent avoir connaissance des éléments interculturels qui lient la culture cubaine avec la culture francophone, y compris la culture québécoise parce que la plupart des clients de notre principal pôle touristique vient du Québec. Le manque des sources d’information sur les relations entre Cuba et le Québec est un handicap pour développer la compétence interculturelle des étudiants de français à notre université. Le développement de la compétence interculturelle chez les étudiants hispanophones qui étudient la langue française, est un besoin de la vie professionnelle de ces futurs professionnels.. 3.

(14) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. À partir de ces critères nous avons établi le problème scientifique suivant : Comment contribuer à encourager le développement de la communication interculturelle en français langue étrangère chez les étudiants universitaires hispanophones? Notre travail a comme objectif général: Créer un site web qui mette en relief les rapports entre Cuba et le Québec afin d’encourager le développement de la communication interculturelle chez les étudiants universitaires hispanophones de français langue étrangère. Nous avons comme objet d’étude: la communication interculturelle chez les étudiants universitaires hispanophones de français langue étrangère. Le domaine sur lequel nous nous centrons c’est la communication interculturelle en français langue étrangère. Comme objectifs spécifiques nous avons établi les suivants: 1- Asseoir théoriquement la problématique de la communication interculturelle en français langue étrangère sur des critères non-ethnocentristes. 2- Diagnostiquer le développement de la communication interculturelle en français langue étrangère chez les étudiants hispanophones cubains de Licence ès Langue Anglaise, option Langue Française. 3- Établir les caractéristiques du site web à élaborer à partir des résultats du diagnostique et des critères des spécialistes. Hypothèse: Un site web qui mette en relief les relations entre Cuba et le Québec pourra développer. la. communication. interculturelle. chez. les. étudiants. universitaires. hispanophones de français langue étrangère. Dans notre recherche nous avons établi les tâches suivantes: . Établir sur des critères non-ethnocentristes les fondements théoriques de la compétence interculturelle que nous utiliserons dans notre travail.. . Enquêter des étudiants universitaires hispanophones qui étudient le français langue étrangère sur leurs connaissances sur la culture francophone et sur leur préparation sur les éléments de ces cultures.. . Interviewer des professeurs pour établir le contenu du site.. . Sélectionner les éléments à inclure dans le site web. 4.

(15) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. . Élaborer un site web pour développer la compétence interculturelle chez les étudiants universitaires hispanophones de français langue étrangère.. . Valider le site web par critère de spécialistes. Pour faire le travail de recherche nous avons utilisé les méthodes suivantes:. • Théoriques : -. Analytique - synthétique : Pour étudier le développement logique et historique des éléments concernant la recherche. La méthode a été employé dans le processus. d`abstraction. des. régularités. observées. dans. les. données. particulières. Cette abstraction est à la base de l`analyse des différents médiations de l`objet d`étude, et nous a permis, sous une forme résumée, d’arriver aux résultats généraux. -. Historique – logique : Cette méthode permet de comprendre les différentes manifestations historiques de l`objet d`étude dans son étape de développement et ses tendances générales, toujours en relation indissoluble avec la logique spécifique de l'objet.. -. Inductif - déductif: Il permet de parvenir à des conclusions générales par le niveau de l'abstraction et de synthèse des données particuliers. Ainsi, les données empiriques ont été organisées et leurs domaines de relations synthétisés, sous la forme des généralités scientifiques.. • Empiriques: -. Analyse documentaire: On a réalisé une analyse documentaire détaillée en utilisant des matériels écrits pour déterminer les unités d'analyse dans lesquelles le contenu est fractionné.. -. Entrevues et Enquêtes: Nous avons interviewé (Annexe A) les professeurs de français, dans la Faculté des Sciences Humaines à l`Université Centrale “Marta Abreu” de Las Villas, pour avoir des éléments nécessaires pour l`élaboration du site web. Aussi (en prenant comme échantillon 25 apprenants de la carrière Langue Anglaise, option Langue Française) on a fait des enquêtes aux étudiants pour connaître leurs besoins et considérations.. 5.

(16) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. -. L’observation: Pour recueillir l'expérience des enquêteurs, spécialement après avoir déterminé les besoins, les intérêts et les aspirations des étudiants, mises en rapport avec ses profils socioprofessionnels et l'observation du processus d'enseignement - apprentissage de la langue française.. -. Critères des spécialistes : Pour la constatation théorique du site web, les étapes de la méthodologie, des conditions requises pour son implémentation et les travaux faits pour le développement des différentes habiletés.. L’échantillon sélectionné a eu un caractère intentionnel, 22 étudiants ont été choisis de 2éme et 5éme année, pour être années initiaux et finals des études de Licence ès langue anglaise, option langue française, parce que ils on déjà reçu les matières reliés avec ce langue, de plus ils ont été en disposition de collaborer avec la recherche. On a choisi aussi, intentionnellement 5 professeurs comme informant clef pour être interviewé et connaitre ses critères sur les besoins de développer la communication interculturelle en des étudiants des études de Licence ès langue anglaise, option langue française. La recherche apporte, du point de vue pratique, un site web pour le développement de la communication interculturelle chez les étudiants hispanophones de français langue étrangère. C’est un aspect nouveau et avec une grande pertinence social. Pour chaque situation d'apprentissage, on a évalué l'outil informatique utilisé en proposant une méthodologie appropriée, car l'intérêt de cette approche concerne le domaine de l'enseignement assisté par ordinateur comme une alternative pour l’apprentissage des étudiants de notre université et d’autres centres intéressés à l’enseignement et l’apprentissage de la langue française. C’est dans cette perspective qu’on a voulu orienter ce travail de recherche. Ce mémoire présente la structure suivante: Introduction Chapitre I – Cadre théorique: La communication interculturelle en langue française à travers d'un site web pour des étudiants universitaires hispanophones. Dans ce chapitre on a mis les fondements théoriques sur la compétence interculturelle. On a conceptualisé la communication interculturelle en français langue étrangère et aussi on a abordé la problématique des TIC comme alternative pour encourager la 6.

(17) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. communication interculturelle en langue française pour des étudiants universitaires hispanophones. Chapitre II - Conception méthodologique et choix du contenu du site web à élaborer Dans ce chapitre nous avons diagnostiqué les besoins de communication interculturelle des étudiants universitaires hispanophones en français langue étrangère à travers d'une enquête aux étudiants et une interview aux professeures, et aussi une brève caractérisation des régions de Cuba et Québec est présentée. Chapitre III – Conception du site web proposé. Ce chapitre est dédié à la présentation du site web «Interculturalité: Cuba et Québec». Le fonctionnement général du site web y est présenté ainsi que l'évaluation des spécialistes. Conclusions. Recommandations. Bibliographie. Annexes.. 7.

(18) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Chapitre 1.

(19) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. CHAPITRE 1 : La compétence interculturelle en langue française à travers. d'un. site. web. pour. des. étudiants. universitaires. hispanophones. 1.1 Compétence Interculturelle. 1.2 Compétence interculturelle en langue française 1.3 Les TIC comme alternative pour encourager la communication interculturelle en langue française pour des étudiants universitaires hispanophones.. 1.1Compétence Interculturelle. La formation à l’interculturel ne fait pas toujours partie de la formation des étudiants de langue étrangère. Pourtant, il est nécessaire qu’ils acquièrent une compétence interculturelle pour intégrer dans leurs compétences cette dimension. Ce point théorique nous apportera quelques éclaircissements sur la problématique et la démarche interculturelles. Qu’est-ce que la culture ? La culture est "un ensemble de manières de voir, de sentir, de percevoir, de penser, de s’exprimer, de réagir, des modes de vie, des croyances, des connaissances, des réalisations, des us et coutumes, des traditions, des institutions, des normes, des valeurs, des mœurs, des loisirs et des aspirations". (Dictionnaire actuel de l’éducation, Larousse, 1988). Autrement dit, la culture est une manière de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Pour l’anthropologie, et c’est généralement la définition retenue lorsque l’on aborde les problématiques interculturelles, la culture est l’ensemble des traits distinctifs caractérisant le mode de vie d’un peuple ou d’une société. La culture globale Chaque individu est un être pluriculturel qui porte en lui une culture liée à son sexe, à son âge, à sa formation, à sa catégorie socioéconomique, à sa religion, à sa région d’origine, à sa famille d’origine et à la famille qu’il a constituée, etc. Chaque individu est donc un être multiculturel. De ce fait la "culture nationale" n’est qu’une partie de la 8.

(20) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. culture humaniste. Par ailleurs, l’utilisation de cette expression favorise la généralisation et le développement de stéréotypes. Du coup cette expression doit être utilisée en rapport à celle de "culture globale". On désigne par culture globale la culture d’un groupe national, économique, générationnel, etc., chaque fois que l’analyse de comportements culturels de masse est nécessaire. La culture globale est le résultat d’un processus historique, elle évolue, elle produit des dimensions matérielles et des idées et possède divers sous-ensembles. L'approche interculturelle Le préfixe "inter" d’"interculturel" indique une mise en relation et une prise en considération des interactions entre des groupes, des individus, des identités. Ainsi, si le multi et le pluriculturel s’arrêtent au niveau du constat, l’interculturel opère une démarche, il ne correspond pas à une réalité objective. L’approche interculturelle n’a pas pour objectif d’identifier autrui en l’enfermant dans un réseau de significations, ni d’établir des comparaisons sur la base d’une échelle ethnocentrée. L’interculturel accorde une place plus importante à l’individu en tant que sujet qu’aux caractéristiques culturelles de l’individu. Comme nous l’avons déjà souligné, tout individu est un être pluriculturel. La rencontre avec un étranger, c’est d’abord la rencontre avec un sujet qui a des caractéristiques propres. La compétence interculturelle n’est pas une compétence qui permet de dialoguer avec un étranger (avec une personne de nationalité, de culture différentes), mais avec autrui (une autre personne). L’objectif est donc d’apprendre la rencontre et non pas d’apprendre la culture de l’autre. La démarche interculturelle est se décentrer. Il s’agit de jeter sur soi et sur son groupe un regard extérieur. L’objectif est d’apprendre à objectiver son propre système de références, à s’en distancier (sans pour autant le récuser) et donc à admettre l’existence d’autres perspectives. Il faut se mettre à la place des autres, aussi comme développer des capacités empathiques : se mettre à la place des autres, se projeter dans une autre perspective. Appréhender une culture, c’est dépasser une vision parcellaire et ne pas la réduire à une énumération de faits et de caractéristiques culturels, ne pas classer, ne pas 9.

(21) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. généraliser. La coopération est fondamental, aussi comme dépasser les préjugés, faire la démarche d’essayer de comprendre l’autre. Comprendre comment l’autre perçoit la réalité et comment l’autre me perçoit. Apprendre à décoder correctement les messages émis. Pour cela, il est nécessaire de connaître un certain nombre de données quant à la grille de comportement de son interlocuteur. En référence aux relations avec les autres ; les cultures universalistes considèrent qu’une solution qui a résolu un problème une fois, doit toujours être appliquée. En cela elles préfèrent appliquer la norme, la règle. Elles cherchent la solution à portée générale, quels que soient les cas particuliers. À l'inverse, les cultures particularistes accordent plus d’attention aux obligations relationnelles et aux circonstances conjoncturelles. Confrontés à un problème, les particularistes cherchent une solution adaptée à la situation particulière. L’individualisme se définit comme "une orientation fondamentale vers soi-même" et le collectivisme comme "une orientation fondamentale vers des buts et des objectifs communs". Ces deux types perçoivent par exemple différemment les organisations. Dans les cultures privilégiant l’individu, l’organisation est un outil au service des intérêts de chacun. Les rapports y sont régis par des liens abstraits, juridiques et réglés par des contrats. Pour les collectivistes, l’organisation est un ensemble social où les membres établissent des relations et où chacun doit contribuer au développement de l’ensemble. Selon la culture, les émotions peuvent être exprimées différemment. Dans certains pays, il est naturel d’exposer ses états d’âme tandis que pour d’autres nationalités cela est mal perçu. Les Affectifs admettent les attitudes subjectives, guidées par les sentiments. Les Neutres, au contraire, privilégient les attitudes objectives, rationnelles, dépassionnées. Ils préfèrent éviter d’exprimer leurs sentiments. Les Neutres considèrent qu'il ne faut jamais manifester ses émotions, surtout pas sur le lieu de travail. Pour eux, l'attitude affective accuse un manque de maîtrise et d’objectivité. Les styles de communication verbale et plus particulièrement les rythmes de communication sont représentatifs de ces deux façons de gérer les sentiments. Un silence dans la communication sera ainsi perçu comme un échec pour des occidentaux alors que pour un asiatique il s’agit d’une simple pause permettant l’assimilation des informations. Le 10.

(22) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. ton de la voix est également sujet à diverses interprétations. Si les sociétés à culture neutre voient les changements de ton comme un manque de maîtrise de soi, les pays latins, quant à eux, considèrent que l’interlocuteur prend son rôle à cœur. La part de la personnalité et de la vie privée dévoilée aux autres dans le cadre professionnel dépend des cultures. Certains changent de comportement selon le contexte, tandis que d'autres gardent la même attitude en tous lieux. Ceux qui compartimentent leur vie sont Spécifiques. À l'inverse, les Diffus ne marquent pas de frontières entre les différents aspects de leur vie. Ainsi, les cultures diffuses considèrent la vie privée comme liée à la vie professionnelle tandis que les individus appartenant à une culture spécifique vont, quant à eux, effectuer un clivage entre leur vie privée et leur vie professionnelle. La position sociale se révèle être de nature différente selon les groupes sociaux. Dans certaines cultures, le statut social est attribué en fonction de l'âge, de l'origine, de la profession, des diplômes. Dans d'autres cultures, on l’acquiert par ses réalisations, ses succès, ses actions. Le statut attribué est conféré par un état. Le statut acquis est le résultat d'une action. La mondialisation des marchés économiques et le flux croissant de populations qu’elle engendre amènent de plus en plus les individus à communiquer à l’échelle planétaire, à rencontrer, échanger, vivre et travailler avec des interlocuteurs issus de contextes linguistiques et socioculturels extrêmement variés. Se former à ces rencontres, à ces échanges, à ces coopérations, à ces conflits est une tâche qui nous concerne tous. La compréhension entre individus de cultures différentes ne va pas de soi, la compétence linguistique ne suffit pas, la bonne maîtrise des formes linguistiques ne suffit pas à la communication. En effet, les structures formelles d’une langue ne sont qu’un vecteur et ne représentent que la surface visible et émergente de la communication. Le processus de communication n’est pas linéaire. La transmission d’un message n’est jamais neutre : toute situation de communication est une situation où l’intention et les représentations des émetteurs et des récepteurs conditionnent la diffusion et l’interprétation du message. Ainsi, quand on communique, plusieurs scénarios sont possibles: 11.

(23) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. . il peut y avoir accord réciproque entre le locuteur et l’interlocuteur – à travers les normes contenues dans la transmission du message – on dit alors que la transmission est réussie;. . il peut y avoir au contraire des évidences non partagées, des normes et des valeurs divergentes. Les visions du monde s’affrontent et la rencontre avec l’autre est alors la rencontre avec l’étranger, l’étrange. Dans ce cas, la compréhension se transforme en malentendu ou en incompréhension.. La langue fait partie intégrale de la culture. Les cours de langues privilégient donc l'enseignement-apprentissage des compétences interculturelles, car apprendre une langue étrangère signifie entrer en contact avec la culture du pays cible. Il en résulte l'immense rôle qu'un enseignant en langues peut et devrait y jouer à condition que luimême s'ouvre à l'interculturalité, qu'il ne craigne pas de l'enseigner et de l'apprendre à ses élèves, car l'éducation interculturelle est un processus qui dure toute la vie et dans lequel les rôles sont souvent interchangeables: l'apprenant prend celui de l'enseignant et l'enseignant celui de l'apprenant. La compétence communicative constitue le premier objectif de l'apprentissage d'une langue étrangère. Nombreux sont néanmoins ceux qui la limitent à la seule compétence linguistique. La compétence linguistique est parfois suffisante pour passer une simple information, elle ne l'est pas pour communiquer. Communiquer ne veut pas seulement dire comprendre et savoir utiliser les structures lexicales et grammaticales. Pour communiquer, il est également indispensable de comprendre les attitudes, les systèmes de valeurs, les comportements, les points de vue, tout le contexte culturel de son interlocuteur. Il faut être capable de déchiffrer correctement son message et de savoir se positionner par rapport à lui en se référant à son propre contexte culturel. Pour communiquer, il faut se comprendre mutuellement, échanger et interagir non seulement au niveau linguistique. Le succès de la communication interculturelle ne dépend pas uniquement du niveau d'acquisition des compétences linguistiques. Sans compétences interculturelles, la communication la plus simple s'avère parfois impossible. Le caractère multilingue de la société rend de plus en plus indispensable l'acquisition de compétences dans plus d'une langue étrangère. 12.

(24) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Le Cadre européen commun de référence définit la compétence plurilingue et pluriculturelle comme une «compétence à communiquer langagièrement et à interagir culturellement d'un acteur social qui possède, à des degrés divers, la maîtrise de plusieurs langues et l'expérience de plusieurs cultures» (Cadre européen commun de référence, ch. 8, p. 129). La bonne connaissance d'une seule langue et culture conduit souvent à l'établissement de la relation ethnocentrique entre la langue et culture étrangère et la langue et culture maternelle. On compare, on juge, on critique... L'acquisition des compétences, même restreintes, en deux, trois ou plusieurs langues étrangères permet d'entrer en contact avec deux, trois ou plusieurs cultures et de dépasser ainsi plus facilement cette relation ethnocentrique. C'est là qu'il est possible de créer un espace interculturel dans lequel l'apprenant sera capable d'observer sans préjugés, de relativiser son point de vue afin de comprendre et d'engager le vrai dialogue. Les élèves ne peuvent pas prévoir où ils travailleront, à quelles langues et cultures ils seront confrontés. Notre pays a besoin des professionnels préparés pour faire face à toute situation interculturelle parce que l'un des plus importantes conceptions de notre révolution c'est la solidarité avec tous les pays du monde, et apprendre une seule langue et culture serait fermer aux étudiants à l'interculturalité, fausser le regard qu'ils portent sur le monde qui les entoure, parce que ce monde-là est multiculturel et plurilingue. Le vrai interculturel, c'est donc un espace entre plusieurs langues et cultures. Grâce à l'acquisition de la compétence interculturelle, l'apprenant devient plus ouvert aux contacts avec les autres, mieux disposé à apprendre d'autres langues étrangères et à développer une personnalité plus riche. Il sera ainsi mieux préparé à vivre et à travailler dans la réalité multiculturelle de la société cubaine contemporaine. Beaucoup. d'enseignants. en. langues. craignent. d'enseigner. la. compétence. interculturelle, car ils ne se sentent pas suffisamment compétents eux-mêmes. D'autres pensent que pour l'apprendre, il faut que les apprenants aient déjà acquis un niveau de langue assez élevé. Rien de plus faux dans les deux cas. Eduquer à l'interculturalité ne veut pas dire doter les apprenants d'une multitude d'informations, de données sur la culture d'un pays étranger. 13.

(25) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. La compétence interculturelle contient un certain nombre de «savoirs», mais c'est surtout les savoir-faire et les savoir-être qui décident de la capacité d'entrer en relation avec les autres, de communiquer avec eux, d'interagir. L'apprenant n'a pas besoin d'un niveau de langue très élevé pour apprendre les savoir-faire et les savoirs-être les plus élémentaires. L'enseignant n'est donc pas obligé d'avoir toutes sortes de connaissances et savoirs respectifs à la culture du pays dont il enseigne la langue. Il doit plutôt posséder lui-même la conscience interculturelle qui lui permettra d'encourager ses élèves à prendre conscience de la diversité, les y ouvrir, leur apprendre à relativiser leur point de vue et à situer un fait dans son contexte culturel en se référant toujours à leur propre culture. Les compétences interculturelles – on les apprend toute la vie, nul enseignant ne cesse jamais d'être apprenant lui-même. Par contre, tout apprenant peut devenir à chaque moment de l'apprentissage enseignant pour les autres Les apprenants doivent être des individués avec caractéristiques interculturelles. La citoyenneté interculturelle n'exclut pas le patriotisme. Bien au contraire. On pourrait risquer la constatation que dans l'euphorie d'unir, d'unifier tout, on a oublié que l'homme a besoin de connaître ses propres racines et de s'identifier à une nation. Coupé de ses racines, l'homme perd ses points de repère, il n'a donc plus le sentiment de sécurité, il commence à avoir peur des autres. Il ne peut pas les comprendre parce qu'il ne se comprend plus lui-même, il ne peut pas savoir qui ils sont parce qu'il ne sait plus qui il est lui-même. Il ne peut pas les accepter parce qu'il ne s'accepte pas lui-même. Il ne s'agit donc pas d'effacer toutes les différences, d'oublier les traditions nationales, les coutumes. Il s'agit bien au contraire de rester très attaché à son propre patrimoine culturel, conscient de sa propre identité culturelle tout en s'ouvrant et en acceptant la richesse des autres. La compétence communicative La compétence communicative constitue l’objectif premier de l’apprentissage d’une langue étrangère. Or, il est désormais admis que la seule compétence linguistique, si elle est nécessaire, n’est pas suffisante dans une perspective de communication. Du point de vue de l’expression, les apprenants devront apprendre à utiliser les formes et adopter les comportements et attitudes langagières reconnus de manière à être compris 14.

(26) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. par leur interlocuteur. Du point de vue de la compréhension, ils devront pouvoir identifier, reconnaître, et interpréter correctement les attitudes et comportements mis en jeu par leur interlocuteur dans les actes de communication, qu’il s’agisse de la gestuelle ou de références historiques et culturelles. Les langues ne sont pas de simples outils qui permettraient de faire passer des informations de manière factuelle. Elles sont avant tout les vecteurs de communication des cultures dont elles sont issues. L’histoire du pays, les normes sociales et les fondements historiques de la société sont autant de facteurs nécessaires pour comprendre la culture, mais aussi et surtout pour permettre aux apprenants de faire un usage approprié de cette langue. Il est donc nécessaire que les enseignants intègrent l’apprentissage de la culture dans l’apprentissage des langues, en dépassant le niveau de civilisation pour aborder des éléments plus profonds tels que les systèmes de valeurs ou de croyance et la vision du monde. Il ne s’agit cependant pas, comme nous le verrons, de transmettre aux apprenants. uniquement. des. connaissances. culturelles.. Dans. la. perspective. interculturelle, la compétence communicationnelle reposera sur la capacité des interlocuteurs à repérer le culturel dans les échanges langagiers. Apprendre une langue, comme le résume Louis Porcher, c’est être capable "de percevoir les systèmes de classement à l’aide desquels fonctionne une communauté sociale et, par conséquent, d’anticiper, dans une situation donnée, ce qui va se passer (c’est-à-dire quels comportements il convient d’avoir pour entretenir une relation adéquate avec les protagonistes de la situation)". (L. Porcher, in Études de linguistique appliquée n° 69, 1988). 1.2 Communication interculturelle en langue française Apprendre d'autres langues étrangères "L’apprenant d’une deuxième langue (ou langue étrangère) et d’une deuxième culture (ou culture étrangère) ne perd pas la compétence qu’il a dans sa langue et sa culture maternelles. Et la nouvelle compétence en cours d’acquisition n’est pas non plus totalement indépendante de la précédente. L’apprenant n’acquiert pas deux façons étrangères d’agir et de communiquer. Il devient plurilingue et apprend l’interculturalité. 15.

(27) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. Les compétences linguistiques et culturelles relatives à chaque langue sont modifiées par la connaissance de l’autre et contribuent à la prise de conscience, aux habiletés et aux savoir-faire interculturels. Elles permettent à l’individu de développer une personnalité plus riche et plus complexe et d’accroître sa capacité à apprendre d’autres langues étrangères et à s’ouvrir à des expériences culturelles nouvelles." (Cadre européen, Introduction) Enjeu éthique La formation à l’interculturel n’a pas seulement pour objectif de permettre aux apprenants de mieux maîtriser la langue étrangère dans ses dimensions linguistiques et culturelles, elle permet également de revaloriser la finalité éducative de l’école (remise en cause des stéréotypes sociaux, lutte contre la xénophobie et le racisme, respect de l’autre, ouverture à l’altérité) désormais élargie à un projet humaniste à l’échelle du monde (compréhension entre les peuples, enrichissement mutuel…). Les grands principes de la pédagogie interculturelle Une pédagogie coopérative Centration sur l’apprenant La pédagogie interculturelle doit s’intéresser aux apprenants, aux savoir-faire en situation de communication au lieu de s’intéresser aux thèmes et aux sujets abordés. Le Cadre n’introduit en effet pas la dimension culturelle sous forme de thèmes. La pédagogie interculturelle doit offrir aux stagiaires des espaces réservés à l’action et à l’analyse pour une prise de conscience du rôle de la culture dans l’échange. Grâce à ces activités on développe des aptitudes et des savoir-faire. Comme le souligne en effet Louis Porcher, "on en reçoit pas l’interculturel tout fait, on le fabrique". Dans la perspective interculturelle, l’apprenant doit plus que ne jamais être impliqué dans le processus d’apprentissage. Les compétences à acquérir dans l’univers interculturel sont celles qui touchent au plus profond de l’individu : son image de soi, ses valeurs, ses croyances ; son sens du bien et du mal, de ce qui est bon et mauvais, sa définition même de la réalité… Pour sensibiliser les apprenants à la différence, et pour développer la capacité de communiquer efficacement avec ceux qui sont différents, les méthodes et techniques doivent dépasser le niveau de la théorie, de l’analyse et de la 16.

(28) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. comparaison car nous savons que les savoirs ne garantissent pas le savoir-faire en face de la différence. Approche par l’expérience L’approche par l’expérience s’impose comme le meilleur moyen d’impliquer l’apprenant dans la formation. Elle ne se limite pas à des jeux de rôle ou à des simulations. Elle doit permettre à l’apprenant de gérer et de partager la responsabilité de l’acte d’apprendre. Elle est donc basée sur une construction avec les apprenants et prend en compte leurs expériences réelles et concrètes dans le domaine abordé. Elle est constituée de plusieurs phases : l’apprenant participe à une activité qui est suivie d’une analyse de laquelle vont se dégager des observations qui pourront être appliquées à la vie réelle. Perspective actionnelle Dans la pédagogie interculturelle, les usagers de la langue sont considérés comme des acteurs sociaux qui accomplissent des tâches, qui ne sont pas seulement langagières. On est alors dans une perspective actionnelle qui constitue un dépassement de l’approche communicative. En effet, le Cadre considère que les actes de parole n’ont de signification que par rapport aux actions sociales qu’ils concourent à réaliser. Les locuteurs qui interagissaient avec les autres dans la perspective communicative deviennent, dans la perspective actionnelle, les acteurs sociaux qui agissent avec les autres. A ce changement de perspective correspond un changement de méthode et/ou de techniques. Avant, on mettait les apprenants dans une situation de communication définie pour développer leur compétence communicative, maintenant on attend des apprenants qu’ils réalisent des actions. La simulation, technique la plus utilisée dans l’approche communicative, est insuffisante, dans la perspective du Cadre, à former un acteur social. Pour enseigner une langue, il faut envisager toute une série d’occasions où l’acteur/apprenant puisse réaliser une action avec les autres à finalité collective. L’objectif de l’enseignement/apprentissage scolaire est de former des individus autonomes, mais aussi des citoyens créatifs, responsables, actifs et solidaires. Dans le contexte scolaire, les pratiques interculturelles sont souvent limitées, en raison des contraintes du système éducatif, aux échanges scolaires. Or il peut y avoir des expériences interculturelles en dehors de l’école, dans sa ville, dans son quartier. Il 17.

(29) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. convient donc également d’envisager des expériences interculturelles interdisciplinaires et extrascolaires. Une pédagogie qui repose sur la confiance La confiance est le pilier de toute activité qui fait appel aux expériences personnelles des acteurs. Les enseignants devront apprendre comment créer un climat de confiance et travailler pour l’instaurer. Cela implique une période où les apprenants vont faire connaissance dans un environnement rassurant. Cette base est nécessaire avant de demander aux apprenants de partager leurs observations, de poser des questions difficiles, de révéler leurs sentiments profonds et de prendre des risques dans leur comportement.. Le. rôle. de. l’enseignant. sera. d’abord. d’aider. à. surmonter. l’ethnocentrisme et la tendance à juger qui sont spontanés pour tous. Les compétences attendues La conscience interculturelle fait partie des compétences générales que l’apprenant d’une langue étrangère doit acquérir, telles qu’elles sont désignées par le Cadre européen commun de référence pour les langues. (5.1.1.3) "La connaissance, la conscience et la compréhension des relations (ressemblances et différences distinctives) entre "le monde d’où l’on vient" et "le monde de la communauté cible" sont à l’origine de la prise de conscience interculturelle. Il faut souligner que la prise de conscience interculturelle inclut la conscience de la diversité régionale et sociale des deux mondes. Cela les aide à les situer toutes deux en contexte. Outre la conscience objective, la conscience interculturelle englobe la conscience de la manière dont chaque communauté apparaît dans l’optique de l’autre, souvent sous la forme de stéréotypes nationaux." Pour les enseignants, il s’agit d’envisager et d’expliciter : . quelle expérience et quelle connaissance antérieures l’apprenant est censé avoir ou est tenu d’avoir ;. . quelle expérience et quelles connaissances nouvelles de la vie en société dans sa communauté ainsi que dans la communauté cible l’apprenant devra acquérir afin de répondre aux exigences de la communication en L2 ;. 18.

(30) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. . de quelle conscience de la relation entre sa culture d’origine et la culture cible l’apprenant aura besoin afin de développer une compétence interculturelle appropriée.. Le Cadre reconnaît donc l'interculturalité comme une composante nécessaire à la didactique des langues. L’interculturel touche à toutes les notions normalement considérées en didactique des langues : savoirs, savoir-être, savoir-faire et savoirapprendre. Savoirs "Toute communication humaine repose sur une connaissance partagée du monde. Les connaissances empiriques relatives à la vie quotidienne (organisation de la journée, déroulement des repas, modes de transport, de communication, d’information), aux domaines publics ou personnel sont fondamentales pour la gestion d’activités langagières en langue étrangère. La connaissance des valeurs et des croyances partagées de certains groupes sociaux dans d’autres régions ou d’autres pays telles que les croyances religieuses, les tabous, une histoire commune, etc. sont également essentielles à la communication interculturelle." (2.1.1) Savoir-être L’apprenant doit être invité à construire et maintenir un système d’attitudes dans son rapport avec d’autres individus. Travailler sur le savoir-être des apprenants amène l’enseignant à considérer les éléments qui constituent l’identité des apprenants et leurs attitudes, qui affectent leur capacité d’apprendre (5.1.3) : Attitudes : . ouverture et intérêt envers de nouvelles expériences, les autres, d’autres idées, d’autres peuples, d’autres civilisations ;. . volonté de relativiser son point de vue et son système de valeurs culturelles ;. . volonté et capacité à prendre ses distances par rapport aux attitudes scolaires ou touristiques conventionnelles relatives aux différences culturelles.. Motivations : désir de communiquer. Savoir-faire Ils comprennent, selon le Cadre européen (5.1.2.2) : 19.

(31) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. . la capacité d’établir une relation entre la culture d’origine et la culture étrangère : traits distinctifs entre la culture d’origine et la culture cible ;. . la sensibilisation à la notion de culture et la capacité de reconnaître et d’utiliser des stratégies variées pour établir le contact avec des gens d’une autre culture ;. . la capacité à jouer le rôle d’intermédiaire culturel entre sa propre culture et la culture étrangère et de gérer efficacement des situations de malentendus et de conflits culturels ;. . la capacité à aller au-delà de relations superficielles stéréotypées.. Pour les enseignants, il s’agit d’envisager et d’expliciter : . quels rôles et fonctions d’intermédiaire culturel l’apprenant aura besoin ou devra remplir ou pour lesquels il devra être outillé pour le faire ;. . quels traits de la culture d’origine et de la culture cible l’apprenant aura besoin de distinguer ou devra distinguer ou devra être outillé pour le faire ;. . quelles dispositions sont prévues pour que l’apprenant ait une expérience de la culture cible ;. . quelles possibilités l’apprenant aura de jouer le rôle d’intermédiaire culturel.. Savoir-apprendre Les savoir-apprendre mobilisent tout à la fois des savoir-être, des savoirs et des savoirfaire. "Savoir-apprendre" peut aussi être paraphrasé par "savoir/être disposé à découvrir l’autre", que cet autre soit une autre langue, une autre culture d’autres personnes ou des connaissances nouvelles. (2.1.1) La dimension interculturelle dans l’enseignement du français langue de spécialité. La compétence interculturelle est une compétence communicative faisant appel à la langue comme un des langages de communication. En effet, les langages utilisés dans la communication peuvent être verbaux ou non verbaux. Si la langue est essentielle dans la communication, on prétend toutefois que le non-verbal intervient pour près de 80 % dans la communication orale. Cela signifie que la façon de se tenir, de s’habiller, les gestes et les expressions faciales sont autant porteurs de messages que la langue, si ce n’est pas davantage. S’il existe des différences dans les langues, il en existe autant dans la communication non verbale dans les différentes cultures : là aussi le code peut changer d’un groupe à l’autre, et faire naître des malentendus, voire des 20.

(32) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. conflits. Dans cet exposé, j’aborderai donc les différentes formes de communication qui composent la compétence communicative, et j’insisterai plus particulièrement sur le rôle des cultures dans cette compétence. Selon Lambert (1972), l’acquisition d’une langue peut être considérée comme une série de barrières à franchir, avec la langue et la culture comme barrières principales. Dans une large mesure, la langue implique la maîtrise du vocabulaire, facilitée avec l’expérience. La culture semble être une barrière plus résistante et plus difficile à franchir. L’apprentissage culturel implique que l’apprenant assimile certains aspects d’une culture différente, aspects influençant la langue et le comportement. Comme l’apprenant est un usager potentiel de la langue dans un groupe social, Galisson recommandait déjà en 1989 un " niveau seuil de comportement " qui l’aiderait à comprendre les locuteurs natifs. Actuellement, on s’accorde à dire que l’on ne peut séparer langue et culture. L’apprentissage de la culture doit donc être intégré dans l’apprentissage de la langue, et dépasser le niveau de " civilisation ", " Landeskunde ", pour aborder des éléments plus profonds tels les systèmes de valeurs ou de croyances, et la vision du monde. Si la langue influence la manière dont nous nous comportons et percevons les choses, la culture est aussi inhérente à la langue même, à sa structure, à son vocabulaire, ses expressions, et peut être enseignée en même temps que la langue. La compétence de communication Dans la compétence de communication l’on distingue généralement les composantes linguistiques,. paralinguistiques,. sociolinguistiques,. référentielles,. discursives,. stratégiques et socioculturelles, bien que cette dernière composante soit souvent négligée dans l’enseignement des langues étrangères (Binon et Claes, 1995). Nous allons voir comment toutes ces composantes de la compétence communicative comportent un aspect culturel aussi bien que linguistique. La composante linguistique est l’habileté à interpréter et à appliquer les règles du code (phonétiques, phonologiques, morphologiques, syntaxiques, sémantiques etc.). La structure d’une langue reflète souvent les thèmes importants de la culture. Ainsi, beaucoup de langues distinguent une forme formelle et une forme informelle d’adresse (tu et vous en français, du et Sie en allemand, tu et Usted en espagnol etc.), cependant 21.

(33) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. la différence réside dans les configurations contextuelles qui incitent les personnes à choisir une forme plutôt qu’une autre, et le passage de la forme formelle à la forme informelle se fait de manières très différentes d’une langue à l’autre. Par ailleurs, la structure complexe d’adresse en japonais reflète la structure sociale et hiérarchique pareillement complexe de cette société. Pour sa part, le vocabulaire a un aspect culturel important, puisqu’il est adapté à l’environnement naturel et culturel: il existe plus de termes pour désigner la neige dans les langues Inuits que de termes pour désigner un chameau, et l’inverse est sans doute vrai dans les langues du Sahara. Des objets, des concepts nouveaux sont hérités d’une autre culture avec, en général, le mot les désignant dans la langue étrangère, comme par exemple les mots "bungalow", "sauna", ou même notre tomate, qui vient de l’aztèque " tomatl ", notre chocolat, cacao ou pizza. Des problèmes de communication surgissent souvent lorsque la signification d’un mot diffère d’une langue à l’autre : ainsi le concept de "village" est différent en Inde ou en Europe, le concept "liberté" n’a pas la même signification en Europe qu’aux États-Unis d’Amérique. Si le concept " indépendance " a une connotation positive aux États-Unis, celle-ci peut être négative dans des cultures plus collectivistes (comme la Turquie par exemple), où l’interdépendance est plus valorisée. La culture a donc été définie, entre autres, comme un système de significations partagées. Si les significations diffèrent, des malentendus naissent, car on ne parle pas de la même chose : si le mot "mariage" est associé par les Américains du Nord à l’idée d’amour et de partenariat, les Japonais y associent la confiance, mais aussi le compromis, les restrictions, les obligations, la "fin de la vie", tandis que les Français, fidèles au stéréotype sans doute, associent le mariage à l’amour, à la passion et au sexe. Ces associations montrent comment le dictionnaire mental est structuré, et quels mots sont disponibles à l’esprit en réponse à un stimulus donné. On découvre ainsi le champ de significations du mot, et on peut voir dans quelle mesure ces significations se recouvrent ou divergent d’une langue à l’autre. La composante paralinguistique concerne les gestes, les mimiques et tout le langage du corps, ou ce qu’on appelle encore le langage non verbal. Dans ce domaine, la prudence est de mise, car des gestes peuvent être interprétés de manière différente ou même contraire à l’intention. Ainsi, faire un O en joignant le pouce et l’index signifie OK aux 22.

(34) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. États-Unis, zéro en France, de l’argent au Japon, et est un geste obscène dans beaucoup de pays latins. De même, le sourire, que nous interprétons comme une expression de plaisir, est souvent une façon de cacher l’embarras ou même la douleur dans des cultures asiatiques. S’il est relativement facile d’observer comment les gens se saluent dans une culture donnée, les signaux infimes dans la composition du visage nous échappent la plupart du temps, et quelqu’un qui ne nous regarde pas quand nous lui parlons nous irrite en général, tandis que dans sa culture cette personne exprime ainsi le respect. La composante sociolinguistique est l’habileté à interpréter et à utiliser différents types de discours en fonction des variables de la situation de communication et des règles qui s’en dégagent. Ainsi, on ne s’adresse pas de la même façon à un ami qu’à un supérieur, à un étranger, etc. Comme nous l’avons vu plus haut, les manières formelles et informelles d’adresse varient selon les langues, mais aussi selon les cultures. Si en France on utilise facilement le prénom d’une personne accompagné de "vous", en Belgique francophone l’usage du prénom signifie automatiquement le tutoiement, et le prénom accompagné de vous ne s’entend que dans des situations comme ’chez le coiffeur’. Un correspondant étranger qui dans un reportage radio utilise soudain l’expression " ils s’en foutent " choquera, ou du moins étonnera facilement ses auditeurs francophones. La composante référentielle est la connaissance des domaines d’expérience, des objets du monde et de leurs relations, tels que les sports, l’économie, la politique, etc. Ces domaines sont en général abordés dans ce qu’on appelle les cours de " civilisation " : on étudie les institutions, les organisations et les données chiffrées d’un pays, on parle de la manière de se loger, de se nourrir, de se divertir, de travailler ou d’enseigner. La difficulté de lire un journal dans une langue étrangère réside souvent plus dans la connaissance de toutes ces références liées à l’actualité d’un pays ou d’une région que dans la connaissance de la langue. De même, la référence dans la publicité, ou les attentes que les personnes d’une culture peuvent avoir par rapport à la publicité, sont à prendre en compte par les grandes agences qui ne demanderaient pas mieux que de pouvoir faire de la publicité "globale" et des économies d’échelle par la même occasion. Dans tous les pays d’Europe, la publicité doit être avant tout honnête et informative: 23.

(35) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. c’est le modèle normatif moyen européen. Cependant, des écarts apparaissent entre la publicité attendue et la publicité perçue: par-delà le modèle normatif moyen, les divergences s’affirment. Les attentes des consommateurs européens par rapport à la publicité peuvent être résumés dans un tableau (Bonnal, 1990): La composante discursive est la capacité de comprendre et de produire certains types de discours, comme un fait divers, une fable, la macrostructure d’un mode d’emploi ou de la notice de la boîte d’un médicament. Ainsi, une présentation selon le modèle français (thèse, antithèse, synthèse) n’est pas nécessairement bien accueillie par des auditeurs de culture anglo-saxonne: ils la trouveront chaotique et manquant de structure et de clarté. Inversement, une présentation selon le mode anglo-saxon aura un effet souvent négatif sur des auditeurs latins qui la trouveront superficielle et simpliste (Bennett et al, 1998). La composante stratégique concerne l’habileté à utiliser des stratégies verbales et non verbales pour réaliser et maintenir le contact avec les interlocuteurs, et gérer l’acte de communication en accord avec l’intention de communication du locuteur. Un aspect important et pourtant négligé de cette stratégie verbale est le tour de parole et l’interruption. Dans certaines cultures, l’interlocuteur doit montrer son intérêt en intervenant avant que l’autre n’ait terminé sa phrase (cultures latines). Dans d’autres cultures, l’interruption est vue comme impolie et inadmissible: on attend que la personne ait terminé sa phrase avant de commencer à parler (cultures anglo-saxonnes et allemandes), tandis que dans d’autres encore, il faut respecter une pause avant de répondre (cultures asiatiques). La composante socioculturelle est la connaissance de la culture de l’interlocuteur : sa perception du temps, son échelle de valeurs par exemple. Les différences dans les valeurs provoquent de graves problèmes de communication. Les valeurs correspondent à ce qu’on accepte comme étant beau, bon et juste, et ce qui ne l’est pas. Ces valeurs influencent fortement le comportement, car chaque culture trouve des solutions, souvent différentes, aux questions fondamentales concernant l’homme, sa relation avec les autres, avec la nature, avec le surnaturel. Les réponses peuvent varier selon les cultures, mais aussi selon l’appartenance ethnique, religieuse ou sociale. Un politicien qui profite de sa position pour donner des emplois et des contrats aux membres de sa 24.

(36) Site web pour encourager le développement de la compétence interculturelle en FLE. famille est considéré comme immoral dans la plupart des cultures occidentales, et on parlera de népotisme. Dans les cultures africaines, le politicien qui dans cette situation ne donnerait pas de travail aux membres de sa famille serait jugé immoral. Si l’enseignement des langues étrangères privilégie surtout la composante linguistique, il néglige souvent les autres composantes et certainement les composantes stratégiques, paralinguistique et surtout sociolinguistique et socioculturelle. Or ces composantes constituent avant tout la dimension interculturelle de la compétence de communication et s’avèrent particulièrement importantes dans un monde multiculturel et économiquement global. Une prise de conscience des différences qui peuvent exister au niveau culturel devient donc de plus en plus indispensable. Les composantes clés d’une culture En observant la communication et l’interaction entre personnes appartenant à des systèmes culturels différents, Hall (1990) distingue trois composantes principales qui constituent autant de clés pour comprendre et déchiffrer le comportement de l’étranger : le temps, l’espace et le contexte de communication. Le temps est perçu et organisé différemment d’une culture à l’autre. Il s’agit bien sûr de la ponctualité et de l’exactitude, appréciées par certains, moins importantes ou plus flexibles dans d’autres cultures. On peut se demander à partir de combien de minutes on est "en retard", à partir de combien de retard il faut s’excuser, combien de temps on va attendre quelqu’un, mais il s’agit aussi de l’importance relative accordée au passé, au présent et au futur. Trompenaars (1994) fait dessiner trois cercles pour ces trois temps, avec une taille et un recouvrement tels qu’on les perçoit: il visualise ainsi les différences entre les pays. Un aspect extrêmement intéressant mis en valeur par Hall est la distinction entre les cultures monochroniques et les cultures polychroniques. Le temps monochronique est linéaire, tandis que le temps polychronique se caractérise par la simultanéité de différentes activités. On peut dire que les pays du nord de l’Europe sont plutôt monochroniques, et les pays du sud plus polychroniques. Il faut cependant insister sur le fait qu’en matière de différences culturelles, on n’est jamais dans une situation dichotomique, mais plutôt sur une ligne continue, sur laquelle on se situe tantôt plus d’un côté, tantôt plus de l’autre. (D’après Hall, 1990) 25.

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