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Traversées poétiques Travesías poéticas

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Academic year: 2022

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Traversées poétiques

Travesías poéticas

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« Accent tonique » Collection dirigée par Nicole Barrière

« Accent tonique » est une collection destinée à intensifier et donner force au ton des poètes pour les inscrire dans l’histoire

Déjà parus ANAPHORES

Toussaint Medine Shangô

ATTENTION TRAVAIL !

Recueil de poèmes contemporains sur le travail

poèmes recueillis par Nicole Barriere et Martine Glomeron

AUBE

Giovanni Dotoli

ÉCLAT DE TON CORPS ET AUTRES POÈMES (L') Edition bilingue Espagnol-Français

Carlos Henderson - Préface de Jacques Ancet, Avant-lire de Bernard Noël

ENTRE GOUFFRE ET LUMIÈRE Eric Dubois - Préface de Charles Dobzynski

Maquette de couverture : Nicole Barrière

Illustration de couverture : Photographie de José Muchnik

© L’Harmattan, 2011

5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com [email protected]

[email protected] ISBN : 978-2-296-55076-6

EAN : 9782296550766

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Coordonné par

José Muchnik et Nicole Barrière

Traversées poétiques Travesías poéticas

Poètes argentins d’aujourd’hui

Édition bilingue espagnol-français

Traducteurs : Nicole Barrière, Gaston Bellemare, Adriana Bonini, Ana María Granero, Alicia Noemí Grinbank, Guillaume Huet, Catherine Jarrett, Béatrice Kohlstedt, José Muchnik, Maïra Muchnik, Michou Pourtalé, María Renata Segura.

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6 Prefacio

« Tercer milenio urgencia poética, dar alas a palabras, horizontes a miradas, nuevos panes y vinos a mesas destartaladas. Urgencia de dar nuevos sentidos al lenguaje, construir nuevas fraternidades y solidaridades, encontrar puertas verdaderas tras la niebla de discursos. Un grupo de poetas argentinos y franceses comienza esta travesía sin corrientes, ni modelos ni narcisos dorados, sólo pretendemos construir puentes, puentes aéreos, colgantes, giratorios, puentes poéticos para atravesar odios, desiertos, cegueras ».

Así se expresaba el grupo Travesías Poéticas en su primera declaración en el año 2009. Constituido en su inicio por: Nicole Barrière, Claude Ber, José Muchnik et Philippe Tancelin en Francia; y por Luis Calvo, Ramón Fanelli, Alicia Grinbank, Michou Pourtalé y José Emilio Tallarico en Argentina, ha reunido en su camino una diversidad de voces poéticas, principalmente en ocasión de la lectura «Palabras en libertad» realizada en la Casa Argentina, en el marco del IV Festival International de Poesía de París en el año 2010, año del bicentenario de la independencia argentina.

El CICEP (Centre International Interuniversitaire de Créations et d’Espaces Poétiques) de la Universidad de Paris VIII y la Alianza Francesa de Buenos Aires han apoyado esta iniciativa, les agradecemos por ello. Hemos rendido homenaje a grandes poetas franceses y argentinos: René Char, Arthur Rimbaud, Aimée Césaire, Geneviève Clancy, Roberto Juarroz, Enrique Molina, Miguel Ángel Bustos, Alejandra Pizarnik, Oliverio Girondo, Olga Orozco… han estado presentes en nuestras lecturas.

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7 Préface

« Troisième millénaire, urgence poétique, donner des ailes aux mots, des horizons aux regards, de nouveaux pains et vins à des tables déglinguées. Urgence de donner de nouveaux sens au langage, de construire des fraternités et des solidarités nouvelles, de trouver des portes derrière le brouillard des discours. Un groupe de poètes argentins et français commence cette traversée sans courants, ni modèles, ni narcisses dorés, et prétend seulement construire des ponts, ponts aériens, suspendus, giratoires, ponts poétiques pour traverser les haines, les déserts et les cécités ».

Ainsi s’exprimait le groupe Traversées Poétiques dans sa première déclaration en l’année 2009. Constitué au départ par Nicole Barrière, Claude Ber, José Muchnik et Philippe Tancelin en France ; et par Luis Calvo, Ramón Fanelli, Alicia Grinbank, Michou Pourtalé et José Emilio Tallarico en Argentine. Il a rassemblé en chemin une diversité des voix poétiques, notamment dans la lecture « Paroles en liberté » réalisée à la Maison d’Argentine dans le cadre du IVème festival international de Poésie à Paris en l’année 2010, année du bicentenaire de l’indépendance argentine.

Le CICEP (Centre International Interuniversitaire de Créations et d’Espaces Poétiques) de l’Université de Paris VIII et l’Alliance française de Buenos Aires ont appuyé cette initiative, nous tenons à les remercier. Nous avons rendu hommage à des grands poètes français et argentins: René Char, Arthur Rimbaud, Aimée Césaire, Geneviève Clancy, Roberto Juarroz Enrique Molina, Miguel Ángel Bustos, Alejandra Pizarnik, Oliverio Girondo, Olga Orozco… qui ont été présents dans nos lectures.

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Este libro es un alto en el camino, no se trata de una antología, no tiene la pretención de presentar a los mejores poetas argentinos contemporáneos, se trata de « una mostra », una buena exposición de la diversidad de la poesía argentina de hoy… la travesía continúa.

Nicole Barrière, José Muchnik Coordinadores de la obra Los coordinadores han revisado el conjunto de las traducciones.

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Cet ouvrage est un halte sur le chemin, il ne s’agit pas d’une anthologie, il n’a pas pour prétention de présenter les meilleurs poètes argentins contemporains, il s’agit de « una mostra », une bonne exposition de la diversité de la poésie argentine d’aujourd’hui, la traversée continue.

Nicole Barrière, José Muchnik Coordonnateurs du recueil Les coordonnateurs ont revu l’ensemble des traductions.

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Ma.TERESA ANDRUETTO nació en A. Cabral, Córdoba, en 1954. De padre italiano, se crió en un pueblo de la llanura cerealera marcado por la existencia de un asilo de enfermos mentales que, en tiempos de su infancia, era considerado el más grande de Sudamérica. Publicó novelas, libros de cuentos, poemarios, ensayos, obras de teatro y libros para niños. Entre ellos, los libros de poemas Palabras al rescoldo (Argos, 1993), Pavese y otros poemas (Argos, 1998), Kodak (Argos, 2001), Beatriz (Argos, 2005), Pavese/Kodak (Ediciones del dock, 2008), Sueño Americano (Caballo negro editora, 2009) y Tendedero (CILC, 2010), las novelas La mujer en Cuestión (De Bolsillo, 2009), Lengua Madre (Mondadori, 2010), Tama (2003), Stefano (Sudamericana, 1998) y Veladuras (Norma, 2005), el libro de cuentos Todo movimiento es cacería (Alción, 2002) y numerosos libros para niños. Obtuvo entre otras distinciones: Premio Novela del Fondo Nacional de las Artes, Lista de Honor de IBBY, finalista del premio Clarín de novela y Premio Iberoamericano a la Trayectoria en Literatura Infantil/Juvenil SM. Tiene dos hijas y vive con su marido en un paraje de las sierras cordobesas.

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Ma.TERESA ANDRUETTO est née à A Cabral, Córdoba, en 1954. De père italien, elle a grandi dans un village de la plaine céréalière marqué par la présence d’un asile pour des malades mentaux qui, dans son enfance, était considéré comme le plus grand d’Amérique du Sud. Elle a publié des romans, des nouvelles, des essais, des pièces de théâtre et des livres pour enfants. Parmi eux, les livres de poèmes Palabras al rescoldo (Argos, 1993), Pavese y otros poemas (Argos, 1998), Kodak (Argos, 2001), Beatriz (Argos, 2005), Pavese/Kodak (Ediciones del dock, 2008), Sueño Americano (Caballo negro editora, 2009) et Tendedero (CILC, 2010), les romans La mujer en Cuestión (DeBolsillo, 2009), Lengua Madre (Mondadori, 2010), Tama (2003), Stefano (Sudamericana, 1998) et Veladuras (Norma, 2005), le livre de nouvelles Todo movimiento es cacería (Alción, 2002) et des nombreux ouvrages pour enfants. Entre autres distinctions, elle a obtenu le «Premio Novela del Fondo Nacional de las Artes», «Lista de Honor de IBBY», finaliste du «Premio Clarín de novela» et «Premio Iberoamericano a la Trayectoria en Literatura Infantil/Juvenil SM». Elle a deux filles et habite avec son mari dans un village des montagnes de Cordoba.

www.teresaandruetto.com.ar

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12 EXTRAVÍO

Aún no sabe decir

su nombre y la han mandado (a lo de Rabachino,

a comprar harina, azúcar negra, polvo de hornear).

Si lo hace bien, le darán

(caramelos, estampitas, besos).

En el bar hay olor

a hombres, y a vino viejo.

También un piso flojo de madera, y ya está el miedo de pisar en falso.

Lleva un papel escrito (en el hueco de la mano lleva la letra de su madre).

Le han ordenado :

No te pierdas, y va mirándose los pies, cuenta

los pasos.

Cree

(...pero es una intuición oscura)

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13 EGAREMENT

Elle ne sait pas encore dire son prénom et on l’a envoyée

(chez Rabachino, acheter farine,

sucre roux, poudre à lever) Si elle le fait bien,

on lui donnera

(bonbons, images d’Épinal, bisous).

Dans le bar il y a une odeur d’hommes et de vin vieux

Il y a aussi un plancher en bois qui bouge, et la peur

de faire un faux pas est déjà là.

Elle amène un papier écrit (dans le creux de sa main avec l’écriture de sa mère).

On lui a ordonné :

Ne te perds pas, elle va en regardant ses pieds, elle compte

les pas.

Elle croit

(mais c’est une obscure intuition)

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14 que quien se mira

los pies no se extravía.

Cuenta los pasos (y después las sílabas, los cuentos, las monedas), con los ojos fijos en los zapatos, pero lo mismo se pierde

en el recuento.

De Kodak (Pavese/Kodak, Ediciones del dock, Buenos Aires, 2008)

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15 que celui qui regarde

ses pieds ne se perd pas.

Elle compte les pas (et après les syllabes, les comptes, les monnaies),

avec les yeux fixes dans les souliers, de toute manière elle se perd

quand elle recompte.

Extrait de Kodak (Pavese/Kodak, Ediciones del dock, Buenos Aires, 2008)

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16 DESNUDA EN LA TIENDA

No era coqueta Era fuerte.

June Jordan

Necesito ropa, dijiste. Una blusa alegre, de color subido. Y fuimos a la tienda. La chica que nos llevó a los vestidores se llamaba Tula.

Te queda rico, dijo, te queda de novela.

Nos metimos las dos en esa caja, entrábamos apenas.

Como no había asientos ni percheros te ofrecí mis brazos.

Te sacaste el vestido, la campera, te sacaste la blusa, las hombreras, te sacaste el turbante, la remera,

te sacaste el corpiño, la bolsita de mijo, te miraste al espejo y me miraste y yo vi tu pecho crudo, las costillas al aire, y después tu corazón como una piedra, fuerte y fatal como una piedra.

De Sueño Americano (Caballo negro editora, Córdoba, 2009)

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17 NUE DANS LE MAGASIN

Elle n’était pas coquette Elle était forte.

June Jordan

Tu as dit : J’ai besoin de fringues. Une blouse joyeuse, de couleur soutenue. Et nous étions dans le magasin. La fille qui nous a amenées à la cabine d’essayage s’appelait Tula.

Elle a dit : «ça te va bien, ça te va à merveille.»

Nous sommes entrées dans cette boîte, Nous y tenions à peine.

Comme il n’y avait ni chaise ni cintre je t’ai offert mes bras.

Tu as enlevé la robe, le blouson, tu as enlevé la blouse, les épaulettes, tu as enlevé l’écharpe, le tee-shirt,

tu as enlevé le soutien gorge, le petit sac de mil, tu t’es regardée dans le miroir, et tu m’as regardée j’ai vu ta poitrine crue, tes côtes à l’air

et après ton cœur

comme une pierre, forte et fatale comme une pierre.

Extrait de Sueño Americano (Caballo negro editora, Córdoba, 2009)

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18 PATRICIA LEE

Flota Patricia Lee sobre la vereda,

como un poema de Rimbaud. Es de oro la luz y sin embargo ella sabe que puede no alumbrar.

Cuando era chica quería ser poeta. Tenía al niño genio de la mano, pasaba con él su temporada en el infierno. Saludaba el ojo bizco, camino del templo a los vecinos, pensando que su palabra no era para esa gente. Algún día volveré

y seré millones, se decía, cantaré en estadios, estudios, festivales, y aplaudirán los músicos del mundo, no esta gentuza de pueblo. Cuando era chica quería ser famosa. Más tarde quiso ser la monja de Calcuta. No la maldita, no la artista consumida, no la puta, sino la que llora al hermano muerto, al marido muerto, a los amigos. Ya no hay distancia entre los sueños y la vida. Por eso canta en la noche en los estadios, los estudios, los rincones de su casa. Canta Patricia Lee y mientras canta la maldicen los bizcos y los genios, gritan camino del templo los poetas, Volvé a tu casa, Patti, volvé a tu casa. Pero Patti lee,

Patti Lee…

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19 PATRICIA LEE

Patricia Lee flotte sur le trottoir,

comme un poème de Rimbaud. La lumière est en or et néanmoins elle sait qu’elle peut ne pas éclairer.

Quand elle était petite, elle voulait être poète. Elle avait l’enfant-génie à la main, elle passait avec lui sa saison en enfer. Chemin du temple elle saluait les voisins d’un œil louche, pensant que sa parole n’était pas pour ces gens-là.

Un jour je reviendrai

et elle se disait : j’aurai des millions, je chanterai dans des stades, des studios, des festivals, et les musiciens du monde applaudiront, mais pas le petit peuple du village.

Quand j’étais petite je voulais être célèbre.

Plus tard elle a voulu être

la sœur de Calcuta. Pas la maudite, pas l’artiste usée, pas la pute, mais celle qui pleure le frère mort,

le mari mort, les amis. Il n’y a plus de distance entre les rêves et la vie. Alors elle chante

dans la nuit dans les stades, les studios, les coins de sa maison. Patricia Lee chante et pendant qu’elle chante les gens louches et les génies la maudissent, chemin du temple, les poètes crient : « Rentre chez-toi, Patti, rentre chez-toi ». Mais Patti lit,

Patti Lee…

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20

HOSTERÍA EN LAS SIERRAS/ OTOÑO DE 2007

Mi música es para esta gente Ludwig van Beethoven

Tras la ventana del hotel caen las hojas amarillas, flotan semimuertas sobre el agua de la piscina, como en un cuento de Cheever. En la memoria alguien arrastra una silla hacia el agua sucia,

sin embargo es de oro esta luz y ella sabe que puede no verla más. Cuando era chica quería ser pianista.

Iba con otra de la mano, iba con El clave bien temperado bajo el brazo, hacia una casa de la calle Francia.

Saludaba camino del conservatorio a los vecinos, pensando que su música era para esa gente.

Alguna vez tocaré preludios en un teatro, se decía, y aplaudirán los vecinos, la buena gente

del pueblo.

Historia de vida suya, pero remota.

Más tarde quiso ser como la puta de Fassbinder, ésa que hacía feliz a todo el mundo. No la maldita, no la estrella incandescente, no la artista consumida, sino la monja de clausura, la que alivia al peregrino, la que no le quita a nadie nada. No hay distancia entre lo íntimo y lo público, las calamidades históricas convergen con las privadas. La buena gente asesina a los débiles y mantener abierta la herida es la única esperanza.

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AUBERGE DANS LES MONTAGNES/

AUTOMNE 2007

Ma musique est pour les gens Ludwig van Beethoven

Derrière la fenêtre de l’hôtel tombent les feuilles jaunies, elles flottent à demi mortes sur l’eau de la piscine,

comme dans un compte de Cheever ? Dans la mémoire quelqu’un traîne une chaise jusqu’à l’eau croupie,

néanmoins elle est en or cette lumière et elle sait qu’elle peut ne plus la voir. Quand elle était petite elle voulait être

pianiste. Elles marchaient main dans la main.

Elle allait avec Le Clavier bien tempéré

sous le bras, vers une maison de la rue Francia.

Sur le chemin du conservatoire elle saluait les voisins, pensant que sa musique était pour ces gens.

Elle se disait, un jour je jouerai des préludes dans un théâtre, et les voisins applaudiront, les bonnes gens du peuple.

Histoire de sa vie à elle, mais lointaine.

Plus tard elle a voulu être comme la pute de Fassbinder, celle-là qui rendait heureux tout le monde. Pas la maudite, pas l’étoile incandescente, pas l’artiste usée,

mais la sœur cloîtrée, celle qui soulage le pèlerin, celle qui n’enlève rien à personne. Il n’y a pas d’écart entre l’intime et le publique, les calamités historiques se croisent avec les privées. Les bonnes gens assassinent les faibles et gardent ouverte la blessure comme unique espoir.

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Historia de vida remota, pero suya.

Cuando escribe en la noche, crece el murmullo de tantos y tantos que vienen llegando, un torrente que avanza y se dilata, que grita Go Home,

Go Home, necesito un lugar en el mundo. ¡Y ella que no quería quitarle a nadie nada!

Referencias

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