30 Figure 3.2 : Entretien avec le directeur de la station forestière et la police de l'aéroport international de Garoua. TRAFIC : Réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages. UICN : Union internationale pour la conservation de la nature. Les spécimens saisis proviennent majoritairement du Cameroun, du Gabon, du Nigeria et de la République Centrafricaine.
CONTEXTE
Introduction
Il est important de souligner que le contrôle de la faune et des forêts et des documents CITES est une des tâches régaliennes des agents des eaux et forêts notamment, qui jouent un rôle indéniable dans l’atteinte de l’objectif de gestion durable de la biodiversité. Toutefois, la surveillance doit être exercée dans un cadre réglementaire et conformément à l’éthique de bonne gouvernance. Aussi, cette étude sur l'évaluation de l'efficacité du contrôle vise à établir un cadre de travail pour les agents de contrôle afin qu'ils puissent remplir facilement leur rôle de veille à l'application de la loi.
Problématique
Il n’est donc pas nécessaire de souligner que le commerce international illégal de la faune et de la flore sauvages est aujourd’hui en plein essor. Cette incapacité à vérifier les documents CITES et à identifier les espèces CITES encouragerait le commerce illégal de la faune et de la flore menacées. Les agents de contrôle ont-ils une connaissance suffisante de la CITES et de l’identification des espèces menacées pour exercer un contrôle ?
Objectifs
- Objectif général
- Objectifs spécifiques
Ce problème peut s'expliquer par le fait que les agents chargés du contrôle de la faune et de la flore ont peu ou pas de connaissance des documents CITES et de l'identification des espèces inscrites aux annexes CITES. Évaluer le niveau de connaissance des agents de contrôle sur la CITES et l'identification des espèces CITES au niveau des frontières. Proposer des solutions efficaces pour accroître le niveau de connaissance des agents sur la CITES.
REVUE DE LITTERATURE
- Définitions
- Cadre législatif et réglementaire de la faune au niveau international et national . 17
- Contraintes à la conservation
- Rôle de la CITES dans le commerce international
- Défis dans la mise en application de la CITES par les pays de l’espace
- Difficulté de contrôle au niveau des aéroport et Port : Cas de l’aéroport et le port
- Commerce international illégal : cas de l’ivoire
- Importance de la lutte contre le trafic des espèces sauvages
La loi de 1994 constitue le texte de base pour la protection et la gestion des forêts et de la faune au Cameroun. Les défis de la mise en œuvre de la CITES par les pays de la zone COMIFAC. La dégradation de l'habitat de la faune et le commerce illégal d'espèces sauvages font partie des activités qui conduisent au déclin, voire à l'extinction, des espèces sauvages.
MATERIELS ET METHODES
- Description de la zone d’étude
- Description des aéroports internationaux du Cameroun
- Aéroport international de Douala
- Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen
- Aéroport international de Garoua
- Caractéristiques du milieu naturel du Cameroun
- La diversité biologique du Cameroun
- Reptiles terrestres
- Mammifères terrestres
- Avifaune
- Poissons
- Amphibiens
- Méthodologie
- Critères de sélection des sites
- Matériel
- Collecte des données
- Analyse des données
- Difficultés rencontrées
Cette région est propice à la culture du cacao, du palmier à huile, de la banane, du caoutchouc, du tabac, etc. Très peu d’études sur le commerce international des espèces sauvages ont été menées dans les aéroports et les ports maritimes du Cameroun, pourtant ils sont considérés comme d’importants sites de transport et de transit d’espèces sauvages. Le choix de ces points de contrôle n’est pas aléatoire ; cela se justifie car les postes de contrôle des aéroports de Douala et Yaoundé représentent des points de sortie et d'entrée des produits fauniques au Cameroun.
Douala et Yaoundé sont en effet une destination pour le commerce des espèces sauvages (Edderai et Dame, 2006). Le trafic illégal d’espèces sauvages reste une menace importante pour la conservation de la biodiversité. Les données primaires ont été collectées à partir d'observations directes et d'entretiens menés sur le terrain avec les agents de contrôle, à savoir : les agents des Eaux et Forêts, des douanes et de la police travaillant dans les différents lieux échantillonnés.
Photo 3.2 : Examen avec le chef du poste forestier et la police à l'aéroport international de Garoua. Pour répondre à cet objectif, un questionnaire a été administré aux différents agents de contrôle afin d'avoir une idée de leur niveau de connaissances en matière de CITES et d'identification des espèces. Il s’agit des agents des eaux et forêts, des douanes, de la police et du fret aéroportuaire.
Ainsi, les avis de chacun nous ont permis de réaliser une analyse SWOT du système de contrôle CITES au Cameroun.
RESULTATS
Etat des lieux des saisies des cinq dernières années au niveau des postes de
- Lieux de contrôle et saisie des espèces sauvages
- Pays d’origine et de transit des espèces saisies
- Types et quantité de spécimens saisis
- Répartition des spécimens saisis en Annexe
- Statistiques des saisies effectués sur le territoire Camerounais de 2018-2022
- Niveau de satisfaction de l’organe de gestion CITES par rapport aux saisies
- Perception de l’évolution du commerce international de la Faune sauvage au
- Connaissance de la CITES
- Connaissance des espèces règlementées par la CITES
- Mode d’acquisition de connaissance sur la CITES par les agents
- Connaissance des documents requis pour le commerce international des
- Formation des agents sur la CITES
- Utilisation du guide d’identification CITES par les agents
La figure 4.3 montre que le Cameroun est le pays d'où proviennent plusieurs espèces confisquées (57,5%), suivi de la RCA (12,5%) et des autres pays comptant peu d'espèces. La figure 4.5 montre que Psittacus erithacus a été le plus saisi (240 pièces vivantes), suivi de Loxodonta africana (164 pièces), puis de Panthera pardus avec 58 pièces. Les saisies ont eu lieu sur différentes espèces selon la classification dans les annexes CITES.
Il ressort de la figure 4.8 que les saisies de spécimens de pangolins (écailles) ont diminué au fil du temps. Selon les enquêtes menées avec le MINFOF, il ressort que 36,36% des personnes pensent que le commerce international des espèces sauvages est en baisse au Cameroun. La figure 4.11 montre que le niveau de connaissance de la CITES varie d'une structure à l'autre et d'un agent à l'autre.
La figure 4.12 montre les opinions des agents sur leur niveau de connaissance des espèces réglementées par la CITES. La figure 4.12 montre que la majorité des agents en douane ont une certaine connaissance (56,25%) des espèces réglementées par la CITES au Cameroun. Les enquêtes ont montré le niveau de connaissance des policiers sur les documents requis pour le commerce international d'espèces sauvages aux points de contrôle.
La figure 4.15 montre qu'une grande proportion des agents, soit 41,21 %, ne connaissent pas les documents qu'un agent doit exiger d'un passager au niveau du contrôle de la faune. La formation des agents est un facteur clé pour une bonne maîtrise des procédures CITES. Le guide d'identification des espèces animales inscrites aux annexes CITES existe au Cameroun.
Evaluation de la logistique disponible et l’efficacité du dispositif au niveau des
- Evaluation de la logistique disponible dans les postes de contrôle
- Dispositifs de contrôle mis en place dans les différents postes de contrôle
- Suivi des procédures de contrôle
- Collaboration entre les agents commis au contrôle
- Logistiques nécessaires pour un bon contrôle des produits fauniques au
- Forces, Faiblesses, Opportunités et menaces du système de contrôle
De nos enquêtes, il ressort que deux types de systèmes de contrôle ont été mis en place dans les aéroports et postes de contrôle maritimes au Cameroun en ce qui concerne le contrôle des animaux sauvages. Après analyse des réponses des agents interrogés, il apparaît que 60,53% des agents pratiquent des recherches manuelles lors des contrôles, 23,68% des agents ont accès au scanner et 26,32% n'ont aucune idée du système de contrôle. Leur réponse repose sur le fait que certains points de contrôle ne disposent pas d'équipements permettant de détecter la contrebande cachée dans les affaires des passagers.
Il ressort de la Figure 4.18 que 58% des agents estiment que la procédure de contrôle est bien suivie, tandis que 24,5% des agents confirment que les procédures de contrôle ne sont pas bien suivies et 17,5% n'ont aucune idée des procédures de contrôle. Si certains estiment que les procédures ont été bien suivies, force est de constater qu'il reste beaucoup à faire, et cela est dû à une coopération incertaine entre les différentes agences chargées du contrôle du gibier et à l'insuffisance des capacités techniques et opérationnelles des agents. forces de l'ordre. Une mauvaise coopération entre les agents peut être à l’origine d’un contrôle inefficace aux points de contrôle.
D'après nos enquêtes auprès des ONG, de la régie et des agents (Eaux et Forêts, Police, Douanes, etc.), des suggestions ont été faites pour améliorer le système de contrôle. Le tableau 4.4 met en évidence les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces du système de contrôle au niveau des postes de contrôle. Présence de scanners aux postes de contrôle douanier - Niveau d'étude général des agents.
Instabilité des agents dans leur position Le tableau 4.4 montre que malgré les forces et les opportunités du système de contrôle de la faune, les menaces et les faiblesses du système sont également importantes et préoccupantes.
DISCUSSION
Discussion
De même, on observe une diminution des crises au fil des années quand on observe l’évolution de la courbe. Cela peut s'expliquer par la prise de conscience du gouvernement face à la croissance du commerce international et la mise en place d'un système de surveillance au niveau de la sortie et du national. Cela peut également être justifié par la sensibilisation du public à la criminalité liée aux espèces sauvages et à la mise en œuvre de la CITES au Cameroun.
Une connaissance floue ou une ignorance de la CITES par certains agents de contrôle peut être une source de faiblesse dans la mise en œuvre de la CITES. Ononino et al., 2013) estiment également que le renforcement des capacités est un moyen efficace de mettre en œuvre la CITES. Renforcer les capacités de toutes les agences d'exécution de la CITES (eaux et forêts, police, gendarmerie, douanes et justice).
Promouvoir une coopération franche entre les gouvernements responsables de la mise en œuvre de la CITES. Rendre le Comité CITES fonctionnel pour garantir une mise en œuvre efficace de la CITES. Fournir des équipements, des activités logistiques et financières pour lutter contre le commerce des espèces CITES.
Création d'une plateforme d'échange d'informations sur la CITES entre tous les secteurs impliqués dans la mise en œuvre de la CITES.
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Conclusion
Recommandations
Renforcer la coopération entre les États et harmoniser les législations dans la sous-région Afrique centrale. Soutenir le gouvernement dans la lutte contre le commerce illégal des espèces de faune et de flore sauvages. CITES (Convention sur le commerce international de la faune et de la flore menacées d'extinction), (2020).
Développer une stratégie pour renforcer les capacités d'intervention des acteurs CITES en Guinée, Mémoire de Master CITES Université d'Andalousie. Guide : application de la loi sur la faune, Cameroun ; les capacités, attributs, missions et responsabilités des différents organismes. Mise en œuvre de la CITES par les pays de la COMIFAC : Évaluation préliminaire des besoins.
Atelier international d'experts sur la mise en œuvre des contrôles du commerce des espèces sauvages dans l'Union européenne, 5-6 novembre 2001, Francfort, Allemagne. http://www.traffic.org/proceedings.pdf). Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), Texte de la Convention (cites.org) - Loi no. 94-01 du 20 janvier 1994 relative au régime des forêts, de la faune sauvage et Manque de reconnaissance de la CITES ; Manque de formation des agents CITES ; La corruption; moyens de contrôle inappropriés Autre…….
Selon vous, quels aspects doivent être pris en compte pour améliorer l’utilisation et le respect de la CITES ?