Cette publication de l'Institut de la statistique du Québec présente des estimations trimestrielles des principaux agrégats des comptes économiques des revenus et dépenses du Québec. Les dernières données peuvent être consultées sur le site Internet de l'Institut de la statistique du Québec à l'adresse suivante : www.stat.gouv.qc.ca. Au troisième trimestre de 2019, le produit intérieur brut (PIB) réel du Québec aux prix du marché a augmenté de 0,7 % sur un an), après avoir augmenté de 0,7 % au deuxième trimestre.
La hausse du PIB au troisième trimestre s'explique à la fois par la croissance de la demande intérieure finale, y compris les investissements bruts en immobilisations, et par l'amélioration de la balance commerciale extérieure. La croissance de la demande intérieure finale ralentit pour le deuxième trimestre consécutif en raison de la moindre croissance des dépenses des ménages pour la consommation finale. Les exportations totales de biens et de services ont augmenté au troisième trimestre en raison de la croissance des exportations internationales de biens, mais dans une moindre mesure qu'au trimestre précédent.
Le revenu disponible des ménages a augmenté au troisième trimestre 2019, mais plus modérément qu'au trimestre précédent. Au troisième trimestre 2019, les fonds destinés aux salariés ont augmenté de 1,6%, soit une augmentation plus faible que celle du trimestre précédent (+1,7%), tant du salaire hebdomadaire moyen (+0,9%) que de l'emploi (+0,7%). dans les salaires des salariés au troisième trimestre.
Au troisième trimestre de 2019, les dépenses de consommation des ménages au Québec ont augmenté de 0,4 %, au même rythme qu'au Canada. Au troisième trimestre 2019, les dépenses de consommation finale des administrations publiques ont augmenté de 1,0%, soit une hausse légèrement supérieure à celle du trimestre précédent (+ 0,8). La diminution de la rémunération des employés de l'administration publique québécoise (– 0,4 %) équilibre la hausse des dépenses en autres biens et services (+ 0,5.
Les investissements en immobilisations des administrations publiques ont augmenté de 3,1% au troisième trimestre 2019, après une hausse de 1,4% au deuxième trimestre. Les exportations totales de biens et services ont augmenté de 1,0 % au troisième trimestre 2019, après une hausse (+1,4 %) au trimestre précédent. Les importations totales de biens et services ont diminué de 0,5% au troisième trimestre 2019, après une hausse (+0,7%) au deuxième trimestre.
Revenu intérieur brut réel (RDB) ou pouvoir d'achat réel de la production nationale. Les fonds destinés aux salariés ont augmenté de 1,6% au troisième trimestre 2019, après avoir augmenté de 1,7% au deuxième trimestre. Le revenu disponible des ménages a augmenté de 1,6% au troisième trimestre 2019, après 2,2% au trimestre précédent.
Dépenses de consommation finale des ménages par catégorie de dépenses¹, données désaisonnalisées au taux annuel, Québec, 2016-2019.
Notes méthodologiques
Une description de ces méthodologies pour les variables concernées est disponible dans les catalogues 13-603F et 13-213 de Statistique Canada. A cette époque, plusieurs versions de la méthode trimestrielle ont été testées, qui ont finalement retenu la méthode dite de Ginsburgh. Ces dernières années, de nouveaux développements ont conduit à l’utilisation d’une nouvelle méthode trimestrielle appelée méthode de Ginsburgh modifiée.
À ce sujet voir : Jacques de Carufel et Sylvain Lizotte, L'approche économétrique utilisée pour la production des valeurs trimestrielles des comptes économiques du Québec, Bureau de la statistique du Québec, mai 1982. Pour obtenir des informations détaillées sur les allocateurs utilisés, voir le document Comptes économiques des revenus et dépenses, estimations trimestrielles, sources et méthodes : présentation sommaire, Bureau de la statistique du Québec, mars 1984.
Les données utilisées pour la confection des comptes trimestriels
Le mouvement trimestriel du ou des allocateurs choisis détermine ainsi celui de la variable à répartir par une relation estimée par régression. Celui-ci estime une relation entre la variable annuelle à trimestrieller et les différents répartiteurs, exprimés sur une base annuelle, qui sont également disponibles sur une base trimestrielle. La relation est estimée par la technique de régression utilisant la méthode des moindres carrés généralisés.
Les résultats de régression sont généralement très significatifs, car les déterminants sélectionnés représentent une part significative de la variable à diviser trimestriellement. Les résidus annuels obtenus lors de l'estimation du ratio annuel doivent être trimestriels, c'est-à-dire répartis entre les quatre trimestres de l'année considérée. Il existe plusieurs façons de répartir les résidus annuels ; la méthode utilisée prend explicitement en compte l'autocorrélation des erreurs résiduelles.
Une fois les résidus trimestriels calculés, les coefficients de la relation annuelle estimés à l'étape 1 sont appliqués aux valeurs trimestrielles des déterminants et les résidus trimestriels calculés à l'étape 2 sont ajoutés aux résultats pour obtenir la variable trimestrielle. Cette façon de travailler permet de respecter la contrainte que la somme des valeurs trimestrielles soit égale à la valeur annuelle pour chaque année. Dans le cas où l'on a des allocateurs dont la période d'observation dépasse celle des variables annuelles à trimestrieller (par exemple, des variables annuelles qui s'arrêtent en Xt alors que les allocateurs sont disponibles jusqu'au deuxième trimestre de Xt+ 1), il est possible de mettre à jour (extrapoler ) les variables à répartir sur les trimestres supplémentaires dont disposent les allocateurs.
Les coefficients du ratio annuel sont appliqués aux valeurs supplémentaires dont disposent les répartiteurs, puis les résidus trimestriels y sont ajoutés pour les trimestres supplémentaires. Les résidus trimestriels supplémentaires sont calculés de la même manière que les résidus trimestriels dérivés des résidus annuels (voir étape 2). L'importance relative des données utilisées L'un des objectifs de cette publication est de présenter l'évolution cyclique de l'économie québécoise selon le cadre comptable financier.
Pour atteindre cet objectif, il est préférable d'utiliser des données observées, dérivées ou trimestrielles auprès des répartiteurs québécois, plutôt que des données trimestrielles auprès des répartiteurs canadiens. Dagum, Méthode de désaisonnalisation X-11-ARMMI/88 : Principes fondamentaux et guide de l'utilisateur, Division des séries chronologiques, Recherche et analyse, Statistique Canada, 1988.
La désaisonnalisation des données