RECOMMANDATIONS POUR LA MISE EN ŒUVRE D’UN PROGRAMME DE PARRAINAGE DES ANTIMICROBIENS EN ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ
Daniel J. G. Thirion, B.Pharm., M.Sc., Pharm.D., FCSHP, Sylvie Carle, B.Pharm., M.Sc et les membres du Regroupement des pharmaciens experts (RPE) en infectiologie
Objet : Circulaire 2011‐021 : Mise en œuvre d’un programme de surveillance de l’usage des antibiotiques en établissement de santé.
Mandat : Élaborer des recommandations précisant les éléments que les établissements doivent mettre en œuvre pour répondre aux exigences de la circulaire du MSSS en termes de surveillance qualitative et quantitative de l’utilisation des antibiotiques.
Contexte : Le parrainage des antimicrobiens vise à optimiser l’usage de ces agents afin d’en favoriser leur efficacité et leur innocuité. Un usage non optimal contribue à l’émergence de résistance bactérienne, à l’apparition de surinfections et augmente le risque de toxicité et les coûts pour le système de santé. L’émergence de résistance et de surinfections (ex : Clostridium difficile) a fait l’objet d’articles bien documentés au Québec. L’ajustement de l’usage des antibiotiques a des effets positifs sur ces problèmes. Les pharmaciens en établissement de santé peuvent jouer un rôle central dans le parrainage des antimicrobiens.
Au Québec, Le Conseil du médicament (maintenant l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux, l’INESSS) est intervenu en planifiant les interventions à l’échelle provinciale à la suite de l’éclosion de diarrhée associée au Clostridium difficile en 2004. Un cadre de référence relatif à l’usage optimal des anti‐infectieux et au suivi de leur utilisation en milieu hospitalier a été produit et diffusé en 2008. Toutefois, les ressources pour soutenir le programme demeurent insuffisantes dans la majorité des centres hospitaliers, particulièrement dans les départements de pharmacie.
L’implantation des mesures ne s’est donc effectuée que dans quelques établissements. De plus, il est important de souligner que le programme de parrainage des antimicrobiens fera l’objet d’un critère précis de la part du Conseil canadien d’agrément des hôpitaux (Pratiques organisationnelles requises – POR) qui est prévu pour 2013.
But : Les recommandations suivantes visent à faciliter la mise en œuvre de programmes de parrainage des antimicrobiens à l’échelle locale en vue de l’évaluation des services à partir de 2013.
Le lecteur est invité à consulter le cadre de référence de l’INESSS (http://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/CDM/Etudes/CdM‐Cadre‐antiinfectueux‐200810.pdf) et les lignes directrices (voir Dellit et coll.) pour obtenir des explications précises et complètes sur le sujet.
Ces recommandations s’appliquent au contexte actuel et seront modifiées au fur et à mesure de l’implantation de la pratique.
Recommandation 1 : Créer une structure organisationnelle relevant du conseil d’administration de l’établissement pour encadrer le programme de parrainage des antimicrobiens.
a) Élaborer un processus de communication entre le conseil de direction, le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), et le conseil d’administration.
Généralement, un comité sur les antimicrobiens est mis en place et se rapporte soit directement au comité exécutif du CMDP, soit au comité de pharmacologie.
b) Élaborer un processus de coordination des activités, en identifiant les responsables des
activités. De préférence, un médecin et un pharmacien ayant l’expertise et un intérêt
particulier pour le suivi des antimicrobiens devraient coordonner les activités.
Recommandation 2 : Effectuer un suivi quantitatif de la consommation des antimicrobiens.
Ce suivi quantitatif peut s’effectuer selon l’une des deux méthodes suivantes : la dose définie journalière – defined daily dose (DDD) – et le nombre de jours de traitement – days of therapy (DOT).
La mesure par DDD est préconisée actuellement au Québec. Selon la disponibilité des ressources locales (système informatique permettant de produire des rapports de consommation en format DDD et DOT, ressources‐pharmacien), les deux méthodes de mesure devraient idéalement être effectuées, puisqu’elles sont complémentaires.
Les données devraient être colligées selon les standards présentés par des membres du Regroupement des pharmaciens experts (RPE) en infectiologie (Bachir et al. Pharmactuel 2006;39 :37‐43).
o Les DDD devraient être calculées à partir des quantités d’antibiotique consommées (ces données sont obtenues à partir du système informatique du département de pharmacie et rapportées sous forme de DDD par 1 000 jours‐présence (les données de séjour sont généralement fournies par l’admission et le département de l’urgence);
Les données obtenues à partir des achats d’antibiotiques ne sont pas recommandées.
o Les DDD devraient être colligées de manière à offrir la possibilité d’être traitées par antibiotique, par unité de soins et par période financière.
o Les unités de soins de longue durée doivent être considérées comme des unités indépendantes.
o Les processus pouvant interférer avec l’interprétation des résultats devraient être déterminés (ex. doses manquantes, communs, retours, etc.).
La méthodologie et l’analyse des données pour les enfants à l’aide de DDD n’étant pas établies, nous préconisons plutôt l’utilisation des DOT. Cet étalon de mesure semble plus approprié pour cette population.
La somme de données générées par la production de statistiques de consommation pour TOUS les antimicrobiens, pour chaque unité de soins et pour chaque période financière sera très considérable. Le type et la fréquence des données générées devront donc être adaptés par chaque centre, selon sa capacité à en effectuer la compilation et selon la pertinence de ces données. Par exemple, bien que l’observation des changements portant sur la consommation de gentamicine soit intéressante, il est probable que des données sur la consommation de fluoroquinolones ou de céphalosporines de 3
egénération soient plus utiles, compte tenu des conséquences beaucoup plus marquées de ces antibiotiques sur certains problèmes hospitaliers, comme la résistance bactérienne ou encore les infections à C. difficile.
Suggestions du RPE en infectiologie pour une approche par étapes
Le pharmacien doit assumer un leadership dans le processus d’évaluation des priorités, en collaboration avec les microbiologistes‐infectiologues ou les autres médecins de son milieu intéressés par le parrainage des antibiotiques.
Il est nécessaire d’établir une liste d’antibiotiques dont les effets sont significatifs pour
un centre donné, à divers points de vue, comme la survenue de diarrhée associée au
C.difficile, la résistance bactérienne ou encore les dépenses. Une liste‐type est proposée
à l’annexe II de ce document.
Le département de pharmacie doit s’assurer de la possibilité de générer des données de consommation des antibiotiques en DDD. Trois des principaux logiciels informatiques utilisés en pharmacie hospitalière au Québec, GesPharx, Centricity et SyPhaC, offrent déjà cette fonctionnalité.
Selon la capacité du système informatique de pharmacie, des données de consommation (calculées en DDD/1000 jours‐présence) pourraient être calculées pour les antibiotiques choisis :
1. au minimum pour chaque année financière et pour tout l’hôpital;
2. si cela est possible, la consommation annuelle doit être ramenée en DDD/1000 jours‐présence pour chaque unité de soins ou encore pour les unités de soins où la consommation d’antibiotiques est plus importante (ex. soins intensifs, hémato‐oncologie, chirurgie, médecine interne/pneumologie).
Les Agences de santé et de services sociaux devraient, en définitive, s’assurer que ces activités aient lieu continuellement et que les données soient utilisées pour prioriser les interventions.
L’annexe III résume les éléments du modèle de surveillance.
Recommandation 3 : Établir les priorités d’intervention et les objectifs, entre autres, à l’aide du suivi quantitatif des antimicrobiens. Déterminer les objectifs, les méthodes et les ressources à allouer pour atteindre les standards requis. À titre d’exemple, l’annexe 1 présente des pistes de solutions pour la mise en œuvre du programme.
Recommandation 4 : Favoriser un apprentissage de l’expertise pour les acteurs du programme.
Moyens proposés : stages, cours, périodes de lecture, formations par les associations professionnelles (APES, AMMIQ, IDSA) et congrès (ICAAC, MAD‐ID, IDSA, etc.).
Au Québec, le RPE en infectiologie de l’A.P.E.S. peut servir de ressource pour offrir de la formation.
Une formation sur le parrainage des antibiotiques sera d’ailleurs élaborée par le RPEI et offerte en septembre 2012. Plusieurs médecins infectiologues ont aussi créé ou contribué au développement des programmes de parrainage présentement en place dans les établissements québécois.
Plusieurs autres aspects ne sont pas inclus dans ces recommandations et mériteront d’être développés. Ceci comprend entre autres :
1. Les paramètres de comparaison des données entre les établissements.
2. La conception d’une stratégie pour l’introduction d’un nouvel antimicrobien dans un établissement, tenant compte des facteurs de risque pour les patients, des effets sur la flore microbienne locale et autres.
3. Les degrés d’intensité des interventions visant à améliorer l’usage des antimicrobiens et la définition des seuils minimums d’activités et de services selon les ressources disponibles et le type d’établissement.
4. Les indicateurs des mesures de l’usage des antimicrobiens et des retombées des programmes de parrainage.
5. Le développement d’un programme de formation pour une perspective à long terme.
ANNEXE I a) : Outil de planification pour la mise en œuvre d’un programme de parrainage des antimicrobiens
Programme de parrainage des antimicrobiens
(adapté, avec autorisation préalable, du programme du Centre universitaire de santé McGill)
SUIVI DE L’USAGE DES ANTIBIOTIQUES
Objectif : Favoriser l’usage optimal afin d’améliorer les résultats cliniques et de limiter la progression de la résistance bactérienne
ACTION(S)/STRATÉGIES À PRIVILÉGIER
PERSONNE (S) RESPONSABLE (S)
DÉTERMINATION D’UNE ENTITÉ RESPONSABLE ‐ (annexe I) Rôles :
1. Mettre en œuvre le programme local de surveillance de l’usage des antibiotiques et coordonner les diverses activités s’y rattachant.
2. Établir des liens avec le comité de prévention des infections, le département de pharmacie et le CMDP.
3. Élaborer un plan d’action lui permettant de planifier et de prioriser les activités de façon optimale et structurée.
COMITÉ DES ANTIBIOTIQUES
AUTRE COMITÉ DE SURVEILLANCE o Membres :
PHARMACIEN, MICROBIOLOGISTE, CHIRURGIEN, MÉDECIN GÉNÉRALISTE, MÉDECIN DE SOINS DE LONGUE DURÉE, INFORMATICIEN, ETC. DURÉE SELON LES RESSOURCES DISPONIBLES ET L’INTÉRÊT DES MEMBRES.
ÉVALUATION QUANTITATIVE DE L’USAGE DES ANTIBIOTIQUES (annexe II) À partir du système informatique de la pharmacie et des
admissions – rapport généré avec régularité
DDD/1000 JOURS‐PRÉSENCE/UNITÉ DE SOINS/PÉRIODE
DOT/1000 JOURS‐PRÉSENCE/UNITÉ DE SOINS/PÉRIODE
AUTRE :
ÉVALUATION QUALITATIVE DE L’USAGE DES ANTIBIOTIQUES (annexe III) STRATÉGIES À PRIVILÉGIER
MESURES ÉDUCATIVES ET PERSUASIVES ÉLABORATION D’UN GUIDE THÉRAPEUTIQUE LOCAL
‐ par indication
‐ par antibiotique
‐ par indication et par antibiotique
Idéalement, une revue d’utilisation prospective des antibiotiques est préférable à une revue d’utilisation rétrospective;
- Peut se faire sur une période de temps prédéterminée;
- Cependant, généralement peu ou pas d’effet à long terme. Une utilisation inadéquate ramène souvent au point de départ peu de temps après (environ 3 mois) ‐ si la mesure n’est pas appliquée avec constance.
SURVEILLANCE ÉTENDUE OU CIBLÉE (« CONCURRENT REVIEW »)
1.
o à l’ensemble des antimicrobiens ou
o ciblée à des antibiotiques problématiques, coûteux, à spectre plus large ou présentant un risque de toxicité plus élevé, évaluation faite à l’aide de critères objectifs
2.
o exercée auprès de toutes les unités de soins ou
SUIVI DE L’USAGE DES ANTIBIOTIQUES
Objectif : Favoriser l’usage optimal afin d’améliorer les résultats cliniques et de limiter la progression de la résistance bactérienne
ACTION(S)/STRATÉGIES À PRIVILÉGIER
PERSONNE (S) RESPONSABLE (S)
o auprès des unités de soins spécifiques, comme les soins intensifs, l’urgence, les unités de médecine interne
Requiert beaucoup de temps, car session éducative individuelle SESSION ÉDUCATIVE PERSONNALISÉE AVEC PRESCRIPTEUR (ACADEMIC DETAILING)
La revue des ordonnances exige une présence quotidienne du responsable. Des paramètres de suivi et d'intervention doivent êtres déterminés. Retombées importantes et démontrées si le suivi est fait avec constance.
REVUE ET RÉTROACTION (audit and feedback) Dépistage prospectif des ordonnances non conformes aux paramètres prédéterminés. S’il y a écart avec la norme, contacter le
prescripteur pendant que le patient est encore traité dans l'institution.
AUTRES MESURES ÉDUCATIVES
Cependant, ces programmes ont généralement peu ou n’ont pas d’effets à long terme. Une utilisation inadéquate ramène souvent au point de départ peu de temps après la cessation de ces programmes.
Diffusion de la liste des antibiotiques disponibles dans le formulaire
Interaction directe entre les prescripteurs et les pharmaciens.
Bulletins d’information écrits et
communications régulières sur l’utilisation des antibiotiques au sein de l’établissement, de même que l’émergence de la diarrhée à C.
difficile et la résistance bactérienne.
Ateliers interactifs ou conférences par des experts devraient être offerts aux professionnels de la santé.
Diffusion annuelle du bilan de résistance ou d’écologie bactérienne ou périodique en cas d’éclosion.
Aide‐mémoire destiné aux cliniciens.
Programmes éducationnels ciblés sur certains agents antimicrobiens, une surveillance informatique de l’utilisation, des restrictions d’antibiotiques, des revues d’utilisation ponctuelles avec diffusion des résultats.
STRATÉGIES FACILITATRICES
CONSULTATION MÉDICALE
CONSULTATION PHARMACOCINÉTIQUE SYSTÈMES AUTOMATISÉS
ORDONNANCE INFORMATISÉE
(COMPUTERIZED PHYSICIAN ORDER ENTRY CPOE)
STRATÉGIES RESTRICTIVES
FORMULAIRE RESTRICTIF
SUIVI DE L’USAGE DES ANTIBIOTIQUES
Objectif : Favoriser l’usage optimal afin d’améliorer les résultats cliniques et de limiter la progression de la résistance bactérienne
ACTION(S)/STRATÉGIES À PRIVILÉGIER
PERSONNE (S) RESPONSABLE (S)
Le formulaire restrictif constitue la mesure la plus directe pour réduire l’usage des antibiotiques.
RAPPORTS D’ANTIBIOGRAMMES SÉLECTIFS
POLITIQUES D’ARRÊT AUTOMATIQUE APRÈS UNE PÉRIODE DÉFINIE
SUBSTITUTIONS AUTOMATIQUES
o
Thérapie séquentielle ORDONNANCES PRÉÉTABLIES ETPROTOCOLES/ALGORITHMES DE TRAITEMENT
POLITIQUES POUR INTERACTIONS AVEC COMPAGNIES PHARMACEUTIQUES
ALLOCATION DE RESSOURCES
HUMAINES ‐ Définir les rôles et responsabilités de chacun
MATÉRIELLES
FINANCIÈRES
INTERDISCIPLINARITÉ
O
PharmacienO
Infectiologue/microbiologisteO
Autre spécialité médicaleO
Soutien informatique (technicien?)O
Secrétaire
ANNEXE I b) : Comité de surveillance
Les objectifs spécifiques de ce comité peuvent être les suivantes :
Établir ou définir les critères d’utilisation appropriée;
Comptabiliser les interventions et répertorier les cas d’utilisation inappropriée des antibiotiques;
Faire les interventions appropriées auprès des prescripteurs;
Effectuer des revues d’utilisation des antibiotiques si besoin est;
Mesurer les effets des interventions sur la consommation des AB et sur la résistance;
Gérer la liste des médicaments en collaboration avec le comité de pharmacologie;
Collaborer étroitement avec le Comité de prévention des infections (CPI);
Assurer le suivi des indicateurs requis par le comité national d’antibiothérapie; y compris la transmission des données relatives aux indicateurs retenus, de même que le profil de la résistance locale;
Analyser les données relatives à la mesure quantitative de l’usage des antibiotiques et les profils de résistance locale des microorganismes;
Assurer la diffusion des résultats de ces analyses par champ d’activité ou par unité de soins et formuler des recommandations le cas échéant;
Participer à l’analyse des nouvelles demandes d’ajout d’antibiotiques à la liste de médicaments de l’établissement et recommander au comité de pharmacologie les règles d’utilisation le cas échéant;
SURVEILLANCE Quantitative
Qualitative
ANALYSE DE LA BASE DE DONNÉES ET DÉTERMINATION DES
PROBLÈMES
ÉLABORATION D’UN PLAN D’ACTION
RÉDACTION DE RAPPORTS
VÉRIFICATION PAR REVUE D’UTILISATION
SPÉCIFIQUE
RECOMMANDATIONS DES INTERVENTIONS À
APPORTER
STRATÉGIES Éducatives
Persuasives (ré-éducation) Facilitatrices
Restrictives
ÉVALUATION
DES RÉSULTATS
Formuler des recommandations pour assurer un encadrement de l’usage de certains antibiotiques s’il le juge approprié;
Coordonner toutes les activités de surveillance;
S’assurer que tous ces efforts ou mesures de restrictions soient intégrés dans un plan de surveillance continue;
Comptabiliser les interventions et répertorier les cas d’utilisation inappropriée des antibiotiques;
Mesurer la mise en application et l’effet des interventions sur la consommation des antibiotiques (effet sur la qualité, la quantité et la résistance);
Assurer une veille des mises à jour de l’information;
Assurer le développement de nouvelles stratégies devant faire partie de l’agenda.
ANNEXE II : Liste restreinte d’antibiotiques cibles pour suivi quantitatif
Aminosides GENTAMICINE
Pénicillines
AMOXICILLINE‐CLAVULANATE ORAL AMPICILLINE
CLOXACILLINE
PIPERACILLINE‐TAZOBACTAM Céphalosporines
CEFAZOLINE CÉPHALEXINE CEFTRIAXONE CEFTAZIDIME Carbapénems ERTAPÉNEM IMIPÉNEM‐CILASTATINE
MEROPENEM Fluoroquinolones
CIPROFLOXACINE LEVOFLOXACINE MOXIFLOXACINE
Macrolides AZITHROMYCINE CLARITHROMYCINE
Autres CLINDAMYCINE
LINÉZOLIDE MÉTRONIDAZOLE
TIGÉCYCLINE
VANCOMYCINE
ANNEXE III : Modèle de surveillance qualitative continue
REFÉRENCES
AGENCE DE SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA. « Le contrôle de la résistance aux antimicrobiens: Plan d’action intégré pour la population canadienne », Relevé des maladies transmissibles au Canada, 23S7, novembre 1997, p. 1‐14.
AHERN, J.W., et C.J. GRACE. « Effectiveness of a criteria‐based educational program for appropriate use of antibiotics », Infections in Medicine, vol. 19, no 8, 2002, p. 364‐374.
ANONYME. « Monitoring and evaluating antimicrobial use in health care facilities », dans 43rd Annual International Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC); Chicago, 14‐17 september 2003, ICAAC Pre‐Conference Workshop 43‐
08, Washington (D.C.), American Society for Microbiology; 2003
AVORN, J., et D.H. SOLOMON. « Cultural and economic factors that (mis)shape antibiotic use: the nonpharmacologic basis of therapeutics », Annals of Internal Medicine, vol. 133, no 2 18 juillet 2000, p. 128‐135.
Bachir et al. Applicabilité du système de classification anatomique, thérapeutique et chimique et dose définie journalière aux établissements de santé québécois pour mesurer l’utilisation des médicaments. Pharmactuel 2006;39 :37‐43.
BERNASCONI, E., et C. RUEF. « Stratégies pour optimaliser l’utilisation des antibiotiques à l’hôpital », Swiss‐NOSO, vol. 5, no 3, septembre 1998, p. 1‐8.
BERGMANS, D.C., et autres. « Indications for antibiotic use in ICU patients: a one‐year prospective surveillance », Journal of Antimicrobial Chemotherapy, vol. 39, no 4, avril 1997, p. 527‐535.
BRONZWEAR, S.L.A.M., U. BUCHHOLZ et J.L. KOOL. « La surveillance internationale de la résistance aux antibiotiques en Europe : l’heure est à la surveillance de l’utilisation des antibiotiques », Eurosurveillance, vol. 6, no 1, janvier 2001, p. 1‐2.
CARDINAL, L. et autres. Programme national de santé publique 2003‐2012, Québec, Direction des communications, ministère de la Santé et des Services sociaux, IX, 133 p.
CARLING, P.C., T. FUNG et J.S. COLDIRON. « Parenteral antibiotic use in acute‐care hospitals: A standardized analysis of fourteen institutions », Clinical Infectious Diseases, vol. 29, no 5, novembre 1999, p. 1189‐1196.
CENTERS FOR DISEASE CONTROL AND PREVENTION. « Recommendations for preventing the spread of vancomycin resistance.
Recommendations of the Hospital Infection Control Practices Advisory Committee (HICPAC) », Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) Recommendations and Reports, vol. 44, no RR‐12, 22 septembre 1995, p. 1‐13.
COMITÉ SUR LES INFECTIONS NOSOCOMIALES DU QUÉBEC. Prévention et contrôle de la diarrhée nosocomiale associée au Clostridium difficile au Québec – Lignes directrices pour les centres hospitaliers, Québec, Institut national de santé publique du Québec, 2004, 43 p. + annexes.
COMITÉ D’EXAMEN SUR LA PRÉVENTION ET LES CONTRÔLE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES. D’abord, ne pas nuire… : Les infections nosocomiales au Québec, un problème majeur de santé, une priorité, rapport du comité) Québec, Direction des communications, ministère de la Santé et des Services sociaux, 2005, 89 p.
Dellit TH, Owens RC, McGowan JE, Jr., Gerding DN, Weinstein RA, Burke JP, et al. Infectious Diseases Society of America and the Society for Healthcare Epidemiology of America guidelines for developing an institutional program to enhance antimicrobial stewardship. Clin Infect Dis. 2007 Jan 15;44(2):159‐77.
DE WITH, K. et autres. « Trends in Antibiotic Use at a University Hospital: Defined or Prescribed Daily Doses? Patient Days or Admissions as Denominator? » Infection, vol. 34, no 2, 2006. p. 91‐94.
DICKERSON, L.M., A.G. MAINOUS 3rd et P.J. CAREK. « The pharmacist’s role in promoting optimal antimicrobial use », Pharmacotherapy, vol. 20, no 6, juin 2000, p. 711‐723.
DOERN, G.V., et autres. « Clinical impact of rapid in vitro susceptibility testing and bacterial identification », Journal of Clinical Microbiology, vol. 32, no 7, juillet 1994, p. 1757‐62.
D
OOR
, J.P., M.C. BLANDIN
, « Rapport sur le risque épidémique », Tome1: Rapport, Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, 11 mai 2005, Chapitre 1, section 5 (accessible au www.assemblee‐nationale.fr/12/rap‐off/i2327‐t1.asp#P1447_116614)
EMBORG, H.D. DANMAP 2004 – Use of Antimicrobial Agents and Occurrence of Antimicrobial Resistance in Bacteria from Food Animals, Foods and Humans in Denmark, Copenhague, Danish Integrated Antimicrobial Resistance Monitoring and Research Program, 2005, 95 p. (accessible au www.dfvf.dk.)
ENZWEILER, K., et autres. « Agreement among different markers of antibiotic use over an eight year period », dans Program and Abstracts of the 41st International Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy, Chicago,16‐19 décembre 2001, Washington (D.C.), American Society for Microbiology, 2001, p. 410‐x.
FEDERAL INTERAGENCY TASK FORCE ON ANTIMICROBIAL RESISTANCE. Implementation of A Public Health Action Plan to Combat Antimicrobial Resistance, Part 1: Domestic Issues, [s. l.], Centers for Disease Control and Prevention, Food and Drug Administration et National Institutes of Health, 2004, 43 [+2] p.
FILIUS, P.M., et autres. « An additional measure for quantifying antibiotic use in hospitals », Journal of Antimicrobial Chemotherapy, vol. 55, no 5, mai 2005, p. 805‐808.
GIN, A.S., et G.G. ZHANEL. « Antimicrobial resistance: endgame for antibiotics? », Canadian Pharmaceutical Journal, septembre 2001, p. 1‐6.
GIGUÈRE, F., et autres. Comparaison de quatre méthodes de calcul du nombre de doses journalières définies (DDD), Saint‐
Hyacinthe, Département de pharmacie, CSSS Richelieu‐Yamaska, (en préparation).
GIROTTI, M.J., et autres. « Antibiotic handbook and pre‐printed perioperative order forms for surgical antibiotic prophylaxis:
do they work? », Canadian Journal of Surgery, vol. 33, no 5, octobre 1990, p. 385‐388.
GOULD, I.M. « Stewardship of antibiotic use and resistance surveillance: the international scene », Journal of Hospital Infection, vol. 43, supplément 1, décembre 1999, p. S253‐S260.
HARBARTH, S., H. SAX et P. Gastmeier. « The preventable proportion of nosocomial infections: an overview of published reports », Journal of Hospital Infection, vol. 54, no 4, août 2003, p. 258‐266.
HEALTH CANADA. « Health services directorate. Guidelines for antimicrobial utilization in health care facilities », Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology, vol. 1, no 2, mars‐avril 1990, p. 64‐70.
HECKER, M.T., et autres. « Unnecessary use of antimicrobials in hospitalized patients: Current patterns of misuse with an emphasis on the antianaerobic spectrum of activity », Archives of Internal Medicine, vol. 163, no 8, 28 avril 2003, p. 972‐978.
HUTCHINSON, J.M., et autres. «Measurement of antibiotic consumption: A practical guide to the use of the Anatomical Therapeutic Chemical classification and Defined Daily Dose system methodology in Canada », Canadian Journal of Infectious Diseases and Medical Microbiology, vol. 15, no 1, janvier‐février 2004, p. 29‐35.
INSTITUT CANADIEN D’INFORMATION SUR LA SANTÉ. Les soins de santé au Canada 2004, Ottawa, Institut canadien d’information sur la santé, 2004, XVI, 106 p. + index.
KEULEYAN, E., et I.M. GOULD. Key Issues in Developing Antibiotic Policies: From Institution to Europe‐wide, Basel (Suisse), European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases, , Clin Microbiol Infect, vol. 7 Suppl 6, 2001, p. 16‐21
KIM, T., P.A. OH et A.E. Simor. « The economic impact of methicilline‐resistant Staphylococcus aureus in Canadian hospitals », Infection Control and Hospital Epidemiology, vol. 22, no 2, février 2001, p. 99‐104.
KUNIN, C.M. « Evaluation of antibiotic usage: a comprehensive look at alternative approaches », Reviews of Infectious Diseases, vol. 3, no 4, juillet‐août 1981, p. 745‐753.
LEIDL, P. Overcomin Antimicrobial Resistance: World Health Organization Report on Infectious Diseases 2000, Genève (Suisse), World Health Organization, 2000
[www.who.int/infectious‐disease‐report/2000/index.html]
LOO, V.G., et autres. « A predominantly clonal multi‐institutional outbreak of Clostridium difficile‐associated diarrhea with high morbidity and mortality », New England Journal of Medicine, vol. 353, no 23, 8 décembre 2005, p. 2442‐2449.
MacDOUGALL, C., et R.E. POLK. « Antimicrobial stewardship programs in health care systems », Clinical Microbiology Reviews, vol. 18, no 4, octobre 2005, p. 638‐656.
MADARAS‐KELLY, K. « Optimizing antibiotic use in hospitals: the role of population‐based antibiotic surveillance in limiting antibiotic resistance. Insights from the society of infectious diseases pharmacists », Pharmacotherapy, vol. 23, no 12, décembre 2003, p. 1627‐1633.
MANDY, B., et autres. « Methodological validation of monitoring indicators of antibiotics use in hospitals », Pharmacy World and Science, vol. 26, no 2, avril 2004, p. 90‐95.
MARR, J.J., H.L. MOFFET et C.M. KUNIN. « Guidelines for improving the use of antimicrobial agents in hospitals: a statement by the Infectious Diseases Society of America », Journal of Infectious Diseases, vol. 157, no 5, mai 1988, p. 869‐876.
MEKHJIAN, H.S., et autres. « Immediate benefits realized following implementation of physician order entry at an academic medical center », Journal of the American Medical Informatics Association, vol. 29, no 5, septembre‐octobre 2002, p. 529‐
539.
MEYER, E., et autres. « Surveillance of antimicrobial use and antimicrobial resistance in intensive care units (SARI): 1.
Antimicrobial use in German intensive care units », Intensive Care Medicine, vol. 30, no 6, juin 2004, p. 1089‐1096.
Nault V. et al. Antimicrobial stewardship in acute care centres: A survey of 68 hospitals in Quebec. Can J Infect Dis Med Microbiol. 2008 May; 19(3): 237–242.
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Les progrès de la médecine menacés par la pharmacorésistance, communiqué de presse OMS/41, 12 juin 2000.
[www.who.int/inf‐pr‐2000/fr/cp2000‐41.html.] (consulté le 7 déc. 2005).
PEPIN, J., et autres. « Emergence of fluoroquinolones as the predominant risk factor for Clostridium difficile‐associated diarrhea: a cohort study during an epidemic in Quebec », Clinical Infectious Diseases, vol. 41, no 9, 1er novembre 2005, p. 1254‐60.
PESTOTNIK, S.L. « Expert clinical decision support systems to enhance antimicrobial stewardship programs: insights from the society of infectious diseases pharmacists », Pharmacotherapy, vol. 25, no 8, août 2005, p. 1116‐1125.
PETRAK, R.M., et autres. « The value of an infectious diseases specialist », Clinical Infectious Diseases, vol. 36, no 8, 15 avril 2003, p. 1013‐1017.
SHETKA, M., J. PASTOR et P. PHELPS. « Evaluation of the defined daily dose method for estimating anti‐infective use in a university hospital », American Journal of Health‐System Pharmacy, vol. 62, no 21, 1er novembre 2005, p. 2288‐2292.
SHLAES, D.M., et autres. « Society for Healthcare Epidemiology of America and Infectious Diseases Society of America Joint Committee on the Prevention of Antimicrobial Resistance: Guidelines for the prevention of antimicrobial resistance in hospitals », Clinical Infectious Diseases, vol. 25, no 3, septembre 1997, p. 584‐599.
SINGH, N, et autres. « Short‐course empiric antibiotic therapy for patients with pulmonary infiltrates in the intensive care unit: A proposed solution for indiscriminate antibiotic prescription », American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, vol. 162, no 2, août 2000, p. 505‐511.
SOLOMON, D.H, et autres. « Academic detailing to improve use of broad‐spectrum antibiotics at an academic medical center », Archives of Internal Medicine, vol. 161, no 15, 13 août 2001, p. 1897‐1902.
WERTHEIMER, A. I. The defined daily dose (DDD) system for drug utilization review. Hospital Pharmacy , vol. 21, mars 1986, p. 233–58.
WESSLING, A., et G. BOËTHIUS. « Measurement of drug use in a defined population. Evaluation of the defined daily dose (DDD) methodology », European Journal of Clinical Pharmacology, vol. 39, no 3, septembre 1990, p. 207‐210.
WORLD HEALTH ORGANIZATION. Anatomical Therapeutic Chemical (ATC) Classification Index, Oslo, WHO Collaborating Center for Drug Statistics Methodology, 2000.