L’objectif est de faire le point sur les connaissances sur la fécondité en Haute-Volta sur un plan quantitatif.
La fécondité des femmes Voltaîques : principaux-résultats
Fécondité actuelle 1.2. Descendance moyenne
Descendance moyenne et fécondité actuelle
Le taux général de natalité, c'est-à-dire le nombre annuel moyen de naissances vivantes pour 1 000 femmes en âge de procréer (15 à 49 ans), est de 203 pour mille. Le tableau n*1 donne les taux de natalité par tranche d'âge, calculés à partir des naissances des 12 mois précédant l'enquête : les taux se réfèrent donc à des femmes en moyenne 6 mois plus jeunes. Le taux de natalité cumulé à la fin de l'âge fécond (49,5 ans) est de 6,55 enfants par femme.
Le taux brut de reproduction d’une génération féminine correspond à la progéniture féminine3 de cette génération sans tenir compte de la mortalité. Si l’on considère que le taux de fécondité féminine est de 0,488, on obtient 3,2 filles par femme. Ce calcul n’est valable que si l’on peut accepter que la fécondité féminine soit restée à peu près constante dans le passé.
Le calcul du taux brut de reproduction à partir du taux de natalité comparé conduit à un résultat similaire.
Sous cette appellation on définit le nombre moyen de naissances vivantes déclarées par femme dans une certaine tranche d'âge (voir tableau n°1) ; est calculé à partir des données numériques. Le graphique 1 montre les différences entre la fécondité cumulée actuelle et la fécondité rétrospective. En supposant que la fécondité soit restée constante dans le temps et que la fécondité des femmes soit indépendante à la fois de leur mortalité et de leurs mouvements migratoires, la descendance finale moyenne devrait être égale à la fécondité totale cumulée obtenue à partir des naissances déclarées avoir eu lieu en
En appliquant cette méthode, on suppose également que : - Les erreurs d'observation concernant les enregistrements des naissances des douze derniers mois sont le résultat d'une mauvaise évaluation de la période de référence, soit dans le sens d'une surestimation, soit dans le sens d'une sous-estimation. Les erreurs dans l'observation de la progéniture varient avec l'âge et augmentent à mesure que l'on se rapproche de la fin de la période de reproduction, en raison d'oublis ou de réticences. Les tableaux 2 et 3 présentent les calculs conduisant à la comparaison de la descendance observée (Pi) et de la fécondité cumulée (F.), calculées de deux manières.
Evolution d'ensemble 2.2 Aspects différentiels
L'analyse de l'évolution de la fécondité sur les 16 ans se réfère principalement aux données de. En 1976, les informations provenaient du questionnaire sur les naissances des 12 derniers mois concernant toutes les résidentes âgées de 12 ans et plus. Conceptuellement, si en 1960 nous enregistrions les naissances vivantes au cours des 12 derniers mois, en 1976.
Cette augmentation touche tous les âges, mais la structure de la fécondité est à peu près la même à un âge donné. Mais bon nombre de ces considérations n’ont de sens que dans le contexte actuel de centres urbains spécifiques : par conséquent, étudier la fécondité en fonction du niveau d’éducation n’a pas de sens. Les tableaux 9, 10 et 11 présentent les taux de natalité observés et ajustés ainsi que le taux de natalité moyen observé.
Le taux de natalité des femmes chrétiennes est significativement plus élevé à tous les âges, sauf entre 15 et 19 ans ; l'apparition est en moyenne plus précoce chez les femmes musulmanes. Le taux de natalité plus faible de ces derniers n'est pas dû à leur pratique actuelle de la polygamie d'une part et à leur répartition.
La fécondité du groupe Mossi est celle de la moyenne nationale ; les taux de fécondité par âge sont proches de ceux obtenus pour l'ensemble du pays, ce qui est normal compte tenu de leur importance numérique. Les Sénoufo ont un âge moyen à la naissance supérieur à la moyenne nationale avec une fécondité maximale. Départements dont le taux de fécondité est proche de la moyenne nationale (203 pour mille) ; c'est le.
Le Centre-Ouest et le Moyen-Orient, avec environ 6 enfants par femme, se situent au-dessus de la moyenne nationale : 5,4 enfants par femme. Il en va autrement dans le département de la Volta Noire, où deux ethnies semblent se partager la représentativité de la population. Notons cependant que si la fécondité des femmes peules du Centre est nettement inférieure à celle du département, elle est bien supérieure à la moyenne de la Volta Noire.
Les femmes musulmanes sont relativement les plus nombreuses, suivies par les animistes polygamiques dans ces religions. Pour les départements considérés, l'ensemble des taux de natalité par âge est correct avec la valeur la plus élevée à 20-24 ans. Quant aux départements du 1er groupe, le poids de certaines ethnies apparaît clairement dans la détermination du taux et de la répartition par âge de la natalité.
Fécondité des femmes dans les départements du Sud-Ouest, du Centre-Nord et du Sahel. Avec des taux bruts de natalité correspondants de 188, 172 et 169 pour mille, ce 3ème groupe de départements apparaît comme une évidence. Leurs caractéristiques de fécondité sont à peu près les mêmes au sein du département qu'au niveau global (tableau n°13).
Au centre-nord, la fécondité du groupe Mossi semble très faible ; le groupe sourhai, avec un taux brut de fécondité de 214 pour mille et une fécondité finale moyenne d'env. Les données du département du Sahel reflètent la fécondité du groupe Peulh : les faibles effectifs du groupe Sourhaï obligent à le traiter avec une grande prudence. Le Sahel est, moins que le Sud-Ouest, uniforme en termes de pratique religieuse (88% de musulmans).
La ville de Ouagadougou se caractérise par un taux brut de fécondité de 287 pour mille et une fécondité cumulée de 49,5 ans d'environ 8 à 9 enfants par femme. Le rapport est d'env. 1 à 4 entre la fécondité de la femme de niveau supérieur et celle qui n'a pas eu de rendez-vous. Les femmes chrétiennes sont les plus fertiles avec une moyenne de 6 à 7 enfants par an. la femme, que nous avons expliqué par la monogamie, favorable à la procréation et certains interdits, comme le divorce, qui contribuent à ralentir la mobilité conjugale, facteur de baisse de la fécondité.
Si au niveau des villes, le taux de natalité est très élevé, il varie fortement selon le niveau d'éducation des femmes.