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université du québec `a montréal

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Academic year: 2023

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41 5.4 Régression du logarithme de mortalité sur les dépenses médicales. 42 5.5 Régression dynamique de l'état de santé sur les dépenses médicales. C’est grâce à cette relation qu’il est possible d’identifier l’effet de la croissance des dépenses médicales sur la croissance des niveaux de santé.

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  • Introduction
  • Esp´ erance de vie et sant´ e
  • D´ epenses et productivit´ e
  • Gradient ´ education/sant´ e
  • Croissance des salaires
  • Conclusion

De plus, la montée des inégalités n’affecte pas de la même manière l’ensemble de la répartition des salaires horaires. Cela coïncide avec des disparités croissantes en matière de santé au cours de la même période aux États-Unis.

  • NHIS
    • Description et limites
    • M´ ethodologie
  • Certificats de mortalit´ e li´ es au NHIS
    • Description et limites
    • M´ ethodologie
  • Les enquˆ etes sur les d´ epenses m´ edicales
    • Description et limites
    • M´ ethodologie
  • Donn´ ees sur les salaires
    • Description et limites
    • M´ ethodologie
    • Conclusion

L'objectif du modèle est d'isoler l'impact des dépenses médicales sur l'état de santé des personnes. Par ailleurs, l’impact des dépenses médicales sur l’état de santé est également positif.

Tableau 2.1: Statistiques descriptives sur la variable d´ ependante
Tableau 2.1: Statistiques descriptives sur la variable d´ ependante

Les tendances de sant´ e par niveau d’´ education

  • Causes possibles

Le graphique de gauche montre l'évolution du taux de mortalité au fil du temps pour la population en général. Cette baisse du taux de mortalité est encore plus prononcée chez les individus possédant plus qu'un diplôme secondaire. Le graphique de droite, quant à lui, montre le taux de mortalité des personnes âgées de 75 à 79 ans.

On observe que le taux de mortalité des moins instruits augmente tandis que celui des plus instruits diminue au cours de la même période. L’éducation affecte les taux de santé et de mortalité au fil du temps, mais par quels mécanismes ?

Figure 3.1: ´ Evolution des individus en bonne sant´ e dans le temps
Figure 3.1: ´ Evolution des individus en bonne sant´ e dans le temps

D´ epenses m´ edicales et revenus

23 sont titulaires d'un diplôme secondaire et ceux sans diplôme tendent à disparaître tandis que l'écart entre les plus instruits et les moins instruits est relativement stable. D’un autre côté, les personnes plus instruites ont un taux d’obésité plus faible que les personnes moins instruites et cette tendance se maintient dans tous les groupes d’âge. La figure 3.5 présente l’impact de l’éducation sur le logarithme des dépenses de santé au fil du temps.

L’augmentation des dépenses devrait entraîner une augmentation de la proportion de personnes en bonne santé ainsi qu’une plus grande réduction de la mortalité parmi les plus instruits, et c’est effectivement ce que montrent les données. Nous constatons que les dépenses médicales des moins instruits ont augmenté lentement tout au long de la période, avec un taux d'augmentation annuel moyen de 0,62.

Figure 3.4: ´ Evolution de la fraction des individus qui d´ epensent en sant´ e en fonction du temps
Figure 3.4: ´ Evolution de la fraction des individus qui d´ epensent en sant´ e en fonction du temps

Conclusion

En résumé, les résultats de la régression du taux de mortalité suggèrent que les dépenses médicales restent productives. Elles provoquent malgré tout une baisse de la mortalité plus importante que l’augmentation des dépenses médicales. Dans l’ensemble, ces résultats confirment l’hypothèse d’un rendement marginal décroissant des dépenses médicales sur l’état de santé et la mortalité des personnes.

Cela suggère qu’une augmentation des dépenses médicales de 10 % entraîne une réduction du taux de mortalité de 9,35. Le graphique de gauche représente l'état de santé ajusté en fonction du logarithme des dépenses médicales ajustées.

Variables

L'une des principales hypothèses est que les dépenses de santé ne font que modifier l'état de santé des personnes. D’un autre côté, l’état de santé peut affecter les dépenses médicales et cela est possible pour deux raisons. La variable dépendante affecte négativement les dépenses de santé tandis que les dépenses médicales affectent positivement l’état de santé.

Concernant la deuxième partie du problème de l’endogénéité, il faut trouver une variable qui affecte les dépenses de santé sans affecter directement la santé, conditionnée à des effets fixes : le temps, l’âge et l’éducation. Il est donc possible d’utiliser la croissance des salaires pour expliquer la croissance inégale des dépenses de santé entre individus de différents niveaux d’éducation.

Estimation

  • Instrument
  • Dynamique
  • Estimation semi-param´ etrique

Il faut donc utiliser une variable qui n'est pas corrélée à l'état de santé, mais qui suit la même évolution que les dépenses médicales. Premièrement, nous avons utilisé le revenu familial pour instrumenter les dépenses médicales afin d'expliquer ensuite la variation de l'état de santé à travers cette relation. Nous devons utiliser le modèle de régression de la forme suivante où Y(e,a,t) représente à nouveau les deux mesures de santé, les dépenses médicales et le revenu familial.

Pour ce faire, il est nécessaire d'utiliser une régression inférieure qui effectue une régression pondérée pour chacune des observations de la relation entre les mesures de santé ajustées et les dépenses médicales. Cela nous donne une représentation graphique de la relation entre les dépenses médicales et l’état de santé, ce qui nous permet de voir la forme de cette relation.

Instrument

La première colonne présente l'impact du revenu familial sur les dépenses médicales sans tenir compte des comportements à risque des individus. Le coefficient indique une augmentation de 10,1 % des dépenses médicales lorsque le revenu familial augmente de 10 %, ce qui peut être interprété comme une élasticité des dépenses médicales par rapport au revenu. Le tableau montre les valeurs p des coefficients et que le revenu familial est toujours significatif à un seuil inférieur à 1.

Il apparaît donc que le revenu familial a une influence positive et significative sur les dépenses de santé. Ces résultats vont dans le même sens que ceux trouvés par des études antérieures sur l’élasticité-revenu des dépenses médicales.

R´ egression par variables instrumentales

Le taux de tabagisme a un impact positif et significatif sur l’état de santé, ce qui peut sembler contre-intuitif. L’impact des dépenses médicales reste positif sur l’état de santé malgré le rythme d’augmentation des dépenses médicales ces dernières années. C’est pour cette raison qu’il est important d’examiner l’impact des dépenses médicales sur le taux de mortalité et d’interpréter simultanément les deux résultats.

Les trois colonnes du tableau présentent les régressions par variable instrumentale, et l'impact du logarithme des dépenses médicales sur le logarithme de la mortalité est toujours significatif. Certains phénomènes, comme l'augmentation des taux d'obésité, réduisent l'impact des dépenses médicales.

Tableau 5.3: R´ egression du statut de sant´ e sur les d´ epenses m´ edicales
Tableau 5.3: R´ egression du statut de sant´ e sur les d´ epenses m´ edicales

Dynamique

Par ailleurs, l’impact des dépenses de santé reste similaire avec un impact de 1,1 point sur le pourcentage d’individus en bonne santé provoqué par une augmentation des dépenses de 10 %. Là encore, ces résultats peuvent être corrélés à ceux obtenus en régressant le logarithme de la mortalité sur le logarithme des dépenses de santé. En revanche, l’impact des dépenses de santé reste significatif et similaire à celui retrouvé par le modèle précédent, estimé avec une variable instrumentale sans variable de retard sur l’état de santé.

Le modèle suggère qu’une augmentation de 10 % des dépenses médicales entraîne respectivement une diminution de 12 % et 14 % des spécifications avec et sans contrôle des comportements à risque. En résumé, toutes les méthodes d’estimation précédentes suggèrent que les dépenses médicales entraînent une diminution du taux de mortalité et une augmentation de la proportion d’individus en bonne santé.

Tableau 5.6: R´ egression dynamique du logarithme du taux de mortalit´ e sur les d´ epenses m´ edicales
Tableau 5.6: R´ egression dynamique du logarithme du taux de mortalit´ e sur les d´ epenses m´ edicales

Estimation semi-param´ etrique

De plus, cette relation reste non linéaire lorsque l’on supprime le logarithme de la variable dépenses de santé. Le même raisonnement peut être fait avec le graphique de droite, qui représente l'évolution du taux de mortalité expliquée par la variation des dépenses de santé. En ajoutant le terme « dépenses de santé ajustées au carré », nous pouvons saisir la non-linéarité de la relation.

Nous constatons que pour la régression des résidus de l'état de santé, le coefficient sur les résidus, ajusté au carré du logarithme des dépenses de santé, est significatif à un seuil inférieur de moins de 1 %, ce qui signifie que cette expression capte un effet non linéaire. forme de la relation. Comme le montre le graphique de droite de la figure 5.1, la relation entre le logarithme des dépenses de santé et le logarithme du taux de mortalité semble être linéaire, ce qui signifie que la relation entre les deux variables est exponentielle sans le logarithme.

Figure 5.1: Estimation semi-param´ etrique de la relation entre les mesures de sant´ e et les d´ epenses m´ edicales
Figure 5.1: Estimation semi-param´ etrique de la relation entre les mesures de sant´ e et les d´ epenses m´ edicales

Analyse de sensibilit´ e

Le tableau 5.8 présente les régressions MCO de nos deux mesures de santé sur les dépenses médicales dans la sous-population. Tout comme dans l’analyse précédente, le coefficient des frais médicaux dans la régression de l’état de santé est négatif, mais non significatif. En revanche, le coefficient des dépenses médicales dans la spécification avec le taux de mortalité comme variable dépendante est négatif, mais il n'est pas significatif.

Les résultats indiquent qu'une augmentation de 10 % des dépenses médicales entraîne une réduction comprise entre 13,5 % et 15 % du taux de mortalité. Cependant, la relation est suffisamment linéaire pour étayer l’hypothèse d’un rendement marginal décroissant des dépenses médicales sur le taux de mortalité dans la sous-population.

Tableau 5.8: R´ egression des mesures de sant´ e par MCO dans la sous-population
Tableau 5.8: R´ egression des mesures de sant´ e par MCO dans la sous-population

Coˆ uts et b´ en´ efices

Cela nous permet de relier l’augmentation des dépenses médicales au pourcentage d’individus en bonne santé et d’en identifier les coûts et les bénéfices. À partir de ce résultat, nous pouvons calculer qu’une augmentation des dépenses médicales moyennes de 4 163,46 dollars par habitant entraînerait une augmentation de 1 % de la part d’individus en bonne santé dans la population. En effectuant le même ratio que précédemment, nous obtenons qu'une augmentation des dépenses médicales moyennes par habitant de 608,47 $ a entraîné une diminution du taux de mortalité de 1 pour mille au cours de cette période.

Au cours de la même période, les dépenses moyennes en soins de santé ont augmenté de 1 523,56 $ par personne, ce qui est également plus élevé que pour l'ensemble de la population. Ces résultats montrent qu'une augmentation de 1 % de la population en bonne santé est associée à une augmentation moyenne des dépenses par individu de 434,81.

Tableau 5.11: Coˆ uts et b´ en´ efices des d´ epenses m´ edicales
Tableau 5.11: Coˆ uts et b´ en´ efices des d´ epenses m´ edicales

Figure

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Tableau 2.1: Statistiques descriptives sur la variable d´ ependante
Tableau 2.2: Description des variables ind´ ependantes, donn´ ees NHIS
Tableau 2.3: Sous-cat´ egories des d´ epenses de sant´ e, donn´ ees NMES et MEPS Cat´ egorie de service Variables utilis´ ees
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Referencias

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