PSEAUMES
PARAPHRASEZ
£ N VER S-
f
JPar M. D***
t C. i
IAVÛRiiJllS>:iïiSlRK5S«BRRM 13S llbfii A- Y Vù '«?. Yur'iS
BlRUtJHCnîlifViUL
UWlWiO'S
A PARIS,
Chca Es TIENNE P A P I f. I- o rue Saine-Jacques, vis-à-vis la rue des
Noyers,aux ArmcSd'Anglecerrc. ,
M. D C CX V.
M):'-' : T,
'- j; -, ...it- iJ
«v. l
l-•> r- ! : '
il.
i ^
■I
o
l
8 OG >28
_ _ ~ r p Q
^ r < ^ g o
POm^ ,
^«2
.S
><j)
Zo
c o n k. -îia
: A V\ '
A:I
-1^0
- •> w
, ^ w
•■ .-■ '.. .Os . . i-y''^'
,• h 'T: '
^ 'y.
■1
i
AVIS
AU LECTEUR.
L
E Publie fcra^
JL/ donne m^aprcrnrer .Ouy^g^ge
le
Texte facrc, '<ïiiis ^
J^ins
lorfqu'il fçaui^ ^u'iïne lori^u|ffe^ad'ie
m'a engage d'apprertdre'.dans^cj^vjn
T : , 1 , 'n'
»^r-Livre, que leadoulaursjïaîïagcMrc^Qjic
les plus ccndrc§ fàveurs dû
qui ne nous fpgpe'^ue pfpr^uflr,pu
rifier, 5^ qu'il Jaut Ioifuivr^|^ar le mi
me chemin qu |lnous4 cracâÎK^isi^id il ^
venu Tur la cei"re pôUr cc£ie#n^rc
m<^-dclc; cet état falutaite ne mtl.^as l'or^
.ncment d'un quvrage,ony^eiî3tarqucra quelques endroits languiflans : les
vans mêmes condamneront av^
raifon d'avoir |)rj£ Un fujet tr^.^4ls^é
pour mon fexe; cependant ^ai gardé le
plus d'ordre qu'il m'a été poflihle, j'ai
300- P'SE^AUME-S;
lis difoicnt dans Eurs cccars , EmpecKùns les:
mortels
D'aller fe profterr.er au pied de Tes autels > Qu'il,ne l'oit pluspour-lui de fête fur la
terre.-X.
Vos lignes font.fînis ,noiîs ne les voicnsplus^.
poùi'icalmer nôS' douitiirS'nos vœux lonc
fuper-fiUS :
Tout cfr'dans le fdence, i! -n'eft plus de propher
re^.-s-Perfonne ne pénétré au fond de l'avenir :
Q^j dii-nr fi-nos .maux font au poincdc fiiiirV.
Euifque vous nous ôtcz vcsfagcs incerpretesi
lufqLicsà quand, Seigneur , lennenn.de nos>
jours
Dïies vives-fuf"eurs' répandra-c-il le cours l
Il.nQusicharged'affronts-ad'opprobres
d'iu-" jures-,
Contre vôtre fainr nom je rcntens-blarphehien:
Pour puiiir-fes forfaits-vôtre bras cloit s'aimen,<rar.ra..bouche s'txiiale en lâches ÎKipoUures^.;
X ll 1:& X I V.
•De.tous les temps , mon Dieu j. vous êtes
•nor-crcroi:,.
VÔU.S avez accompli rônvrage de la î-oî • ;
AU.mJ:eude.Iâ tcrre.eûii falut dumohdc-;,.
P'A RAPHR A'SEZ; jo-v Vôtre main" de la mer ouvrit les flots profonds î.
Vous al!âces brifer la téce des dragons,,
Etks.enfjvclir dans Ib plus creux de loncié„. XV & XV i: .
Seigneur , lé grand dragon par. vous fut mis-'
â mort, '
-Votre bras a vaincu ce monflre fansefiFôrr;;
Da peuple dii défercil fur là nourriture,
Ea frappant fur la pierre il coula des ruiflèaux-y.
Et du fléuve d'Erhan l'on vit fecherles.eaux ,.
Eour foCuenir le foible,&. calmer Ton murmure.. X.V U & >^■^ï^'^■
Vons.goHve.■ne2.,mon Dieu, la luraicre. dh.
Ceft vous qui de la nuit faites votr le
retour.,-Vôtre main a. créé;le foieil & l'aurore;
Vons fcul avez foKné tout ce grand Univers^^^ Vôus donnezdes ctezs vous-: egl. z les hivers,
■Ec c.'eft.par vôtre foin qu'ils fubftftent encore.
XIX.
Souvcnez^ vous, Seigneur; des mauxque
nouS-ont faits
Ecs-c-ruelsennrmisdônt nous ffcnrons lestrairstî.
Les peuples infenfJzpar d'hornbles blafphemes,.
Ont. fans ccfïe ivrité^votre adoiablenom:.i . Eaites_comb£r fur501 _ P'SE'AUmëS
Puirqii ils Tont fans rcfpecft poin* vos grandeurs
fûprêraes.
xx:
Mon arac eft roure d vous. ne la ddlaiiTez pas, Venez, la délivrer d'un ccerncl trép.is ;
Arrachez. 1,1 des dents de ccs bêtcs farouches :
De vôtre tourterelle écoutez les foupirs .
De vos pauvresirnoti Dieu , calmezles déplai"{îrsj
Entendez les regrcts qui fortent de-leurs bou-ches.
xxi;
Vous avez fait, Seigneur, alliance avec nous,.
Confirmez par vos dons ce commerce fi donz-,
U
terre eft ténébreufe &
pleine d'injufiice,
■
Nous y vo.ons xegner l'orgueiL, l'impiété.
Lhomme ypfTe fts jours dans fon iniquiiéj
Sans avoir de remords de l'excès de fon vice.
-_ XXlI&xxiII.:
Qiie l'humble &
l'indigent par vous foicnf
louiagez,
Et vous ferez beni par tou-s les afflincz;
^vez-vons &
jugez vous-même nôtre caufé i
Despechez des médians gardez le fouvenir,-'
i
">"5 ont outragé, vous viendrez Ics'punir,
vous, Scigpcur.,, le jùfte fe repofr.
r
V A R AT H RASE" Z: 303;::j
. XXIV.
I
Aiezdevant les ycuzi de vos-fiers
ennemîs"-1 L'indigne violence & les crimes commis 3 -,
liportent jufcpi'au ciel leur coupable
infolen--ce:
L'orgueil de ces pécheurs -s'angnaentc cha<iuc
jour: , -a.
Onlesvoirprophancr ,Seigneur,votre'fc/our, V
j Ils n'y refpedtenr peint vôtre faintcf réfence..
P s E A u
M
e; L X
X
I V.
Gonfitebimur. ■
Comhk» les méchi>»s m "
m
ils fins, devreients'hmdteritvsntVsen,.
v
Nous vous loûrons.Scigiseur, jetiez fiîï^
nous Icsyeux,
Et nous tacontetons vos divincs metveftles -, Vons verfczdans nos cœurs vos dons miftcncnr,
-Dès qu'en vousbeniflànt nous frappons vos oteil- •
le S 1
■Pat un concert de voix-qul monte dans les cieux.-.
"II.
^-4' ' ■ PSE AUKiES "
Nous dit le Dieu du ciel , je vous rendrai jbïllce'.
Mon abroiu pouvoir doit cc e reconnu ,
Pour condamner l'impie au-plus cruel .rupplicei Q^and au combic du-crime il
rera-paivenu.-iir.
' Vôtre terre narale efl dans
l'obfcurirc,-Avecfeshabicans je h vois confondue,, Mais je la veux tirer de la cap:rvi[é j
A-Perîtour de fcs mm s ma force répandue,,
La-doit remettre un jour, dans la félicité. '
IV. .
M'.lheurcurinfenrerqui vivczlcitas '
Ne coiirim.e2 pKis vôtre e-xtiôme folie, Ne vous élevez point pour ir, icer mon brasj, .
Vçft votre humilicéqui vous-réconcilie,.
A'.moa ordre divin ne vous oppofez
nas-v: .
Envain contre le ciel-vons êtes révoltez, VoLis.y portc»pécheurs,-vos infolens mm-nmres i' Q;.icJ trmc retirez-vous de vos inmiércz ,
5mon d'être punis par des peints'plus dures,/
.£n railèmbianc fur vous-mcs -Heaux-rcdoiKez '
Je dirpofe a mon gi é de I borame & de
fés-foursj.'
Mais il mon tendreamourne s'oppofc a fa pertev
£nvain4ans..ies-daïigçrs ^auem:^i^da.feCo^l&
PARAPHRASEZ. 4^05
D'orient, d'occident jdes montagnes défertes ;
G'eiïpar mon jugement qu'il fubiîfte toujours, VII. ■
Des pécheurs orgueilleux Dieu rabaiflc lcfort> Les humbles font par lui tirez de la mifere •,
Mais il tient dans fa main la coupe de vin fort
Mêlant cette liqueur pour le foible il tempere.
L'impétueux effet de fon mortel effort.
V ï II & I X.
Les'hommcs en boiront, mais biendiffcroniT
, . /• -.w î.
Les^oécheursdc laterre iront julqu a la lie ,
-Dans ce breuvage amer fera leur châtimenr.
Maispour moi, mon amour chaque moment pa
ies dwLsgrandeursduDieu du firmament.
X.
te Seigneur brifera la force des mécHans,, .
Sa raain cifFcrmira la puifTance du juftc ; ■ ,
Son cœur déplus en plus par desdefirstouelians»
S'approchera, mon Dieu,de vôtre trône aiigufte s:
Lcpcchcur tombera fous vos glaives
V S EAtTME
s-p S E A 0 M E L X X V.
Notus in Judîsa Dcusv
,^^dUs les gyac€S que Vseti a faites k
l'Eglffe , que David répréfcnte fous le mm
de S ion. Il prend-de là fujet d'invttettouf
le monde à louer Dietii
Vôclh
Le
Seîghenr eft connu de toute h
Judce,-Le peuple d Ilrael cclcbre fou fnintnomv
G'cft dans Jerufalem que la paix s'eft gaidée,
H a Eait fa demeure au milieu de Sion.
tu & IV.
C eft la qu ilbrifera les flèches & les armeSy
j terminera Ics combats furieux :
Sa lumière viendra qui lécheraJes larmes, '
ics pécheurs accablez frémiront à reS7eur..
V.
Leibmmeil a furpris lespuiflâns de la terre,
A leur reveil leurs mains ne podédoient plus
rien ;
Seigneur vient brilêr. comme un fragile
ver-Ceuxqui de la grandeur font leur unique bien,'
PAKAPHRASEZt
VI.
■
O' grand Dieu de Jacob, vôtre jufte coïere
Plongera le pécheur dans rafToupifibroenc
Vous abandonnez l'homme à fa propre mi ere^
torfqifil veut demeurer dans fon aveuglement^
VII:
Q-ie vous êtes terrible ! & qui pourra paroîtrc,
Seigneur., fi vous lanceZ'vos redoutables traits ?
Qiiclefpoir dans noscœurs aujourd'hui.peut re
naître 2 , . , V • .
Si vôtre ardent coiiroux doit durer a jamais.
VIII.
Mon Dicti,. du haut du ciel vous avez fait en
tendre
te bruit impétueux de votre jugement .
Tous vos perfécutcurs furent réduits en cendc ^
Et la terre crenabla jufques au fondement.
IX.-tarfque vous éleviez vôtre fainte juftict*.
Vous vctiiexpoitr faiivcr les foibles opprimez
V-Des injuftes humains vous brifez l'artifice,
Mais l'humble cftici bas celui que vous aimez.
-X,
La fureur du méchant retourne d^vôtre
glol-Lui mcmc il s'eft armé pour terminer Ton fore;-. Vous lui rendreztoûj.oursptelent ala mémoires