CAPÍTULO I – CONSTITUCIONALISMO Y LA TEORÍA DEL DERECHO
1.1 EL IUSNATURALISMO
1.1.3 Organización normativa iusnaturalista
Introduction
« If it is clearly impossible for scholars to « know » all the material relevant to their own research, in the way that it was once possible to “know” such fields as the Classics or Oriental Studies, the fact in and of itself demonstrates that the more interdisciplinary approach which is obviously a primary need at this point must be sought in some other way »1
Le constat proposé ici par A. Cameron et L. Conrad est une des conséquences de l’ouverture des recherches concernant la fin de l’Antiquité et les débuts de l’Islam à une approche profondément interdisciplinaire. La mise en œuvre entre 1986 et 1999 d’une série de conférences sous le titre : Late Antiquity and Early Islam donna une impulsion décisive aux recherches de ces dernières décennies pour l’étude de cette transition et des profondes mutations observables entre le VIe et le VIIIe siècle : de 565, date de la mort de Justinien, à la
révolution ‘abbāsside, en 750. Ce projet proposa un profond renouvellement des méthodes d’étude du Proche Orient, promulguant une approche interdisciplinaire, et appelant particulièrement à faire fructifier l’utilisation à des fins communes de l’histoire et de
1
CAMERON (Averil), CONRAD (Lawrence I.), The Byzantine and Early Islamic Near East, Problems on the Literary Sources Material, SLAEI 1/1, Princeton, 1997, p. 4.
14 l’archéologie2
. Cette démarche est le fil directeur du second volume issu de cette série consacré aux dynamiques d’implantation et à l’utilisation de la terre au cours de cette période de transition3. Le mérite de ces réunions de chercheurs n’a ainsi pas été tant de renouveler un champ déprécié, les recherches étaient alors déjà nombreuses, mais elles ont permis de pallier un grand nombre de difficultés méthodologiques. Les divisions disciplinaires et le grand nombre de langues correspondantes aux sources à maitriser pour appréhender l’espace de la fin de l’Antiquité et des débuts de l’Islam rendaient la progression de son étude très difficile, et les recherches isolées se multipliaient. Le grand bénéfice du projet porté par A. Cameron, L.I. Conrad et bien d’autres a donc bien été de promouvoir la création d’espaces de dialogue pour les spécialistes de ces multiples sources, disciplines et langues, et de parler d’une seule voix sur les profondes mutations survenues au Proche-Orient entre le VIe et le VIIIe siècle. L’utilisation de sources par des chercheurs non spécialistes de leur langue de rédaction a également été facilitée par ce biais.
Les contributions publiées dans les autres volumes de ce projet font cependant usage, en premier lieu, des sources littéraires et se concentrent en conséquence principalement sur les milieux dirigeants : le premier volume présente une somme sur les problèmes posés par l’utilisation des sources littéraires4
, les troisième et quatrième se consacrent au renouvellement des structures étatiques, et des élites5.
Le choix d’une région de l’Égypte au-delà des horizons des centres provinciaux pour la présente recherche permet donc de privilégier une absente notoire de cette initiative : l’arrière-pays des provinces conquises et notamment l’étude des campagnes6
. Force est de constater que quel que soit le type de source privilégié, les sources narratives comme l’archéologie, ce type de milieu a attiré bien moins d’attention que les zones urbaines où les conquérants s’installèrent principalement. Au sein de l’intérêt développé dans les trente
2 Voir l’introduction au premier volume né de cette série : C
AMERON, CONRAD, Problems on the Literary Sources Material, p. 4-6.
3
KING (Geoffrey R.D.), CAMERON (Averil), The Byzantine and Early Islamic Near East : Land Use and Settlement Patterns, SLAEI 1/2, Princeton, 1994.
4
CAMERON,CONRAD, Problems on the Literary Sources Material.
5 C
AMERON (Averil), The Byzantine and Early Islamic Near East, State, Resources and Armies, SLAEI 1/3, Princeton, 1995 ; HALDON (John), CONRAD (Lawrence I.), The Byzantine and Early Islamic Near-East : Elites old and new, SLAEI 1/6, Princeton, 2004. Deux volumes restent à paraître pour les minutes du 4e atelier : Patterns of Communal Identity in the Late Antique and Early Islamic Near East, et le 5e : Trade and exchange.
6 Dans la série Late Antiquity and Early Islam, le volume consacré aux modèles de peuplement et à l’utilisation
de la terre laisse néanmoins une belle place à l’étude du monde rural : KING, CAMERON, Land Use and Settlement Patterns, Princeton, 1994.
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dernières années sur la période de transition entre la fin de l’Antiquité et les débuts de l’Islam, le monde rural commence seulement à être peu à peu placé sur le devant de la scène scientifique. La reprise du projet Late Antiquity and Early Islam en 2009 par P. Sijpesteijn sous le titre Continuity and change in the Mediterranean 600-1000 C.E. se place au niveau des populations locales. Il renouvelle également les catégories d’interprétation de cette période ayant élargi l’objet d’étude à la Méditerranée entière et à l’Asie centrale et en s’étendant jusqu’à la fin de la dite « période de formation de l’Islam », le Xe siècle7. Les recherches consacrées au monde rural égyptien bénéficient dans ce cadre de l’apport exceptionnel des sources papyrologiques qui proviennent majoritairement de cette région. Une telle étude comme celle de Ch. Wickham, portant sur toute la Méditerranée des débuts du Moyen-Âge, a révélé l’apport global de ce type de documents pour l’histoire de cette période. Il a notamment placé les villages de la vallée du Nil, comme Aphrôditô et Djémé, au même niveau que les duchés de Toscane et les villages d’Île de France, qui ont fait école dans l’histoire du monde rural occidental des débuts de la période médiévale8
.
L’étude d’Antinoé et Hermopolis permet d’ajouter à cette liste une autre région de la vallée. Nous présenterons, nous l’avons dit, dans les chapitres qui suivent l’évolution de cette région au cours des deux premiers siècles de la domination islamique en Égypte au rythme des contacts développés entre conquérants et conquis dans cet espace. Ce premier chapitre permet de donner le cadre méthodologique et territorial de cette étude qui place au premier plan les régions périphériques de l’espace occupé par les élites des débuts de l’Islam. Il permet également de présenter les problèmes d’utilisation des sources extrêmement riches et diversifiées qui peuvent être mises à contribution pour ce type de région.
7 La première rencontre du projet Late antiquity and early Islam : Continuity and change in the Mediterranean
sur le thème « Authority and control in the countryside » montre les différente perspectives que l’étude des zones rurales peut proposer, que ce soit par l’archéologie, la papyrologie, l’architecture, ou les sources littéraires : DELATTRE (Alain),LEGENDRE (Marie),SIJPESTEIJN (Petra), Authority and control in the countryside, Continuity and change in the Mediterranean 6th-10th century, Studies in Late Antiquity and Early Islam 25, Princeton, à paraître. Le volume consacré à la seconde table ronde portant sur l’étude des minorités, accueille des contributions aussi bien sur les contextes urbains que ruraux : HOYLAND (Robert G.), Minorities : Legal, cultural and economic perspectives Late antiquity and early Islam, continuity and change in the Mediterranean 6th-10th CE, à paraître.
8
WICKHAM (Chris), Framing the Early Middle Ages, Europe and the Mediterranean, 400-800, Oxford, 2005, p. 383-441.
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1. Changement d’échelle : Pour un point de vue nouveau sur l’histoire des débuts de l’Islam
1.1. Renouveaux historiographiques et laissés pour compte
Aujourd’hui, le constat du manque de sources ou de l’inefficacité des sources de cette période n’est plus de mise, spécialement quand on traite de l’Égypte. La formule qui consiste à constater le fossé chronologique entre les évènements qui donnèrent naissance à l’Islam et la tradition islamique composée près de deux siècles plus tard apparaît hors de propos au vu des recherches récentes. De nombreuses études ont rappelé récemment la grande valeur de cette tradition écrite lorsqu’elle est considérée avec une méthodologie appropriée, notamment celles de F. Donner et A. Borrut9. Ils rappellent qu’il convient de reconnaitre le but premier de ce corpus de texte qui est de fournir un discours lisible pour ses contemporains sans que les informations qu’il transmet sur l’histoire des origines ne soient pour autant inutilisables. F. Donner note également que les sources contemporaines, qu’elles soient papyrologiques, archéologiques ou littéraires, quand elles sont prises en compte, ne contredisent pas réellement la tradition islamique10. De plus, cette dernière est loin de se tenir seule face à l’historien qui prétend examiner quelque aspect que ce soit des premiers siècles de l’Islam. Même si nous ne pouvons que déplorer qu’elle reste pour beaucoup la seule et unique source utilisable pour cette période11, les avancées considérables dans le domaine des sources non- islamiques et non-littéraires ont réellement permis de renouveler ce champ de recherche. Plus de quinze ans après la publication de la thèse de R. Hoyland sur les sources non-islamiques traitant de la naissance de l’Islam ou encore plus de dix ans après la création de la Société internationale de papyrologie arabe, pour ne citer que ces exemples, notre constat doit être aujourd’hui le suivant : les sources disponibles pour les débuts de l’Islam sont nombreuses et extrêmement diversifiées. La deuxième partie de ce constat est à présent ce qui pose le plus de problèmes à l’historien.
9 D
ONNER (Fred M.), Narratives of Islamic Origins, the Beginnings of Islamic Historical Writing, Studies in Late Antiquity and Early Islam 14, Princeton, 1998 ; BORRUT (Antoine), Entre mémoire et pouvoir : L'espace syrien sous les derniers Omeyyades et les premiers Abbassides (v. 72-193/692-809), Leyde, 2010.
10 D
ONNER, Narratives p. 3 et n. 2.
11
F. Donner prône par exemple que tout historien sérieux doit prendre en compte les informations fournies par les sources en dehors de la tradition islamique, mais il préfère consacrer ses recherches à ces sources, en tant que telle, à sa genèse, au milieu de sa composition : DONNER, Narratives, p. 5-25.
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Rappelons que le dit courant « sceptique », représenté notamment par J. Wansbrough, P. Crone et M. Cook, mais dont les origines se trouvent dans les travaux d’I. Goldziher, avait remis en doute les possibilités d’étudier l’histoire des premiers siècles de l’Islam et mettait en cause la cristallisation de la tradition islamique au VIIIe siècle comme dévastatrice pour notre compréhension de l’histoire évènementielle de la période formative de l’Islam12
. La première réponse à ce courant suivait un constat simple : si la tradition est tardive et d’interprétation complexe, son examen peut, en premier lieu, bénéficier de l’apport d’autres sources qui sont contemporaines des évènements. Si l’on suit les méthodes traditionnelles de la production historique où le texte prime, des sources narratives ont bien été produites dans l’empire médinois et umayyade hors des milieux conquérants13. Elles n’ont pas été produites dans la langue des nouveaux maîtres de cet espace et posent leurs propres problèmes méthodologiques de réécriture et de transmission14. De plus, l’heureuse réponse au courant sceptique bénéficia également du renouvellement contemporain des méthodes en histoire, qui s’ouvrit graduellement à une démarche pluridisciplinaire. En plus de s’affranchir de la primauté du texte comme source historique, un petit nombre de chercheurs a proposé un appel à une grande variété de disciplines et aux sources qu’elles mobilisent15
. Plusieurs études pluridisciplinaires, comme celles de R. Hoyland et de Ch. Wickham, ont notamment pris en compte le matériel égyptien16. Cette remise en question place au devant de la scène des disciplines généralement considérées comme « annexes » de l’histoire : l’archéologie, l’histoire de l’art, la numismatique, l’épigraphie, et la papyrologie, pour ne citer que celles-ci, qui ont à leur tour porté les critiques du « courant sceptique » à leur objet d’étude. La bibliographie récente sur les premiers siècles de l’Islam mettant à l’œuvre les disciplines susmentionnées est considérable. L’étude des différentes régions conquises aux VIIe et VIIIe
siècles et progressivement intégrées à l’Empire des califes de Médine, puis des Umayyades et des ‘Abbāssides, met également en rapport des disciplines mais aussi des sources et des
12 Cf. la mise au point récente dans : H
OYLAND (Robert G.), « Writing the Biography of the Prophet Muhammad: Problems and Solutions », History Compass 5 (2007), p. 581-602.
13
DONNER, Narratives, p. 2, n. 1 renvoie à COOK (Michael), CRONE (Patricia), Hagarism, Cambridge, 1977 ; KAEGI (Walter E.), « Initial Byzantine reactions to the Islamic conquest », Church History 38/2 (1969), p. 139- 149 ; HOYLAND (Robert G.), « Sebeos, the Jews and the rise of Islam », dans NETTLER (Ronald L.), Medieval and Modern Perspectives on Muslim-Jewish Relations, Luxembourg, 1995, p. 89-102.
14 Un catalogue de ces sources est donc compilé dans : H
OYLAND (Robert G.), Seeing Islam as Others saw it: A Survey and Evaluation of Christian, Jewish and Zoroastrian Writings in Early Islam, SLAEI 13, Princeton, 1997.
15 Le premier exemple de cette méthode est encore Hoyland, Seeing Islam. ; pour les études Byzantines : B
ROWN
(Peter), The World of Late Antiquity, Londres, 1971 ; id., The Making of Late Antiquity, Harvard, 1978.
16
WICKHAM, Framing et HOYLAND (Robert G.), « New documentary texts and the early Islamic state », BSOAS 69/3 (2006), p. 395-416.
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langues aussi diverses que dispersées dans leurs modes de publication. Elles se consacrent à la fois à l’histoire religieuse ou sociale, à la culture matérielle, aux usages linguistiques, à l’histoire politique ou culturelle, à l’histoire économique, à l’architecture, à l’art, etc.
Nous pouvons également aujourd’hui nuancer le constat de F. Donner, dans son examen de la tradition islamique, qui faisait le grave constat de l’état des sources documentaires contemporaines des origines de l’Islam, c’est-à-dire la vie du Prophète et des premiers califes, qu’il considère comme proche d’inexistantes17
. Une telle prise de position suppose que seules les sources produites dans le milieu de la naissance de l’Islam en Arabie et directement liées aux activités du Prophète et de la première communauté musulmane sont recevables comme sources de la naissance de l’Islam, et que l’utilisation de la tradition est plus heureuse que l’examen détaillé de sources contemporaines mais dispersées18
. Cette méthode est bien difficile à valider quand on pense qu’au cours de cette période une grande partie de cette communauté va se trouver implantée entre la Perse et l’Afrique du nord. Ce choix semble également, à notre sens, nier le fait que l’Empire des débuts englobait une grande diversité de milieux et d’acteurs qui partageaient l’histoire de la naissance de l’Islam, autant que le Prophète et ses premiers successeurs. Au VIIe siècle, cette histoire est
documentée par de nombreuses sources que nous avons énumérées plus haut. Nous proposons, dans cette optique, l’examen d’une région d’Égypte dans les premiers siècles de l’Islam comme révélatrice de l’histoire de l’Islam des origines, mais aussi des premiers siècles de son histoire.
Les répercussions des grands événements de cette période : la révélation de l’islam, les conquêtes islamiques et la formation d’un État et d’une culture islamique à part entière exprimée en langue arabe trouvent un écho particulièrement détaillé dans la documentation égyptienne, qu’elle soit archéologique, papyrologique ou littéraire. Dans ce contexte, nous considérons que les évènements dont l’Égypte est le théâtre à partir de sa conquête par les armées de ‘Amr b. al-‘Āṣ correspondent au développement de l’Islam en tant que culture, religion, système politique et économique, et les premières décennies qui suivirent la conquête sont celles de sa formation. Il ne nous parait pas permis de douter que les conquêtes soient islamiques et que l’État qui collecte l’impôt égyptien dès 642 est également islamique
17 « Truly documentary sources for the origins of Islam, whether in the form of inscriptions, coins,
archaeological evidence, or original papyrus or parchment – is almost non-existent » : DONNER, Narratives, p. 2.
18 Notons à ce sujet la publication, depuis l’ouvrage de F. Donner où il faisait le constat que ni le Prophète, ni les
quatre premiers califes n’étaient documentés, au sens stricte du terme, de l’inscription arabe de Qa’ al-Mu‘tadil datée de 24/644, qui documente l’un des rāšidūn, le deuxième calife ‘Umar : HOYLAND (Robert G.), “The inscription of Zuhayr, the oldest Islamic inscription (24 AH⁄AD 644–645), the rise of the Arabic script and the nature of the early Islamic state”, Arab. arch. epig. 19 (2008), p. 210–237.
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et nous garderons cette terminologie dans les pages qui suivent. Le terme « arabe » restera réservé à la langue ou à ce qui a attrait à l’Arabie19
.
L’intérêt particulier du matériel égyptien pour l’étude de l’Islam des origines n’est plus à démontrer. Non seulement les sources littéraires qui ont été produites en Égypte dans les premiers siècles de l’Islam sont d’une grande valeur, mais les conditions climatiques ont permis la préservation d’un matériel archéologique immense et notamment de très nombreux papyrus. Grâce à ce potentiel archéologique et à l’apport des documents papyrologiques, l’Égypte est l’une des régions les mieux documentées de la Méditerranée pour la période considérée20. Cependant, il a été également maintes fois argumenté que l’Égypte était une région marginale dans l’histoire tardo-antique comme pour l’histoire des débuts de l’Islam21
en comparaison avec l’Asie Mineure, l’Arabie, la Syrie et l’Irak qui régissent les principaux centres politiques et culturels et les élites des deux périodes22. Sa documentation est ainsi peu utilisée dans les sommes disponibles sur les différents empires qui s’y sont succédés. Au tournant du IXe siècle, l’Égypte devient effectivement la frontière occidentale de
l’Empire ‘abbāsside, à la suite de leur perte de l’Ifriqiya aux Aġlabides (r. 800-909). Cependant, jusqu’à cette date, elle reste au centre de l’Empire umayyade et ‘abbāsside. Une analyse de l’Égypte comme une culture marginale dans les premiers siècles de l’Islam revient à considérer la culture de l’Empire par le biais des élites politiques des capitales uniquement, niant de fait qu’une culture arabo-islamique ait pu se développer en tant que telle dans tout l’Empire, en Égypte comme ailleurs, et notre recherche s’inscrit dans un courant qui rejette cette démarche23.
19 De nombreuses discussions tournent autour de ce problème dont R. Hoyland propose un tour d’horizon dans :
HOYLAND (Robert G.), « New documentary texts and the early Islamic state », BSOAS 69/3 (2006), p. 395-416.