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LA RESOLUCIÓN DEL CONGRESO INTERNACIONAL DE LONDRES EN 1896

The data in this research reflect different situations concerning the social integration of Chinese immigrant students in the three selected schools. Teachers and school personnel interviewed in School A affirm that most of the time, the Chinese students stay together and do not have many friends from other ethnic groups. It seems that these students and their parents have created an intragroup network that excludes ―others‖.

« Les élèves chinois restent toujours ensemble. Ils ne se mélangent pas avec des élèves d‘autres groupes. Ils n‘ont vraiment pas beaucoup d‘amis de différentes origines. Souvent, les parents se connaissent. Ils ont créé un réseau fermé entre eux, mais pas à l‘extérieur. » (Pedagogical advisor, School A).

« On voit qu‘ils ne parlent pas beaucoup avec les élèves des autres origines en accueil. Je crois qu‘ils ont pas beaucoup d‘amis sauf des amis chinois. » (French teacher in Welcoming Class, School A).

Likewise, the Chinese student respondents from School A also admit that they do not have many friends from other ethnic groups and prefer to stay with their Chinese classmates, because they feel more secure and being accepted by co-ethnic friends.

―You know, my French is not very good. If I make mistakes, they will laugh at me. Also, I don‘t think they would understand the Chinese way of thinking. I have nothing in common with them…‖ (Jun, Chinese boy, School A).

―Of course, I prefer to hang out with Chinese friends, though I have several Spanish speaking friends. Our experiences are too different. Their attitudes towards school or education are too different from Chinese. Sometimes, when I say that I should go to Chinese school to improve my French, they laugh at me… ‖ ( Lucy, Chinese girl, School A).

It is important to remind that most of the Chinese students in School A, such as Jun and Lucy, are relative new arrivals. In the process of integration, they not only encounter a language barrier, but also cultural obstacles. Entering a new school system in a new country during the teenager years demands more determination and effort than for those

who were born/raised in Quebec. However, according to some parent respondents, an outgoing or extroverted personality seems to be an important factor overcoming these difficulties.

―My younger son is very introverted. He does not have any non-Asian friends. All of his friends are Chinese and Vietnamese. They go to movie theaters or Cyber bar together. They always speak Mandarin or Cantonese, it is not good for his integration, but I cannot make him to make friends with kids from other ethnic groups. I cannot control him.‖ (Mrs. Yang, Chinese mother).

With respect to extracurricular activities, the teacher respondents indicate that participation rate of Chinese students is very low. It seems that academic achievement is their preoccupation, while other activities are not that important for them. In the opinion of these teachers, it is the importance which their parents attach to education that limits the participation of Chinese youth in extracurricular activities.

« On a la semaine interculturelle où chaque équipe présente son pays, la cuisine, les traditions. Ça dure une journée. Pour la première année, s‘ils participent, c‘est vraiment exceptionnel. D‘habitude, ils ne participent à rien. Ils font seulement leurs études, aucune activité sportive, aucune autre activité parascolaire. La deuxième année, il y en a peut-être quelques-uns, mais pas beaucoup. Certains d‘entre eux jouent au badminton, mais il y en a pas beaucoup par rapport à d‘autres communautés. » (French teacher in welcoming class, School A).

« Je ne pense pas que c‘est seulement à cause de la barrière de la langue. Dans la communauté chinoise, c‘est vraiment juste la performance académique qui est plus valorisée. C‘est vraiment exceptionnel, pour les arts ou la musique […]. Par exemple, si quelqu‘un fait de la musique, c‘est à peu près le seul aspect qui peut être valorisé, mais les sports, c‘est rarement valorisé. C‘est ce qu‘on a comme sentiment. Dans d‘autres communautés, il peut y avoir la même chose, mais c‘est un peu plus différent. » (French teacher in welcoming class, School A).

In this regard, a community agent from Centre Accroche also suggests that the fact that most Chinese families focus extremely on their ―tasks‖ may sometimes lead to their ignorance of social integration.

« Les élèves chinois sont respectueux. Ils ne donnent pas de problème nulle part. Ils ont aussi des amis d‘autres origines, mais globalement, le fait qu‘ils sont très focalisés sur la tâche les rend moins performants dans l‘aspect social. Ils ne sont pas vraiment intégrés à l‘aspect social dans une classe. Ils ont tendance à travailler seuls ou entre eux. Ça ne veut

pas dire qu‘ils vont rejeter les autres, mais les autres peuvent ressentir qu‘ils restent toujours ensemble. Je ne veux pas dire qu‘ils ne veulent pas s‘intégrer, mais la famille est très orientée vers la tâche. Les parents travaillent énormément, et les enfants aussi doivent travailler. Cette valeur du travail est présente à tous les niveaux. »

However, the assistant-principal believes that involvement in extracurricular activities is more likely to be related to the ―adolescent way of thinking‖ but not to their ethnicity. Also, he assumes that if the activities are acceptable for Chinese families, their children will be encouraged to participate.

« Je crois que la réussite scolaire fait partie du processus de l‘intégration sociale, mais il faut trouver le bon type d‘activité. Par exemple, l‘année dernière, on a ouvert un groupe de robotique et il y a eu une compétition. On a eu des élèves qu‘on ne voit pas dans les différents types d‘activités, mais on en a retrouvé dans le groupe de robotique, au niveau de la programmation et au niveau de l‘électronique, etc., dont des élèves de la communauté chinoise. Je pense pas que c‘est une caractéristique des élèves issus de la communauté asiatique, je pense que c‘est l‘adolescence. Peut-être que pour les parents, le groupe de robotique est quelque chose de plus acceptable et les parents leur donnent plus la permission. Le but de cette activité était vraiment de voir et d‘aller chercher des élèves qu‘on ne voit pas nulle part. Ils ne participent pas du tout aux autres activités.»

He also suggests that the socioeconomic status of the family may have an impact on the participation in extracurricular activities, though the impact remains unclear. School A is located in a disadvantaged neighbourhood, and most parents have financial difficulties. In Chinese families, children are supposed to go home right after school. They might also need to take care of their younger siblings because most parents work overtime.

« L‘influence de ce facteur n‘est pas clair pour nous. Ici, nous sommes dans une zone défavorisée et il y a une très grande majorité de nos enfants dont les familles ont des difficultés financières. On a des équipes de sports de très haut niveau, mais on ne retrouve pas d‘élèves d‘origine chinoise dans nos équipes de sports. Il y a peut-être deux ou trois élèves chinois dans notre équipe de badminton, mais les autres ne sont pas présents du tout. Je crois que c‘est parce que les familles veulent les contrôler. Pour eux, il faut rentrer à la maison après l‘école, peut-être pour s‘occuper des sœurs ou des frères... »

In School B, from the perspective of the teachers and other school personnel, Chinese youth have friends from different ethnic groups. However, when it comes to team- working in class, most Chinese students prefer to choose co-ethnic friends as their ―co-

workers‖, because they believe Chinese work harder than do other students. This is particularly the case of Chinese boys.

« J‘ai l‘impression qu‘ils s‘intègrent vraiment bien. Ils ont beaucoup d‘amis de différentes origines, par exemple, des hispanophones et des brésiliens. C‘est le fun de voir un Chinois et un Sud-américain ensemble et tous les deux ont un accent québécois. Je me disais que c‘est ça, les nouveaux Québécois. » (Assistant-principal, School B).

« Généralement je remarque qu‘ils sont souvent avec des personnes d‘autres origines. Donc ils se mélangent avec d‘autres groupes ethniques. C‘est pas forcément entre eux, même s‘ils [les élèves chinois] travaillent souvent ensemble, en équipe en classe, parce qu‘ils savent qu‘eux, ils travaillent fort et ils savent qu‘avec eux [les amis chinois] c‘est une valeur sûre, surtout chez les gars. Chez les filles, elles vont trouver quelqu‘un d‘une autre origine. Les gars, en général, ils se mettent entre eux pour performer. » (Maths teacher in Secondary 5, School B).

Likewise, when the Chinese students interviewed in School B were asked to name their three best friends, they all mentioned one or two friends from other ethnic groups. One student even pointed out that when he first came to Quebec, he did not really want to hang out with co-ethnic friends because he thought it was not beneficial for practicing French.

Meanwhile, according to the teacher and other school personnel respondents in this school, Chinese students are very active in participating in extracurricular activities, including sports, music, and the arts. Likewise, they indicate that these Chinese youth are also involved in activities outside of school.

« Ils participent beaucoup aux activités parascolaires, surtout au badminton, un petit peu en natation et au basketball. Par contre, à l‘extérieur de l‘école, ils font du sport un peu, ils font des arts. Ils aident beaucoup leurs parents. Si je regarde mes groupes en musique, c‘est sûr qu‘eux, ils passent beaucoup de temps sur la musique. Comme parascolaire, ils font de la musique dans différents orchestres. » (Mathematics teacher in Secondary 5, School B). « J‘ai l‘impression qu‘ils participent beaucoup aux activités parascolaires. Je les ai entendu parler souvent du sport. Ils s‘impliquent aussi à l‘organisation des soirées de rencontres des parents, ils font un peu de bénévolat. Ils sont disponibles à aider dans ce genre d‘activités. Ils ont des bonnes relations avec des élèves d‘autres groupes ethniques. » (French teacher in Secondary 5, School B).

Contrary to popular belief, Chinese student participants in School B do not make schooling their top priority, although all of them perceive study as very important for them and their families.

« Mes études pour moi sont en deuxième place, la première place va à l‘intégration à la société. Je suis une personne sociable. J‘ai fait beaucoup de sports en même temps. Par exemple, j‘ai participé à l‘équipe du Québec de badminton, c‘était un peu intense... » (Étienne, Chinese boy, School B).

« Je suis dans une école publique. Je crois que les parents dont les enfants sont à une école publique ne demandent pas forcément beaucoup. J‘ai des amis qui sont à l‘école privée, la meilleure école à Montréal. Leurs parents demandent beaucoup. Ils sont souvent obligés d‘aller à l‘école du samedi pendant le week-end pour apprendre plus que les autres. C‘est un moyen important pour eux de réussir à l‘école. J‘accorde à mes études la deuxième place. La première place pour moi serait de m‘amuser un peu et d‘essayer d‘avoir du bon temps » (Wenhao, Chinese boy, School B).

In School C, Chinese students are considered to be ―well integrated‖ in general. Nonetheless, some teachers see the integration of Chinese youth as a ―progressing‖ process. For instance, a teacher responsible for extracurricular activities affirms that during the last two years, Chinese students seem to have more friends from other ethnic groups. A French teacher indicates that the mastery of French and the ability to self- express play an important role in the integration and socialization of Chinese students.

« La plupart des élèves ont beaucoup d‘amis à l‘école. Je suis sûr qu‘il y en a qui vont rechercher leurs contacts avec d‘autres Asiatiques, mais il y en a plusieurs qui se mélangent avec les autres. Il y a pas de problème. » (Pedagogical advisor, School C).

« Je dirais qu‘au cours de ces dernières années, les élèves chinois s‘intègrent plus. Depuis mes débuts ici, c‘étaient les Chinois d‘un côté, et puis les autres. Il y avait vraiment un ―clash‖ entre les deux, mais je remarque qu‘ils se mélangent beaucoup plus avec les autres depuis ces deux dernières années. » (Teacher responsible for extracurricular activities, School C).

« Je remarque qu‘il y a une corrélation très forte entre la maîtrise du français et leur socialisation. Souvent, ceux qui ont de la misère à s‘exprimer ne vont pas socialiser. Je pense que l‘âge d‘arrivée au Québec doit jouer. » (French teacher in Secondary 5, School C). When talking about ―making friends‖ with the student participants in this school, most of them affirm that they have friends from different ethnic backgrounds, but their best

friends are always Asians, because they feel that they share the same culture and understand one another.

« Mes amis les plus proches sont toujours asiatiques. » (Sarah, Chinese girl, School C). « Mes trois meilleurs amis sont asiatiques. C‘est plus facile pour moi de communiquer avec eux. On partage la même culture. On sait qu‘est-ce qui est approprié ou non. Quant aux Québécois canadien blancs, c‘est plus difficile. » (Joshua, Chinese boy, School C).

« Je suis né ici, mais la majorité de mes amis proches sont plus asiatiques que d‘autres origines. » (Samuel, Chinese boy, School C).

Although the social integration of Chinese students in School C seems better than their counterparts in School A, their participation in extracurricular activities remains the same, because their parents do not see the reward of these activities.

« Dans mes journées blanches ou mes journées vertes [c‘est une journée où il n‘y a pas de cours], j‘ai beaucoup d‘absents chinois. J‘ai compris que, pour la culture chinoise, pour les parents chinois, aller à l‘école et faire des activités parascolaires, ça va pas ensemble. Ç‘a pas de rapport du tout. C‘est une perte du temps. Ils veulent plus les garder à la maison et les faire travailler que les envoyer à l‘école pour faire les activités. » (Teacher responsible for extracurricular activities, School C).

Even for the Chinese youth who participate in sports in School C, they do not see sports as leisure activities in which they are able to learn to work with other students but as ―a performance‖ or ―a competition‖ in which they intend to be on top.

« Même en badminton, c‘est pas un loisir pour eux. Ils sont comme des machines, parce que la performance pour eux est très importante, en sport aussi, pas juste au niveau académique. » (Teacher responsible for extracurricular activities, School C).

Although the students interviewed in this school see themselves as different from newly arrived Chinese youth or their relatives (of the same age) in China, all of them indicate that they set schooling as their top priority. If they need to prepare for exams, they will not participate in any extracurricular activities.

« J‘ai pas beaucoup de temps pour participer aux activités parascolaires, car je dois me concentrer sur mes études. Tu sais, il faut que j‘aie des bonnes notes pour pouvoir aller à un

bon collège et ensuite à une université fameuse. » (Jenny, Chinese girl, School C).

« Je travaille beaucoup, surtout pendant la période des examens. J‘ai vraiment pas de temps pour les activités parascolaires… » (Joshua, Chinese Boy, School C).

Despite the fact that School D 23 is not included in the target schools, interviews with

students as well as parents also present some information concerning the integration of Chinese origin students in this school. Although most of the Chinese youth in School D are Quebec born/raised and have a relatively higher level of academic achievements24, their social integration seems problematic. For instance, most Chinese students do not appear to have friends from other ethnic backgrounds.

« Comme les autres élèves, moi aussi, mes meilleurs amis sont toujours les Chinois. [en riant] Tu sais qu‘à l‘école, il y a presque deux tiers de Chinois. On n‘a pas vraiment beaucoup de choix… » (Haoran, Chinese boy, School D).

« Moi, j‘ai pas beaucoup d‘amis d‘autres origines. Je crois que pour les autres élèves chinois aussi. Avec les amis chinois, on partage les mêmes expériences, mais avec les autres, j‘ai pas beaucoup de choses à dire….Je sors pas souvent avec les personnes d‘autres groupes ethniques. » (Shuhuang, Chinese girl, School D).

In line with the quotes above, some parents indicate that the high concentration of Chinese students in School D appears to constitute a factor that hinders their social integration. Some parents are even told by their Chinese friends to not to enrol their children in this school, because they believe it more beneficial for the children to be placed in an environment where there are few co-ethnic peers.

―I told my friend not to send her kids to School D, though it is a good school. There are too many Chinese kids. You know, they become the mainstream, that‘s not good for their integration into the society. ‖ (Mrs. Choi, Chinese mother).

From the above description, one can see that the social integration of Chinese youth appears to be related to the age of arrival in Quebec and their level of French proficiency.

23 As mentioned in Chapter III, although no teacher or school personnel have been interviewed one quarter

of the student respondents are from School D, where there is a big concentration of Chinese immigrant students (over 50%).

24 Just like School C, School D requires an admission exam, and the students interviewed suggest that most

For example, students in School A have more difficulties in getting along with peers from other ethnic groups, while the counterparts in School B and C are more likely to have a more multi-ethnic peer network. Moreover, the school environment and co-ethnic peer groups seem influential for their integration. For instance, both the Chinese students interviewed in school B and C perceive themselves as more ―Québécois‖ than ―Chinese ‖, but their attitudes towards schooling and life are slightly different. Students in School B are more likely to make study their second priority, while their counterparts in School C make it their top priority. School B is seen as an ―ordinary‖ public school, which is known for its music program, while School C is considered to be one of the ―best‖ public schools, where most Chinese outperform. Finally, according to some school teachers and personnel, Chinese cultural values seem to have an important impact on the understanding of ―integration‖ among Chinese immigrant parents as well their children‘s practices. For them, ―integration‖ is usually associated with ―high academic achievement‖, ―having a good job with good pay‖, or ―prosperity‖, while in Canada or Quebec, these are different concepts. ―Integration‖ for Canadians or Québécois is more related to ―having friends from different ethnic groups‖, ―being immersed in French culture‖, or ―knowing the common values of Canadian or Quebec society‖.

« Je pense que si des élèves réussissent à l‘école, ils réussiront aussi dans la société, parce que l‘école est une mini-société qui fait que les interactions entre les gens et la façon de fonctionner comme telle...c‘est ça... Cependant, de la même manière, c‘est une image de la société. On a des enfants chinois qui ont des super bonnes notes, mais l‘intégration aux autres est vraiment difficile pour eux. On dit que, quand ils vont au cégep, ils vont avoir des notes extraordinaires, mais qu‘est-ce qu‘ils vont pouvoir faire comme métier? On sait pas, parce que tout dépend de l‘intégration aux autres. Alors que les élèves qui sont pas très

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