Cependant, le médecin écossais James Lind est considéré comme le fondateur de la recherche clinique. Il faudra cependant attendre les années 1960 pour que les conditions du développement de la recherche semblent réunies. En 1983, une modification a été apportée à la déclaration pour couvrir la recherche sur les enfants.
Une première étude exhaustive des comités d'éthique de la recherche (REC) et des comités d'éthique clinique (CÉC) au Québec a été réalisée par le MSSS et le Groupe de recherche en éthique médicale (GREM) de l'Université Laval en 1989. Depuis 2008, le MSSS a élargi l'accès aux Comité central d'éthique de la recherche (CCER) 53 pour toutes les catégories d'objets de recherche.
Un exemple de formule de demande d’autorisation et de protocole de distribution des médicaments
La SCPH a reconnu que le pharmacien pouvait assister l'équipe de recherche en entreposant et en étiquetant ces médicaments, en plus d'assurer leur distribution 63. Les dispositions légales en vigueur au Canada limitaient cependant les possibilités d'intervention des pharmaciens dans ce domaine. En effet, puisque les médicaments expérimentaux n’étaient pas réglementés par la Loi sur les aliments et drogues, il n’était pas nécessaire pour un établissement souhaitant réaliser des essais cliniques de contacter le pharmacien pour acheter le médicament, où les transactions s’effectuaient le plus souvent entre un médecin et un médecin. société pharmaceutique fournissant le médicament à l’étude.
Cependant, l'adoption de la Loi sur la santé et les services sociaux (LSSSS) en 1972 a légitimé le rôle du pharmacien dans ce secteur en stipulant que le contrôle de tous les médicaments utilisés dans un centre hospitalier relevait de la responsabilité du chef de pharmacie. 64. En outre, dans la mesure où les médicaments soumis à la recherche clinique restent des médicaments au sens de la définition ratifiée dans la loi sur la pharmacie, le chef du service de pharmacie doit également en assumer la responsabilité 65. En outre, la prise de position a publiée par l'ASHP en 1975, la Déclaration sur les compétences requises pour l'exercice institutionnel de la pharmacie, a renforcé le concept selon lequel le pharmacien doit participer à la recherche en collaboration avec les équipes médicales 66.
Outre le Comité consultatif de la pharmacie hospitalière en établissement psychiatrique (CCPHMP), qui décide en 1968 de coordonner les travaux de recherche appliquée au sein des hôpitaux du groupe afin d'éviter les doubles emplois, le SPPH adhère en 1969 aux recommandations de l'ASHP et encourage ses membres qui travaillent dans les milieux où se déroulaient des essais cliniques pour faire partie des comités de recherche 67. Elle a également développé des outils de travail, dont un formulaire de demande d'autorisation pour l'étude clinique d'un médicament à l'hôpital et un protocole de distribution des produits étudiés, pour faciliter le travail des pharmaciens pour faciliter. Afin de s'assurer que la distribution soit conforme à la Food and Drug Administration Act et aux règlements de la Hospitals Act, la SPPH a recommandé, entre autres, que la signature du médecin soit requise pour la distribution du médicament dans le cadre d'un essai clinique.
Finalement, en 1975, le SPPH reconnaît la nécessité de développer un protocole standard pour inclure le pharmacien dans la recherche clinique.
Une étude menée au début des années 1970 par des résidents en pharmacie de l'Université Laval démontrait que la participation des pharmaciens à la recherche clinique était réservée à une minorité et était plus courante dans les hôpitaux de la région de Montréal 71. Ainsi, dans les années 1990, la plupart des départements de recherche en pharmacie étaient principalement ont fourni des services d'accompagnement couvrant la distribution de médicaments, les préparations stériles et non stériles ou encore la gestion de la mise en aveugle. À cet élément s’ajoute les difficultés rencontrées par les pharmaciens dans le financement des activités de soutien à la recherche clinique.
Soucieux de contrôler les coûts associés à la recherche clinique en milieu de soins, le gouvernement du Québec a souhaité la mettre en œuvre au début des années 1990. Plusieurs hôpitaux québécois ont inclus la recherche dans leur énoncé de mission au début des années 1990. À la fin des années 1990, il y avait encore des problèmes de financement des services de soutien à la recherche pharmaceutique 97.
Malgré cela, la recherche en évaluation a mis du temps à s’imposer dans la vie quotidienne des pharmaciens d’hôpitaux partout au Canada. En fait, les pharmaciens d'hôpitaux avaient une conception limitée de la recherche selon laquelle cette activité se déroulait dans les laboratoires 106. Jusqu'au début des années 1990, les activités liées à la recherche chez les pharmaciens d'hôpitaux canadiens.
Plusieurs facteurs expliquent le retard ou le manque d'intérêt des pharmaciens des établissements de santé pour le domaine de la recherche. Les universités de Toronto, de Montréal et de la Saskatchewan ont également recruté des professeurs s'intéressant particulièrement à la recherche sur les services de pharmacie clinique 114. Jusque dans les années 1980, la recherche évaluative était presque inexistante dans les services de pharmacie clinique en pharmacie au Québec, principalement parce que les pharmaciens ne la faisaient pas. . recevoir un enseignement sur ce sujet au cours de leurs études.
Présentation d’une affiche au congrès de l’A.P.E.S
Einarson, professeur à la Faculté de pharmacie de l'Université de Toronto, a souligné en 1988 que la pharmacie était l'une des seules disciplines médicales à ne pas documenter son travail par la recherche. Au milieu des années 1980, la SCPH a pris des mesures pour encourager ses membres à investir dans la recherche. Ce comité a constaté que même si les pharmaciens ont participé à des études pharmacocinétiques et cliniques, peu de travaux se sont concentrés sur la pratique pharmaceutique.
Einarson a noté que sur les 91 subventions de recherche accordées à des pharmaciens en 1985, la plupart étaient destinées à des recherches en pharmacocinétique. Il a également souligné que peu d'articles traitant de la recherche en pharmacie clinique étaient publiés dans le Journal canadien de pharmacie hospitalière.116 De même, une enquête de la SCPH menée en 1987 sur la recherche hospitalière a montré que, parmi 122 répondants (taux de réponse de 13 %), seulement 56 % avaient terminé un ou plusieurs projets de recherche et 30 % avaient dirigé au moins un projet de recherche 117.
Toutefois, les travaux du comité d'enquête de la SCPH démontrent qu'il existe une volonté manifeste chez les pharmaciens d'élargir la portée de leurs recherches, volonté qui a été compromise par le manque de soutien dont ils ont bénéficié pour ce faire. La SCPH a donc choisi de prendre les mesures nécessaires pour soutenir ses membres dans leurs activités de recherche. Premièrement, des pharmaciens ont été identifiés et une liste a été distribuée partout au Canada afin que les membres de la SCPH aient accès aux ressources nécessaires en cas de besoin.
Dans les années 2000, ce secteur d'exercice n'attirait encore qu'une faible proportion de pharmaciens issus des milieux de soins, même si des regroupements se formaient pour favoriser la croissance du secteur.
Un comité de recherche chargé d'évaluer la situation et de formuler des recommandations pour améliorer la situation a été créé en 1986. Les pharmaciens des établissements de santé québécois ont un comportement similaire à celui de leurs homologues canadiens en matière de recherche évaluative. Il faudra attendre les années 1970 pour que l'École de pharmacie de l'Université Laval et la Faculté de pharmacie de l'Université de Montréal intègrent les activités de recherche au cursus des résidents en pharmacie.
Ils doivent réaliser des travaux de recherche et les présenter sous forme orale, dans le cadre d'un séminaire, ou lors de séances d'affiches organisées à l'Université de Montréal ou tenues lors de congrès québécois et canadiens. Grâce à cette expérience, les résidents embauchés dans les établissements de santé au début des années 1980 ont déjà acquis et utilisé certaines connaissances qui leur permettent d'entreprendre des travaux de recherche une fois arrivés sur leur lieu de travail. Beaucoup d’entre eux travaillent dans le domaine de la pharmacocinétique ou étudient l’usage des médicaments 119.
Même si de nombreuses sources de financement pour la recherche en santé ont émergé dans les années 1970, ce n'est qu'au début des années 1980 que les programmes ont été consacrés exclusivement au financement des activités de recherche menées par les pharmaciens. Ces données illustrent l'importance croissante accordée à la révision de l'usage des médicaments alors que le réseau de la santé fait face à des contraintes financières importantes. Il a publié les résultats de sa première étude rétrospective d'examen de l'usage des médicaments sur les céphalosporines de troisième génération 169 .
L’essence de RUM était qu’il s’agissait d’un processus de recherche et d’évaluation non coercitif et dirigé par des pairs. Ce Conseil est issu de la fusion du Conseil consultatif pharmacologique (CCP), du Comité d'examen de l'usage des médicaments (CRUM) et du RRUM. 20 Site Internet du Fonds de recherche en santé du Québec [en ligne] : http://www.frsq.gouv.qc.ca/fr/a_propos/qui_sommes_nous.
Voir le site Internet de l'Association canadienne des victimes de la thalidomide [en ligne] : http://www.thalidomide.ca/histoire-de-la-thalidomide/ (page consultée le 24 mars 2011). En 1980, les travaux de la Cour des Comptes ont permis le premier remplacement du Code civil, dont les réformes portent exclusivement sur le droit de la famille. Procès-verbal de la première réunion du Comité sur l'élaboration de normes pour les pharmaciens participant aux études cliniques, 31 mai 1988.
Procès-verbal de la réunion du Comité sur l'élaboration de normes pour les pharmaciens collaborant aux études cliniques, 19 octobre 1988. Procès-verbal de la réunion du Comité sur l'élaboration de normes pour les pharmaciens collaborant aux études cliniques, 24 août 1988. Site Internet de l'Office de la langue française du Québec [en ligne] : http://www.oqlf.gouv.qc.ca/.