L
a région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est située dans la partie est du Québec. Elle est bornée par le golfe du Saint-Laurent à l’est, la baie des Chaleurs et le Nouveau-Brunswick au sud, et par le Bas-Saint- Laurent à l’ouest. L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est situé à 215 kilomè- tres des côtes et il comprend une douzaine d’îles.Le territoire se subdivise en six municipalités régionales de comté (MRC) et territoires équivalents : Les Îles-de-la-Madeleine, Le Rocher-Percé, La Côte- de-Gaspé, La Haute-Gaspésie, Bonaventure et Avignon. Les principales municipalités sont : Gaspé (14 719 hab.), Les Îles-de-la-Madeleine (12 564 hab.) et Chandler (8 137 hab.) (carte K).
En 2005, la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine compte 96 361 habi- tants, soit 1,3 % de la population québécoise. Depuis 1996, la population de la région a diminué plus rapidement que dans toute autre région du Québec, du fait de la faible natalité et du solde migratoire négatif. La région compte également une forte proportion de personnes âgées de 65 ans et plus, et cette proportion ira en s’accroissant dans les prochaines années.
Le produit intérieur brut (PIB) de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine s’élève, en 2000, à 1,8 milliard de dollars et il représente 0,8 % du PIB québécois. La région est à l’origine d’une faible part des expéditions manufacturières qué- bécoises et elle subit le taux de chômage le plus élevé au Québec.
s t a t i s t i q u e B u l l e t i n
r é g i o n a l GaspésieÎles-de-la-Madeleine
Contenu
L’activité et la structure économiques 2
Le marché du travail 4
L’éducation 5
La démographie 7
Le revenu 8
Tableau comparatif des régions 28
Cartes 13
La santé 11
V
olume 3, numéro 1 Hiver 2006
11 - Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Superficie en terre ferme (2003) 20 272 km2 Densité de population (2005) 4,8 hab./km2 Population totale (2005) 96 361 hab.
0-14 ans 13 757 hab.
15-24 ans 10 798 hab.
25-44 ans 23 924 hab.
45-64 ans 31 355 hab.
65 ans et plus 16 527 hab.
Solde migratoire (2004-2005) - 99 hab.
Perspectives démographiques (variation 2026/2001)
- 18,3 %
Emplois (2005) 33,4 k
Taux d'activité (2005) 50,7 %
Taux d'emploi (2005) 41,6 %
Taux de chômage (2005) 17,9 %
PIB aux prix de base (2000) 1 770 M$
Dépenses en immob. (2005) 511 025 k$
Exportations de marchandises (2001)1
75 807 k$
Valeur des expéditions manufacturières (2003)
567 430 k$
Revenu personnel par habitant (2004)
19 346 $
Selon les dernières données, le pro- duit intérieur brut (PIB) de la Gaspé- sie–Îles-de-la-Madeleine était de 1,8 milliard de dollars en 2000, soit 0,8 % du PIB québécois. Affichant un taux de croissance annuel moyen de 2,3 % entre 1997 et 2000, la région arrive au quinzième rang à ce chapi- tre (carte 1). L’évolution du PIB de la région est moins rapide que celle de l’ensemble du Québec (6,2 %), et elle se situe entre celles de la Côte-Nord (4,1 %) et du Nord-du-Québec (2,2 %).
Le PIB est défini comme la valeur sans double compte des biens et services produits dans le territoire économique d'un pays ou d'une région au cours d'une période donnée, sans égard au caractère étranger ou non de la proprié- té des facteurs de production. Les don- nées du PIB régional sont publiées à titre expérimental, des développements étant prévus pour le premier trimestre 2006, notamment la diffusion des statis- tiques du PIB des régions du Québec de 2001 à 2004.
(Février 2005)
L’activité et la structure économiques
Valeur des permis de bâtir, Bas-Saint-Laurent
0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000
2000 2001 2002 2003 2004
En milliers $
Co mmercial Industriel Institutio nnel Résidentiel So urce : Statistique Canada, Enquête sur les permis de bâtir.
Figure 2 La valeur des permis de bâtir est
celle des projets de construction autorisés dans le secteur résiden- tiel, ainsi que des intentions de construction en bâtiment dans les secteurs non résidentiels. La va- leur des permis de bâtir de la ré- gion atteint 57,8 millions de dollars en 2004 (carte 2), ce qui équivaut à une baisse de 25,0 % par rap- port à l’année précédente.
Cette baisse est expliquée en grande partie par le secteur industriel qui, après avoir enregistré une valeur des
intentions de construction en bâti- ment de 30,8 millions de dollars en 2003, a connu un retour à 2,9 mil- lions de dollars en 2004 (– 90,5 %).
Le secteur institutionnel (– 58,4 %) a connu lui aussi une baisse, tandis que le secteur commercial (+ 35,0 %) enregistrait une hausse.
Le secteur résidentiel (+ 38,5 %) a connu une hausse de la valeur des permis de bâtir en 2004, après avoir marqué une pause en 2003.
(Avril 2005)
Selon les perspectives 2005, les dé- penses en immobilisation atteindront 511,0 millions de dollars, soit une progression de 43,1 % par rapport à 2004 (+ 2,2 % au Québec).
Sur une période de cinq ans, la ré- gion affiche une croissance annuelle moyenne de 21,7 % comparative- ment à 7,5 % au Québec (carte 3).
Tous les secteurs d’activité, primaire (+ 20,2 %), secondaire (+ 23,6 %), tertiaire (+ 22,4 %) et du logement (+ 18,5 %), affichent une variation annuelle moyenne positive.
De 2001 à 2005, la dépense annuelle moyenne en immobilisation du sec-
teur public s’établit à 154,4 millions de dollars (1,5 % des dépenses publi- ques québécoises). Celle du secteur privé s’élève à 179,4 millions de dol- lars (0,5 % des dépenses privées québécoises).
Au cours de cette période, les dépen- ses en immobilisation du secteur public affichent une croissance an- nuelle moyenne de 24,3 % (+ 10,4 % au Québec). Celles du secteur privé s’accroissent à un rythme de 19,2 % (+ 6,7 % au Québec).
(Juin 2005) Le produit intérieur brut régional
Les permis de bâtir
Les investissements
Produit intérieur brut, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
1 600 1 625 1 650 1 675 1 700 1 725 1 750 1 775 1 800
1997 1998 1999 2000
M $
Figure 1
Dépenses en immobilisation, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
0 100 000 200 000 300 000 400 000
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
En milliers $ P rimaire
Secondaire
Logement
Tertiaire
Figure 3
Le secteur manufacturier En 2003, la région de la Gaspésie–
Îles-de-la-Madeleine compte 137 établissements manufacturiers qui injectent 53,9 millions de dollars en salaires à la production dans l’écono- mie régionale. La valeur des expé- ditions manufacturières s’élève à 567,4 millions de dollars (carte 4), soit 0,4 % des expéditions québé- coises.
Le sous-secteur des aliments est celui qui compte le plus d’établisse- ments (45) et d’emplois à la pro- duction (1 009). Les expéditions de ce secteur comptent pour 31,0 % des expéditions manufacturières de la région.
La région dénombre un établisse- ment manufacturier comptant plus de 200 employés, soit 0,7 %. L’im- portance relative de celui-ci quant aux expéditions ne peut être indi- quée, puisque ces données sont confidentielles. Malgré tout, on peut affirmer que les 125 établisse- ments de moins de 50 employés
En 2003, les régions de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de la Gaspé- sie–Îles-de-la-Madeleine1 comptaient 63 établissements qui ont exporté des biens d’une valeur totale de 2,5 milliards de dollars, soit une diminu- tion de 7,5 % par rapport à l’année précédente. Au Québec, durant la même période, les exportations de ces trois régions regroupées comp- tent pour 4,0 % des exportations qué- bécoises.
Afin de préserver la confidentialité des données sur la destination des exportations, elle n’est indiquée que de façon agrégée pour les régions de
la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Pour ces trois régions, les États-Unis constituent la principale destination des exportations, et ils accaparent, en 2003, 56,7 % de la valeur des biens exportés, tandis que les desti- nations hors des États-Unis en reçoi- vent 43,3 %.
Entre 1999 et 2003, les exportations totales ont connu un taux de crois- sance annuel moyen de 4,0 %. Du- rant la même période, les exporta- tions vers les États-Unis ont augmen- té à un rythme moyen de 5,0 %, tout Les exportations
0 250 500 750 1 000 1 250 1 500 1 750
1999 2000 2001 2002 2003
M $
États-Unis
Valeur des exportations selon la destination, Côte-Nord, Nord-du-Québec
et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
A illeurs dans le mo nde
Figure 4 Tableau 1
sont responsables de 47,0 % des emplois manufacturiers et de 33,1 % des expéditions manu- facturières de la région.
Selon les données de l’Enquête sur la population active de 2000 à 2004, 8,1 % des emplois occupés par les résidants de la région sont liés au secteur de la fabrication, comparativement à 17,9 % dans l’ensemble du Québec (carte 5). Il s’agit de la deuxième plus faible proportion au Québec après l’Outaouais (6,2 %).
(Octobre 2005)
comme les exportations vers les autres régions du monde qui ont augmenté de 2,7 %.
(Février 2006)
Établisse- ments
Emploi à la production
Salaires à la production
Expéditions
manufacturières Expéditions région/Québec
%
Ensemble des industries 137 2 018 53 879 567 430 0,4
Aliments 45 1 009 16 264 175 789 1,2
Boissons et produits du tabac 3 x x x ...
Usines de textiles 1 x x x ...
Usines de produits textiles 3 8 176 640 0,1
Produits en cuir et produits analogues 3 6 141 458 0,1
Produits en bois 29 x x x ...
Papier 1 x x x ...
Impression et act. connexes de soutien 7 23 615 4 282 0,1
Produits chimiques 3 3 74 648 —
Produits minéraux non métalliques 11 x x x ...
Produits métalliques 8 x x x ...
Machines 2 x x x ...
Matériel, appareils et comp. électriques 1 x x x ...
Matériel de transport 8 x x x ...
Meubles et produits connexes 4 x x x ...
Activités diverses de fabrication 8 x x x ...
x : Donnée confidentielle.
Statistiques principales de l'activité manufacturière par sous-secteur du SCIAN, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, 2003
n k$
Le nombre d’emplois dans la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine augmente d’à peine 0,6 % en 2005, passant de 33 200 à 33 400. Dans l’ensemble du Québec, le nombre d’emplois progresse de 1,0 % de 2004 à 2005 (carte 7).
Le nombre d’emplois dans le secteur de la production de biens progresse de 4,1 % (+ 1,4 % au Québec), mais diminue 0,4 % dans le secteur des services (+ 0,9 % au Québec). Le secteur de la production regroupe 22,8 % des emplois, comparative- ment à 24,9 % dans l’ensemble du Québec (carte 8).
Le nombre d’emplois à temps plein recule de 600 (- 2,2 %), et le nombre d’emplois à temps partiel augmente de 900 (+ 16,7 %). En 2005, les em- plois à temps partiel représentent 18,9 % (18,1 % au Québec) de l’en- semble des emplois de la région, tandis que ceux à temps plein repré- sentent 81,1 % (81,9 % au Québec).
Le taux d’emploi, soit le rapport entre l’emploi et la population de 15 ans et plus, passe de 41,7 % en 2004 à 41,6 % en 2005; il est donc encore une fois nettement inférieur à celui de l’ensemble du Québec (60,1 %).
Le marché du travail
En Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, le taux de chômage recule de 1,5 point de pourcentage, passant de 19,4 % en 2004 à 17,9 % en 2005 (carte 9).
On compte, dans la région, 7 300 chômeurs, soit 700 de moins que l’année précédente. Dans l’ensemble
du Québec, le taux de chômage s’éta- blit à 8,3 %, en baisse de 0,2 point de pourcentage. Par ailleurs, la durée moyenne du chômage est de 15,4 semaines en 2005, comparativement à 20,2 semaines dans l’ensemble du Québec.
La population active de la région passe de 41 200 personnes en 2004 à 40 700 en 2005, soit une diminution de 1,2 %. Le taux d’activité régresse, passant de 51,7 % en 2004 à 50,7 % en 2005, soit le plus faible au Québec
et largement sous la moyenne québé- coise (65,6 % en 2005) (carte 10).
(Février 2006) Les emplois1
Le chômage
La population active
25 30 35 40 45 50
2001 2002 2003 2004 2005
En milliers
Population active Nombre d'emplois
Nombre d'emplois et population active, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Figure 5
Taux d'emploi
35,0 40,0 45,0 50,0 55,0 60,0 65,0
2001 2002 2003 2004 2005
%
Ensemble du Québec
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Figure 6
Taux de chômage
0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0
2001 2002 2003 2004 2005
%
Ensemble du Québec Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Figure 7
Taux d'activité
40,0 45,0 50,0 55,0 60,0 65,0 70,0 75,0
2001 2002 2003 2004 2005
%
Ensemble du Québec
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Figure 8
Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA).
1. Les estimations de l’Enquête sur la population active, selon les régions, comportent une marge d’erreur supérieure à celle que l’on associe à l’estimation de l’ensemble du Québec; elles doivent donc être interprétées avec prudence. Les données trimestrielles sont désaisonnalisées par l’Insti- tut de la statistique du Québec.
L’éducation
La Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine est la deuxième région la moins scolarisée au Québec. Près de la moitié (47,9 %) de la population de 15 ans et plus a une scolarité infé- rieure au certificat d’études se- condaires (31,7 % au Québec) (carte 11) et 8,2 % de la popula- tion de 15 ans et plus est titu- laire d’un certificat ou d’un di- plôme universitaire (17,2 % au Québec) (carte 12).
Les établissements
Eu égard à l'année scolaire 2003-2004, la Gaspésie−Îles- de-la-Madeleine compte 95 éco-
les du réseau des commissions scolaires : 43 d’enseignement primaire, 12 d’enseignement secondaire, 15 qui offrent à la fois l’enseignement primaire et secondaire, 12 centres de for- mation professionnelle et 13 centres d’éducation aux adultes.
S’y trouvent également une école gouvernementale d’ensei- gnement secondaire et un cé- gep.
Le passage au secondaire
En 2003-2004, 20,8 % des élèves de la région sont passés au secondaire avec retard, com- parativement à 17,3 % au Québec (carte 13).
Le passage au secondaire avec retard est plus fréquent chez les garçons (24,6 %) que chez les filles (16,9 %). Le retard scolaire est calculé en fonction de l'âge au 30 septembre. L’élève qui entre au secondaire âgé de 13 ans et plus à cette date est considéré comme passant en retard du primaire au secondaire.
Le décrochage scolaire
Un indicateur du décrochage scolaire est le taux de sortie sans diplôme des élèves du sec- teur des jeunes en formation générale. À ce titre, la région affiche un taux de sortie sans diplôme semblable à celui de l’ensemble du Québec. Parmi les élèves sortant du se- condaire inscrits en 2002-2003, 24,5 % n'ont ni diplôme ni qualification, comparativement à
Taux de sortie sans diplôme, 2002-2003
0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0
Saguenay–Lac-Saint-Jean Bas-Saint-Laurent Chaudières-Appalaches Capitale-Nationale Abitibi-Témiscamingue Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Ensemble du Québec Mauricie Centre-du-Québec Montérégie Laval Côte-Nord Lanaudière Montréal Estrie Laurentides Outaouais Nord-du-Québec
Figure 9
1999r 2000r 2001r 2002r 2003
n
Total 315 470 419 398 444
Préuniversitaire 147 153 153 122 150
Arts – – – – –
Arts et lettres x 23 11 9 8
Lettres x – – – –
Multiples – – – – –
Sciences 68 62 56 52 59
Sciences humaines 61 68 86 61 83
Technique 168 317 266 276 294
Techniques physiques 35 50 37 53 32
Techniques biologiques 26 33 40 66 42
Techniques administratives 65 164 162 73 188
Techniques artistiques – – – – –
Techniques humaines 42 70 27 84 32
x : Donnée confidentielle
Nombre de diplômes décernés au collégial par famille de programme, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 1999-2003
Tableau 2
La formation collégiale
En 2003, les établissements collégiaux de la région ont décerné 150 diplômes en formation préuniversi- taire et 294 diplômes en formation technique. En formation préuniversitaire, les sciences humaines constituent plus de la moitié (55,3 %) des diplômes décernés. En ce qui concerne les diplômes techni- ques, les techniques administratives comptent la ma- jorité (63,9 %) des diplômes décernés.
À la session d’automne 2004, 34,8 % des finissants du secondaire de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine qui ont poursuivi des études collégiales l’ont fait à l’extérieur de la région.
Ainsi, en 2004, 163 finissants du secondaire issus de la région ont poursuivi leurs études collégiales à l’extérieur de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
Cette même année, la région a accueilli dans ses établissements collégiaux 14 finissants du se- condaire venant de l’extérieur de la Gaspésie–Îles- de-la-Madeleine.
Le passage à l’université
Les finissants en formation préuniversitaire de la région entrent davantage à l’université que leurs homologues de l’ensemble du Québec. À l’automne 2002, 82,0 % des titulaires d’un diplôme d'études collégiales (DEC) en formation préuniversitaire, obtenu en 2001-2002 dans un cégep de la Gaspé- sie−Îles-de-la-Madeleine, fréquentent une universi- té québécoise à temps plein comme étudiants ré- guliers. Au Québec, cette proportion est de 76,9 % (carte 17).
Taux de passage à l'université, 2002
45,0 50,0 55,0 60,0 65,0 70,0 75,0 80,0 85,0 Outaouais
Laval Montréal Ensemble du Québec Estrie Laurentides Abitibi-Témiscamingue Capitale-Nationale Montérégie Centre-du-Québec Chaudières-Appalaches Lanaudière Bas-Saint-Laurent Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Mauricie Saguenay–Lac-Saint-Jean Côte-Nord
Chez les finissants en formation technique, 6,7 % des titulaires d’un DEC obtenu en 2001-2002 dans un cégep de la Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine fréquentent une université québécoise à temps plein comme étudiants réguliers à l’automne 2002.
Au Québec, cette proportion est beaucoup plus élevée, soit 17,4 % (carte 18).
(Octobre 2005)
Sources : Institut de la statistique du Québec;
Statistique Canada, Recensements de la population;
Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.
Figure 10
En 2005, la région de la Gaspésie–
Îles-de-la-Madeleine compte 96 361 habitants, soit 1,3 % de la population du Québec, ce qui place la région à l’avant-dernier rang, devant le Nord- du-Québec et tout juste derrière la Côte-Nord. On y dénombre 47 853 hommes et 48 508 femmes, soit res- pectivement 49,7 % et 50,3 % de la population régionale.
Le groupe d’âge qui compte le plus d’individus est celui des 45-49 ans et l’âge moyen est de 43,0 ans, soit le plus élevé au Québec. Comparative- ment, dans l’ensemble du Québec, le groupe d’âge qui compte le plus d’in- dividus est celui des 40-44 ans et l’âge moyen y est de 39,6 ans.
La région compte la deuxième plus forte proportion de personnes de 65
ans et plus, soit 17,2 %, comparative- ment à 13,8 % dans l’ensemble du Québec (Carte 19). En 2026, on es- time que la proportion de personnes de 65 ans et plus atteindra 36,3 % dans la région et 24,4 % au Québec (carte 20).
Depuis 1996, la Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine enregistre une diminution de 9,6 % de sa population, soit la plus forte baisse au Québec. Dans l’ensemble du Québec, au cours de la même période, on observe une crois- sance de 4,8 % (carte 21). Le poids démographique de la région par rap- port à l’ensemble du Québec dimi- nue, passant de 1,5 % à 1,3 % de 1996 à 2005.
(Février 2006)
La démographie
Au chapitre de la migration interrégio- nale, de juillet 2004 à juin 2005, on dénombre 2 377 entrants et 2 527 sortants, ce qui entraîne un solde négatif de 150 individus. Les trois principales régions de destination des sortants sont, dans l’ordre, Montréal, la Capitale-Nationale et le Bas-Saint- Laurent. Les trois principales régions de provenance des entrants sont, dans l’ordre, Montréal, la Montérégie et la Capitale-Nationale (carte 22K).
En cinq ans, depuis 2000-2001, la Gas- pésie–Îles-de-la-Madeleine a perdu 2 723 habitants par migration interrégio- nale. Toutefois, on observe une ten- dance à la baisse dans le nombre des sortants, ce qui a pour effet de réduire l’ampleur du solde migratoire négatif.
(Février 2006) La population
Les migrations interrégionales
Pyramide des âges, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, 2005
5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 0-4
10-14 20-24 30-34 40-44 50-54 60-64 70-74 80-84 90+
Groupe d'âge
Effectif du groupe d'âge
Femmes Hommes
Figure 11
Évolution de la population, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
90 000 94 000 98 000 102 000 106 000 110 000
1996 1999 2002 2005
Figure 12
Entrants, sortants et solde migratoire interrégional, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
-2 000 -1 000 0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000
2000- 2001
2001- 2002
2002- 2003
2003- 2004
2004- 2005 Entrants So rtants So lde
Figure 13
Les perspectives démographiques Selon le scénario A de référence des perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, la décroissance devrait se poursuivre.
D’ici les 25 prochaines années, la population de la Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine décroîtrait de 18,3 % et atteindrait un peu plus de 80 500 individus. Dans l’ensemble du Qué- bec, selon le même horizon, on pré- voit une augmentation de 9,3 % de la population (carte 23). Le poids démo- graphique de la région à l’intérieur du Québec ne serait plus que de 1,0 %.
Le solde migratoire continuera à être négatif, mais il s’atténuera d’ici 2026.
Par contre, le déficit des naissances par rapport aux décès s’accroîtra de façon importante, de sorte que la décroissance de la population n’en sera pas ralentie.
(Septembre 2004)
Le revenu
Le revenu personnel
La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est la région du Québec où le revenu personnel par habitant est le plus faible. En 2004, il s’établissait à seu- lement 19 346 $, comparativement à 28 595 $ dans l’ensemble du Québec (carte 24). En regard de 2003, le re- venu personnel par habitant de la région s’est apprécié de seulement 1,7 %, soit la plus faible augmenta- tion au Québec.
Dans la Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine, le revenu personnel des femmes correspond à 68,3 % de celui des hommes. En 2004, le revenu de ces derniers s’élevait à 23 057 $, comparativement à 15 739 $ chez les femmes, soit une différence de 7 318 $. Notons que les femmes de la région sont celles qui affichent le plus faible revenu au Québec.
Après avoir enregistré un recul histo- rique de 8,0 % en 2002, consé- quence de la baisse des revenus d’emploi, le revenu personnel dispo- nible par habitant de la région s’est accru de 4,6 % en 2003 et il s’établit à 13 675 $, en dollars constants de 1997. À titre comparatif, il est de 19 017 $ dans l’ensemble du Qué- bec, en hausse de 1,3 % en regard de 2002. Loin de s’estomper, l’écart entre la région et le Québec s’est accentué entre 2001 et 2003, passant de 4 183 $ à 5 342 $.
(Avril 2005)
2002 2003 2004
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000
Total Hommes Femmes
$
Revenu personnel par habitant selon le sexe, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine,
2002-2004
Figure 15
Revenu personnel disponible par habitant
12 000 14 000 16 000 18 000 20 000
1999 2000 2001 2002 2003
En dollars constants de 1997
Ens e m ble du Qué be c
Ga s pé s ie –Île s -de -la -M a de le ine
Figure 16
Perspectives de la population, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine,
2001-2026
75 000 80 000 85 000 90 000 95 000 100 000 105 000
2001 2006 2011 2016 2021 2026
Figure 14
Sources : Institut de la statistique du Québec, exploitation du fichier d’inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ); Perspectives démographiques, scénario A de référence, Québec et régions, 2001-2051, édition 2003.
Statistique Canada, Divisions de la démographie, Estimations de la population.
En 2003, la Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine est la région qui affiche le revenu médian avant impôt des famil- les le plus faible du Québec. Il atteint 42 100 $ dans la région, comparative- ment à 52 600 $ dans l’ensemble du Québec (carte 25). Néanmoins, en regard de 1999, le revenu médian
des familles, exprimé en dollars cons- tants, augmente plus fortement dans la région (8,2 %) que dans l’ensemble du Québec (5,7 %).
(Septembre 2005)
La MFR après impôt correspond à la moitié du revenu familial médian qué- bécois. Notons que le revenu médian est ajusté en fonction de la taille et de la composition de la famille, afin de rendre compte du fait que les besoins d’une famille croissent à mesure que le nombre de membres augmente. En 2003, une famille québécoise compo- sée de deux adultes et de deux en- fants est dite à faible revenu si son revenu familial après impôt est infé- rieur à 27 120 $, tandis que, pour une famille monoparentale avec deux enfants, le seuil après impôt est fixé à 23 052 $.
La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est la région, après celles de Mon- tréal et du Nord-du-Québec, qui affi- che la plus forte proportion de famil- les à faible revenu. En 2003, le taux de faible revenu s’élève dans la ré- gion à 11,0 %, comparativement à 10,1 % dans l’ensemble du Québec (carte 26). En regard de 1999, la pro- portion des familles à faible revenu diminue dans la région de 1,1 point
de pourcentage, tandis qu’à l’inverse, elle augmente de 0,4 point au Qué- bec.
À l’instar des autres régions du Qué- bec, le taux de faible revenu de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine varie énormément selon le type de famil- les. En 2003, ce taux demeure près de quatre fois plus élevé chez les familles monoparentales (27,1 %) que chez les familles comptant un couple (7,2 %). En regard de 1999, la situation des familles monoparentales et des familles comptant un couple s’améliore, puisque leur taux de faible revenu diminue respectivement de 5,2 points de pourcentage et de 1,0 point.
Enfin, notons qu’en 2003, sur les 3 200 familles à faible revenu de la région, 1 510 (47,1 %) sont des famil- les monoparentales et 1 690 ( 52,8 %), des familles comptant un couple.
(Septembre 2005) Revenu médian des familles
La mesure du faible revenu (MFR)
Revenu médian avant impôt de l'ensemble des familles
38 000 42 000 46 000 50 000 54 000
1999 2000 2001 2002 2003
En dollars constants de 2003
Gaspésie-Îles-de-la-M adeleine Ensemble du Québec
Figure 17
9,0 9,5 10,0 10,5 11,0 11,5 12,0 12,5 13,0
1999 2000 2001 2002 2003
% Gaspésie–Îles-de-la-M adeleine
Ensemble du Québec
Taux de faible revenu des familles, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Figure 18
La dépendance d’une région envers les transferts gouvernementaux est montrée à l’aide d’un indicateur. Plus précisément, le rapport de dépen- dance économique mesure la somme des paiements de transfert pour cha- que tranche de 100 $ de revenu d’em- ploi.
La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est la région au Québec qui dépend le plus économiquement des paiements de transfert. En 2003, les résidants de cette région reçoivent en moyenne 47,54 $ en transferts gouvernemen- taux par tranche de 100 $ de revenu d’emploi, comparativement aux 19,32 $ reçus dans l’ensemble du Québec (carte 27). En regard de 2002, le rapport de dépendance économique de la région baisse de 2,1 % et, dans l’ensemble du Québec, de 0,6 %.
Les pensions versées par les deux ordres de gouvernement aux particu- liers représentent toujours la plus grande partie des paiements de trans- fert. Dans la région, les prestations du
Régime de pensions du Canada, du Régime des rentes du Québec et de la Sécurité de la vieillesse représentent, en 2003, 41,1 % des paiements de transfert. L’assurance-emploi occupe également une portion importante du total des transferts gouvernementaux versés dans la région, soit 33,8 %.
En Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine comme dans les autres régions, la dépendance envers les paiements de transfert est plus élevée chez les fem- mes que chez les hommes. En 2003, les femmes reçoivent en moyenne 53,28 $ en paiements de transfert par tranche de 100 $ de revenu d’emploi, comparativement aux 43,61 $ reçus par les hommes. En regard de 1999, la dépendance des femmes vis-à-vis des paiements de transfert diminue de 9,7 %, tandis qu’à l’inverse, celle des hommes croît de 3,8 %.
(Septembre 2005)
Rapport de dépendance économique selon le sexe, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
10 30 50
1999 2000 2001 2002 2003
$ par 100 $ de revenu d'emploi Total Hommes Femmes
Figure 19 Le rapport de dépendance économique
Sources : Institut de la statistique du Québec;
Statistique Canada, Banque de données sur les familles; Profil de dépendance économique.
La santé : coup d’œil sur le poids des adultes
L’indice de masse corporelle (IMC) permet de qualifier le poids d’un indivi- du en le divisant par le carré de sa taille : poids(kg)/[taille(m)]2. Cet indicateur sert à définir quatre grandes catégo- ries de poids suivant les seuils proposés par l’OMS en 1995 et adoptés au niveau international : poids insuffisant, poids normal, embonpoint et obési- té (figure 20). En 2003, environ 45 % des personnes de 18 ans et plus habitant la région sociosanitaire de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine se classent dans la catégorie poids normal, comparativement à 38 % pour celle de l’embonpoint et 17 %, pour celle de l’obésité. Il y a, en proportion, très peu de personnes dont le poids est insuffisant (1 %); les estimations relatives à cette catégorie sont d’ailleurs très imprécises et souvent peu fiables, ce qui en limite l’analyse.
16,5 % 1,3 % **
37,7 %
44,5 %
Poids insuffisant (IMC < 18,5) Poids normal (IMC ≥ 18,5 à < 25) Embonpoint (IMC ≥ 25 à < 30) Obésité (IMC ≥ 30) Catégories de poids, population de 18 ans et plus, région
sociosanitaire de la GaspésieÎles-de-la-Madeleine, 2003
** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie
à titre indicatif seulement.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2003, fichier de partage des données québécoises.
Évolution de l'embonpoint et de l'obésité, population de 18 ans et plus, région sociosanitaire de la GaspésieÎles-de-la-Madeleine
et ensemble du Québec, de 1987 à 2003
32,7 27,6 34,4 33,1 39,0 34,2 35,5 31,6 37,7 33,2
7,9
13,9 10,1
17,6
12,4 14,7
12,6
16,5 7,8 14,1
0 10 20 30 40 50 60
Rég.
11
Qc Rég.
11
Qc Rég.
11
Qc Rég.
11
Qc Rég.
11 Qc
% Obésité
Embonpoint
1987 1992-1993 1998
Rég. 11 : GaspésieÎles-de-la-Madeleine Qc : Ensemble du Québec 2000-2001 2003
De 1987 à 2003, l’embonpoint et l’obésité ont pro- gressé1 de manière significative2 à l’échelle du Québec, passant respectivement de 28 % à 33 % et de 8 % à 14 % environ (figure 21). Dans la ré- gion de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, la hausse observée n’est pas statistiquement signifi- cative pour l’embonpoint, mais elle l’est pour l’obé- sité (de 8 % à 17 %). Même si les proportions ob- servées pour l’embonpoint tendent à être supérieu- res dans la région, les écarts entre la région et la province ne sont pas significatifs depuis 1992- 1993. C’est aussi le cas pour la prévalence de l’obésité en 1987, en 2000-2001 et en 2003, tandis qu’en 1992-1993 et en 1998, cette prévalence était significativement plus élevée dans la région.
Dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine comme dans les autres régions sociosa- nitaires du Québec, la prévalence de l’obésité ne diffère pas significativement selon le sexe. Par contre, la proportion des femmes faisant de l’em- bonpoint a été plus faible que celle des hommes jusqu’en 1998 dans cette région (figure 22). En 2000-2001 et en 2003, cependant, on ne décèle plus d’écart significatif entre les proportions d’hom- mes et de femmes se classant dans la catégorie embonpoint.
Figure 22
Évolution de l'embonpoint et de l'obésité selon le sexe, population de 18 ans et plus, région sociosanitaire de la GaspésieÎles-de-la-Madeleine,
de 1987 à 2003
39,4 39,8 41,8
19,1 16,8 15,6
13,3*
8,9*
41,0 45,1
12,3
27,3 32,3
31,1 33,4
6,7*
16,0 12,7
19,8 25,7
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
1987 1992- 1993
1998 2000- 2001
2003 1987 1992-
1993
1998 2000- 2001
2003
%
Hommes Femmes
Embonpoint Obésité
Figure 20
Figure 21
Embonpoint et obésité selon les régions1 sociosanitaires, population de 18 ans et plus, Québec, 2003
33,2 39,4 36,2
37,7 34,7 34,2 34,7 34,8 33,8 35,0 35,4 34,7 33,7 31,3
31,9 30,2
32,5
14,1 16,6 18,6
16,5 17,0 16,5 15,7 15,3 15,5
14,1 13,6 12,7 12,6 13,3 12,3 13,8 10,1
0 10 20 30 40 50 60
ENSEM B LE DU QUÉB EC Cô te-No rd No rd-du-Québec GaspésieÎles-de-la-M adeleine A bitibi-Témiscamingue Lanaudière M auricieCentre-du-Québec M o ntérégie Outaouais Laval Laurentides Chaudière-A ppalaches SaguenayLac-Saint-Jean B as-Saint-Laurent Capitale-Natio nale M o ntréal Estrie
Embonpoint Obésité
En 2003, quatre régions sociosanitaires diffèrent significativement de l’ensemble du Québec pour ce qui est de l’excès de poids (embonpoint et obésité réunis)3. Trois d’entre elles (Gaspésie–Îles-de-la- Madeleine, Nord-du-Québec et Côte-Nord) ont des proportions supérieures, tandis que Montréal pré- sente une proportion inférieure (figure 23). La ré- gion de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine compte donc parmi les régions où la prévalence de l’excès de poids tend à être plus forte; l’écart est significatif par rapport aux régions de l’Estrie, de Montréal, de la Capitale-Nationale et du Bas-Saint-Laurent.
(Mars 2006)
1. Les régions sont placées en ordre croissant des proportions d'excès de poids (embonpoint et obésité réunis), mais cela n'implique pas qu'il y a un écart statistiquement significatif entre chacune d'elles.
Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2003, fichier de partage des données québécoises.
1. Le mode de collecte utilisé influence les résultats sur le poids et la taille des individus. De 1987 à 1998, ces données ont été recueillies à partir d’un ques- tionnaire autoadministré, alors qu’en 2000-2001 et en 2003, elles l’ont été par le biais d’un intervieweur (questions posées en face-à-face ou au téléphone), ce qui peut affecter la comparabilité des résultats entre les deux séries d’enquêtes. Pour plus de détails, voir : Lyne MONGEAU, Nathalie AUDET, Jacinthe AUBIN et Rosanna BARALDI (2005). L’excès de poids dans la population québécoise de 1987 à 2003, Étude réalisée conjointement avec l’Institut de la statistique du Québec, Québec, Institut national de santé publique du Québec, 23 p. http://www.stat.gouv.qc.ca/bul/sante/poids_qc1987_2003_.pdf
2. Une différence entre deux proportions est considérée comme significative lorsqu’il n’y a pas de chevauchement entre les intervalles de confiance de chaque proportion. Les intervalles de confiance au seuil de 95 % sont indiqués dans les profils des régions relatifs à l’IMC sur le site de l’ISQ.
3. Pour les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale et de la Montérégie, la comparaison est faite avec l’ensemble du Québec moins la région, compte tenu de l’importance de leur population.
Figure 23
Tableau comparatif des régions
2005 Variation 2005/2001
2005 Variation 2005/2004
2004 Variation 2004/2003
hab. % k % $ %
01 Bas-Saint-Laurent 201 882 -1,3 90,4 -3,6 24 118 6,7
02 Saguenay–Lac-Saint-Jean 275 427 -2,9 119,8 -1,2 25 421 3,8
03 Capitale-Nationale 667 876 2,5 346,5 4,2 29 777 3,5
04 Mauricie 260 078 0,0 116,2 3,4 24 874 2,2
05 Estrie 300 383 3,1 145,5 1,5 26 483 3,5
06 Montréal 1 873 813 1,2 920,3 1,5 30 014 3,4
07 Outaouais 341 752 5,9 179,3 4,9 28 346 4,3
08 Abitibi-Témiscamingue 145 097 -2,6 64,6 -1,8 24 414 4,2
09 Côte-Nord 96 423 -3,3 53,3 -0,7 28 276 7,5
10 Nord-du-Québec 40 246 2,2 53,3 -0,7 19 539 13,5
11 Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 96 361 -2,4 33,4 0,6 19 346 1,7
12 Chaudière-Appalaches 396 171 1,3 206,2 0,3 27 255 4,2
13 Laval 370 368 5,9 181,7 0,6 30 623 4,1
14 Lanaudière 424 223 7,1 214,6 3,6 27 826 4,3
15 Laurentides 509 459 7,9 252,7 -1,7 29 614 6,8
16 Montérégie 1 371 731 4,5 680,0 -1,0 30 341 3,6
17 Centre-du-Québec 226 856 1,8 112,8 2,7 25 368 4,3
Le Québec 7 598 146 2,7 3 717,3 1,0 28 595 4,0
Population Emplois Revenu personnel par
habitant
Ce bulletin statistique régional
est réalisé par : Valérie Barrette, géographe
Francine Bernèche, agente de recherche Olivier Blouin, économiste
Dominique Bois, économiste
Stéphane Ladouceur, spécialiste en aménagement du territoire et développement régional
Avec l'assistance
technique de : Rémi Thivierge, technicien en administration
Sous la coordination de : Yrène Gagné Dépôt légal
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Québec (Québec) ISSN 1712-2007 (version imprimée)
G1R 5T4 ISSN 1715-6912 (en ligne)
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Le Bulletin statistique régional est mis à jour trois fois par année avec les données les plus récentes disponibles. Entre chaque parution, les différentes sections sont mises è jour de façon continue tout au long de l'année, selon les dates de diffusion des données. Ces mises à jour sont consultables en ligne dans la section " Profils des régions et des MRC " du site Web de l'Institut de la statistique du Québec.