Le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) du réseau de la santé et des services sociaux représente les 8 000 000 d'usagers du réseau. Il est le porte-parole des 600 comités d'usagers et de résidents des établissements de santé et de services sociaux du Québec. Des comités des usagers et des comités de résidents sont présents dans tous les établissements du réseau de la santé et des services sociaux en vertu de la Loi sur la santé et les services sociaux (LSSSS).
La mission des comités d'usagers et de résidents est de défendre les droits des usagers et de s'efforcer d'améliorer la qualité des services offerts aux usagers de leur établissement.
Introduction
D’hier à aujourd’hui
Le Québec doit aujourd'hui financer une part plus importante des soins et services de santé et sociaux que par le passé, avec les mêmes restrictions que celles qui prévalaient lors de l'introduction du système de santé au Canada à la fin des années 1960. En 2016, la situation était donc intenable pour sont devenus des utilisateurs et la question du financement du système de santé et de services sociaux ainsi que celle du maintien du panier de services assurés est devenue un enjeu majeur. Dans ce contexte difficile, le maintien d'un certain équilibre entre équité et offre technologique croissante conduira inévitablement au choix de priorités dans l'allocation des ressources et à un changement de paradigme dans notre conception d'un régime universel et public de santé et de services sociaux.
Dans les années 1960, les gouvernements du Canada et du Québec ont également fait un choix éclairé : celui d'un système de santé public et universel où l'équité, c'est-à-dire une offre de services juste et impartiale pour tous les citoyens, constituait le fondement. Quant à la pertinence d'un système pour la santé publique et les services sociaux, tout indique que les usagers continuent d'y adhérer.
Le panier de services : quels services et quels en sont les coûts?
Le panier de services couverts représente tous les services, activités et biens couverts par les plans financés par l'État, tous régis par des lois (étatiques et fédérales), des réglementations, des accords, des programmes et des procédures administratives9. Pour déterminer quels services sont assurés, le RPCU s’est référé au site Internet de la Régie de l’assurance santé du Québec. Le programme de services de santé est un programme universel, c'est-à-dire qu'il s'adresse à tous les assurés d'assurance maladie.
Le médecin doit donc déterminer si le service demandé serait médicalement nécessaire. Les services qui nécessitent un rendez-vous chez le médecin pour savoir si votre régime d'assurance maladie peut les couvrir comprennent, entre autres. Le RPCU rappelle que les services assurés sont ceux fournis par des professionnels de la santé.
Si une évaluation des coûts liés à l'ensemble des services assurés est basée sur cette liste, les coûts alloués aux infirmières, aux ergothérapeutes ou aux autres employés sont exclus. Cela signifie-t-il que ces coûts ne sont pas inclus dans le forfait de services ? Malgré des recherches approfondies, le RPCU n'a pas pu obtenir une image juste et précise des coûts réels de l'ensemble des services assurés.
Un catalogue, recueil formel des coûts d'un panier de services, ne semble exister nulle part. Cet écart est d'autant plus alarmant qu'une part importante des soins de santé est monopolisée par 1 % de la population, selon une étude réalisée en Ontario11 rapportée par la chroniqueuse Ariane Krol dans l'édition du 13 janvier 2016 de La Presse. il faut nécessairement tenir compte des coûts associés à certains problèmes de santé.
L’accessibilité
Que choisir? Un ménage nécessaire
Se poser ces questions sur la pertinence des services et des anciennes pratiques conduit inévitablement à un questionnement, à une révision de l'éventail des services offerts et à une prise de décision qui conduit à une réaffectation des ressources pour financer d'autres actions, comme la psychothérapie, les services de santé mentale, la réadaptation. etc. . En disposant d'un dossier unique et accessible pour l'usager, le professionnel de la santé et des services sociaux disposera d'un outil important pour connaître les antécédents médicaux de l'usager et mieux gérer les services qu'il devra lui rendre. Les données recueillies par le RPCU lors de sa consultation endossent cette voie : 92 % croient que le dossier médical informatisé de l'usager et accessible en tout temps (Dossier Santé du Québec) permettra d'éviter que les mêmes examens diagnostiques soient répétés plusieurs fois et ainsi des économies. d'échelle.
En milieu clinique, la pratique fondée sur des données probantes (EBP) est définie comme « l'utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse des connaissances scientifiques actuelles et les meilleures lors de la prise de décisions concernant les soins d'un client »16. Une telle façon de travailler permet de protéger encore plus facilement le processus décisionnel des influences partisanes et du sentiment populaire. En effet, la prise de décision va au-delà d’une analyse des preuves recueillies et doit être étayée par un éventail plus large de critères, notamment des données scientifiques.
Le RPCU estime que les chercheurs qui sont des sources de données occupent parfois une place disproportionnée dans l’espace public, à tel point que nous pensons qu’ils sont eux-mêmes les décideurs. Nous devons donc éviter que les chercheurs à l’origine des preuves ne s’opposent au processus décisionnel. Tout n’est pas une preuve et toutes les preuves ne s’appliquent pas à toutes les situations.
Le RPCU estime que la pertinence des services, le surdiagnostic, le dossier des usagers, le gaspillage de médicaments, l'efficacité des traitements, l'absence d'un organisme doté d'un pouvoir décisionnel, le rôle de l'INESSS et les données probables sont autant d'éléments à prendre en compte. . dans un aperçu de l’ensemble des prestations assurées. Dès lors, une meilleure allocation des ressources permettra d'ajouter d'autres services offerts, au bénéfice de tous les utilisateurs. Selon le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins généralistes du Québec, les préoccupations personnelles des gens émergeront inévitablement de l'enquête du commissaire à la santé et au bien-être sur l'ensemble des services.
Des valeurs
La prévoyance, ou surveillance attentive, est définie comme la préoccupation et l’attention accordées dans un contexte d’incertitude pour prévoir à l’avance ce qui va se passer afin d’éviter ou d’atténuer l’effet d’un mal. La prospective est donc une conception humaniste qui consiste à donner à la personne concernée les moyens de son autonomie et de son développement. La solidarité, c'est le fait d'agir ensemble, unis, vers une cause commune, en l'occurrence la santé de la population du Québec.
Cela nous rappelle également de vivre ensemble et de prendre soin des personnes les plus vulnérables et les plus nécessiteuses. La solidarité nécessite un consensus et une fois atteint, les utilisateurs et leurs groupes doivent en accepter les termes. Cette disposition permettra à l'État de garantir que le panier de services sera toujours le mieux défini et le plus à jour, au bénéfice de l'usager.
Le questionnaire du Commissaire
- Diagnostic et traitement de maladie
- Prévention et dépistage
- Soins de longue durée
- Prise en charge psychosociale
- Soins palliatifs et de fin de vie
Ainsi, les traitements destinés à guérir une maladie comme le cancer, qui sont curatifs, ne rivalisent pas avec les soins de fin de vie, qui sont palliatifs et se concentrent sur le soulagement sans guérir. Nous proposons ici quelques principes clés selon les cinq catégories de soins identifiées dans le Guide de consultation de l'appel de propositions du commissaire à la santé et au bien-être social. Un nouveau traitement n’est préféré que s’il a été prouvé qu’il ajoute de la valeur au traitement existant et qu’il a un effet clairement significatif.
Les besoins des personnes ayant un problème psychosocial doivent être satisfaits ainsi que ceux des personnes qui en ont un. Un nouveau traitement sera privilégié s’il est prouvé qu’il apporte une valeur ajoutée au traitement existant et qu’il a un effet clairement significatif.
Conclusion
Rapport final : rapport présenté au groupe de travail sur le financement du système de santé, Savoirs stratégiques pour les professionnels de la santé, Infoveille santé Ltée, 2007. Choisir ses comparaisons pour juger : besoin et tentation - Une illustration, cause Chaoulli-Zeliotis, Direction des services généraux de santé et Médecine universitaire, Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec p. Preuves et politiques ; orientations offertes par les sciences de la santé et les sciences politiques, publiées par le National Institute of Health, 2008.
Données probantes et politiques publiques saines - 12e Journées annuelles de la santé publique : Impact sur l'histoire, Université d'Ottawa, 2012. Rapport final - Conceptualiser et synthétiser les données probantes pour guider le système de santé, Fondation. Consentement à offrir des services : Liens entre le droit et la pratique professionnelle : 17e Colloque de l'Ordre régional des infirmières et infirmiers des Laurentides/Lanaudière, Centre intégré universitaire de santé et d'action sociale, 2015.
Une perspective scientifique – Rapport de conférence, Centre de collaboration nationale et Institut national de santé publique du Québec, 2010. Consultation publique – Guide de consultation pour l'appel de propositions, Commissaire à la santé et au bien-être du Québec, 2015. L'État québécois en perspective, Den Le rôle de l'État dans la prestation des services de santé, L'Observatoire de l'administration publique, automne 2006.
La gravité de la maladie doit-elle être un critère à prendre en compte pour déterminer l’offre de soins ? Les services de santé et les services sociaux devraient-ils être fournis uniquement par un régime public ? Un dossier de santé informatisé et toujours accessible d'un usager (Dossier Santé Québec) permettrait-il d'éviter de répéter plusieurs fois les mêmes examens diagnostiques et de créer des économies d'échelle ?