À cet égard, les personnes se présentant aux urgences après une tentative de suicide représentent une clientèle à risque élevé de récidive et de décès par suicide. Plusieurs experts constatent cependant des lacunes importantes dans la prise en charge et le suivi des personnes qui se présentent aux urgences après une tentative de suicide. Cependant, le service des urgences psychiatriques a la responsabilité d’agir en consultation avec les organismes partenaires en santé mentale pour offrir un filet de sécurité aux personnes suicidaires avant leur sortie de l’hôpital.
Parmi les populations les plus à risque de se suicider figurent les personnes qui se présentent aux urgences des hôpitaux après une tentative de suicide. Au Québec, il semble y avoir actuellement un consensus sur l'importance d'améliorer le suivi des personnes suicidaires qui se présentent à l'urgence (Lessard et al., 2002; Potvin, 2004; Gagné et al., 2004; Service national d'urgence). Centre de Coordination, 2004). . Alors qu'un groupe de travail présidé par le directeur de santé publique de Montréal recommande l'utilisation de « protocoles de soins conformes aux meilleures pratiques en matière d'évaluation, de traitement et de suivi des personnes suicidaires » (Lessard et al., 2002), un groupe de experts dirigés par le Dr. Gagné suggère d'établir un « protocole d'évasion » (Gagné et al., 2004).
Cependant, nous ne disposons actuellement d'aucune donnée sur les services reçus par les personnes qui se présentent à l'urgence d'un centre hospitalier québécois après une tentative de suicide et sur leur satisfaction à l'égard de ces services. De plus, les facteurs qui influencent la probabilité qu’une personne suicidaire reçoive un suivi après avoir quitté les urgences restent inconnus.
En résumé, les études examinées indiquent que les personnes qui se présentent aux urgences après une tentative de suicide courent un risque élevé de récidive et de décès par suicide. Les services offerts aux personnes admises aux urgences après une tentative de suicide varient considérablement selon les politiques internes de l'hôpital, la disponibilité des ressources et le nombre de personnes aux urgences à l'admission. Cette étude vise à documenter les services reçus par les personnes se présentant aux urgences des hôpitaux après une tentative de suicide, dans le but d'en tirer des enseignements utiles pour améliorer leur suivi.
Les participants éligibles à l'étude ont été recrutés dans les services d'urgence psychiatriques de trois hôpitaux généraux de Montréal, où ils ont été admis après une tentative de suicide. Une fiche d'information pour chaque participant est complétée par un membre des secours. Les interventions réalisées aux urgences sont rapportées par le participant lors du premier entretien téléphonique.
Le personnel du service des urgences est également encouragé à communiquer directement avec le coordonnateur de la recherche pour signaler tout nouveau participant. Troisièmement, des analyses de régression sont effectuées pour identifier les déterminants du suivi communautaire et de l'observance du traitement (variables dépendantes) en tenant compte des caractéristiques sociodémographiques, des troubles mentaux et des services d'urgence reçus.
Près des deux tiers des tentatives de suicide (63,5 %) sont de gravité modérée selon l'évaluation des infirmières urgentistes (tableau 4). Plus des deux tiers (61,5%) mentionnent qu'aucun contact n'a été établi avec un membre de leur famille ou leur plus proche parent par les secours. Moins de 40 % des personnes suicidaires ont bénéficié d'un contact avec un membre de leur famille ou de leurs proches en présence d'un professionnel des urgences.
Le personnel des urgences (psychiatre, infirmière, assistante sociale) vous a écouté attentivement et vous a pris au sérieux. Destination après sortie d'urgence par urgence psychiatrique Destination après sortie d'urgence. Enfin, le retour à domicile après la sortie dépend en partie de l'hôpital où la personne suicidaire a été admise (voir tableau 9).
Répartition des participants (urgence et hospitalisation) selon la référence à l'hôpital et au contrôle (n = 52) Référence après la sortie de l'hôpital. Au cours des deux premières semaines suivant la sortie de l'hôpital, 59,6 % (n = 31) des sujets suicidaires ont reçu leur premier rendez-vous de suivi. Un peu plus d’un tiers (35,1 %) des participants n’ont pas été surveillés deux mois après leur sortie de l’hôpital.
Cette section rapporte ce que les participants ont dit à propos de leur évaluation du suivi reçu après leur sortie des urgences ou de l'hôpital. Toutes les personnes orientées vers un centre de crise reçoivent un premier rendez-vous de suivi dans la première semaine suivant leur sortie. La moitié des participants prenaient déjà des médicaments pour contrôler leurs symptômes psychologiques avant la tentative de suicide, et ce pourcentage est passé à 80,8 % deux semaines après leur sortie.
Répartition des participants selon la présence d'idées suicidaires deux semaines et deux mois après la sortie de l'hôpital. Il s'avère plus difficile d'évaluer la fidélité au traitement deux mois après la sortie en raison du handicap du sujet lors du deuxième entretien. Or, dans cette étude, seule une personne sur deux a bénéficié d’une rencontre avec un membre de sa famille ou des proches.
Deliberate self-harm by patients leaving the accident and emergency department without a psychiatric assessment: a neglected population at risk of suicide. Vers une meilleure continuité de services pour les personnes suicidaires: evaluation d’implantation du protocole MARCO. Strategies to increase compliance with outpatient follow-up care among patients referred to a psychiatric emergency department: a multicenter controlled intervention study.
Gérer l'observance de l'orientation vers des soins de suivi ambulatoires chez les patients ayant tenté de se suicider : une étude d'intervention contrôlée. Substances utilisées lors de la tentative de suicide (fournir des détails sur la gravité de la tentative) : A Lacérations au poignet.
ENTREVUE
DEUX SEMAINES APRÈS LE CONGÉ
L'entretien sera enregistré, mais les enregistrements ne seront utilisés qu'aux fins de cette recherche et ne seront accessibles à personne d'autre que les chercheurs et intervieweurs de ce projet. Votre participation à cette étude est volontaire et nous vous rappelons que vous pouvez vous retirer de l'étude à tout moment. JE COMMENCERAI L'ENTRETIEN EN VOUS POSANT DES QUESTIONS SUR LES SERVICES QUE VOUS AVEZ REÇUS PENDANT VOTRE SÉJOUR EN URGENCE.
Un conseiller a-t-il rencontré ou appelé un membre de votre famille ou vos proches avant votre sortie ? Æ Le personnel hospitalier a-t-il contacté cette ressource ou vous a-t-il conseillé de le faire vous-même ? Avez-vous reçu la date et l'heure de votre premier rendez-vous avant de quitter les urgences ?
Æ Vous souhaitez connaître la date et l'heure de votre premier rendez-vous avant de quitter les urgences ? JE VAIS MAINTENANT VOUS POSER QUELQUES QUESTIONS SUR LES SERVICES REÇUS PENDANT VOTRE HOSPITALISATION. B1 Un professionnel de l'unité où vous avez été hospitalisé a-t-il rencontré ou appelé un membre de votre famille ou vos proches avant votre sortie ?
Æ Vous souhaitez connaître la date et l'heure de votre premier rendez-vous avant de quitter l'hôpital ? Avez-vous reçu la date et l'heure de votre premier rendez-vous avant votre sortie ? Je vais maintenant vous poser des questions sur les services que vous avez reçus à votre sortie de l'hôpital.
MAINTENANT, JE VEUX VOUS RÉFÉRER À D'AUTRES RESSOURCES DISPONIBLES DANS LA COMMUNAUTÉ POUR AIDER LES PERSONNES EN DIFFICULTÉ ET J'AIMERIE SAVOIR SI VOUS AVEZ UTILISÉ CES RESSOURCES DEPUIS VOTRE DIVULGATION D'URGENCE. Pour chacun des services utilisés depuis votre sortie des urgences, j'aimerais que vous répondiez à quelques questions supplémentaires : 56. INSTRUCTION : SI VOUS NE CONNAISSEZ PAS LES RESSOURCES, RÉFÉREZ LA PERSONNE SELON LE WEB À LA FIN DE L'ENTREVUE .
De manière générale, comment percevez-vous votre situation économique par rapport aux personnes de votre âge ?
VOILÀ, NOUS AVONS FAIT LE TOUR DES QUESTIONS,
JE VOUS REMERCIE SINCÈREMENT D’AVOIR ACCEPTÉ DE PARTICIPER À CETTE RECHERCHE
UNE COMPENSATION FINANCIÈRE DE 10 $ VOUS SERA ENVOYÉE PAR LA POSTE
QUANTITÉ DE TITRE DE PUBLICATION (version imprimée) PRIX PAR UNITÉ. tous frais inclus) TOTAL Surveillance des personnes admises aux urgences. Les commandes sont payables à l'avance par chèque ou mandat-poste à l'ordre de la Direction de santé publique de Montréal.