De la f in de la guerre f roide au
début de la guerre sans f in
Jean Pierre Ferrier *
En une quinzaine d’années, la sociét é int ernat ionale a connu une révolut ion, d’aut ant plus r emarquée qu’elle succède à une longue période de st abilit é. Après la seconde guerre mondiale, la division bipolaire du monde s’est imposée comme l e modèle
inchangeable. Conçue sur d’aut r es bases, l’ONU s’est f ort bien adapt ée à cet t e sit uat ion et l’a même consolidée. Dans le cadre de ses organes, les deux superpuissances ét aient cont raint es à se présent er aux aut res membres so us une f orme accept able, sinon séduisant e ; à se résigner à des compromis dans ce but , f inalement à collaborer.
La guerre f roide n’ét ait pas une guerre, mais un jeu d’at t ent e, tout à fait nouveau. Tellement nouveau, qu’aucune stratégie spécifique n’exist ait pour y répondre, et qu’il a f allu at t endre plus de douze ans après la f in de cet t e période pour qu’elle soit enf in syst émat isée, not amment par Bernard Wicht e. Dans une sit uat ion a priori peu propice aux changement s, les adversaires ne doivent pas sef i xer u n e ci b l e, que leurs moyens et leur décision de les met t re en
œuvre permet t raient d’at t eindre (on ret rouve là les t rois élément s de la st rat égie selon Clausew it z, le but , les moyens, la décision) ; ils doivent se donner l es mo yen s d’at t eindre la cible qui, un jour
se présent era, mais qu’ils ignoren t encore. La diversit é des cibles pot ent ielles exige une diversit é des moyens de les at t eindre, donc une ext ension des panoplies milit aires : on ne sait pas quelle cible se présent era d’abord, ni à qu el moment , on ne sait donc pas quels moyens spécif iques doivent êt re prévus.
Ce bouleversement dans la st rat égie milit aire de l’avenir a ét é insensible, t out d’abord, puisque les Et at s n’ét aient pas prêt s à le comprendre. La disparit ion de l’Union soviét ique a ét é une surprise (en avril 2006, Gorbat chev l’expliquera par Tchernobyl, de manière t rès peu convaincant e, mais il ne f aut jamais rat er l’occasion de vendre un art icle à la presse, et de se rappeler à l’at t ent ion des achet eurs de conf érences), et la f in de la guerre f roide n’a pas modif ié grand chose dans la pensée de la plupart des dirigeant s
p ol it iq ues, i nt ell ect u el lement f o rm és à l ’anci en ne d oct r in e : Condoleezza Rice est une spécialist e de cet t e école, Rumsf eld et Cheney en étaient des propagandistes à peine reconvert is aujourd’hui. Tout ef ois, les anciens « adversaires » du monde capit alist e ont mieux perçu les nouveaut és : la Russie, la Chine et le Viet nam, par exemple, se sont remarquablement adapt és. Du monde capit alist e, qu’ils ont rejoint part iellement , ils ont retenu l’ef ficacit é économique et les possibilit és d’exploit er les cont radict ions int ernes du néo-libéralisme ; ils ont aussi not é sa dif f icult é à changer de st rat égie, et l’ont laissé consacrer une part aussi import ant e de ses ressources à son armement et à son équipement milit aire.
De ce f ait , bien des espérances nées de la dest ruct ion du M ur de Berlin o n t ét é d éçu es. « Les dividendes de la paix » n’ont pas ét é d i st r i b u és, co m m e cer t ai n s l ’ a t t e n d a i e n t naïvement . La f i n d ’ u n e n o n -g u erre n e p eu t avo i r l es mêmes ef f et s q u e la f in d’une guerre ;
l’illusion de la paix n’a pas duré. Les cont raint es que la bipolarit é f aisait peser sur l’ensemble du mon-de, not amment périphérique, ont paru inut iles ou, en t out cas, suscept ibles d’êt re cont ournées à peu de risque. Sans st ruct ure simple (Ouest cont re Est ), la sociét é int ernat ionale a perdu de sa lisibilit é, de sa cohérence. Elle ne s’est pas reconst it uée aut rement , quinze ans après l’implosion de l’Union soviét ique : elle est t oujours incert aine, sinon inf orme.
Et pourt ant , suivant une f ormule que les humorist es f rançais at t ribuaient régulièrement aux hommes polit iques (« f aut e de comprendre ce qui se passe, f eignons de l’organiser »), l’ONU et les grandes puissances tentent de maintenir l’image de leur compétence et de leurs responsabilit és.
L’après guerre f roide est donc, d’abord, une f ausse paix, comme la guerre f roide ét ait une f ausse guerre. Ses ef f et s posit if s ont ét é réduit s et , largement , décevant s. Par cont re, la nouvelle ébauche de st ruct ure, ordonnée aut our de la dernière des grandes puissances, a ent raîné un renouveau des guerres réelles dans lesquelles l’empire
L
a fin de la guerre froide n’a pas modifiéaméricain est direct ement engagé. On ret rouve là l’idée souvent rappelée de Julien Freund : déf inir une polit ique, c’est d’abord déf inir son principal ennemi. De ce point de vue, les Et at s-Unis ont f ait simple et f ort : l’ennemi , c’est virt uellement t out le mon-de, « t he Rest of t he World », ou ROW. On comprend mieux que la nouvelle ère ne commence pas sous les aspect s pacif iques at tendus.
Qu el l es d éci si o n s p o u r q u el l e p ai x ?
Puisque l’af f ront ement majeur (et inévit able, suivant la doct rine léninist e) est devenu impossible sous la f orme prévue, à part ir de 1989-1990, les spécialist es des relat ions int ernat ionales se sont eff orcés de déf inir quelles conséquences bénéf iques en résult eraient ; dans le langage capit alist e qui paraissait le plus adéquat après la déf ait e du camp socialist e, les dividendes de la paix ont ét é évalués et considérablement surévalués.
La Russie demeurait bien une puissance, même largement amput ée, la Chine et quelques Et at s proches maint enaient bien le principe d u co m m u n i sm e
obligat oire (dans le seu l d o m ai n e d e l ’ o r g a n i sa t i o n polit ique) ; mais la so ci ét é n o u vel l e s’ est p r ésen t ée comme hiérarchisée très simplement. Les
Et at s-Unis, qui conservaient leurs alliances et les accroissaient (t errit orialement , l’Allemagne de l’Est est ent rée dans l’Alliance at lant ique alors que les t roupes soviét iques s’y t rouvaient encore), sont la seule superpuissance ; au niveau inférieur, anciens opposant s et alliés de longue dat e lui doivent un même respect – pas vraiment une soumission égale.
Considérée même avec prudence, la disparit ion de la menace principale rendait plus disponible une f ormidable capacité milit aire, et d’aut ant plus f ormidable, que les adversaires pot ent iels ne sont plus des puissances comparables. A l’int erminable guerre d’at t ent e, ont succédé des guerres court es et asymét riques. Ne pouvant compt er sur le sout ien de « l’aut re camp », qui n’exist e plus, les ennemis désignés n’ont aucune po ssibilit é de résist er. En 1991, l’Irak est la première cible qui se présent e, dans des condit ions peu claires : l’ambassadeur des Et at s-Unis à Bagdad, April Glaspie, avait donné presque explicit ement le f eu vert à l’invasion du Kow eït . Cet t e première guerre de la nouvelle ère a ét é import an-t e : la Russie prouve qu’elle ne consan-t ian-t ue plus une alan-t ernaan-t ive,
D
éfinir une politique, c’est d’abord définirson principal ennemi. De ce point de vue, les Etats-Unis ont fait simple et fort :
donc un obst acle à l’ un ip ol ari t é ; l es alliés ont suivi, et bi en d ’aut res les ont r ejoint s, que l’on n’att endait pas n écessai r em e n t , comme la Syrie, qui s’engage à prot éger Israël cont re une évent uelle at t aque chimique en provenance d’Irak. Haf ez el Assad prouvait donc, une f ois de plus, qu’il comprenait la sit uat ion avant bien d’aut res, et qu’il savait s’adapter. Le premier président Bush s’imposait comme le seul leader du monde reconst it ué, et agissait en lieu et place de l’ONU. Il f aisait des Et at s-Unis à la f ois le bras et l’int erprèt e des volont és de l’ONU.
Dans cet t e sociét é à la hiérarchie simple et évident e, rest ait précisément l’incert it ude concern ant la place de l’ONU, et si elle ét ait encore ut ile. Les vaines t en t at ives de ses représent ant s pour empêcher la guerre d’Irak l’ont bien mont ré. Au f ond, les Et at s-Unis savent aussi bien que l’Organ isat ion ce que celle-ci veut ; et eux peuven t et osent le proclamer La « crise des sit es président iels »
d’Irak, en 1997, le conf irme : alors que l’ONU peine à f aire ouvrir à sa Commission spéciale les port es de toutes les cachett es potentielles de secret s nucléaires, les Et at s-Unis n’hésit ent pas à les briser en bombardant le pays qui déf ie les décisions mult ilat érales.
Car le mult ilat éralisme n’est pas mort avec la naissance de l’unipolarit é Au cont raire, la superpuissance est au service de t ous ceux qui veulent le Bien, puisq u’elle est au service du Bien. Inhérent aux t radit ions américai nes, ce moralisme plus ou moins évangélique a ét é remis au goût du jour par Reagan, développé de manière à peine plus laïque par Clint on, avant d’êt re exacerbé par le second président Bush. Aucune cont radict ion ne peut êt re relevée ent re unipolarit é et mult ilat éralisme, t ant que le but recherché est le même : la recherche du Bien pour la sociét é int ernat ionale. Aussi, les décisions d’intervenir militairement sont-elles, de préférence, prises collect ivement ; après les at t ent at s du 11 sept embre 2001, c’est le Conseil de Sécurit é qui aut orisera la légit ime déf ense individuelle et collect ive cont re l’Af ghanist an, désigné comme coupable par les Et at s-Unis. Les guerres de Yougoslavie, en Bosnie surt out , conf irment la place ém inent e que l’ONU peut conserver si elle collabore loyalement avec la super-puissance. Au Kosovo, cependant , la loyaut é du Conseil de Sécurit é devient suspect e ; l’ONU est marginalisée, et une nouvelle répart it ion des t âches est mise en œuvre, comme l’avait prévu l’Agenda de la Paix du Secrét aire général Bout ros-Ghali. Le peace-making relève des compét ences milit aires, donc de la superpuissance, le
ding relève de l’ONU. M ais l’ut ilisat ion des compét ences milit aires américaines peut êt re décidée par le Conseil de Sécurit é, s’il est d’accord avec le gouvernement américain ou, au moins, ne s’y oppose pas.
La guerre en Af ghanist an a masqué le caract ère le plus novat eur de la nouvelle ère : le mult ilat éralisme est la procédure de décision préf érée, mais ce n’est qu’une procédure, c’est -à-dire un ensemble de règles f ormelles permet t ant d’about ir à une décision, sans const it uer la seule voie et sans préjuger de la décision. Seule compt e la décision et son cont en u mat ériel ; la procédure n’est qu’une démarche préalable, mais qui ne saurait empêcher la décision. Elle n’est pas une condit ion de validit é de la décision ou, plus exact ement , la quest ion de valid it é disparaît derrière celle de légit i mit é.
L’art iculat ion ent re unilat éral isme et mult ilat éralisme ne se sit ue que dans le domaine de l’est hét ique : il est préf érable, parce que plus élégant et mieux compris des t iers, que t out soit décidé par accord, et si possible unanime. M ais cela n’a aucune incidence aut re que l’émot ion est hét ique. Une décision est bonne par son cont enu, non par les modalit és de son élaborat ion. Or, en raison de leur passé, de leur cult ure, d e leur moralit é (« les Et at s-Unis sont une nat ion bonne, aut hen t iquement bonne », proclamera G.W. Bush, sans hont e), les Américains jugent mieux que les aut res, avec plus de
sûreté que le « reste du monde », ce qui est le Bien, ce qu’est
u n e b o n n e
décision. M ais tous
les aut res, individuellement et collect ivement , dans le cadre de l’ONU, peuvent parvenir à la même conclusion, ce qui permet t ra de prendre cet t e décision par la voie mult ilat érale.
Le conf lit majeur ent re la France et les Et at s-Unis, à part ir de l’aut omne 2002 et à la veille de l ’at t aque cont re l’Irak, ne port ait pas sur le choix ent re unilat érali sme et mult ilat éralisme, mais sur la signif icat ion et la port ée réelles du mult ilat éralisme, que les deux Et at s préconisaient également . Si Colin Pow ell s’est ridiculisé à mendier une nouvelle résolut ion du Conseil de Sécurit é, en présent ant de f aux t émoignages et de f aux document s, comme un mendiant joue de sa f ausse céci t é, c’est bien pour obt enir une décision mult ilat érale. Il ne se b at t ait pas pour l’unilat éralisme. De son côté, la France insistait pour que seule une décision multilatérale permet t e d’agir. M ais là où la France et quelques aut res Et at s, plus discret s, voyaient une condit ion obligat oire, les Américains ne voyaient qu’une f ormule élégant e. Il est vrai que, depuis une
douzaine d’années, le Conseil de Sécurit é allait encore plus loin dans sa recherche est hét ique, et adopt ait à l’unanimit é la plupart de ses résolut ions. Peu ét aient rejet ées car, si le risque se présent ait , le Président renonçait à les soumet t re au vot e.
Le raisonnement de la superpuissance ét ait le suivant : le Conseil de Sécurit é (organe du mult ilat éralisme) a imposé des obligat ions à l’Irak ; celui-ci ne les respecte pas, et fait donc preuve d’unilatéralisme ; il f aut donc le punir (ce qui sera encore une act ion mult ilat érale), sinon, c’est f aire le jeu de l’unilat éralisme. M ais, puisque le Conseil de Sécurit é ét ait bloqué par les t enant s de l’unilat éralisme, le choix se sit uait ent re l’opt ion mult ilat éralist e sans, évent uellement cont re, le Conseil de Sécurit é et l’ONU, et l’opt ion unilat éralist e de la France et du Conseil, prisonnier des amis de Saddam Hussein. Après t out , lors de la guerre de Corée, un blocage aussi prévisible du Conseil de Sécurit é avait ét é cont ourné par la « résolut ion Acheson ». Habilement , le représent ant américain avait obt enu le t ransf ert de la compét ence coercit ive à l’Assemblée Générale, où il dét enait la majorit é avec ses alliés. Cont re l’Irak, le blocage du Conseil a ét é également cont ourné, par la f ormat ion d’une coalit ion int ernat ionale (comme en Corée), t out aussi représent at ive du vrai mult ilat éralisme.
Et puis, nous l’avons vu, l’essent iel ét ait que la bonne décision ait ét é prise. M ême l’adversaire du président Bush aux élect ions président ielles de 2004 n’a rien pu opposer à cet t e présent at ion du problème : « de t out e f açon, le monde n’est -il pas plus sûr depuis que Saddam Hussein a ét é chassé » ? Le Premier M inist re brit annique a repris cet t e f ormule mais, avec un peu de recul, une réponse négat ive serait t out à f ait compréhensible, d’abord en raison de la sit uat ion en Irak et également pour les incert it udes que l’int ervent ion mult ilat érale a f ait naît re dans t out e la région.
Le nouvel adversaire principal et les aut res
Non , l’ enn em i pri ncip al c’est le Terrorisme, appella-tion vague et floue appliquée à tous les t er ro r ism es, eux-mêmes simplement définis par un label décerné arbit
raire-ment . Puisque la superpuissance est l’incarnat ion inst it ut ionnelle du Bien, t ous ceux qui s’opposent à son act ion sont du camp du M al. Une mauvaise connaissance de la Bible (Luc, IX, 50) a permis de poser la règle majeure de qualif icat ion des aut res, du Rest of t he World : « qui n’est pas avec nous est cont re nous »
Cert es, des degrés exist ent , et les t errorist es sont ceux qui se sit uent au dernier. Aux aut res d egrés, se sit uent les complices conscient s ou inconscient s, ceux « qui ne sont pas avec nous ». Le passage d’un degré à l’aut re est possible : le régime bolivarien du Venezuela grimpe assez vit e les échelons du M al, alors que la Libye ou le Soudan (malgré le Darf our, qui a t ardé à préoccuper les Américains) les descend. De même, le passage de l’Axe du M al à l’Axe du Bien est possible. Il suf f it de se joindre aux Et at s-Unis. L’Irak en f ait la douloureuse et mérit oire expérience.
En réalit é, ce Terrorisme, ennemi principal, est une f ict ion. Il n’est qu’une systématisation rapide, qu’un amalgame peu sat isfaisant de nombreux t errorismes t rès variés. Cert ains ont su jouer des f aiblesses de cet t e const ruct ion int ellect uelle simplif icat rice : Israël, en f aisant d’Araf at un suppôt d e Ben Laden, comme Bush l’avait f ait pour Saddam Hussein, s’est oct royé le droit de met t re à mort t out Palest inien af f irmé (et no n jugé) coupable de t errorisme. Toujours au nom du Terrorisme, l’élect ion légit ime et est imée régulière d’une nouvelle majorit é en Palest ine a ent raîné un ref us général de collaborat ion, de la part des Occident aux, dont cert ains sont bien gênés (la France et l ’Union européenne, not amment ). Par cont re, le Pakist an joue avec un succès cert ain le rôle de vict ime du Terrorisme, alors qu ’il abrit e les part isans de Ben Laden et d’aut res groupes réellement t errorist es, et qu’il divulgue les secret s de l’armement nucléaire aux Rogue St at es. La Russie peut écraser sans la moindre retenue t ous ces Caucasiens, Tchét chènes ou Ossèt es, par exemple, qu’elle déclare proches de Ben Laden : Bush comprend, Bush excuse, Bush approuve.
Par chance, ces ennemis mult iples ne connaissent bien que leur haine, appuyée sur une lect ure du Livre aussi peu exact e que celle f ait e par Bush de son propre Livre. Aussi est -on ent ré dans une « guerre sans f in » (endless War), avec son aspect eschat ologique
si plaisant aux f ondament alist es de t out bord. Not re époque rat ionalist e se nourrit de ces élucubrat ions myst ico-polit iques, aussi scient if iquement exact es que le Da Vinci Code. J’ai cit é naguère cet t e déclarat ion st upéf iant e du président Bush, après les crimes de guerre commis par les Israéliens à Jenine : « Sharon est un homme de paix », probable reprise inconsciente d’une interprétation audacieuse du personnage de Phrinéas par le M idrash. Seulement , l’Amérique ne se cont ent e pas d’une lance pour t uer des personnes désarmées, ni d’un sabre pour décapit er les prêt res de Baal. La plus grande puissance de l’Hist oire a des moyens presque inf inis pour t uer t ous ceux
qu’ elle désignera comme t errorist es. Et il f aut bien des moyens inf inis pour une guerre sans f in. M ais elle aime-rait t ell ement que cet t e nouvelle
croi-sade soit f ait e de manière vraiment mult ilat érale, sous sa direct ion, cela va de soi. Elle est d’int érêt général ; leur adversaire principal est , d’évidence, celui du monde ent ier ; et les rét icences de cert ains sont donc une preuve supplément aire de l’unilat éralisme. La volont é de l’Union européenne de donner une déf init ion object ive et générale, et non une list e des organisat ions t errorist es, relève à la f ois d’un int ellect ualisme exagéré et d’une f aiblesse polit ique . En out re, les int érêt s économiques, jamais négligeables, ne sont que part iellement épargnés par cet t e lut t e. S’il f allait écart er de la saine globalisat ion t ous les Et at s dont on a crit iqué les penchant s ant i-démocrat iques, les Et at s-Unis seraient gravement menacés dans la croissance de leur commerce. L’avant age de la déf init ion des t errorist es par leur inscript ion sur une list e consist e just ement dans l’adapt abilit é qui en résult e. Bien sûr, la Chine opprime les Tibét ains, massacre les Ouïghours, méprise les libert és de base et f ait t ravailler les enf ant s des écoles mat ernelles à la f abricat ion de f eux d’art if ice ; mais elle est en t rée à l’OM C, et donc a rejoint le camp du Bien. Grâce à la t echnique de la list e, les crit ères apparent s changent t rès f acilement . Dans l’agression israélienne cont re le Liban, à l’ét é 2006, les Et at s-Unis n’ont vu que le combat cont re le Hezbollah, organisat ion t errorist e pat ent ée ; dès lors, Israël pouvait t out f aire, puisque son combat ét ait le bon combat , le combat cont re le t errorisme. Une int ervent ion de l’ONU ét ait inut ile, voire criminelle : elle aurait consist é à venir au secours du Terrorisme. Au cont raire, il f allait sout enir Israël dans son combat ont ologiquement mult ilat éralist e.
Cep en d an t , u n e n o u vel l e cat ég o r i e d ’ ad ver sai r es a ét é p ro g r essi vem ent d ég ag ée, dan s l e cad r e d e l a « r évo l u t i o n démocrat ique mondiale » ; cont rairement à la guerre t errorist e, celle-ci ne sera pas sans f in ; les succès en Géorgie et en Ukraine sont le signe avant -coureur d’une réussit e t ot ale. Le communisme est mort, et les Etat
s-Un i s n e so n t nullement inquiet s du maint ien, ou du ret our au pouvoir d’anciens dirigeant s communistes, même en It alie. Le danger, c’est la dict at ure et
surt out l’ant i-américanisme qui y est ont ologiquement lié. Pour les combat t re, le développement spect aculaire des Forces spéciales t émoigne de la volont é américai ne. Ces f orces armées d’un t ype part iculier dat ent des guerres mondiales, où elles jouaient un rôle d’appoint, de préparation, toujours discret. La discrétion est demeurée, les f onct ions essent ielles aussi, mais les Forces spéciales se sont mult ipliées. En Irak, elles ont préparé l’int ervent ion de longue dat e, not amment par leur sout ien aux Kurdes du Nord et à cert ains gr oup es chi it es ; en Af ghanist an , elles d iri gen t en p art ie la dét erminat ion des cibles dans la poursuit e du combat cont re les Talibans et aut res groupes ant i-américains ; en Amérique lat ine, au Caucase et ailleurs, elles sont présent es dans les zones t roublées par des conf lit s ou des risques de conf lit , sans qu’on puisse t oujours dét erminer si elles sont là dans un rôle de pompier ou de pyromane. Les « ordres de recherche mort elle » lancés par les président s américains, par exemple cont re Ben Laden depuis Clint on, leur sont principalement dest inés. M ais l’essent iel, concernant les Forces spéciales, est l’abolit ion de la d ist inct ion ent re le t emps de paix et le t emps de guerre : elles sont en guerre dès le t emps de paix ; elles correspondent donc admirablement à cet t e guerre sans f in qui est imposée au monde par les adversaires du Bien.
La guerre sans f in commence donc ; les moyens de remport er la vict oire sont considérables : le budget américain de la Déf ense, de l’ordre de 500 milliards de dollar s, soit aut ant que t ous les aut res Et at s réunis et huit f ois plus que le budget mondial d’aide au développement , le mont re clairement . Dans l’at t ent e de cibles, t oujours incert aines, f ace à un ennemi principal que les armes traditionnelles n’effraient pas suff isamment , t ous les moyens milit aires so n t b o n s. Et t out es les règles int ernat ionales dat ant de la guerre
f roide ou d’époques plus ancienn es doivent êt re corrigées, pour permet t re la vict oire. Ainsi, la règle du respect de la souverainet é
des Et at s, qui empêche d’écout er t out es les communicat ions ou de survoler sans aut orisat ion les t errit oires sit ués ent re le lanceur et la cible, doit êt re considérée comme dépassée, pour des raisons d’ef f icacit é : le syst ème d’écoutes NASA, le projet ult ra-supersonique Falcon répondent à cet t e préoccupat ion. Et , d’ailleurs, cert ains Et at s, vraiment mult ilat éralist es, s’y sont associés sans t rop hésit er. Budgét airement parlant , les dividendes de la paix n’exist aient donc pas. Polit iquement parlant , non plus : pour la première f ois, après les at t ent at s du 11 sept embre 2001, le t errit oire américain lui-même est considéré par les st rat èges du Pent agone comme un lieu pot ent iel de combat , et des f orces y sont direct ement af f ect ées. L’arme nucléaire, elle-même, est t ransf ormée d’arme de dissuasion en arme de combat cont re des t errorist es (version f rançaise, donnée par le président Chirac au print emps 2006) ou cont re le Terrorisme (version américaine).
L’ONU a su passer, avec succès, de la vict oire des Alliés à la guerre f roide ent re Alliés. Il lui f aut , aujourd’hui, passer de l’après-guerre f roide à la l’après-guerre sans f in ; d’un monde uniquement int er-ét at ique à un monde diversif ié, où des groupuscules jouent un rôle que cert ains Et at s ne peuvent admet t re, not amment parce qu’ils ne peuvent les diriger. Peut-être les fondamentalistes américains, dans leur combat cont re les f ondamentalistes islamistes, int erprètent -ils de manière t rop limit at ive les paroles du Christ dont -ils se recommandent : « je suis venu met t re le f eu sur la t erre » (Luc XII, 49), et « ce n’est pas com me le monde vous la donne,
La Polít ica Ext erior de M éxico en
el Gobierno del Cambio.
Aciert os y desat inos de la
administ ración act ual.
Luz Araceli González Urest i *
En el cont ext o int ernacional cont emporáneo, caract erizado por las megat endencias de la Globalización, los regionalismos y la cada vez más marcada cont radicción ent re las lógicas del mult ilat eralis-mo f rent e al unilat eraliseralis-mo en las que los t emas de seguridad, derechos humanos, prot ección del medio ambient e, democracia, desarrollo, compet it ividad, pobreza, armament ismo, comercio, narcot ráf ico, ent re ot ros, se posicionan como prioridades de la agenda int ernacional, al t iempo que se observa un reacomodo y redist ribución de capacidades e int ereses geopolít icos, que ha dado por result ado una
nueva correlación de f uerzas a nivel global, es impera-t ivo idenimpera-t if icar el rol de México en este escenario.
La nueva est ruc-t ura inruc-t ernacional
obliga a cent rar nuest ra at ención, de manera general, en el t ema del posicionamient o de M éxico en el ámbit o global y en lo par-t icular en el conpar-t expar-t o lapar-t inoamericano. Son muchos los aupar-t ores y analist as que coinciden al señalar la pérdida de presencia de nuest ro país en los escenarios t ant o mundial como regional y el cont inuo det erioro de la imagen y prest igio que durant e décadas se const ruyó con apego a principios rect ores y normas f undamen-t ales del derecho inundamen-t ernacional, mismas que se expresaban undamen-t anundamen-t o en el act uar de M éxico en los f oros mult ilat erales como en sus relaciones de car áct er bilat eral.
Al cierre de la administración de Vicente Fox Quezada a la cabeza del ejecutivo federal y a más de 6 años de celebradas las tan remembradas elecciones del año 2000 en las que el pueblo de M éxico se volcó a las urnas con gran ent usiasmo y esperanza para part icipar en lo que se
* Doct or a en Relaciones Int ern acionales po r la Facult ad de Ciencias Po lít icas y Socia-les d e la Univer sid ad Nacio nal Au t ón oma de M éxico. Pr of eso ra- invest igador a del In s-t is-t us-t o Tecn oló gico de Ess-t udios Sup eriores d e M on s-t er rey y Dir ecs-t ora de la Licencias-t u ra en Relacio nes In t er nacio nales en la misma In st it u ció n.
veía como la posibilidad del “ cambio” , mismas que condujeron al Part ido Acción Nacional (PAN) a “ sacar” de los Pinos al Part ido Revolucionario Inst it ucional (PRI) que había dominado el escenario polít ico por más de 70 años, hoy todos aquellos anhelos se present an como algo dist ant e, ajeno e incluso ef ímero, sit uación que se com-bina con un const ant e cuest ionamient o de las acciones de la admi-nist ración en mat eria de polít ica ext erior.
La gran euf oria q u e p r o vo có el arribo de Vicent e Fox a la silla presi d en ci al d est r o -nando al t an cues-t ionado parcues-t ido en el poder (PRI) hoy ha quedado casi en el olvido y en su lugar han ido ga-nando t erreno sen-t imiensen-t os genera-lizados d e desilu-sión, desesperanza y de sueños f rus-t rados que se han venido a agravar en importantes sec-t ores de la socie-dad después del re-cient e proceso elect oral en el que, con solo una dif erencia de 0.56% , se ha reconocido el t riunf o del ya President e elect o Felipe Calderón, abanderado del llamado part ido blanquiazul (nombre que se le asigna al PAN), f rent e a su cont endient e de la const it uida Coalición por el bien de t odos, int egrada por el Part ido de la Revolución Democrát ica (PRD), el del t rabajo (PT) y Convergencia, Andres M anuel López Obrador.
Las promesas anunciadas por Fox durant e su campaña elect o-ral, y cabe decir ret omadas por Felipe Calderón, de cambio con just icia social, de renovación en las inst it uciones, de una t ranspa-rencia en los procedimient os y en la t oma de decisiones, así como la eliminación de la corrupción, el aument o de la seguridad, la pro moci ón d el b ienest ar social, el aument o de empleo y la prof esionalización de los cuadr os gubernament ales, así como la def ensa de los int ereses y derechos de los mexicanos dent ro y f uera del país, y el posicionam ient o de M éxico en el escenario int ernacional y regional ent re ot ras f ueron incumplidas. Al cabo
L
as promesas anunciadas por Fox durante su campaña electoral, y cabe decirretomadas por Felipe Calderón, de cambio con justicia social, de renovación en las institucio-nes, de una transparencia en los procedimien-tos y en la toma de decisiones, así como la eliminación de la corrupción, el aumento de la seguridad, la promoción del bienestar social, el aumento de empleo y la profesionalización de los cuadros gubernamentales, así como la defensa de los intereses y derechos de los mexicanos dentro y fuera del país, y el posicio-namiento de México en el escenario
de 6 años de gobierno de nulos o pocos result ados se reaf irma la t esis que sost iene que t odas ellos solo f ueron quimeras, product o más de una ef icaz campaña de mercadot ecnia polít ica que de un proyect o sólido de nación.
Según los dat os of iciales, hoy la macroeconomía va “ vient o en popa” , M éxico es el país número uno export ador en América Lat ina y est á dent ro de los 10 m ás import ant es a nivel mundial. Somos el t ercer socio comercial de Est ados Unidos (cabe aclarar que al inicio del sexenio éramos el segundo) después de China y Canadá, lo que nos coloca como la economía número 10 de t odo el orbe, no obst ant e los ef ect os r eales, la vida cot idiana, el bol-sillo de los t rabajadores siguen sin disf rut ar de los logros del supuest o crecimient o y consolidación de la economía. M uy por el cont rario, el nivel de vida se det eriora, se pierden empleos, crece la delincuencia, el peso mant iene const ant e f luct uación f rent e al dólar, y en t érminos reales más del 60% de la población del país se encuent ra en condiciones de pobreza y de ellos, más de la mit ad en miseria ext rema. El pueblo se pregunt a ¿dónde quedó la promesa del cambio?
“ En M éxico , las t asas de alf ab et izació n en alg u n os est ad o s so n co mp arables con las d e países d e ing resos alt o s, mien t ras en lo s mu nicip io s pred o min an t emen t e ind íg enas y ru rales d e lo s est ad o s d el Su r q u e co n f o rman el “ cin t u ró n d e po b reza” , co mo Gu errero , las t asas d e alf abet izació n d e las mujeres so n similares a las d e M alí.” La f orma en q u e lo s g o b iern o s mexican o s h an imp uest o u n a liberalización acelerada d el co mercio , es u na d e las cau sas d el em-pobrecimient o y det erioro del desarrollo humano de la población…en el caso d e M éxico, la mayo r ap ert u ra est uvo aso ciada con redu c-cion es irrisorias en la p o breza y co n alt os n iveles d e desig uald ad.”1 En est e sent ido, Luis Vega escribe en su art ículo “ La pobreza en M éxico” , publicado en el Observatorio de la Economía Latinoaméricana lo sigu ient e:
“ el Ban co M u nd ial (BM ) af irma q u e la p ob reza en M éxico se mant ien e en n iveles inacep t ab lemen t e alt os y of rece co mo est ra-t egia d e asisra-t en cia al País mayo r en d eu damienra-t o a p arra-t ir d e 2004 y hast a el 2008. Y es qu e los n iveles act u ales d e p o b reza, so n similares a lo s reg ist rad o s a comien zo s d e lo s añ o s 90, hech o q u e mu est ra q u e los ú lt imo s 15 año s h an sid o u n a p érd id a en co mb at ir esa co n dició n q u e af ect a a más d e la mit ad d e lo s mexican o s, M ás d el cin cu en t a p o r cient o d e lo s h ab it an t es d el p aís so n p o b res, d ebid o en g ran med id a a la g ran d esig u aldad en lo s in g reso s, la d écima part e más rica d e la p o blación g ana más d e 40 p or cien t o d e lo s in g resos t o t ales, mient ras la d écima part e más p ob re so lo o b t ien e 1.1 p o r cien t o. A d emás co n t rib u yen a la p o breza la pro
f u nd a d esig u ald ad reg ion al y ét n ica y las dif eren cias en cu an t o al acceso a la salu d, a la ed ucación y a lo s servicio s p ú b lico s d e b uen a calid ad . Seg ún el mismo BM , alred ed o r d e 53 p o r cient o d e lo s 104 millo n es d e h ab it ant es est án en est a sit u ación , d ef in id a co mo u n n ivel d e co n su mo po r d eb ajo d e las n ecesid ades mín imas d e ali-ment o s básico s y alg u n o s o t ros b ienes n o alimen t ario s. Cerca d el 24 p o r cien t o d e la p o blación es co n sid erad a ” ext remad amen t e p o bre” , es d ecir, co n un in greso in su f icient e inclu so p ara u n a n u -t rició n ad ecu ada”2.
Hoy M éxico se encuent ra en un moment o coyunt ural y al mis-mo t iempo paradójico. La promesa de eliminar los vicios, corrup-ción y procedimient os prof undament e arraigados del viejo mode-lo de organización polít ico-eco nómica no se ha cumplido, pues ést e se resist e a morir, mient ras t ant o la esperanza de un nuevo proyect o no logra mat erializarse. Est a af irmación result a preocu-pant e t oda vez que det ona una sit uación de prof unda crisis, de ausencia de proyect o y de f alt a crecient e de credibilidad en las inst it uciones que se f orjaron co n el “ vot o democrát ico” del año 2000 y que se agrava con la actual crisis de legitimidad y gobernabilidad que se expresa en diversos f o cos de conf lict o en el país.
El escenario po-lít ico que se vive al cierre del sexenio foxista presenta una imagen gravemente d esd i b uj ad a d e quien en su momen-t o f ue la máxima f igura de la t ransi-ción democrát ica; las mof as al presi-dente, la extensa bi-bliografía que cues-t iona su desempe-ño y las reit eradas crít icas en t odos los medios de comunicación nacional e incluso int ernacional, aument an día a día y si a est o sumamos las t ambién f recuent es y poco af ort unadas declaraciones de Vicent e Fox acom-pañadas del prot agonismo de la Sra. M art ha Sahagún, no hacen sino at izar el clima de inest abilidad y descont ent o social cuyos brot es han alcanzado niveles poco vist os en la hist oria recient e, t al es el caso del conf lict o magist erial en Oaxaca, mismo que inició a f inales de mayo del año en curso y ent ró en una f ase crít ica desde
2 Lu is M eza “ La Po br eza en M éxico” en: ht t p ://w w w .eum ed .n et /cur seco n/ecolat /m x/20 05 /lvm -po breza.h t m
que el gobierno f ederal decidió enviar las f uerzas policíacas pre-vent ivas para det ener la ola de violencia que acaparó la capit al de unos de los Est ados más pobres de M éxico3.
Hoy práct icament e podemos af i rmar que t odas las áreas del quehacer polít ico, económico y social de nuest ro país, han resen-t ido esresen-t a ausencia de rumbo. La crisis del campo mexicano, las revuelt as indígenas, los conf lict os urbanos, la f alt a de crecimient o real, la pérdida de compet it ividad, aunado al aument o de la pobreza en t odos los niveles no hacen sino conf irmar que la llamada t ransición est á t runca.
Sin ent rar a un análisis punt ual de la sit uación que impera en M éxico, pues excede los objet ivos inicialment e plant eados en est e ensayo, bast e señalar lo ant erior como el escenario global en el que se insert a una crisis aún m ás punt ual: la del proyect o de Polít ica Ext erior.
M éxico y su polít ica ext erior.
Si t omamos como punt o de part ida la def inición que hace el Dr. Edmundo Hérnandez-Vela de Polít ica Ext erior en la que la def ine como: “ el conjunt o de polít icas decisiones y acciones que int egran un cuerpo de doct rina coherent e y consist ent e basado en pri ncip ios
claros, sólidos e inmut ables, f orjados a t ravés de la evolución y experiencia hist órica; permanent ement e enriquecido y mejorado; por el que cada Est ado, u ot ro act or o sujet o de la soci edad i nt ernaci on al def ine su conduct a y est ablece met as y cursos de
acción en t odos los campos y cuest iones que t rascienden sus f ron-t eras o que pueden repercuron-t ir al inron-t erior de las suyas; y que es aplicado sist emát icament e con el objet o de encauzar y aprovechar el ent orno int ernacional para el mejor cumpliment o de los objet i-vos t razados en aras del bien general de la nación y de su desarrollo durable así como de la búsqueda del mant enimient o de relaciones armoniosas con el ext erior” 4, es evident e que poco de est o ha sido
incorporado en las acciones hacia el ext erior en la administ ración Foxist a, por lo que más que analizar la polít ica ext erior desde est a visión doct rinal y f ormal, podemos cit ar a Rabel Velázquez cuando sost iene que “ no exist e una polít ica ext erior de Est ado, sino que se t rat a en general de la polít ica ext erior de los gobiernos. Es decir, en muchas ocasiones est a polít ica no responde a los int ereses gene-rales de la mayoría de la población y la sociedad no es consult ada para la t oma de decisiones orient adas hacia el ext erior, sino est a-mos f rent e a lo que sería la polít ica ext erior del grupo que se
3 Par a m ás d et alles sob r e est e co nf lict o co n sult ar: Zer ao ui Zid an e “ Oaxaca: ¿dem o cr acia o an ar quía?” en: ht t p ://sp an ish .saf e-d em ocracy.or g/cat ego ria/42
encuent ra en el poder”5, y just ament e pareciera que esto es lo que
ha ocurrido en muchas de las administ raciones del país, part icular-ment e en la del “ gobierno del cambio” .
A manera de cont ext o, recordemos que la llegada de Vicent e Fox a la Presidencia de la República t rajo un prof undo debat e en t orno al rumbo que debía seguir el nuevo gobierno, part icular-ment e en relación al t ipo de vínculos y est rat egias que debía implement ar en sus relaciones con el ext erior. Diversos sect ores, sobre t odo los más liberales, se pronunciaban por una n u eva p o l ít i ca ext eri o r de manera reit erada, señalando que había
llega-do el moment o de revisar las “ añejas” guías rect oras del país, y en su lugar implemen-t ar mo delo s más pragmát icos acor-des a los nuevos t iempos y por ot ro lado se encont ra-ban quien es insis-t ían en l a preser-vación de los prin-ci pi o s h ist ó r i co s, product o del devenir mismo de l a nación, pues a decir de est os grupos, son el sust ent o que nos han dado cont inuidad hist órica. El debat e de cambio o cont inuidad en el perf il que debía caract e-rizar el posicionamient o de la administ ración f oxist a f ue t ema cont inuo de discusión práct icament e desde el inicio del periodo presidencial.6
En est e sent ido, Jorge Cast añeda, quien después asumiría la conducción de los asunt os ext er nos del país, f ue muy claro en 1999 al observar que los principios t radicionales de la polít ica ext erior seguirían siendo nuest ra guía básica, pero que habría que diseñar nuevas est rat egias para responder a los ret os de la época. En ese mismo moment o Cast añeda post uló 5 punt os básicos para una agenda de polít ica ext erior que, en gran medida, sust ent aron la idea del nuevo act ivismo de la polít ica ext erior de M éxico bajo su guía como Can ciller del país:
∙ Reconst ruir la imagen de M éxico ant e el mundo,
∙ Const ruir nuest ra propia agenda bilat eral con Est ados Unidos, ∙ Diversif icar nuest ros co nt act os con el ext erior,
∙ Revigorizar nuest ra presencia en los organismos int
ernaciona-les y
5 Velázq uez, Raf ael. Int roducción al Est udio de la Polít ica Ext erior de M éxico. Edit o rial Nuest ro Tiempo, M éxico , 199 9, p. 25.
6 Para pr of und izar en est a t emát ica léase: Fernandez de Cast ro, Raf ael. Cam bio o Con t inu idad en la Polít ica Ext erior de M éxico. A dit . A riel, M éxico 200 2 y Velázq uez, Raf ael. La polít ica ext erior de
∙ Foment ar el desarrollo de alian zas est rat égicas con pot encias
medias.
Sobre est a línea el ex Secret ario de Relaciones Ext eriores (2000-2003) punt ualizaba sus convicciones respect o a las necesidades del cambio en las est rat egias del país para vincularse con el ext erior. En un t ext o que práct icament e anunciaba su propio programa de t rabajo Cast añeda decía:
“ La p o lít ica ext erio r de M éxico req u iere d e d et ermin ado s aju st es a las n u evas circu nsst an cias n acion ales e inst ern acio n ales, st o -mand o en cu ent a q ue si b ien h a sid o ob jet o d e un virt u al co n sen so en el p aís a lo larg o , p o r lo meno s d el ú lt imo med io sig lo , t ambién es ciert o q u e el país, el mun d o y las relacio n es en t re M éxico y el mu nd o h an camb iado t ant o q ue h o y n o s en co nt ramo s en u n a si-t u ació n d e si-t rán sisi-t o . Los p rin cip io s y las p remisas si-t rad icion ales d e la p o lít ica ext erio r t od avía est án vigen t es y n os sirven co mo pu n -t o s d e ref erencia, p ero o b viamen -t e n o b as-t an p ara in d icarn o s q u é camin o seg u ir en el sig lo XXI y en un mu nd o t an d ist in t o al q u e vivimo s h ace alg u n os añ os”7.
El análisis de la polít ica ext erior en M éxico durant e el gobierno llamado “ del cambio” , t endría que hacerse en relación con el supuest o esf uerzo inst it ucional por alcanzar est os objet ivos plan-t eados como prioridades de nuesplan-t ro país y su inserción en el mundo, sin embargo la realidad superó las “ buenas int enciones” . En cuant o al objet ivo de “ reconst ruir” la imagen de M éxico en el mundo, en los dos primeros añ os de la administ ración de Fox, la Cancillería mexicana se esf orzó por incorporar a su servicio a dest acados int elect uales y art ist as con la encomienda específ ica de dif undir los principales aspect os de nuest ra cult ura en el ex-t ranjero. Parex-t iendo de la convicción de que la riqueza culex-t ural de M éxico es just ament e una de sus cart as más f uert es para compart ir con el rest o del mundo ya que cont amos con una hist oria milenaria que ha dejado plenit ud de huellas en t érminos de cult ura mat erial que desde siempre causan admiración y respet o más allá de nues-t ras f ronnues-t eras. Con el ideal de aprovechar los recursos culnues-t urales se creó el Inst it ut o M éxico, cuyas primeras sedes se abrieron a lo largo del año 2001 para f oment ar el est udio de nuest ro idioma y dif undir con mayor amplit ud nuest ra cult ura y t radiciones. No obst ant e cabe dest acar que est a t area quedó t runca en gran me-dida por los cambios por los que at ravesó la Cancillería. La salida de Jorge Cast añeda y su relevo por Luis Ernest o Derbez en el 2003, y las subsecuent es remociones d el personal del más alt o nivel (Subsecret arios, Direct ores Generales, ent re ot ros) por personal con poca experiencia en los ámbit os de las Diplomacia y las
7 Cast añ eda, Jorge G. “ Apunt es de polít ica ext erior 20 00-20 06” en Galeana, Pat r icia (Coor d.)
relaciones int erna-cionales, vinieron a su m ar se a l as dif icult ades ya exis-t enexis-t es. Sabido es que a pesar de la r i q u eza cu l t u r al , nuest ro p aís t iene una imagen det e-riorada en el ex-t ranjero en ex-t érminos de la def ensa y promoción de los derechos humanos, la pobreza y la injust icia social que af ect an a grandes capas de la sociedad, lo que au nado a un ambient e en el que no se respet a el est ado de derecho , ha generado un clima propicio para el increment o de las act ividades delict ivas (robos, secuest ros, narcot ráf ico) y la amenaza crecient e de la ingobernabilidad, a lo que se suma los escándalos en mat eria de polít ica ext erior, part i-cularment e en la región de Lat inoamérica y el Caribe, bast e cit ar los casos de Cuba, Venezuela y Bolivia ent re ot ros.
Hoy la sociedad mexicana t ien e plena conciencia de que por más riqueza cult ural que se posea, no se van a poder at raer ni capit ales, ni t urist as mient ras n o se resuelvan, por lo menos par-cialment e, est os last res que af ect an al país; sin embargo la admi-nist ración parece no t enerlo t an claro.
Un t ema medular del proyect o nacional que ha af ect ado sensi-blement e la agenda de polít ica ext erior de M éxico ha sido la relación bilat eral con los Est ados Unidos la cual es segurament e uno de los aspect os más delicados. Hay razones hist óricas y coyun-t urales que lo explican. Como bien señalan Green y Smicoyun-t h, el Depart ament o de Est ado en los Est ados Unidos y la Secret aría de Relaciones Ext eriores de M éxico, inst ancias responsables del dise-ño de sus respect ivas polít icas ext eriores, t radicionalment e se han vist o con enormes sospechas y f recuent ement e, incluso con host i-lidad8. Ello se debe en gran medida al hecho de que las heridas
más prof undas al orgullo nacional devienen de los choques f ron-t ales que se han ron-t enido con el g obierno norron-t eamericano, a pesar de los cuales la dependencia económica de M éxico f rent e a su vecino del nort e se ha vist o crecer a lo largo del últ imo siglo, creando, además, el problema ad icional de un f lujo, aparent e-ment e incont enible, de migrant es que salen del país en busca de un mejor horizont e económico, t endencia que ha sido amplia-ment e f oamplia-ment ada por el presid ent e Fox y que hoy por hoy se agrava con la respuest a que ha dado el gobierno est adounidense
8 Green, Rosario et . al. La polít ica ext erior y la agenda M éxico -Est ados Unidos. F.C.E., M éxico, 198 9, p. 15
a est os f lujos. La aprobación por 239 vot os de la Cámara de Represent ant es (182 en cont ra) para la const rucción de un muro de más de 1,000 km, en la f ront era q ue divide a nuest ros países, y el beneplácit o de de las aut oridades nort eamericanas a est a iniciat i-va, no hace sino evidenciar la f alt a de capacidad y operación polít ica de nuest ros represent ant es en Washingt on9.
En la perspect iva of icial de la polít ica ext erior mexicana de la administ ración de Fox, se buscó aprovechar mejor las f ort alezas para superar progresivament e nuest ras debilidades en la relación con Est ados Unidos. Se af irmaba que, f rent e a la economía nort e-americana t eníamos algunas vent ajas comparat ivas de las que, sin lugar a duda se podía sacar mej or provecho; se argument ó t am-bién, como element o a f avor del país la import ant e presencia demográf ica de mexicanos en la sociedad nort eamericana, donde la población de
ori-gen hispano (de la cual, ent re 85 y 90% es de ori gen mexi-cano) est á próxima a convert irse en la primera minoría del vecin o d el no r t e, con t odo y lo que Hunt ingt on pueda
opinar en cont ra; se cont emplab a que como result ado del f uert e vínculo comercial inst it ucionalizado a t ravés del TLC se consolida-rían nuevas oport unidades e import ant es est ímulos para la indus-t ria y el comercio zonal a indus-t ravés de la línea f ronindus-t eriza; además el compart ir una f ront era de más d e 3,000 kilómet ros que, después del 11 de sept iembre del 2001 pasó a const it uirse en una de las más serias preocupaciones para l os responsables de la seguridad nacional en los Est ados Unidos, auguraba un posicionamient o especial de M éxico en la agenda est adounidense, incluso ingenua-ment e se llegó a af irmar que t endríamos un t rat o privilegiado con nuest ro vecino del nort e... Hoy es claro que est as posiciones no eran sino el ref lejo de un opt im ismo, que no sólo no logró nada de lo previst o, sino que incluso la relación se det erioro al punt o en el que hoy se encuent ra.
Es int eresant e ver cómo la Cancillería consideró que con est os element os nos colocaríamos en posición vent ajosa para poder negociar en un plano de mayor i gualdad con los Est ados Unidos. La realidad ha demost rado desaf ort unadament e que est o no ha sido así, muy por el cont rario: la agenda con Est ados Unidos se ha vist o cont inuament e violent ada desde la Casa Blanca a
consecuen-9 BBC New s “ A prueb an M u ro ent re EEUU y M éxico” ht t p://new s.bbc.co.u k/hi/span ish/lat in_america/ new sid _45 3700 0/45 372 38.st m
cia de las declaraciones en mat eria de seguridad, gobernabilidad y combat e a la delincuencia por part e de su embajador en M éxico, Tony Garza. Del lado mexicano t emas como la posición asumida por el gobierno Federal f rent e a los at ent ados que vivió la Ciudad de Nueva York, la post ura de nuest ro país al seno del Consejo de Seguridad en relación a la guerra con Irak y las cont inuas deman-das por part e de M éxico relat ivas a la sit uación de los mexicanos condenados a muert e en t errit or io nort eamericano, se suman el est ancamient o de las discusiones en relación al acuerdo migrat o-rio (“ enchilada complet a” de Jorge Cast añeda10) que culminan, al
cierre de la administ ración, con el t ema del muro, evidencian un nivel muy bajo de ent endimient o en la agenda bilat eral.
Ant e est as dif icult ades pareciera que una salida viable debía haber sido concent rarse en el objet ivo de Diversif icación con el ext erior. Ciert ament e no es ést a la primera ocasión que M éxico pret ende diversif icar sus cont act os, al respect o Velázquez reseña lo ocurrido durant e el periodo 1970-1982 en los siguient es t érminos:
“ A p art ir d e 1970, las co nd icion es int ern acion ales e in t ernas para M éxico camb iaron n ot ablement e. En el escen ario in t erno , el país co menzó a suf rir el ago t amient o del mod elo “ desarrollo est ab iliza-do r” q ue se t rad ujo en un a mayor in capacid ad para increment ar las f u en t es d e empleo, en u na dist ribució n injust a de la riq ueza nnal, en el est an camient o del p ro ceso de sust it ució n d e import acio-nes, en u n déf icit crecient e en la cu en t a co rrien t e, en un a red ucción de los in gresos vía t u rismo y en la ent rada a un círculo respect o al prob lema d e la deud a ext erna. (…) En el escenario int ernacion al, el en f ren t amient o b ip olar qu e se t rad ucía en la Guerra Fría p arecía haber llegado a un moment o de dist en sió n. Por ot ro lado , el acele-rado crecimien t o econ ómico d e la CEE y d el Japó n se hizo cada vez más pat en t e. La presencia d e n uevo s cen t ros de p oder produ jo q ue lo s especialist as pen saran el un nu evo enf rent amien t o mu lt ipo lar. (…) An t e est as con dicio nes, el p residen t e Luis Ech everría t u vo q ue reorient ar su po lít ica ext erio r h acia un d esemp eñ o más act ivo q ue diera respu est a a las con dicio nes t ant o int ern as como ext ern as d el mo ment o” . A p esar del en orme esf u erzo desp leg ad o duran t e ese period o, el cual se t radu jo en más d e u n cent enar de acuerdo s f ir-mado s y en el in crement o de nu est ras rep resent acion es en el ext e-rior a más del 100% , la d epend encia est ruct u ral d e nuest ra econ o-mía só lo creció co n respect o a la d e Est ad os Unid os en el curso d el últ imo cu art o del siglo p asad o11.
Con el propósi-t o de coadyuvar a subsanar las def i-ciencias del int en-t o por diversif icar su polít ica ext erior en el pasad o, la administ ración de Fox est ab leció co-mo objet ivo, por lo menos en su Plan Nacional de Desa-rrollo, convert ir a la polít ica ext erior en inst rumento pa-ra logpa-rar las me-t as del desarrollo económico y social a me-t ravés de la idenme-t if icación de oport unidades de comercio, t urismo, inversión, f inanciamient o y cooperación bilat eral en apoyo a las polít icas int ernas de pro-moción al desarrollo nacional. Para ello se anunció f oment ar la modernización de la inf raest ruct ura, t ant o humana como t écnica y f inanciera para apoyar de man era coordinada con ot ras depen-dencias del Gobierno Federal las acciones de promoción económi-ca y comercial en el ext erior en buseconómi-ca de oport unidades para nuest ra indust ria nacional. Sin embargo est o no dio los f rut os esperados. El ambient e de crisi s que vive el país, de f alt a de gobernabilidad, de inest abilidad económica, la pérdida de com-pet it ividad y los casos de corru pción y f raude elect oral, ent re ot ros, han minado el esf uerzo r eal de diversif icación. Podemos reconocer que no bast a aument ar el número de t rat ados comercia-les f irmados ni hacer declaraciones polít icas ni ser sede de reunio-nes int ernacionales, cuando las ref ormas est ruct urales no han podido llevarse a cabo.
Dent ro de las est rat egias de Pol ít ica ext erior t ambién se plan-t eó promover una mayor presencia de nuesplan-t ro país en f oros inplan-t er-nacionales. En est a línea el go bierno siempre ha reconocido la import ancia de est os f oros como espacios abiert os a la negocia-ción int ernacional, la cual, a su vez, const it uye el inst rument o más import ant e en el proceso de const rucción de un nuevo orden int ernacional más just o y equilibrado para t odos los int egrant es de la sociedad int ernacional co nt emporánea. Es por ello que se plant eó como objet ivos a cort o plazo el int ensif icar nuest ra par-t icipación para revipar-t alizar el sispar-t ema de acción mulpar-t ilapar-t eral y así alcanzar posiciones comunes en cuant o a los t emas que ocupan la act ual agenda de polít ica int ernacional; migración, narcot ráf ico,
problemas ambient ales, derechos humanos, asilo polít ico y ref u-giados. En est a línea se buscó que M éxico f uera sede de f oros mult ilat erales, ent re los que dest aca la Cumbre de Financiación para el Desarrollo de M ont errey (marzo 2002), misma que cont ra-rio a lo planeado, marcó el inici o del det era-rioro de nuest ras rela-ciones bilat erales con Cuba. ¿Quién podrá olvidar aquel f amoso “ comes y t e vas” ?12
De cara al rele-vo p r esi d en ci al , muchos grupos de expertos y analist as en política exterior reconocen la im-port ancia que t ie-ne promover una part icipación más activa de M éxico en los f oros int ernacionales en aras del f ort alecimient o del mult ila-t eralismo con miras a coadyuvar en el desarrollo de una éila-t ica int ernacional, sobre la base de la cual se pueda f acilit ar el diálogo ent re los pueblos. Se reconoce q ue M éxico ha sido respet uoso de la diversidad cult ural, de la necesidad imperant e que hay en el mundo act ual por ident if icar valores comunes que puedan enlazar a la humanidad y consolidar el proyect o de una verdadera comu-nidad int ernacional, no obst ant e la pregunt a en t orno a quién encabezará est e esf uerzo sigue en el aire.
Evident ement e el objet ivo de promover est rat egias de alianzas con pot encias int ermedias, solo quedó en el t int ero; hoy recono-cemos que la cercanía con Est ados Unidos nos ha llevado a descui-dar los cont act os con ot ras lat it udes del planet a. Exist en muchos ot ros est ados nacionales con niveles de desarrollo similares al nuest ro, por ende, con problemas muy parecidos, incluso, en nuest ro propio ámbit o, con t radiciones cult urales muy semejant es a las nuest ras. El caso del dist anciamient o con América Lat ina y el Caribe es, en est e sent ido paradigmát ico.
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videntemente el objetivo de promover estrategias de alianzas con potencias in-termedias, solo quedó en el tintero; hoy reco-nocemos que la cercanía con Estados Uni-dos nos ha llevado a descuidar los con-contactos con otras latitudes del planetaLa relación de M éxico con América Lat ina y el Caribe.
Por más que la polít ica ext erior del la administ ración f oxist a se plant eó como met a ident if icar a ese grupo de países con los cuales, en f unción de una perspect iva compart ida, se pudieran buscar soluciones conjunt as al t ipo de problemas comunes hoy M éxico est á cada vez más aislado part icularment e en el cont ext o regional. Es un hecho que nuest ro país ha perdido compet it ividad int er-nacional¨: paulat inament e vamos siendo desplazados del lugar que llegamos a ocupar en nuest ras relaciones est rat égicas comer-ciales, con nuest ros socios del TLCAN; la condición de vulnerabi-lidad de nuest ra economía se ha agudizado por varios aspect os ent re los que dest acan, además de los ya enunciados, el import an-t e f lujo de divisas por concepan-t o del pean-t róleo y de las remesas de los emigrant es, ambos rubros f uert ement e presionados por los vaivenes de la relación con Est ados Unidos y de la agenda de seguridad y de lucha ant it errorist a a escala global.
El crecient e acer-camiento comercial, económico y polí-t ico de M éxico ha-cia Est ad os Unidos ha generado, t ant o en algunos ámbit os int ernos de la polí-t i ca n aci o n al , así como en la región la impresión de una claudicación a los principios t radicio-n al es d e radicio-n u est r a polít ica ext erior y de alguna manera, una t raición a las causas sub-regiona-les de la unidad la-t i n o a m e r i c a n a acompañada de una subordinación a los
int ereses nort eamericanos, lo cu al ha generado que los mecanis-mos diseñados para promover el desarrollo int egral de la zona no hayan dado los result ados inici alment e plant eados y menos aún las ref ormas est ruct urales que hoy son apremiant es.
La pérdida de liderazgo y prest igio, aunada a la crecient e f alt a de conf ianza en el cont ext o lat inoamericano se ha puest o de
ma-E
l creciente acercamiento comercial, económico y político de México hacia Estados Unidos ha generado, tanto en algunos ámbitos internos de la política nacional, así como en la región la impresión de una claudicación a los principios tradicionales de nuestra política exterior y de alguna manera, una traición a las causas sub-regionales de la unidad lati-noamericana acompañada de una subordina-ción a los intereses norteamericanos, lo cual ha generado que los mecanismos diseñados para promover el desarrollo integral de la zona no hayan dados los resultados inicial-mente planteados y menos aún las
nif iest o en los con-t inuos desencuen-t ros y declaracio-nes polít icas de lí-deres de la región. Recordemos los di-m e y d ir et es d e Vicent e Fox con Hugo Chávez, la post ura del President e de M éxico en la Cumbre de M ar de Plat a en la que cuest ionó el rol de su par argent ino como anf it rión, coment ando: que “ daba la impresión de que Kirchner est aba más orient ado a cumplir con la opinión públi-ca argent ina» y en la que además acusó a Chávez de «f alt a de t olerancia y de volunt ad para llegar al acuerdo», además en f oros regionales t ales como la OEA en la que la derrot a de la candidat ura de Luis Ernest o Derbez, f rent e a José M iguel Insulza quien f ue elegido Secret ario General el 2 de mayo del 2005, nos obliga a generar est rat egias de caráct er bilat eral y mult ilat eral, vía una polít ica ext erior proact iva que permit a la creación de alianzas en áreas af ines y posiciones pragmát icas reconociendo las dif erencias propias de la het erogeneidad caract eríst ica de la región.
En cuant o a los asunt os f ront erizos no hemos sido capaces de generar una agenda ef ect iva que coadyuve a la at ención de los t emas de migración, narcot ráf ico, seguridad y derechos humanos de manera punt ual, lo que ha t raído como consecuencia un núme-ro crecient e de riesgos que af ect an las posibilidades de desarnúme-rollo del país y vulneran la posición int ernacional de M éxico, al f omen-t ar un ambienomen-t e propicio para la delincuencia, la violación de los derechos humanos y la f alt a de diálogo en t orno a nuest ras f ron-t eras.
Los desaf íos que plant ea la rel ación con América Lat ina, debe-rán ser just ament e la razón de la urgencia para la revit alización del diálogo y la concert ación p olít ica de la administ ración de Felipe Calderón13. Part e de la est rat egia, deberá est ar orient ada a
mat izar las rivalidades exist ent es en la región, con una visión eminent ement e pragmát ica, y desideologizada y con un alient o de mediano y largo plazo, para valorar los int ereses permanent es por encima de los asunt os coyunt urales.
Es claro que el abandono de u na agenda bilat eral act iva y diversif icada y la consecuent e débil presencia de M éxico, no solo se ha manif est ado hacia la región lat inoamericana, sino se expresa en t odos los ámbit os geográf icos. Asia, Oceanía, Europa y Áf rica solo f iguran, en el mejor de los casos, en el discurso, en ot ros la ausencia de nuest ro país es evident e, bast e cit ar que solo cont a-mos con 5 embajadas en el cont inent e Af ricano.
13 President e elect o de M éxico par a el perío do 20 06-20 12.
En cuant o a los t emas urgent es en la agenda con Cent roamérica y el Caribe, nuest ro país debe revalorar y aprovechar la privilegia-da condición
geo-p o l ít i ca co n q u e cuen t a, a f i n d e generar un proyec-t o esproyec-t raproyec-t égico de nación que se ex-prese en un agen-da diversif icaagen-da, la cual reconozca el
t rat amient o dif erenciado que exigen los imperat ivos geográf icos, polít icos y económicos t eniendo como objet ivos la compet it ivi-dad con claro apego al desarroll o humano sost enible, sin violar los principios y valores de la t radición polít ica mexicana en at en-ción a los imperat ivos de seguridad globales.
No podemos negar que M éxico enf rent a pérdida de prest igio y liderazgo acompañados de la f alt a de conf ianza no solo en el cont ext o de Cent roamérica y el Caribe, sino en t oda la región lat inoamericana, lo que nos obliga a generar est rat egias de carác-t er bilacarác-t eral y mulcarác-t ilacarác-t eral en la región, a carác-t ravés de una polícarác-t ica ext erior act iva que permit a la creación de alianzas t emát icas en áreas de int erés común y posiciones pragmát icas que ident if iquen los problemas concret os en el cont ext o de las dif erencias propias de la het erogeneidad car act eríst ica de la zona.
M ient ras el Ejecut ivo Federal y la Cancillería, no reconozcan que el acercamient o a Est ados Unidos ha generado en Centroamérica y el Caribe la impresión de una claudicación a los principios t radicionales de nuest ra polít ica ext erior y, de alguna manera, una t raición a las causas sub-regionales de la unidad lat inoameri-cana acompañada de una subordinación a los int ereses est adouni-denses, no se podrá reest ablecer una agenda de alt o nivel.
En relación al t ema de la seguridad de nuest ra f ront era, la debilidad de las inst it uciones se ha puest o de manif iest o en el número crecient e de riesgos que af ect an las posibilidades de de-sarrollo de la zona y vulneran la posición int ernacional de nuest ro país, haciéndose de est os espacios, lugares propicios para la delin-cuencia y el crimen organizado t rasnacional, así como de la vio-lación de los derechos humanos.
Es un hecho que si M éxico vuelve a t omar como guía en sus relaciones con las naciones de la región los principios básicos de la polít ica ext erior, los cuales se hallan cont enidos en el art ículo 89 f racción 10 de la Const it ución nacional, muchos de los conf lic-t os en que nos hemos vislic-t o inmer sos podrán ir resolviéndose. De est a manera, se podrían impulsar esquemas de cooperación
nal vía el mult ilat eralismo a t ravés de comisiones y grupos de t rabajo en los que, a part ir del respet o a la aut odet erminación, se t rabajara en t em as priorit arios.
Un t ema que result a apremiant e en la agenda de nuest ro país es la normalización de la relación con Cuba, para lo que será necesario impulsar un ent endimient o a t ravés de la descont amina-ción ideológica de la agenda, rescat ando los canales de comuni-cación exist ent es y promoviendo la creación de nuevas inst ancias de diálogo con caráct er permanent e.
M éxico cont inuará siendo un d ecidido impulsor de los Dere-chos Humanos; sin embargo, el ret o más arduo será lograr el equilibrio en la re-lación ent re Amé-rica del Nort e y La-t i n o am ér i ca, en moment os en los que prevalece una f ilosofía maniquea en algunos Estados, que reduce la po-sibilidad de rela-ción con aquellas nacion es que no compart en las mismas post uras ideológicas. El reencuent ro de M éxico con América Lat ina t iene una import ancia est rat égica f rent e a la posición hegemónica de América del Nort e -por su ef ect o de cont rapeso- pero, sob re t odo, por los dividendos que nos aport a al ret omar nuest ro rol como puent e en la int erlocución ent re el Nort e y el Sur del cont inent e.
En el marco de los principios previst os en la Const it ución, M éxico deberá adapt ar su polít ica ext erior a las nuevas exigen-cias, para encont rar los punt os de convergencia en una región en la que conviven dif erent es ideologías polít icas y económicas. El diseño de una est rat egia de polít ica ext erior hacia América Lat ina, deberá ser dif erenciado, en razón de la het erogeneidad que nos caract eriza.
Frent e al proceso de globalización y, ant e una realidad geopolí-t ica en consgeopolí-t angeopolí-t e cambio, es imperageopolí-t ivo que la polígeopolí-t ica exgeopolí-t erior de nuest ro país diseñe y desarrolle un conjunt o de iniciat ivas que le permitan contar con una eficaz diplomacia preventiva. De otra manera, los acont ecimient os regionales nos cont inuarán rebasando.
Diciembre del 2006 marca el f in de la administ ración f oxist a y el arranque de una nuevo proyect o encabezado por Felipe Calde-rón quien delineó durant e su campaña cinco objet ivos cent rales como part e de su pl at af orma polít ica:
F
rente al proceso de globalización y, ante una realidad geopolítica en constante cambio, es imperativo que la política exterior de nuestro país diseñe y desarrolle un conjunto de iniciativas que le permitan contar con una eficaz diplomacia preventiva. De otra∙ la prof undización de la democracia, el Est ado de Derecho, la
seguridad y el respet o a los derechos humanos,
∙ la def ensa de la comunidad emigrant e mexicana,
∙ la at racción de inversión para la generación de empleo y el
crecimient o económico,
∙ el f oment o al desar rollo sust ent able y
∙ la credibilidad y legit imidad de M éxico ant e la comunidad
int ernacional.
Evident ement e para alcanzar est os objet ivos deberá at enderse de manera punt ual la agenda de cooperación para América Lat ina y deberá incluir programas que privilegien el apoyo para el bien-est ar y desarrollo de los segment os de población con mayores necesidades, con crit erios de seguridad y equidad, en aras de ma-t izar la percepción de una políma-t ica económica con el exma-t erior que se sust ent a en crit erios purament e mercant iles. Ello, no signif ica omit ir aquellas acciones t endient es a promover las condiciones para el crecimient o del comercio y las inversiones mexicanas en la región. Por est o, result a f undament al, diseñar iniciat ivas que por sí mismas at raigan el int erés y respaldo de quienes serán benef iciados por ellas y que deben est ar encaminadas a mejorar la calidad de vida de los más desprot egidos en aspect os relacionados con la democracia, la just icia social, la equidad y los derechos humanos. Hoy se reconocen como punt os rojos en la agenda regional el det erioro de la relación con el Gobierno de Cuba; sin embargo la import ancia est rat égica que t iene la isla, por su f uert e inf luencia diplomát ica en la Cuenca del Car ibe, demanda una polít ica ext e-rior de M éxico acorde con nuest ro int erés de part icipación en algunos de los t emas de la Agen da en la Subregión, por lo que result a priorit ario encont rar f o rmulas que logren normalizar la relación a t ravés de la descont aminación ideológica, rescat ando los canales de comunicación exist ent es y promoviendo la creación de nuevas inst ancias de diálogo con caráct er permanent e y sobre-t odo, reconocer que la sobre-t ransición del gobierno en ese país, será un t ema de la incumbencia exclusiva del pueblo cubano y así deberá manif est arlo M éxico.
Ot ro t ema que amerit a la urgent e at ención de la Cancillería mexicana es respect o a Bolivia y Venezuela, con quienes los int e-reses energét icos pueden ser det onadores de programas conjunt os de cooperación y acer camient o diplomát ico.