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TEXTES CATALANS
AVEC LEUR
TRANSCRIPTION PHONÉTIQUE
1
J.
ARTEAGA PEREIRA
(1846-1913)
BIBLIOTEGA FILOLOGIGA
DE
L'INSTITUT DE LALLENGUA CATALANA
TEXTES CATALANS
AVEC LEUR
TRANSCRIPTION PHONÉTIQUE
PRÉCÉDÉS D'UNAPERÇUSUR LES SONS DU CATALAN PAR
J. ARTEAGA PEREIRA
ORDENATS I PUBLICATS PER
Pere BARNILS ) Gio\
BARCELONA ^<^ ^
INSTITUT D'ESTUDIS CATALANS PALAU DE LA DIPUTACIÔ
MCMXV
\,' ' '/
^.
PC
Ml
TiPOGRAFiA L'AvENç : Masso, Casas
& C
: Rambla de Catalunta, 2^(
Feia anys
que
l'eminent foneticistaJosep M.* Arteaga
iPereira
treballava en la confecciô d'una fonètica catalana.Aquesta
havia de constar de dues parts :un
estudi complet dels sonsactuals del català iuna
coMecciô de textos catalansamb
llur transcripciôfonètica.
La mort
el sorprengué quan, enllestidacompletament
la segonapart, havia tôt justcomençat
a treballar en la redacciô definitiva de la primera. Perô aixô,que
faque
l'obra
pôstuma
del Sr.Arteaga
no pugui en rigor titular-seuna
fonètica catalana,
no
treu cap valor a la partque
ellmateix
consideravacom
la principal de la seva obra : la rica coMecciô de transcripcions fonètiques, fêtaamb un
seny iuna
curaimpon-
dérables.Encara que
l'autorno
ens bagués debcat sinô aquesta coMecciô de transcripcions, la seva obra hauriaofertun
interèsprou
gran perquè l'Institut de laLlengua
Catalana esdecidis a publicar-la; perô, per ventura, hiha
pogut afegir encara, apro- fitant lesnombroses
notessobre fonètica catalanatrobades entre clspapersde l'autor,una
exposiciô sistemàtica delssonscatalans, la quai, incompleta i tôt,ha
d'ajudar eficaçment auna major
inteMigencia deles transcripcions.Dificultats d'ordre material i el desig de
donar
lames
gran unitat possible a lessèves publicacions,han
déterminât l'Institut a canviarelsistema de transcripciô del Sr.Arteaga
per l'adop- tâten laBiblioteca Filolôgica
i en elButlletî de Dialecto-
LOGfA CATALANA. Aquest
canvi,que
s'hafetamb
el consentiment dels hereus del Sr.Arteaga, no ha
introduit cap modificaciô-
6que
pogués afectar el fons del manuscrit,no
consistint en altra cosaque
enuna mera
substituciô de signes, fêta segons lataula adjunta:Atteaga Institut
ï
indica
una
articulaciômes
endavant, i el signe -i,una
articulaciômes
endarrera; perô, en les transcripcions, es fêta ordinariament omissiô d'aquests signes.Els signes (•) i (:) posats darrera
una
vocal, indiquenque
aquesta esllarga enun
graumenys
omes
gran.Eldiacritic (o) es empleat pel Sr.
Arteaga
per indicarque una
consonant nasal,una
consonant latéral ouna
r es sorda en Hoc de sonoracom
d'ordinari. Per dificultats tipogràfiqueshem omès
aquest diacritic; perô el Icctores advertitque
l'autorl'em- plea segulnt invariablementlasegiient régla : lesditesconsonantsvan marcades amb
el diacritic (o)sempre que
es trobenimmedia- tament
seguides o precedides d'una consonant sorda (k, k, t, p,e. s, f).
I. Définition et classification des sons
A.
— Voyelles
En
prononçantlesvoyelles, lalangue exécute desmouvements
dedeux
sortes : en arrièreou
enavant,
enhaut ou
en bas.Les
mouvements
enarrière produisentles voyellespostérieures.
Ellessont formées par la partie postérieure
du
dos de la langueou
par la racine de cet organe. Lesmouvements
en avant pro- duisent les voyellesprélinguales ou prépalatales.
Elles sont formées par la partie antérieuredu
dos de la langue. Mais il en existeune
autre espèce : les voyellesneutres,
appeléesmixtes
(ouvélopalatales)
parM. Sweet, mi-linguales
(ousupra- palatales)
parM. Jespersen. Normalement
elles sontformées parle traversmoyen du
dosde lalangue se levant vers la voûtedu
palais. C'est l'opinion desMM. Techmer, Storm, Sievers, Western
etJespersen.
Les
mouvements
delalangue en hautou
en basdéterminent desrapprochements
variés par rapportau
palais dur etau
voiledu
palais. Ainsi, pourlaproduction de Vi français defilla langue selève etserapprochedu
palais dur autant qu'ilestpossibledele faire sansoriginerun
frottement;pour
l'e catalan de vell 'vieux' la langueresteplus basseetpour
l'a anglaisdeman,
elle descend autantque
possiblesans perdrepourtant son caractèrede voyelle prépalatale.L'î françaisde fil formé aumoyen
d'unearticulation retrécie, estune
voyelleétroite; l'e catalan de bel dont l'articu- lation n'est ni trop retrécie nitrop relâchée, estune
voyellemo-
yenne;
l'a anglais deman
estune
voyelleample
parceque
son articulation est ample.Dans
la série des voyelles post-lin-guales ou vélaires
etneutres,
ily
a lesmêmes
degrés d'ar- ticulation.—
10—
Nous
avonsdonc
neufvoyelles:post-linguale étroite neutreétroite prélingualeétroite post-linguale
moyenne
neutremoyenne
prélingualemoyenne
post-linguale
ample
neutreample
prélingualeample Chacune
des voyellesque
nousvenons
d'énumerer peut êtretendue ou relâchée. Quand
nousprononçons une
voyelle ten- due, la région de la langue en articulation se renfle, devient ten-due
et plus convexe;quand nous prononçons
lavoyelle correspon- danterelâchée,lalangues'inclinelégèrementsansperdrepourtantgrand
chosede saflexibilité. C'estparla force et le caractèrede
l'articulation
que
les voyelles tendues et relâchées constituentdeux
sériesdifférentes.De
Vçcatalan de s^l 'ciel' nouspouvons monter
graduellement jusqu' àl'ede bel'vieux' et jusqu' à Yidu
castillan; sila langue conserve toujoursla tension et la convexité caractéristiques des voyelles tendues, nous n'entendrons nil'e
du
castillan, ni 1'/
du
catalan.A
partir de 1'/ catalan nouspouvons
descendre graduellementjusqu'àl'e
du
castillan etmême
jusqu'àl'tEanglais
demœn
'homme';silalangue conservetoujours laflexi- bilitérelative et soninclinationlégèrecaractéristiquesdes voyelles relâchées, nous n'entendronsni l'eni l'etenduesdu
catalan.D'après cela nous constatonstrois séries
de
voyellestendues
et trois séries de voyelles
relâchées
et danschaque
sérieune
voyelle étroite,une
voyellemoyenne
etune
voyelleample.
Ce
sont les dix-huit voyelles produites sans arrondir les lèvres (sans labialisation).Quand
nousprononçons
cesvoyelles,les lèvres quise trouventen position neutrale (parfois verslededans
dela bouche) laissentune
ouverture en fente. Elle estnormalement
étroite,moyenne ou ample
selonque
lesvoyelles sont étroi- tes,moyennes ou
amples. Si, en conservant la position de la languepour
les voyelles énumérées,on
arrondit les lèvres,nous
obtenons la sériedesvoyelles
labialisces.Quand
nous passons d'une voyelle antérieure étroiteaux
voyellesmoyenne
etample
correspondantes, la languenon
seule-ment
s'abaisse et le rétrécissements'élargit,mais
en général elle reculeun peu
et l'articulation alieu plusen
arrière.'I.
En
l'exposiciô segûent reunim solament aquells fonemes que enel manuscrit de l'autor son donats
com
anormals
dcl català.—
II—
1.
—
y.Voyelle prépalatale relâchée. —
C'est l'y anglais de y^s yes 'oui',yuw you
'vous'.—
Cette voyelle ale caractère de
tendue
dans le castillan, yoyo yermo yermo
yelo hielo et dans le français, krçyç crayon kayu caillou. Elle est sourde dans jyç:r fier.
2.
—
j.Voyelle prélinguale étroite relâchée. —
C'est\'ibrefdel'allemand
dans
tic Tisch 'table', bitçn bitten 'prier' et Vi brefde l'anglais fit pit 'creux'.3.
—
f.Voyelle prélinguale moyenne tendue.. —
C'est\'efermé
du
français ble blé, \'elong de l'allemand zç See 'lac' et\'efermé de l'itaUen ve:rovero.
4.
—
e. Voir II, A, a.5.
—
ç.Voyelle prélinguale ample tendue. —
C'est\'e ouveil
du
français, brefdans
syçl ciel, long dans iç:r terre et lemême
son de l'italien, bellobello.6.
—
CE.Voyelle prélinguale ample relâchée. —
C'estVa bref(?) anglais de
mœn man
'homme'.7.
—
f.Voyelle mi-linguale neutre ample relâchée.
—
C'est le son desdeux
a portugais de kémicama;
celui de l'oanglais de mçôs
mouth
'bouche', keôcaw
'vache'.8.
—
9.Voyelle mi-linguale neutre moyenne
relâ-chée. —
C'est le son de \'e, a et atones de l'anglais bçta better 'mieux', abçôndabound
'abonder',wutmn woman
'femme',wizdam wisdom
'sagesse'.9-
—
«•Voyelle post-linguale moyenne relâchée.
—
C'est l'a long anglais de ]a:i9 father 'père'; l'unique a allemand de la prononciation de théâtre; l'a
normal
italien et castillan etVa
toniquenormal du
portugais.10.
—
a.Voyelle post-linguale ample relâchée. —
C'est l'a gravedu
français, longdans a:m
âme,brefdans
k^cas.—
12—
11.
—
0.Voyelle post-linguale ample labiale
relâ-chée. —
C'est Vo bref anglais de sorit sorry 'triste',bodh body
'corps'.
12.
—
ç.Voyelle post-linguale ample labiale ten- due. —
C'est leson de \'a anglaisde
ç-.l ail 'tout' et celui deaw
dans lo law 'loi'; \'o ouvert de l'italien kn:re core et \'o ouvert long
du
françaisa:ror.13.
—
0.Voyelle post-linguale
labialeample mo- yenne.
14.
—
ç.Voyelle post-linguale labiale moyenne ten- due. —
C'est \'o fermédu
français, brefdans
dç dos, bo beau, long dans ro:z rose, eo:z chose; \'o long de l'allemanddans
zo:nSohn
'fils' et \'o fermé del'italien so:le sole.15-
—
V-Voyelle post-linguale étroite labiale
relâ-chée. —
C'est I'm bref anglais de pi,it put 'mettre' etVu
brefallemand
de muterMutter
'mère'.16.
—
w.Voyelle fricative vélaire relâchée arron-
die.—
C'est lew
anglais de wçl well 'bien', wo:t9water
'eau'.Cette voyelle a le caractère de
tendue dans
le français, wazo oiseau,nwa:rnoir, Iwç loin, wi oui,mwçt mouette
etdans
le cas- tillan,wérto huerto, awekdr ahuecar. Elle est sourdedans
le fran- çais frwa froid, cwa:zi:r choisir, swç soin, swete souhaiter, â.fwi:r enfouir.B.
— Consonnes
On
distingue d'habitude les consonnes d'après leur durée, leur nature phonique, laforme
et le degré de leurarticulation, les organesarticulateurs et le lieud'articulation.Ellessont donc:a)
momentanées ou
continues (prolongeables); h) sonoresou
sourdes; c) plosives, glissantes, roulées, fricatives, latérales, nasales; d) laryngales, faryngales; e) uvulaires, vélaires,me-
diopalatales, prépalatales, gingivales, dentales; f) dentilabiales, bilabiales.—
13—
Consonnes nasales.
— Le
voiledu
palais s'aplatit et les ori- fices postérieurs des fosses nasales restent ouverts : le courant d'airexpiré s'écoule par les fosses nasales et les orificesmoyens
et parles cavités et les orifices antérieurs
du
nez.Chaque
ordre possèdeune
articulation oralepropre (vélaire, suprapalatale, pré- palatale, dentale, dentilabialeou
bilabiale) qui le distingue des autres.En
général l'articulation oraleest occlusive;mais dans
laprononciation
normale du
catalan,du
majorquin, de l'italien,du
castillan et, d'après
M. Lenz, du
castillandu
Chili,quand
lacon- sonnenasale se trouveà l'intérieurdu mot ou
àla fin d'unmot
proclitique suivie d'une consonne fricative
du même
ordre, laconsonne nasale se produit avec l'articulation orale constrictive propre dela
consonne
fricativehomorganique. La
nasale dentila- biale qu'on ne trouve guèreque devant
/ et v, est formée tou- joursavecarticulation oraleconstrictive.1.
—
g.Consonne plosive vélaire sonore. — Le
fondde
la langue formeocclusion avec lepalaismou
(voiledu
palais):g, gu français de gà:g gangue; g italien de gç:ra gora, l(ggo leggo. gi- :
gu
françaisdege gué; gh italiende
grroghiro, aggin- dd'r9 agghindare.2.
—
k.Consonne plosive vélaire sourde. — Même
articulation
que
g : c, qu français de kalk calque; c italien de kokka cocca. k*- : qu françaisde
ki qui; ch italiende
kikkera chichera.3-
—
g-Consonne plosive palatale sonore. — La
par- tiemoyenne du
dos de la langueforme
occlusion avec la voûtedu
palaisdur
: gh italien de gyfra, ghiera,muggyo
mugghio.4.
—
k.Consonne plosive palatale sourde. — Même
articulation
que g
: chitaliendehya've chiave, çkkyo occhio.5.
—
d.Consonne plosive gingivale
(oudentale)
so-nore. — La
pointe de la langue,ou
la partie antérieuredu
dos de lalangue forme occlusion,ou
avec lerebord interne des gen- cives supérieures,ou
aveclaparoi interne des incisivessupérieu-—
14—
res,
ou
encore s'appuyant
contre lesdeux
arcades dentairesres- serrées. C'est le d français de dç:d dinde; led
italien dedwre
dare, addio addio.6.
—
t.Consonne plosive gingivale
(oudentale) sourde. — Même
articulationque
d. C'est le t français de tq:t tante; le/ italiende tuttotutto.7.
—
b.Consonne bilabiale plosive sonore. —
Les lèvresforment
occlusion l'un contre l'autre. C'est le b françaisde
barb barbe; le b italien de babbo babbo.8.
—
f.Consonne plosive bilabiale sourde. — Même
articulation
que
b. C'est lep
françaisde piilp pulpe; lep
italien depappa
pappa.9.
—
À.Consonne glissante gingivale
(oudentale) sonore. — La
pointe de la langue se lève et glissecontrele re-bord
interne des gencives supérieures. C'est Yrcastillan dekuM
cara,
bioma broma.
Pour
laconsonne
glissante gingivaleou
dentale sourde (l'f castillan de fAÏo frio) qui a lamême
articulationque
Vx sonore,voyez
p. 7.10.
—
r.Consonne roulée gingivale
(oudentale) sonore. — La
pointede la languese lèveun peu
et vibrecontrele rebord interne des gencives supérieures. C'est \'r castillan detarde tarde; ler, rr françaisde rhr rire,
nu
kirrç nous courons, te:rterre, rlong (r):Vr,n
castillansde foro rorro; Vrr françaisde nu
kurçnous
courrons.Pour
laconsonne
rouléegingivaleou
dentale sourde (l'ycas- tillan de garfo garzo, ber ver, \'r françaisde
kiidr coudre, ci-.trâtre) quia la
même
articulationque
Vr sonorevoyez
p. 7.11.
—
g.Consonne fricative vélaire sonore. — Le
fond
du
dos de lalangue s'articule avec le voiledu
palais. C'est le gallemand de va:g9nWagen
'voiture' variante de prononcia- tion aulieude g;le g castillande Inego luego.g*- : gu castillan de segîr seguir.—
15—
12.
—
/.Consonne prépalatale
sifflantesonore. —
La
partie antérieuredu
dos de la langue s'articule avecla moitié inférieure delaconcavitédu
palais dur.13.
—
£.Consonne prépalatale
sifflantesourde. —
Même
articulationque
/.14.
—
R.Consonne glissante gingivale
(oudentale) sonore. — La
langue recule en arrière, la pointe se levantvers le rebord interne des gencives supérieuresou un peu
plus au- dessus,mais
sans produire de vibrations.La
partie antérieuredu
dosde lalangue formeune
petite cavité.15.
—
z.Consonne
sifflantedentale sonore. — La
pointe de lalangue
ou une
partiedu devant
de son dos proche de la pointe, s'articule avec la face interne des dents supérieuresou
avec le rebord intérieur de leurs gencives. L's castillan de tnuzgomusgo,
dezde desde, izla isla,fxezno fresno, estun
z-i.16.
—
s.Consonne
sifflantedentale sourde. — Même
articulation
que
z. L'snormal du
castillan estun
sh.17.
—
d.Consonne fricative dentale sonore. — La
pointe de la langue s'articule contre les
deux
filesde
dentsou
seulement contre la face interne des incisives supérieures. C'est lethanglais de fa:dj father 'père' et le dcastillan a la findu mot
(quand ilne devient pas muet).18.
—
V.Consonne
fricativedentilabiale sonore. —
Le
lèvre inférieur s'articule avec les incisives supérieures. L'air s'écouleparmi
les dents et leslèvres et par les fentes minces des dents. C'est levnormal du
français :viwâ
vivant.19.
—
/.Consonne
fricativedentilabiale sourde. —
Même
articulationque
v. C'est 1'/normal.20.
—
i.Consonne
fricativebilabiale sonore. — Les
lèvres s'articulentl'uneavecl'autre. Ilresteparmi
ellesune
sorte— Io-
defente tout
du
long. C'est le ô etleu castillansdans
lesmêmes
cas
du
catalan.21.
—
/.Consonne latérale prépalatale sonore. —
La
partie antérieuredu
dos de la langue touche la région con- cavedu
palaisdur.Pour
laconsonne
latérale prépalatale sourde qui a lamême
articulation
que
/sonore,voyez
p. 7.22.
—
/.Consonne vélaire
latéralesonore. — La
pointe de la langue touchele rebord interne des gencives supé- rieures
ou
la régionconcave du
palais dur; ledevant du
dos de la langue formeun
creux et le fond se rapprochedu
voiledu
palaisdemême que pour
la voyelle m.Pour
la consonne vélaire latérale sourde qui a lamême
articulation
que
/sonorevoyez
p. 7.23.
—
n.Consonne nasale vélaire sonore. — Le
fonddu
dos de la langue articulecontrele palaismou
(voiledu
palais).— Dans
les languesgermaniques
on rencontre cette consonne qu'onécrit ng,non
seulement àla findu
mot,mais
encoredevantune
voyelle appartenant àun
suffixe.Exemples
allemands : zan sang; zinen singen 'chanter'; anglais: siiïsing 'chanter',sii'wosiûjx singer 'chanteur'.Le
g suédois de gannagagna
'utiliser', rsnna régna'pleuvoir' sonnecomme
en catalan. Voj'ez II, D.Pour
laconsonne
nasale vélairesourde(lencastillandeenxùto enjuto, fanxar zanjar, ânxel ângel, finxlr fingir) qui a lamême
articulation
que
n sonore, voyez, p. 7.24.
—
if. Voir p. 25.Pour
9 sourde, voyezp. 7.25.
—
tf.Consonne nasale prépalatale sonore. — La
partie antérieure
du
dos de la langue,ou
le dessous de la pointe decet organe, articule contrela région concavedu
palais dur.Pour
laconsonne
nasale prépalatale sourde qui a lamême
articulation
que
u sonore,voyez
p. 7.—
17—
26.
—
M.Consonne nasale dentale sonore. — La
poin- tede lalangue ou ledevantdu
dos de lalangue, articuleou
con- tre le rebord interne des gencives supérieures,ou
contre la face interne des incisives supérieures,ou
contre les arcades dentaires.Pour
la consonne nasale dentale sourde qui a lamême
arti- culationque n
sonore, voyez p. 7.27.
—
tn.Consonne nasale dentilabiale sonore. — La
lèvre inférieure articule contre les dents supérieures.
—
C'estVn
italien à'iptvidire inviare, itnvçrno inverno.
D'après M.
Storm
on constate cet tndans
le norvégien;M. Jespersen
letrouve dansleslanguesScandinaves, dans l'alle-mand
et l'anglais;M. Lenz,
allemand, le prononce luimême,
et M.Balassa
le considèrecomme un
sonnormal
pourle parlermagyar,
dans lesmêmes
circonstances qu'il estemployé
dans le catalan et majorquin.Pour
la consonne nasale dentilabiale sourde {Vn italien et castillan de itnfimo infimo) qui a lamême
articulationque m
sonore,
voyez
p. 7.28.
—
m.Consonne nasale bilabiale sonore. —
Les lèvresarticulent l'une contre l'autre.Pour
laconsonne nasale bilabiale sourde qui a lamême
arti- culation quem
sonore,voyez
p. 7.29.
—
;.Consonne affriquée sonore. —
C'est le ; nor-mal
de l'anglais; le g italien de ji-.ro giro, jenyo genio; les gi ita- liensde jorno giorno, ju giù.30.
—
(.Consonne affriquée sourde. —
C'est le ch cas- tillan; le c italien de èi:bo cibo, te:na cena; les ci italiens de éarla ciarla, cq ciô.II.
Prononciation du Catalan
A.
— EXEMPLES DES VOYELLES
yj : C'est le son asyllabique
normal
d'i atone :seyçm seiem;—
le son syllabiquenormal
d'iatone aprèsi tonique : Uiy triï,—
d'i tonique après i atone : piysim piissim;— du pronom M
après * atone : pénsiypensi-hi.
i: C'est l'i
normal du
catalan;—
le son d'eou
i protoniques dans isijlestil istil, jstitt estiu istiu, djpçi'ziitdepôsitdipôsit.[jT : JJe atone de
Santa Coloma
de Queralt dans lis ka'zjs les cases,tjz dçnis lesdônes;l'imajorquin
de hçija beia,f{m
fuia.]f: C'estVe fermé : f/ ell, diÀÇdire,
neh
néta; \'e atone mcdialdevant
a toniqueou
atone : kijnrea conrear,kiççsio creaciô.[e :
Ue
atone de Valencia et de Lérida.]f: C'est \'e ouvert : nçn nen, elç aie, n(!3 nèta; \'e atone ou mi-tonique
du
préfixe ex- dans desmots
telsque
ex-ministre, ex-presideni.f: C'est le son
normal
d'à, e protoniques : demçti demati, Iç Ijtio laUevor.3 : C'est le son
normal
d'à, e posttoniques : bid3 vida,çma home.
a : C'est l'a tonique
normal
: sasa, pas pas,pM3
pare.<i : C'est l'a tonique devant /
du même mot
simple : st}t sal,PqÎs pala, sais3 salsa.
ç : C'est l'o ouvert : g/çs gros, eeçaixô,dçn3dôna.
[o: L'o atone de Mallorcaet Valencia.]
: C'est l'ofermé :
pom pom,
reoraô, don3 dôna.Il :C'est
Vu normal du
catalan;—
le sonnormal
d'o atone;—
19—
d'uo dans kijlidia quotidià, kiisien quocient; d'o
ou
ou dans ijfitoet ouet, buas boas bouàs, pi/a poar pouar; d'oo dans ktirdina coordinar,kii-pçÀacooperar, kup{xiHb3 cooperativa; d'«
ou
tiufinals dans indib{dii individu, ki^ntini^ continu, stipçrflt/ superflu, etc.,que
quelques unsécrivent individuu, continuu, superfluu, etc.w
: C'est leson asyllabiquenormal
d'u atone entrelesautres voyelles:kqwdn
cauen,fiwçtt riuet;—
leson syllabiquenormal
d'o atone aprèsutonique:nifw nuo; d'w tonique aprèsoatone :nnmsrv
w numéro
u.Remarque.
—
j tonique,ç [ce, f], « tonique,o,ç [o], devant /de lamême
syllabe, s'articulent plus en arrière : mil mil, sçlcel, bçt vel[majorquin sœtcel, vel vel], bfgi)!bagul,folrnfolro, golfssgolfes, bol vol [majorquinv^lvol]).Devant
/intérieur initial de syllabe, l'articulation de la voyelleestmoins
retirée :pih
pila, j(h gelatçts tela[majorquin jceh gela,t§i3tela],
muh
mula, fujgotg farigola,mçh mola
[majorquinmoh
mola].3 oscille entre 91et pt : foscilleentref-<et fi.
a et a majorquins, valent respectivementa>- et g>-.
B.
— EXEMPLES DE DIPHTONGUES
I. Diphtongues croissantes
a. Diphtongues croissantes après voyelle ou à l'initiale
Toniques:
yeie : eskçyén escaient, çzgçyçsis esgaiessis.
yç ie : seyem seiem, l^yçta Laieta.
ya ia : bgydm! veiam, nuyasa noiassa.
De même
dans l'ad- verve ya ja.yg ia, lia: rçyàl reial, rçyaUns reialme; tjyql ullal.
yu iu : ynt3 iute.
yçio,
Uo
: çsp§yçsespaiôs, esp(yç-z9espaiosa; fvyçlsfullola.—
20—
yç io : nuyôtt noiot, eskeyçh escaiola.
De même dans
le pro-nom
yçjo.wl ui : s{Âiwist0 sarauista.
w( ue : fidewè iideuer, enkÂcwesisencreuessis.
wç
ue : pik/içw(m encreuem, h§wçt9 veueta.wa ua
: pïk{wars9 encauar-se, bewass veuassa, rjwad^ riuada.wa
(dialectale)ua
: powdipoual.wp uo
: p^wo peuô, p(wôns peuons.wç uo
: kUwôtt clauot, ktewçta clauota.[Majorquines
k
lie : fiiiétd fulleta.—
we ue: p'ikÀçwçm! en- creuem!,vçwe(3 veueta.]Atones
:ya ia, ie : içyatoia, dçys deia,duyan duien.
yf ie,ia, lia : fiyifô reietô; ezgçyexé esgaiaré, feyelrzs reialesa;
tiyel^tt uUalet.
y;./ io : {spiy{izlsim espaiosissim.
wiui : pikÀçwi encreui.
le»?
ua
: s çnkaws s'encaua.w^-ua,ue :çnk*çwi4encreuaré;\st[w§jâ
ou
(stiwfjâ estiuejar.p. Diphtongues croissantes après g
om q
Toniques:uiiii : lînguistalingiiista.
u( lie : sçguen segiient,fÀçkuçnfreqiient.
uçlie : ihe^iguçm averigiiem, fxçkuçnsi9 freqiiencia.
ua
ua
: gudn guany, kuatis quatre.uq.
ua
: iqual igual,ku^tsfMl qualsevol.uo
uo
: 9iguos aiguôs, ekuos aquôs.uç
uo
: 9i_giwt9 aiguota, ktjçia quota.[Majorquineuflie: çt)§Àiquçm averigiiem.]
Atones
:uiiii: çmhiquitâttambigiiitat.
u9 ua, lie : ehçjiig'P averigua, Id'igip llengua; ibçAJqijgs averi- giies, Ijiigijas Uengiies.
—
21—
neua,
ûe
: guevà guanyar, kuidA^tt quadret, i^uçltâtt igualtat;9^ufMd9
aigiierada,fx§kuintd freqiientar, ku(stiôqûestiô.2. Diphtongues décroissantes
Toniques:
(iei : hîllei, fein^reina.
ciei : sçrhçiservei,/fiwfeina.
ai ai :
mai
mai,aij3 aire.ni ui : çiùiavui,ktiitd cuita.
cioi : çpçi apoi.
pj oi : n^i noi, èpùp boira.
j« iu : niuniu, 6fM.<^ viure.
(Il eu :M?" neu, euqs euga.
f« eu : p(tj. peu, f«f'« aneu, s(ui9 seure,kxçiu^ creure.
^M
au
: plçu plau, Â9«^3 caure, t^ubtaula.OK
ou
: pou pou, fpM,o roure.çu ou : 6(i« bou, ptôu plou, môius moure.
[Majorquines ?/ei : s^rî^fV servei, /«m3 feina.
—
çu eu : ?«/;/.'aneu, kiçttjiscreure.]
Atones:
ai ai,ei : aijôs airôs; rsinçtareineta,fmnadsfeinada.
(/(ui, oi : ktiijâ cuitar; btiijind boirina.
\u iu: biuÂÎmviurem, pi^rtesiuportessiu.
m
eu,au
:(ugçsada eugassada, s^uiçm seurem,pçrlahiu parla- veu;pkiuâ
plaurà, kçiu?-cauré, kçiuiscauria, tçuUtaulô.ou
ou
devanta: rôijAfds roureda, plôi_uâ plourà, kôijxf coure, môttAJamouria.ou et
vw
: variétés de prononciationpour
oudevant
à.La
variété on estdialectaleen Catalogne,
mais normale
àMajorque
et àValence.Outre
ou, ou etuw, on entend aussi(u et ?<.—
22C.
— EXEMPLES DE TRIPHTONGUES
a. Triphtongues après voyelle
Toniques:
yçu ieu : ezgçyçii esgaieu, sçyçu seieu.
yi}u (dialectale) iau: çzgçyàu esgaiau.
wçii
ueu
: ei'ikyiçw(uencreueu.wan
(dialectale)uau
: çiikuwàn encreuau.[Majorquinesiau iau:çzgeiju esgaiau.
—
iju ieu :{zg(iju!esga- ieu!; w^uueu
: fitkMwéu!encreueu!]Atones
:yiH ieu, : sçypj sèieu. diiyni dûieu.
p. Triphtongues après g
Toniques
:uai ûai : guaitaguaita.
lieu iieu: gbçÀJguçu averigueu.
tj^u (dialectale)
uau
:(leÀiguàu averiguau.[Majorquine«f«iieu: çbe^jguçu! averigiieu!]
Atone:
U9iuai : guai^tâguaitar.
Remarque.
—
Variétés de prononciationpour
oudevant
x:outre la diphtongue ou, normale à
Majorque
et à Valence, et dialectale en Catalogne,on
entend iiw, diphtongue décroissante, eu et ;./.La
variété fH confond le futur et le conditionnelde
plçiU9 ploure, koux^ coure, avec le futur et le conditionnelde plgijM plaure,kquM
caure.La
variété uconfond
plotirà, coiirà,avec pit,ud plorar, ktiÀd curar, et le conditionnel de
moure
avec l'imparfait d'indicatif de mu/i morir.—
23D. — Exemples de consonnes
Plosives
g g devant u, o, a, r
(=
^)ou
1;gu devant
e, i : engtjnia an- gunia,ingijî'i engolir, kungost congost,pigdtt-engany, e4çng9 arenga, pigxun? engruna, reiigU rengle, gijstgust, g{Ulm gotim, gçrgs gorja, gt}U3 galta, girbU garbell, gM^s gros, glas glaç; f^ng9s arengues, l(ng(l9 llengueta, mengexamanguera,
pigib anguila,g§H
guerrer, gffa guerra, gia guia.k cdevant u, o, a, r
(=
/), 1, tou
c(=
s); qdevant u (=
u);qu devant
e, i : k{i3cûa, kunil conill, kcs côs, kqls calç, k(mi cami, krpicreu,AWw
clau; fA('(//acudir, reknlzdrsa recolzar-se, reko recô, iijkd tocar, pfo oca, MaA;/3 nacre, ekt^^i aclarir, ekliu actiu, çksiô acciô; Aî/ai/s quatre, ^/(«s/fô qiiestiô, (ntikuaxi antiquari, JÀçkuçn fréquent; k§ââ quedar, kees queixa, kinz9 quinze, pfos oques, çk(l aquell, ek'i aqui; cou
g finals : fMsk fresc, fçkk foc; /«VA llarg,pAçhkk pràleg.g,
majorquin
g devant a;gu devant
e, i : eûgén engan,f-tf»??arenga,,ç'(.î//3 galta, gerhfl garbell; (Xptps arengues, IjijgçtJ llen- gueta,Uégf-i^ fanguera, (>jgii9 anguila,
gpf
guerrer, gœ-rs guerra, gi9 guia.k,
majorquin
cdevant
a;qu devant
e, i : k^ts calç,k^mi cami,iokii tocar,
oh
oca; kçdd quedar, Itees queixa, kinza quinze, okas oques, fikfZ9 riquesa, ekél aquell, eki aqui; cou
g finals : lârkllarg,pjohkk prôleg.
d à : band3 banda, ttiand-o
mandra,
bildô baldô, mçîdxd mol- dre, dos dos,dramd drama.
t i : tç io, Uçs très, gçts gota, kii^l quitrà; t
ou d
finals:ki)r{ curt, k/iil crit, buittbuit, bérlverd.
6 b, V : (nmbd tombar, ombxa
ombra, îambh
rambla, bq bo, bÀ\ bri, blc^u blau; j^wèfrf enviar, bî vi, 6f^p vagô.p p
:pd
pa, ^,</wî prim, ptomd ploma, sops sopa, f//>/f'xiprer, epleni aplanir;
b
oup médiaux ou
finals : k^pta captar, kaps3 capsa, {sk^rp esquerp,kdpp
cap, difpta dubte, b^lp balb,kùpp
cup.24
Glissantes
A r : /f/3 fira, gAip grua, àju}g9 droga, hiâs braç, af-<3 agre,
f(i4
padrf,/)s)6^9 pobre; ^^/a criar, Uôstroc,^^a'rtprat,^mo
freixe, sukissucre,^f<.<ô patrô,çpÀinm
aprenent, sçfm safrà.Roulées
r r :/ar^3 farga,jurjâforjar, hçrjaverge,izhirzéesbarzer,ki^rdp cordô, garbs garba, s^rbilcervell, pçrh perla, arna arna, forma for-
ma,
kdrncarn, /f>wferm; èa^-fobarca, pçrta porta, «y/>3 urpa, drk arc, Sf>^ serp, kumbçrsaconversa.f r : f^/w raïm, hilfatt colrat, onrs honra; rr intervocalique;
r
ou
rr, dans quelquesmots composés
: pmjçrçbaspenj a-robesou
penjarrobes.Fricatives
^
g,gu
: sigij. segur, dfgijtâldegotall,fiigô fogô, nfgçsi negoci,lijgâllogar, negx9 nègre, igîçbars9 aglevar-se, çrga orga, lîgû algù, d(zgtUl desgavell, dezgAdsia desgracia, ezgîâi^ esglai; gxugén gro- guenc, seglseguir, çrgas orgues,felg^AS falguera,ezg^râesguerrar.
/j
davant
a, o, u; gdevant
e, i:jâs jaç, jiigâjugar,joh
jove, plij'ij pluja,çifçrja alforja, t^Açuja taronja (quelquefoisdevant
e:;Vz//sJésus);
jUâ
girar, jçndxg gendre, Ifjl llegir, marjamarge,fijé Alger, diumenjgdiumenge.f X, ix finals; ix
ou x médiaux,
après a, e,u
syllabiqueou
o:efkkxic, pçrcu porxo, gat/eu ganxo, gieguix, gieaija guixaire, r(}U£3
rauxa; bâe baix, fée feix, g4ue gruix,
môe
moix; kacs caixa, kecé caixer, reea reixa, médiusmaduixa
bueçda boixeda, bocus boixos.Dans
quelques parlers, l'i orthographiquede ix vaut /.r r : bàjrçlju baix-relleu, d^zrubdâ desrovellar.
zz, s: zçî zel, kçtorza catorze, kolz3 colze, bri^nz'ibrunzir; kç'zs cosa, ezgeyâ esgaiar, dezdçij desdeny, bizba bisbe, ^zb^xd esverar, bçzly,m vesllum, beznUt besnet, ezms esma.
s s: sol sol, persians persiana, piilsçguspolsaguera,pçnsd pen-
sar, moska mosca, pisto pastor, besp3 vespa, dçsfé desfer, rlsk risc, most most,
mds
mas; ss intervocalique; sou
ss dans quelquesmots composés
tçkisçn tocassônou
toca-sôn; cdevant
i, e : s/w—
25—
cim, S{1 cel, s§tisli3 celistia, bi.isj boci, f§si racer, iFfs^uarsa arrace- rar-se; ç: kçpsâl capçal, fçrsa força, duîsô dolçor, k^nsâcançô, fçlis leliç,
mars
marc,dçlsdolç, ihçns avenç, ib^çsdabraçar, plass plaça, Uçst^ittraçut, plumisôl plomiçol.d
d
; biâd vida, peâ^i pedra, b(rdoverdor, pçrdjs perdre, dçzd}desdir.
t;
V
: à Majorque,au
Vendrell etau Camp
de Tarragone.Dans
la plus grande partiedu domaine
catalan, valencien et roussillonnais, v ne se trouveque
par assimilation vocalique d'/- /f :f(im fum, //(Itfret, fh^e fluix, kçfç café, suf4 sofrir, eflued afluixar, btjf buf.b
h
: sçbç saber,Ub^
Uibre, kirhçcarbô,marhg
marbre, eib^rk alberg, çzberk esberla, ezhx-inâ esbrinar;v
: abi-avi, serbî servir, çstqlbiestalvi, dezba4desvari.Latérales
111: lokkHoc,çll alli,çzlçbisadgesUaviçada, enlij§rndenlluernar, gdldindi gall-dindi, «/ull; //tll : railsratUa.
Pour
/sourdvoyezp. 7.il :
k
ka'Z9 la casa, tikittliquid, gaîd gala, bi^rb burla, tingh ungla, sçmbîd semblar, ghuia gloria, blçbô blavor, dezglds desglaç,liblltloblit, rçzotdji3 resoldre,folrti folro, kutgd colgar, bçljik3 Bèlgi- ca, sqlz3 salze, çîbçrkôkk albercoc, setba selva, beînea4 balneari, {Imçins almoina, w// mil;//11 :fetlçM fallera.
Pour
/ sourd (ki^M claror, piiijàs plujôs, ftaijs flaire, etc.)voyez
p. 7.Nasales
n ne final : jôn jonc :
—
ng, final : sdn sang;— n
: ning^- ningù, Ipigçta llengota, ({ingada tongada,çngçm
enganyar, mi^çnga merenga, kotïgiscongre,singtçitsinglot;maçiigasmerengues,feiigexa tanguera, ezljngillesllanguit;—
g devant n : diiiw digne.Pour
II sourd (kttnkùrs concurs, blenkç blancor, finka fin- ca,etc.) voyez p. 7.»i, majorquin,
ny
: ijgùonyanyo, ai} any; n : totiggds tongada, pjgfnà enganar, mneijgdmerenga; mçMijgasmerengues, ffégerstan- guera, izljngittesUangit.—
26—
Pour
XI sourd (ans anys, jinJ;e finca, sans sangs, etc.) vo- yez p. 7.;;
ny
: yay// nyanyo, as any;n
: menjâ menjar,diumfttjsdiu-menge,
disthjgitt distingit, enUsti enllestir.Pour
H sourd (dus anys, pnijeâpunxar) voyezp. 7.n n
: nçnd nena, rcndd renda, TespondA? respondre, knntiu con- reu, (ntdiiarsd enlairar-se, pinzél pinzell, ibérn hivern, son son;nn nn
: feunnâ tarannar, ennnbidarss ennuvolar-se, innnhesiô in- novaciô; tnkoniid cotna. [gmajorquin
devant n : dijxnodigne].Pour n
sourd (spxti sentir,enUâ
entrar, kijnsôl consol, etc.)voyez
p. 7.m
: [à Majorque,au
Vendrell, etau Camp
de Tarragone,n ou m, devant
v\Dans
la plus grandepartiedu domaine
catalan, valencien etroussillonnais,m
ne se trouveque
suivi d'un f pro- noncéV devantun phonème
vocalique.Pour m
sourd ((fnfllâl enfilall, k{ipifjiuntâ confrontar, etc.)voyez
p. 7.m m
:mnmçn moment,
lujmbdbombar, sçmhM
sembra, tm-blp'iki emblanquir, çrm erm,
rdm
ram; dans sumfijjxs somriure,k^iumug
columna, k{tndemn9condemna,
imns himne, stttemniQl solemnial; dans sirhumbelesio circumvalaciô, ùembio tramvia, etdans
quelque autremot; ndevant v
: kijmbeni convenir;mm mm:
kummçuxa commoure, {mmitUâ
emmotllar,immçns immens.
Pour m
sourd(kçmpano campana,
sçmpxd sempre,râms
rams, etc.) voyezp. 7.Affriquées
j
[Camp
deTarragone
: j, g, initiauxou
après liquideou
n:jds jas, jugâ jugar, jezns Jesûs, elfçrja alforja, iç-ioup taronja;
î'iÀâgirar, jendAdgendre,
marp
marge, (IféAlger,diumçup diumen-
ge :—
tj, tgmédiaux
: viejâ viatjar, di'zijtjsdesitjos, viafo viatge, knreji corretgir.]è[lech valencien de la graphie populaire. Les graphieslitté- raires (valenciennes) sont ;
x ou
j initiaux t'anùe xantre jantre;X ou
g initiaux : êjkk xic jic; j : t'asjaç, êudr jugar, eesùs Jesûs;g
: êijargirar,cendM
gendre, kofeêlr corregir; après liquideou
n: j :aîfçrca alforja, boUaka boljaca, taMtjêataronja;g : marée marge.—
27—
aîèer Alger,dnmnjêe
dumenge;
jou x
: gayéoganjoganxo; gou
x:pçree porge porxe; tx : eskleêaescletxa;j
ou
tj: plui'apluja plutja, biacdrviajarviatjar, desiëosdesijos desitjos; gou
tgou
tj : biaêe viageviatge viatje; ig faê : raig.][Camp
deTarragone
:x
initialou
après liquideou
n : éantia xantre, éikk xic, pçrén porxo, ganêu ganxo; tx bttéaka butxaca,(skleèd escletxa, çsklêesquitx: gig, finals :d^ziêdesig, râc raig.]
jî : prononciation
normale
de tjmédiaux
hiejjâ viatjar, d(- zijjus desitjos, kjji Uetjor, pij'p!pitja!;detg,devant
i,enopijîis!no
pitgis!, bijîîéviatger, biajjo viatge; de dj dans lepréfixead +
j
çlîi'kliu adjectiu.
éê: prononciation
normale
de tx buà'aks butxaca, eskleUa es- cletxa, çsk'icéesquitx; de ig finals, après a, e,u, o ràcè raig, pis^êi passeig, pijic puig, gôcègoig;de gfinal aprèsidezlU desig.44: tz
médiaux
ge44<i^3 gatzara,dç44^ dotze,bi^44inâbotzinar, mçgi444mmagatzam,
ijri44Q horitzô.// : ts
médiaux
puftépotser; tsfinals gâ(t gats, //// Hits, tu (((tuets, pç^fttparets,
m^U
muts, tôH tots, g^ffgots.Remarque.
— Dans
la prononciationcatalane,comme
danslaprononciation normale castillane et italienne,
Vn
intérieurde mot,ou
finald'unmot
plusou moins
proclitique, etïm
devantune
labio- dentalefricative,assimilent leur articulation orale àcelledu
phonè-me
consonantquilessuit:uiï gertiçlun
garbell, idii kdrtan car; [yngçrbfl, tân hâr,
du
Majorquin]; tjn tiamiun
nyanyo, eij lôkk enlloc, tâu jobstan jove, un eikkun
xic; pttaUg
en l'aire, fânfos tan ros, gidnz('l gran zel, bon sertbon
seny; [bftn vistben
vist,lùm
v'ivdllum viva, à Majorque,au
Vendrelletau Camp
de Tarragone], {ivtfokkun
foc, faptfhuôsram
flairôs, b(>;t bisiben
vist,gxdm mql
gran mal, sdni boiSantBoi, sijm pax9 son pare.Devant consonne
fri- cative,ou
latérale,ou
r, les nasaleshomorganiques
sont formées avec rétrécissementoral et deviennent plusou moins
réduites.Consonnesfinales dansla liaison
Les plosives sont soufflées (/ay/e i pAÎm llarg i prim, rèp çl d'imars reb el dimars); les affriquées, les fricatives, vélaire ou palatale d'arrière-- s, bilabiale-{s, deviennent vocaliques (wj/'/J
—
28—
vH^i
mig
obert, lô44Ç vn9 totsa una, eîmetq aiM
el meteix aire, h(Z\ ves-hi, dôz dus dos anys, pôgz çmas pocs homes, kâbzçlegxds caps alegres); mais, à la finale d'un verb impératif,devant
les suffixes u ho, /hi, lesconsonnesradicalesont lamême
valeurque
devant
lesvoyellesde flexion (p(rd{i perd-ho, f(l>l reb-hi).III. Transcriptions
phonétiques
EL PARENOSTRE
Pare nostre, qui estau en lo cel : siasantificat lo vostre sant
nom;
vinga a nosaltres lo vostre sant règne; faça's, Senyor, la vostra voluntat, aixienlaterracom
se faenlocel.Lo
nostrepa
decada
dia donau-nos, Senyor, enlo dia d'avui;i perdonau-nos les nostres culpes, aixi
com
nosaltresperdonam
a nostres deutors; ino permetau que
nosaltrescaigam
enlatemp-
taciô, ans desUiurau-nos de qualsevol mal.
Amén.
pai3nçsiis, kçstqwçn lif sfl,
sh
' siniifikadl\i t)çstx9 sânnçm;
bing(* nt,izi}tlMZ l{t hçstM sân rennp;fas9s', sçnç,
U
içsU9hduntat,(C{ inl{ ifrs
kçm
sffdn
lu sél.lu nçst/ç
pâ
d( kada did dtinqun^s, sçttQ, çn t\idû
d{h^i; j p^r- dunaunvz 1(Z nçsii9S k{4p9s, eeikçm
n{izqltx3spçrdunam
i nçsU9Z dçutos; i nç pçrmçtqu kçr,iiz(iîtx3s k(igam çn Iç içmtesiç, ânz dçzlju- jiq^tinuzdf kuq,ls§bçlmçl. emen(populaire : çme)} jfzus.)I) ^ki-
—
2) bifïgi e.—
3) fasis.30
—
Voldria veure't
com
ères,com
èresquan
ères viva, rosada, fresca, i alegrecom
l'esclat d'unhermôs
dia, avuique
pàllida, i freda,i en tristor de
mort
dormida, t'haigd'acompanyâ
a la fossa, al cap-vespre d'unmal
dia.El
solhermôs
tornarà, aquell sol de ta alegria;el sol
hermôs
tornarà:tu
no
tornaràs,ma
aimia.bidd49 ttçuxst
kçm
çà9S,kçm
çMSkuan
U9Zi'ihs,ruzaâo,f/çsko, y çlegxp,
kçm
içsklaA dun
ermoz d\9, çhji kçptftjds, ifÀçda,y ent^slo dç niôrâimn\dg,
taj dçkipnpinci-'
h
fps9,çlkab bçspÀOdipn
mal dp
(l sçlçrmçs UirniM,
çkçl sçid§ tit(q4^:
ekçl soiçrinoslurnçM,
i{i noiurneMZ,
m
mnij:'l) Forme poétiqueoulittéraire.
_
31—
D'enyorances d'una
morta
faré sols
ma
companyia:el
meu
corno
aimarà'mes que
d'amers de l'altra vida.I en quina miseria viuen! Eli, pobre vellet
que
se'nva
delmon,
ell, i sa néta, unie consoldeles sèves pênes. jRellogats, sota terrât, enuna
sola habitaciô,no
gaire gran, baixa de sostre! Les bigues sonmig
podrides, l'emblanquinat de la paret negrôs, les rajolesesquerdades.La
clarordelcel nientraperuna
solafinestra:des d'alli, el
bon
avi i l'orfenetaveuen uns
jardins molt grans i plens de flors : elbon
avi i l'orfenetase'ls miren tôt sovint, perôno
en reben cap olor.df î//(ia;îS3zd{indmorts flA? sçtz
me
k{impitfp;ft
meu
kôr nosimem
' m^s k}demon
delqlui h'ida.ly pi k\n3 mizcÂid
Vvwml
il, pçhid bflçike sçn hâ del mon, él, ise netd, ijnik knnsçl de Iç sehis pçn^s. jfehjgafl, sots tçrat, çn {ino sçi- çbitfsio, nogaij9 g/,ân, baes de sçst^l lez bigs son mie pijd4dss,
tembte.nkinad deleperçd negxçs, Içr^jçhz eskçrdadss. le klno del sçli çntxs pçÀim? sçh/{nestxs : desd- elj, el hon abiy Içnrfençis bewon i^tp
jerdinz r.iolgiânz ipl(nz de flos :el bon abiy
h
wfenets se Iz mixsntôt titbîn, pexo no n rebsn kdp\ilo.
i) Formepoétiqueoulittéraire.