MDDELCC Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Sciure Résidus de bois résultant de la coupe mécanique du bois à la scie. Correction du calcul du seuil de pourcentage pour l'acétaldéhyde et analyse des résultats au 99ème percentile.
Présentation des démarches et des résultats sous forme de deux scénarios : Actuel et Futur en plus de l'apport du projet et des ressources mobiles. Dans le cadre de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ), le projet a été soumis (#REF aux premières étapes du Comité d'examen (COMEX).
LOCALISATION
PÉRIMÈTRE UTILISÉ POUR LA DÉMONSTRATION DE
Bien que la scierie et le projet soient situés au milieu d'un terrain public, il y a une limite (cadastrale) contrairement à la plupart des projets du nord du Québec. Pour un projet sur le territoire public, l'approche proposée par le MDDELCC pour les projets miniers dans le « Guide d'orientation - Préparation et réalisation d'un modèle de répartition des émissions atmosphériques - Projets miniers » indique que la démonstration de conformité doit être effectuée à une distance de 300 mètres des installations, mais ici la démonstration est effectuée à la limite cadastrale tel que l'exige le MDDELCC. Selon les résultats démontrant que l'impact maximal du projet se situe soit à la limite sud du terrain, soit très près de celle-ci, Barrette-Chapais travaille actuellement avec le MFFP pour louer ou acheter une zone au sud du projet (avec une profondeur supplémentaire d'environ 400 mètres).
L'ajout prévu sous la forme d'une zone orange (zone tampon lors de l'acquisition ou de la location). Les résultats de la modélisation sont présentés pour la limite cadastrale existante, mais l'ajout de terrain est représenté sur les sorties graphiques pour démontrer que l'effet maximum du projet est couvert par cette nouvelle zone.
APPROCHE GÉNÉRALE ET MODÈLE UTILISÉ
CONSIDÉRATION DES BÂTIMENTS
INFORMATION SUR LES SOURCES
- SOURCES EXCLUES
- PROCÉDURES EN PLACE (MITIGATION DES ÉMISSIONS)
- IMPACT DU PROJET SUR LES INTRANTS/EXTRANTS
- MODÉLISATION DES SOURCES MOBILES
Émissions fugitives des bâtiments et des transporteurs : Supposées négligeables sous réserve d'une gestion diffuse des particules effectuée par Barrette-Chapais, qui sera maintenue. Les activités génératrices de poussières dans les bâtiments sont desservies par des unités de traitement d'air. Les wagons sont chargés dans une zone pavée située entre les bâtiments de l'usine et le projet, et la majeure partie du produit est emballée.
Le ralentissement de l'industrie papetière a accru les stocks de copeaux (qui sont actuellement en cours d'expédition). La surface exposée du pieu est considérablement réduite, donc les émissions liées à l'érosion éolienne sont réduites.
SCÉNARIOS D’ÉMISSIONS
APPROCHE D’ESTIMATION DES TAUX D’ÉMISSIONS
L'ajout de condensables (estimés à l'aide des facteurs moyens de l'étude Envirochem pour les condensables provenant d'autres sources de filtres à manches présentés dans le tableau 2-8) est effectué pour estimer les valeurs PST et PM2,5. Calcul d'un facteur d'émission non contrôlé (en kg/VKT) pour chacun des déplacements pour les PST et les PM2,5 appliqué au volume de déplacement pour chacun des déplacements (calculé en fonction du tonnage transporté et de la capacité de transport des camions ). Pour les expéditeurs – fugitifs lors du transbordement : Application de facteurs (approche mémo EPA Région 10), en fonction du type de matière manipulée (humide ou sec), appliqués à la quantité de matière manutentionnée sur une base horaire.
Pour l'érosion aérienne des tas de copeaux : Calcul du facteur d'émission (en kg/m2) à l'aide de l'équation de la section 3.10.2.5 du Guide minier du MDDELCC pour les PST et les PM2,5 appliquées à la surface exposée11 de la batterie. Le tableau 2-6 présente les taux estimés pour chaque source (les détails sur les sources mobiles ou l'érosion éolienne sont présentés dans les annexes C, D et E). Sous ce tableau, les pourcentages d'émissions de PST et de PM2,5 associées aux sources mobiles pour les deux scénarios sont présentés.
Pour les particules, selon les hypothèses retenues, le projet conduit à une augmentation des PST et des PM2,5, principalement liée à la source CHAUD2 (58% des PST et 74% des PM2,5 dans le Scénario Futur). Pour les PM2,5, environ 21 % des émissions sont liées aux sources mobiles pour le scénario actuel et 4 % pour le scénario futur. Une difficulté dans l’estimation des émissions de ces types de projets est qu’il n’existe pas de facteurs d’émission spécifiques pour les séchoirs rotatifs à granulés à contact direct12.
Les approches et hypothèses multiples utilisées pour les sources mobiles (camions et chargeurs) conduisent également à un niveau d'incertitude relativement élevé sur les taux d'émission estimés pour ces sources (PST, PM2,5, NOx, CO et SOx). Le tableau 2-4 présente les normes ou critères et les concentrations initiales associées ainsi que les critères préliminaires ou seuils d'évaluation fournis par le MDDELCC pour les contaminants rejetés. La concentration modélisée pour les sources d'émission est ajoutée à la concentration initiale pour comparaison avec la norme ou le critère.
DOMAINE DE MODÉLISATION ET RÉCEPTEURS
TOPOGRAPHIE
MÉTÉOROLOGIE
Durant la même période, les sondages aérologiques effectués à la station de Maniwaki (OMM. #71722) ont également été fournis par la compagnie Enviromet International inc. Sur la période, selon l'analyse qualité réalisée par AERMET, les données aérologiques sont complètes à plus de 99,22%. La rose des vents du fichier de surface (SFC) généré par AERMET est présentée à la figure 2-10.
Malgré la présence de vents de toutes directions, on note une prédominance de vents d'ouest, en accord avec la circulation atmosphérique moyenne sur le Québec et l'Ontario26.
TRAITEMENT DES DONNÉES MÉTÉOROLOGIQUES
Cependant, l'utilisation du sol pour les zones commerciales/industrielles/de transport s'est vu attribuer le code 21 (résidentiel à faible densité) dans le fichier original et a été corrigée au type approprié, le code 23 (spécifié ici comme site aéroportuaire dans AERSURFACE). Saisons ajustées (voir Figure 2-11), en utilisant ces mois dans AERMET pour les paramètres mensuels calculés. Les figures 2-12 et 2-13 montrent le fichier d'entrée Geotiff (USGS NLCD92) tel qu'utilisé pour la région de 10 et 1 km, ainsi que les secteurs choisis.
On constate que sur la région de 10 km le type de forêt (conifère et mixte) prédomine, mais que pour la région de 1 km l'usage varie selon le secteur. 34;Ajuster la vitesse de frottement de surface (ADJ_U*) » a été appliqué dans AERMET pour le traitement des données, donc l'option « Vitesse de frottement ajustée » a été appliquée dans AERMOD.
DÉPOSITION DES PARTICULES
Les résultats sont exprimés en µg/m3 et en pourcentage pour comparaison avec des normes, critères, critères provisoires ou seuils d'évaluation. Pour les émissions de NOx, l'application de la méthode 2 (OLM) pour la région de Chapais implique l'utilisation des valeurs d'ozone suivantes (fournies par le MDDELCC). Le tableau 3-2 présente les résultats de modélisation pour les polluants avec des normes, des critères, des critères intermédiaires ou des seuils d'évaluation (par comparaison).
Pour certains composés, les résultats sont présentés pour différents scénarios modélisés27 lorsqu’ils sont utiles pour comparer les contributions de différentes sources. La valeur maximale modélisée pour l'acétaldéhyde dépasse le critère intermédiaire dans un délai de 4 minutes, mais ce seuil peut être dépassé jusqu'à 1 % du temps sur une base annuelle. Le tableau 3-3 montre les résultats au 99e percentile et pour toute la période. Cependant, comme le montrent les figures A-8 et A-10 (annexe A), l'ajout de terre élimine les dépassements de PM2,5 et de PST émis par le projet.
Pour l'acétaldéhyde et l'α-pinène : les séchoirs existants sont les principaux contributeurs aux dépassements compte tenu du type de ventilation (faible, pas de vitesse verticale), mais surtout par leur contribution importante aux émissions de ces polluants (voir tableau 2-9). Les concentrations maximales modélisées en dehors de la zone industrielle dépassent les critères visant à prévenir les nuisances dues aux odeurs. Toutefois, les critères seront respectés dans les récepteurs sensibles représentés par les camps cris d'Oujé-Bougoumou à environ 2 km de l'usine.
Pour les particules et notamment pour les PST, on constate que les sources mobiles contribuent de manière significative, compte tenu de leur faible hauteur, de leur accumulation à certains endroits et de leur proximité avec le périmètre utilisé pour démontrer la conformité. Pour les résultats à la frontière cadastrale, nous observons une diminution de l’impact des PST lors de la mise en œuvre du projet, mais une augmentation de l’impact des PM2,5. Les résultats graphiques pour la zone d'étude et le scénario futur sont présentés à l'annexe A.
AUTRES EXIGENCES DU RÈGLEMENT
L'étude répond aux commentaires et demandes reçus et présente les résultats pour différents scénarios afin de permettre une comparaison de la contribution des différentes sources. Les dépassements des valeurs limites pour l'acétaldéhyde et l'α-pinène sont principalement créés par les scieries existantes et non par le projet (le scénario ADD.. PROJECT démontre l'ampleur de ces polluants). Guide de modélisation de la dispersion atmosphérique, MDDELCC, 2005 http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/air/atmosphere/guide-mod-dispersion.pdf.
Rapport de caractérisation des émissions - Prélèvement des émissions atmosphériques en sortie de chaudière à résidus de bois - Condition n° 2, Exova, 21 décembre 2015. Demande EPEA : Entwistle Pellet Plant Project32, Pinnacle Renewable Energy Inc., 2017 http://www .pinnaclepellet .com/pdfs/EPEA%20Application.pdf. Étude sur la dispersion des émissions atmosphériques - Projet d'usine de granulés de bois - Rentech, Chapais, Québec - Rapport 021-024 Final, Rév.1, Denis Dionne, 2015.
Maine DEP, Findings of Fact (Irving Forest Product License Change Application), 2017 http://www.maine.gov/dep/ftp/AIR/licenses/titlev/A0409EA.pdf. MDDELCC, Guide d'estimation de la concentration de dioxyde d'azote (NO2) dans l'air ambiant lors de l'application de modèles de dispersion atmosphérique, 2008. Guide d'instruction - Préparation et réalisation de la modélisation de dispersion des émissions atmosphériques - Projets miniers, MDDELCC, 2017.
VKT : kilomètres de véhicules parcourus par jour (estimés à partir du tonnage annuel, du camion moyen, de la longueur du segment et de la période d'activité). Temps de déplacement ou de manutention estimé en fonction de la quantité de matière à transporter ou estimé par Barette-Chapais (voir tableaux E3 à E6). Utilisation de la consommation estimée par minute (voir tableau E1) et les facteurs les plus conservateurs (voir tableau E2).
Les facteurs d'émission utilisés sont les plus élevés provenant de différentes sources, car l'âge de la flotte de camions et les équipements de contrôle ne sont pas disponibles (fournisseurs externes). Les dimensions des moteurs ont été fournies par Barrette-Chapais et sont représentatives de la moyenne pour les chargeuses, mais exagérées pour les camions (en raison des camions forestiers plus puissants).