La estación está abierta todos los días pero los domingos y días feriados el servicio de expediciones está cerrado para ataúdes y urnas
funerarias animales vivos
productos alimenticios anotados en la tarifa N.° 3 cerveza sidra zumo de peras
capullos y hojas de morera flores recién cortadas botes de leche vacíos productos farmacéuticos vino blanco dulce de ciruelas.
E L S E R V I C I O D E E X P E D I C I O N E S E S T Á C E R R A D O .
Enigma
pero por qué diablos esa vieja dama de guantes blancos146 I. Versiones y diversiones de première com mu niante achète t-elle au drug store de walnut street quinze préservatifs ? À Shady-side
au-dessus de Camphire Cleaners La lune :
nécromancienne
Appel à tes yeux le signe de mes bas
de primera comunión compra en el drug store de Walnut Street quince pre ser vativos? En Shadyside
arriba de Camphire Cleaners una nigromanta:
la luna
* * *
Llamada a tus ojos el signo de mis medias
148 1. Versiones y diversiones
Mieux vaut ne rien finir ne rien dé-finir
ne pas fixer les choses par des mots les laisser se frôler
encore capables d ’attouchements les laisser rôder en filaments aimantés à la rencontre d e...
les laisser flotter sans gouvernail Dans leur sillage
indistinct
on peut alors mettre les voiles
B R O N Z E
Pourtant ce n’était pas la première fois qu’elle traversait le Common. Comment ne l’avait-elle jamais vue ? Elle n ’avait pas pu surgir subitement comme ça du jour au lendemain : le journal de l’Université l’aurait immédiate ment signalé. Peut-être avait-on taillé les massifs tout au tor, ce qui la rendait soudain visible, ou peut-être n ’avait- elle jamais pris cette allée transversale, à moins qu’elle fut toujours distraite en passant par là. Par contre, elle savait bien que là-bas, de l’autre côté du parc se dressait, im muable, la statue de Lincoln, grise et morne comme un gant de soie, surmontée d ’un arc-boutant où se dressait une autre statue moins grise, mais aussi taciturne, qui dé-
Más vale no terminar nada nada de-terminar
no hay que clavar las cosas con palabras hay que dejarlas mecerse
capaces todavía de roces
dejarlas rondar en filamentos imantados al encuentro de
dejarlas flotar sin timón En su estela
indistinta
se puede entonces alzar velas
B R O N C E
Sin embargo, no era la primera vez que atravesaba el Common: ¿cómo no la había visto antes? Imposible que así, de la noche a la mañana, hubiese brotado de la tierra -e l periódico de la Universidad lo habría dicho inmedia tamente. Quizá habían talado los macizos que la rodea ban y a eso se debía su repentina aparición o quizá nun ca había tomado ese sendero transversal - a no ser que al caminar por allí estuviese siempre distraída... En cambio, sabía perfectamente que allá, en el otro extremo del par que, inmutable, estaba la estatua de Lincoln, gris y lúgu bre como un guante de seda, dominada por un arbotante sobre el cual se levantaba otra estatua, menos gris aun-
150 I. Versiones y diversiones
passait la cime des plus grands arbres. Dans sa redingote de pierre blafarde, elle se perdait dans la brume, elle-même devenue pan de brume. Elle connaissait aussi, un peu plus loin, au carrefour du Square Walden, l’attirante statue de Sumner (prophète élégant et passionné de la lutte contre l’esclavage) assis, vert, figé, insolite dans sa pose languide de salon, au milieu du rond-point le plus fréquenté de la ville. Et aussi celle qui se trouvait au centre du «campus», du personnage qui avait donné son nom à l’université. Comme on ne savait rien de lui (on ne sait rien non plus de Lautréamont se dit-elle, comment serait la sienne si un jour on Vérigeait f) hormis qu’il avait donné quelques dou zaines de livres et un peu d ’argent pour fonder l’école ; on lui avait sculpté un visage byronien qui, par beau temps, se multipliait dans les reflets accrochés aux hautes croisées de l’ University Hall. Mais elle restait stupéfaite de trouver là, tout à coup, au bout de l’allée, cette silhouette d ’un vert jade presque aveuglant, haute sur son socle, dominant les taillis du côté droit du Common.
C ’est de dos qu’elle lui apparut, larges épaules, la taille bien prise dans une veste aux basques longues, la nuque fournie, grand corps bien planté, le pantalon court bou tonné au genou, moulant des cuisses vigoureuses et les bas gainant des mollets musclés. L ’homme portait un chapeau à haute calotte. Impatiente, elle fit le tour pour le voir de face : les bords du chapeau -o ù la glace avait déssiné une plume brillante- lui ombraient les yeux qui semblaient vivants. Une expression juvénile et intense animait son visage : ses lèvres épaisses s’ourlaient en un sourire indécis. La barbe faisait une ombre légère sur son menton volontaire. Sa jambe droite, un peu fléchie en avant, un bras posé sur sa hanche gauche, sa main refer mée sur un livre, lui donnaient une allure nonchalante et
que no menos taciturna, más alta que las copas de los ár boles más altos. Enfundada en su levita de adusta piedra, se perdía en la bruma, ella misma convertida en bulto de bruma. Un poco más lejos, en la plaza Walden, estaba la atrayente estatua de Sumner, profeta elegante y apasiona do de la lucha contra la esclavitud -sentado, verde y pé treo, insólito en su lánguida postura de salón en medio del crucero más transitado de la ciudad. En el centro del «campus» se hallaba la otra -la del personaje que había dado su nombre a la Universidad. Como no se sabía nada de él (tampoco sabemos nada de Lautréamont, se dijo mentalmente, ¿cómo será la suya, si es que alguna vez le erigen una?), salvo que había dado una docena de libros y un poco de dinero para establecer un colegio, le habían esculpido un rostro byroniano que, cuando hacía buen tiempo, se multiplicaba en los reflejos que rebotaban en los altos ventanales del University Hall.
No, no se recobraba del estupor que le causaba ver ahí, de pronto, a la salida del caminillo, esa silueta de un ver de jade casi cegador, alta sobre su pedestal, dominando la arboleda del lado derecho del Common. Primero se le apareció de espaldas, ancho de hombros, el talle bien ajustado por un saco de largos faldones, la nuca tupida, cuerpo grande y bien plantado, los muslos vigorosos ceñi dos por un pantalón corto abotonado en las rodillas y las piernas musculosas forradas por un par de medias. El hombre estaba tocado por un sombrero de alta copa. Im paciente, dio la vuelta para verlo de frente. Las alas, del sombrero -donde el hielo había formado una pluma bri llante- sombreaban unos ojos que parecían vivos. Una expresión juvenil e intensa animaba su rostro; los labios espesos se plegaban levemente en una sonrisa indecisa. La barba dibujaba una sombra ligera sobre el mentón volun-
Í 5 2· I. Versiones y diversiones
naturelle. Elle voulut voir l’inscription sur le socle mais la neige, tombée en abondance ces derniers jours, l’avait complètement recouvert. Quand elle essaya de l’enlever, elle se rendit compte qu’elle était gelée. Il faudrait atten dre des jours, peut-être des semaines, pour libérer la pla teforme de la glace. Cela dépendrait des tempêtes.
Dès lors, chaque fois qu’elle allait au centre, elle pas sait par Bond Street, prenait Ash Sheet, coupait Bristol Street et en sortant de Appian way, suivait le chemin du Common, dépassait le monument de Lincoln deux fois lugubre, bifurquait sur le sentier de gauche, arrivait à l’allée, contournait les massifs et enfin la statue lui appa raissait, de dos : épaules larges, hanches étroites. Elle s’arrêtait alors, et la regardait longuement en s’interro geant. L3énigme demeurait : qui était-il cet homme planté au centre de l’hiver ?
Cette fin d ’après-midi, elle revenait de la librairie et malgré la neige qui tombait, le froid très vif, et le poids des livres qu’elle avait achetés, le désir la prit de nouveau. Il faisait presque nuit. Les lumières du grand bâtiment de verre transformait Bristol Street en un infini miroir incan descent. Elle traversa vite cet espace lumineux, gagna A p pian way -la plus fameuse des routes romaines, longarum regina viarum, singulièrement convertie en une allée cour te et secrète, ni pavée de lave, ni cerclée de marécages et dont les seules tombes et stèles étaient devenues des dor toirs crépitants et des bureaux éclairés au neón-, longea le cimetière (entre les tombes austères des puritains du X V II siècle convertis en petits monticules de neige, un couple immobile s’embrassait) et s’engouffra dans le Common. Déjà l’ombre avait couvert tout le parc. Les rares passants pressaient le pas, le col relevé, la tête baissée, le dos cour bé, la démarche gauche. Ils projetaient sur le sol, en ta-
tarioso. La pierna derecha apenas doblada hacia adelante, el brazo apoyado sobre el flanco izquierdo y un libro ce rrado en la mano, le daban un aire desenvuelto y natural. Quiso leer la inscripción del pedestal pero la nieve, que había caído abundantemente durante los últimos días, la había recubierto enteramente. Intentó removerla y no tar dó en darse cuenta de que se había congelado. Había que esperar algunos días, quizá varias semanas, para liberar la plataforma del hielo. Todo dependería de las tormentas.
Desde entonces, cada vez que iba al centro, pasaba por Bond Street, tomaba Ash Street, cruzaba Bristol Street y, a la salida de Appian Way, seguía por el sendero del Common, dejaba a un lado el dos veces lúgubre monu mento a Lincoln, seguía la bifurcación del caminillo de la izquierda, llegaba al sendero, rodeaba los macizos y, al fin, de espaldas -hombros anchos, caderas estrechas-, aparecía la estatua. Se detenía y, mirándola lentamente, la interrogaba. El enigma no se desvanecía: ¿quién era ese hombre plantado en el centro del invierno?
Esa tarde, de regreso de la librería, a pesar de la abun dancia de la nieve, el frío punzante y el peso de los libros que había comprado, la poseyó de nuevo el deseo. Era casi de noche. Las luces del gran edificio de vidrio habían con vertido a Bristol Street en un infinito espejo incandescente. Cruzó pronto ese espacio luminoso, llegó a Appian Way -la más famosa de las vías romanas, longarum regina via rum, extrañamente transformada en una vereda corta y se creta ni pavimentada de lava ni rodeada de pantanos y cu yas únicas tumbas y monumentos eran ahora dormitorios crepitantes y oficinas alumbradas con gas neón-, cogió por un costado del cementerio -entre las austeras tumbas de los puritanos del siglo x v n , convertidas en pequeños mon tículos nevados, una pareja inmóvil se besaba- y se aden-
154 I. Versiones y diversiones
ches difformes, leurs doubles grotesques de bossus dan sants. La neige maintenant formait un voile flou, les om bres des maisons, entre les branches des grands arbres, semblaient se mouvoir ; le vent soufflait en rafales brus ques, irrégulières, qui les entrelaçaient. Le sol était une masse molle qui opposait à ses pas une sorte de passivité obstinée, silencieuse. Résistance passive.
Comme elle avançait avec difficulté, un garçon passa, tenant une guitare dans son étui : il portait une houppe lande de fourrure à longs poils. Un pan de son écharpe de laine était resté pris sous le manteau et pendait entre ses jambes comme une queue qui traînait par terre. La neige, sur ses cheveux frisés, avait posé des copeaux blancs en forme de cornes, on aurait dit un faune. Il trottinait, de plus en plus animal. Elle le suivit des yeux jusqu’à pres que plus pouvoir le distinguer. Elle le vit alors courir à quatre pattes. Dans l’allée parallèle, un petit homme, presque un nain, en blouson de plastique lustré, se cro yant seul sans doute, se mit soudain à sautiller en don nant des coups de poings à un adversaire imaginaire. Un boxeur -m ais a-t-on jamais vu un nain boxer ?—. Plus vite, plus vite, il accélérait ses coups dans le vide ; puis il fit trois tours sur lui-même et reprit sa danse jusqu’à dis paraître dans une spirale de neige. Une géante passa vê tue d ’un imperméable imprimé girafe. Elle portait dans ses bras une immense marionnette aux cheveux rouges ébouriffés. Le pantin était nu et clignait des yeux. En arrivant à sa hauteur, elle se rendit compte que ses mè ches étaient des flammes. Une fille blonde, assise sur un banc, (à cette heure et dans ce froid) se pénétrait de nuit. Sa cape noire était ouverte. On pouvait voir ses longues jambes diaphanes, écartées, et ses bottes de caoutchouc briller, mouillées. Les taxis passaient sur le boulevard de
tró en el Common. El parque estaba ya en sombras. Los es casos transeúntes apresuraban el paso y, subidos los cue llos de los abrigos, la cabeza inclinada hacia el suelo y la espalda encorvada, marchaban con torpeza. Se proyecta ban en el suelo, manchas disformes, sus dobles grotescos de jorobados danzantes. Ahora la nieve tendía un velo bru moso; las sombras de las casas, entre los ramajes de los grandes árboles, parecían moverse y el viento, al soplar en ráfagas bruscas e irregulares, las entrelazaba. El suelo era una masa blanda que oponía a sus pasos una suerte de pa sividad obstinada, silenciosa. Terquedad de lo suave.
Mientras avanzaba con dificultad, se cruzó con un mu chacho que cargaba una gran guitarra encerrada en una funda. Lo cubría una hopalanda de piel hecha de largos mechones. Una punta de su bufanda de lana le salía por debajo del abrigo, entre las piernas. Era como una cola que arrastraba por el suelo. La nieve había depositado entre su pelo rizado virutas blancas que habían forma do unos cuernos -se habría dicho un fauno. Trotaba, más y más animal. Lo siguió con los ojos hasta que apenas si pudo distinguirlo. Entonces lo vio echarse a correr en cuatro patas. En la senda paralela un hombrecillo, casi un enano, en zamarra de plástico lustroso, creyéndose solo sin duda, se puso de repente a dar brincos, asestan do golpes a un adversario imaginario. Un boxeador -¿pero quién ha visto boxear a un enano? Más aprisa, cada vez más aprisa, el hombrecillo golpeaba al vacío; después giró tres veces sobre sí mismo y continuó su bai le hasta desaparecer en una espiral de nieve. Pasó una mujer alta, cubierta por un impermeable de estampado ji rafa. Llevaba entre los brazos una inmensa muñeca de erizada cabellera roja. El pelele estaba desnudo y movía los ojos. Al llegar a su altura se dio cuenta de que las me-
156 I. Versiones y diversiones
Vautre côté du parc. Un nègre colossal apparut avec une cagoule et accroché à sa ceinture, un trousseau de clefs qui tintait. Il soufflait dans ses mains noires à travers l’o rifice de laine puis, s’approchant d ’un arbre, il ouvrit son pantalon -e lle entendit sonner les clefs-, et découvrit un énorme pénis. L’écorce s’inonda de blanc.
Les branches des arbres, agitées par le vent s’étaient transformées en tentacules. La bourrasque rendait le paysa ge fluide, mouvant, sous-marin. (Il y a des arbres pieuvres.) Elle s’engagea dans le sentier. C ’est à peine si on pou vait voir à un mètre. Au détour du fourré, comme dans une grotte aux murs de brume, surgit la statue. Elle était là : blême, fantomatique. Elle avait pâli, le vert presque disparu : elle semblait une idole au fond d ’un temple de brouillard. L’Inde, pensa-t-elle, et ses saddhus couverts de cendre. Les bords de son chapeau, ses épaules, ses lè vres étaient devenus blancs, ses yeux humides. La neige redoublait. Opaque, le monde maintenant était opaque. Les flocons tombaient sur ses cils, elle avait peine à ou vrir les yeux. Pourtant elle crut percevoir que l’homme avait changé de position : sa jambe droite s’était tendue, ramenée au niveau de l’autre, la neige accumulée sur ses épaules paraissait lui avoir fait courber le dos légèrement. L’éclat tamisé des réverbères de l’avenue projetait sur lui une lueur verdâtre, phosphorescente. Elle s’approcha. Ses livres pesaient lourd, elle s’assit au pied de la statue pour se reposer un instant de leur poids. C ’est alors qu’elle le vit ouvrir lentement les jambes, imprimer à son corps un mouvement circulaire - elle discerna nettement le dessous de ses semelles-, avancer et descendre sur elle. Elle fut pri se de vertige, son corps se renversa. Elle ne perçut qu ’un rayon vert jade et sentit que la couvrait un gran froid, un corps -u n homme. Un éclair la pénétra, une brûlure la
chas eran llamas. Una muchacha rubia, sentada en una banca -¿a esa hora y con ese frío?- se penetraba de no che. Su capa negra estaba abierta. Podían verse sus largas piernas diáfanas separadas y brillar sus botas de hule, mojadas. Los taxis corrían por la avenida, en el otro lado del parque. Apareció un negro colosal, con un capirote y, colgado del cinturón, un manojo de llaves tintineantes. A través del orificio de lana soplaba en sus manos negras; luego se acercó a un árbol, abrió su pantalón -se oyó el sonar de las llaves- y descubrió un pene enorme. La cor teza se inundó de blanco.
Las ramas de los árboles agitadas por el viento eran ahora tentáculos. La borrasca había vuelto fluido y mo vedizo el paisaje, submarino. (Hay árboles pulpos.) Se in ternó en el sendero. Apenas si se podía ver a un metro de distancia. En un recodo del macizo, como en una celda de muros de niebla, surgió la estatua. Estaba allí: lívido, fantasmal. Había palidecido, el verde casi ido: parecía un ídolo en el fondo de un templo de bruma. La India, pen só, y sus sadhues cubiertos de ceniza. Las alas del som brero, los hombros y los labios se habían vuelto blancos; los ojos, húmedos. La nevada era más y más tupida. Opaco, el mundo ya era opaco. Los copos de nieve caían sobre sus pestañas y a duras penas lograba tener abiertos los ojos. Sin embargo, creyó percibir que el hombre había cambiado de postura: su pierna derecha se había endere zado y alineado junto a la otra mientras que el peso de la nieve acumulada sobre sus hombros parecía encorvarlo ligeramente. La filtrada luz de los reverberos de la aveni da lanzaba sobre su figura una claridad verdosa, fosfo rescente. Se acercó. Le pesaban los libros y, para librarse un instante de su agobio, se sentó al pie de la estatua. De repente, lo vio abrir lentamente las piernas, imprimir a su
i5 8 I. Versiones y diversiones
traversa- en elle battait la pulsation d ’une veine. Elle per dit connaissance dans cette fusion de chaleur et de froid qui est la combustion de deux corps. Elle se réveilla en sursaut, en sueur, une douleur de métal accrochée aux hanches. Elle se leva d ’un bond, ouvrit les rideaux : le so