CHAPITRE QUATRE
4.2
La Géographie
Économique des Villes
.Da -e -Sa aa1, Taczacge3 ©Brian McMorrow
Comment Survit-on Dans les Taudis?
Les statistiques sur les conditions de vie socio-économique du secteur informel en Afrique de l’Est ont beau être peu fiables au mieux, il paraît évident que la part de la population urbaine qui a son emploi et son logement dans le secteur informel a énormément augmenté depuis les années 1980 et continue à le faire. Alors qu’une masse de citadins au chômage ou sous-employés fait baisser le coût de la main d’œuvre et contribue donc par là à la compétitivité de l’Afrique de l’Est, les conséquences de cette énorme pauvreté comportent presque inévitablement l’augmentation des violences urbaines, de la délinquance, de l’insécurité et de l’agitation sociale, phénomènes qui ne sont dans l’intérêt de personne et qui risquent de tenir à l’écart les investisseurs étrangers.
Dans les années qui ont suivi l’indépendance, bon nombre de citadins d’Afrique de l’Est ont pu bénéficier d’emplois dans la fonction publique et du logement qui y était associé. Toutefois, ces dispositifs institutionnels surchargés et surdéveloppés se sont rapidement avérés trop onéreux pour des économies post-coloniales tout juste naissantes. Des réductions indispensables mais douloureuses se sont imposées et nombreux sont ceux qui y ont perdu à la fois leur emploi et leur logement. Cela devait avoir des effets très profonds sur les économies urbaines d’Afrique de l’Est, les emplois dans le secteur formel diminuant alors que la population ne cessait de s’accroître. En l’absence de véritables politiques sociales, les moyens de subsistance informels sont devenus la norme pour la plupart des citadins et la situation n’a guère changé depuis, le secteur informel urbain étant aujourd’hui le principal fournisseur de travail et de logement.
L’ETAT DES VILLES D’AFRIQUE DE L’EST
CHAPITRE QUATRE
Faire Face à L’inégalité et à la Fragmentation Urbaines
C’est l’inégalité d’accès aux services sociaux et aux équipements urbains élémentaires, combinée avec des rapports de force politiques très déséquilibrés, qui est à l’origine de la fragmentation physique et sociale qui caractérise les villes d’Afrique de l’Est. Les quartiers pauvres informels mal desservis à tous égards contrastent avec les zones résidentielles des classes aisées dont les équipements collectifs sont très supérieurs et qui bénéficient d’une abondance de biens publics. L’inégalité en milieu urbain n’est toutefois pas seulement fonction de l’accès aux services et équipements collectifs. Elle tient aussi aux différences de densité démographique. Cela fait bien des années que les citadins pauvres d’Afrique de l’Est ont à subir les densités extrêmes et mal tolérables que l’on retrouve aujourd’hui de plus en plus dans les grandes tours résidentielles destinées aux ménages à revenus moyens, aussi bien à Dar es Salaam qu’à Kampala ou Nairobi, et qui sont en passe de devenir des “taudis verticaux”. La cohabitation multiple dans une seule pièce est devenue un mode d’habitat locatif normal pour de nombreux citadins. Dès 1981, c’est déjà plus de 80 pour cent de la population de Nairobi qui se logeait ainsi, surtout dans le centre, ce qui contrastait fortement avec les superficies de l’habitat résidentiel à très faible densité qui caractérise les banlieues vertes de la ville.
La pauvreté étant devenue endémique et structurelle dans les villes d’Afrique de l’Est, le décloisonnement socio-économique par la voie professionnelle ou les relations sociales comme le mariage devient encore plus difficile. Cela crée un cercle vicieux de pauvreté urbaine auquel il devient de plus en plus difficile d’échapper. Il est aussi de plus en plus difficile d’ignorer les signes de fragmentation sociale en fonction de l’ethnie ou de la religion, d’où des phénomènes de polarisation et de tension qui à leur tour aboutissent à l’apparition de “communautés de la peur”. Par exemple à Nairobi, des groups ethniques ou tribaux profitent de la faiblesse des dispositifs de maintien de l’ordre pour s’engager dans l’extorsion et autres activités répréhensibles.10 Il s’agit là d’un des types de comportement que peut susciter l’absence de véritables politiques sociales en milieu urbain. Si l’on persiste à ne pas satisfaire les besoins des pauvres qui forment la majorité des populations urbaines d’Afrique, il ne peut en résulter qu’une aggravation de l’insécurité, de l’agitation sociale et des troubles politiques.
C’est toujours à Nairobi que l’on peut trouver le parfait exemple de la montée de l’insécurité qui résulte des inégalités et du manque de véritables politiques sociales, d’aménagement, du logement et du travail: il s’agit de l’apparition des Mungiki de la tribu Kikuyu et de la milice Taliban de la tribu Luo. Ces organisations criminelles politico
religieuses sont issues des anciennes milices politiques privées qui ont commencé à se nourrir de l’insécurité chronique et de la pauvreté dans la capitale en pratiquant la terreur, l’enlèvement crapuleux et l’extorsion. Ces pratiques aboutissent souvent à l’assassinat de ceux qui en sont les victimes, et ces milices agissent désormais en toute impunité. Si elles veulent venir à bout de ces bandes de criminels, les autorités kenyanes doivent s’attaquer à leurs causes profondes, à savoir: (a) améliorer l’accès au foncier et au logement pour les pauvres qui constituent la majorité des populations urbaines; (b) s’attaquer au chômage massif des jeunes; et (c) satisfaire les besoins en services sociaux et équipements collectifs des catégories les plus pauvres de la population de Nairobi11. Entretemps, tout devrait être fait pour identifier les coupables et les traduire en justice.
Pour le moment, les interventions publiques globales et à l’échelle d’une ville entière restent très rares en Afrique de l’Est. La faiblesse de la volonté politique et une mauvaise compréhension des causes mêmes des systèmes socio-économiques informels expliquent que l’amélioration des conditions de vie des citadins pauvres ne mobilise guère l’investissement public. De fait, les établissements humains irréguliers sont rarement perçus pour ce qu’ils sont vraiment: une réaction naturelle, conforme à la loi de l’offre et de la demande, aux restrictions qui empêchent l’accès normal à un logement décent et d’un coût abordable pour les catégories plus pauvres de la population.
Les liens entre logement et économie informels ne sont toujours pas largement compris non plus (voir Encadré 4.3). Jusqu’à présent, le type de politique le plus répandu en Afrique de l’Est consistait à déclarer illégaux l’habitat spontané et l’accès au foncier par des voies irrégulières. Or on ne saurait considérer comme raisonnable une généralisation péremptoire qui rejette les responsabilités sur les résidents des établissements irréguliers et des taudis, plutôt que sur des pouvoirs publics qui n’ont pas su mettre au point les politiques urbaines, sociales et de l’habitat qui bénéficient à la majorité des citadins. Comme détaillé dans la section 4.3, l’Afrique de l’Est dispose d’un certain nombre de possibilités tout à la fois réalistes et bénéfiques.
.Uce 1e e et 0c ecfact fugect uce attaque "e a 0 gce c0ct e a ecte Mucgg�g : Mathare, bidonville de Nairobi.
©Julius Mwelu/IRIN
ENCADRÉ 4.3: LE PROBLEME AU KENYA EST LE SECTEUR INFORMEL, ET NON LA DEMOGRAPHIE
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Vente de collations à l’extérieur d’une mosquée à Nairobi (Kenya). ©Julius Mwelu/IRIN
Le message qui se dégage des résultats du recensement national de 2009, publiés en août 2010, est brutal: la population du Kenya s’accroît : uc yth1e t e a g"e3 T0u e ac , uc 1g g0c de Kenyans viennent rejoindre le nombre de ceux qui ont besoin de logements, de services et de moyens de subsistance, s’ajoutant à une demande c0c- atg fagte "ej: ec0 1e, ecga e1ect ec 1g geu urbain. Toutefois, l’expansion démographique
a g"e c e t uc 0b e1e, ut6t qu uc at0ut, seulement lorsqu’elle dépasse la croissance économique, puisque la différence entre les deux se traduit presque toujours par un état de pauvreté économique.
Pour autant, des mesures de restriction à la croissance démographique ne devraient pas
"evecg a e1ge e g0 gte "u "eve 0 e1ect au
�ecya, e c01b e ce c0c tgtuact a , a eux- 1e1e , e 0b e1e3 C e t ut6t "u yth1e "e croissance et de l’orientation de l’économie que le Kenya devrait se préoccuper, ainsi que de leur incidence sur les villes. La croissance naturelle et un exode rural persistant suscitent d’énormes
e g0c au 0gct que 0c eut a e "e ' u - urbanisation,” les économies urbaines restant à la traîne et s’avérant incapables de fournir assez de services et d’emplois. Du fait de cette montée de la pauvreté urbaine, le secteur informel sous toutes ses formes progresse rapidement dans les villes
�ecyace 3 -a exe1 e, au geu " uc y te1e "e t ac 0 t ec c011uc 0ffcge , Nag 0bg e t "e e vg par un réseau informel, chaotique et dangereux de minibus (”matatu”, qug ggcgfe ' 0b e1e� ec kiswahili). La capitale est par ailleurs incapable de contrôler le nombre toujours plus élevé de vendeurs des rues, car il n’a été construit pour eux qu’un seul marché couvert (celui de Muthurwa) ce 20 "e cge e accee 3 Tau"g et etab g e1ect informels se développent aussi beaucoup plus vite que les quartiers aménagés.
La politique d’urbanisation du Kenya a longtemps mis l’accent sur le développement des villes secondaires. C’était un choix bien avisé dans son principe. Construire des routes et des logements dans des villes de taille intermédiaire comme Thika, Kitale, Homa Bay et Malindi allait permettre aux autorités de détourner des grandes villes l’exode rural. Dans la pratique, ce grand projet a été victime de l’approche partielle qui a présidé à son exécution.
Promouvoir les villes secondaires sans, dans le même temps, donner un vigoureux coup de pouce à leur développement et à leur capacité de création d’emplois, cela revient à transférer la pauvreté dans les villes de taille plus réduite. Aujourd’hui, ces villes commencent à connaître le même mode de développement informel, qu’il s’agisse des moyens de subsistance ou des conditions de vie, qui domine déjà dans les grandes villes du Kenya: expansion des taudis, mobilité dépendante des modes de transport informels, multiplication des vendeurs des rues, manque d’urbanisme ou d’aménagement, et montée de la violence et de la délinquance. Thika, ville construite à l’époque de
�ecyatta 0u e vg "e vg e- ate gte gc"u t ge e : Nairobi, abrite aujourd’hui deux taudis justement dénommés Kiandutu et Matharau (“chique” et
“mépris”, en kiswahili). La spectaculaire expansion démographique des villes du Kenya peut avoir de quoi inquiéter, mais c’est le rythme rapide auquel les économies urbaines deviennent informelles qui doit constituer le véritable sujet de préoccupation.
Dac e "0cu1ect 0ffcge , e ecteu gcf0 1e est volontiers salué comme la principale source d’emplois et, par conséquent, comme le sauveur de l’économie du pays. Mais c’est oublier que la nature informelle d’une activité économique constitue a e e-1e1e uc 0b e1e, et c0c uce 0 utg0c3 L’emploi informel ne représente qu’une stratégie de survie pour ceux qui sont exclus du marché
"u t avag 0ffcge , "e a 1e1e 1acge e que e
taudis constituent la stratégie de survie de ceux qui se retrouvent mis à l’écart par des marchés 0ffcge gceffcace , qu g agg e "u f0ccge 0u "u logement.
Le secteur informel agit comme un prédateur, et non un sauveur, pour les pauvres, puisqu’il gcfgge 0uvect e c0c"gtg0c "e t avag et "e logement les plus brutales et les plus hostiles à des populations marginalisées et sans défense.
Hors les marchés informels, il n’y a d’autre ch0gx que ab ecce c01 ete "e 10yec "e subsistance et de toit. A Nairobi, sur les trottoirs du quartier commercial de Westlands, des jeunes dynamiques proposent à la vente des chiots, des lapins, des chaussures mitumba (d’occasion), des costumes, des montres chgc0g e "e c0ct efag0c 0u "u 1ate ge hg-f3 Les activités informelles se caractérisent par un effort physique maximum, des horaires de travail inhumains et l’entassement dans des cabanes à uce eu e gece 1gcee a e fugte et gvee
" acce : eau c011e aux acgtag e 3 Le ecteu informel constitue la principale manifestation
"e gceffcacgte "e 0 gtgque 0cga e , "u logement et du travail en vigueur au Kenya, et c’est pourquoi les pouvoirs publics ne devraient trouver aucun réconfort dans sa prolifération accélérée.
Tous ces éléments donnent à penser que plutôt qu’une démographie galopante, c’est bien la catu e gcf0 1e e " uce a ge a t "e a vge 0cg0- économique du pays qui constitue le principal 0b e1e auque e t c0cf 0cte e �ecya3 Uce 0 u atg0c 0i a jeuce e e t a tgcu ge e1ect abondante constitue un atout majeur pour toute économie nationale. Il est de la mission des pouvoirs publics de tout faire pour que ce ca gta 0gt bgec ect etecu et 1g ec va eu afc qu g agt t0u e effet becefque 0 gb e : t ave e te1 ec te 1e "e bgec-et e gece a , de prospérité et de paix, au lieu de se retrouver marginalisé ou contrarié par des cadres ou des politiques d’un autre âge et inadaptés. C’est pourquoi les politiques publiques devraient chercher à éliminer la dimension informelle de a vge 0cg0-ec0c01gque, ec ec ecact aux inégalités structurelles fondamentales comme celles qui permettent aux élites politiques et économiques kenyanes de s’adjuger l’essentiel
"e becefce "e a c 0g acce ec0c01gque et urbaine. Les Kenyans devraient se soucier des carences de la gouvernance que leur imposent leurs élus, de la corruption généralisée, du manque
"e 0 gtgque ec 1atge e 0cga e, "e 0ge1ect et
"e t avag , agc g que "e f0 te gcega gte " acce aux ressources, aux possibilités et aux richesses qui sont celles du pays. Le Kenya devrait se préoccuper de l’informalité et de la pauvreté qui engouffrent ses villes et qui posent des menaces de plus en plus sérieuses pour sa stabilité sociale et politique.
L’ETAT DES VILLES D’AFRIQUE DE L’EST
Source: UN-:AB9TAT and High population is not the problem; high growth of the informal sector is, by J. Kisero, Daily Nation, Nairobi, 7 September 2010
CHAPITRE QUATRE
ENCADRÉ 4.4: MOGADISCIO: QUAND L’URBANISME EST LAISSE A LA LOI DES CLANS
La ville de Mogadiscio a été fondée autour du 10e gec e et c011e bgec " aut e ec Af gque "e E t doit sa prospérité à son rôle de port commercial.
A e que e 9ta gec e 0gect e1 a e "e a Somalie en 1889, Mogadiscio en est devenue la capitale politique et son territoire comme sa population ont commencé à se développer sans que rien puisse les en empêcher. Cette tendance e t 1agctecue, y c01 g a e gc"e ec"acce ec 1960 0 qu ec ab ecce c01 ete "e 0 gtgque d’aménagement du territoire, la zone urbaine est passée de 1 500 à 8 000 ha entre 1970 et 1984, et la population de 272 000 à 1,5 million (estimation) entre 1970 et 2010.
L’absence de politiques d’utilisation des sols,
" u bacg 1e 0u "e eg e " a1ecage1ect e t alliée à la prolifération de zones de peuplement spontané, les nouveaux arrivants à bas revenus étant poussés là par les famines chroniques en campagne et les tensions politiques. Des zones déjà surpeuplées ont ainsi accueilli des abris de fortune sur le moindre espace libre, se transformant en quartiers chaotiques et à forte densité mais dénués de tout équipement collectif.
A e e c0u " Etat 1g gtag e "e 1969, e e g"ect Sya" Ba e a v0u u attaque au 0b e1e, et notamment par la restructuration du territoire urbain. Mais rien n’a pu s’opposer à la dégradation des conditions, les famines et l’insécurité au Puntland et au Somaliland provoquant un exode rural toujours plus fourni en direction de Mogadiscio à partir du milieu des années 1980.
Comme ils venaient de régions où la violence est considérée comme normale, les nouveaux arrivants sont passés pour dangereux et indésirables.
A 1ee, a a-1g gtag e et 1g gce 0ct 1u tg ge e interventions brutales dans les quartiers informels.
De fait, dans le courant des années 1980, de c01b eux c0cfgt : M0ga"g cg0 0ct ete ge aux mutations du tissu urbain.
C’est dans la capitale qu’a commencé, en décembre 1990, la guerre civile qui devait déboucher sur le
renversement de Syad Barré en 1991. Sa succession a de nouveau plongé la Somalie dans une grave crise civile, les guerres entre clans ajoutant à l’anarchie.
La population de Mogadiscio semble toutefois y être restée largement insensible, car il y régnait
"ej: "e ug "e accee uce at10 he e "e gue e, avec e fux 1a gf "e 0 u atg0c , a vg0 ecce et l’effondrement de l’économie organisée que cela avait comporté. Ce qu’il restait comme services et équipements collectifs dans la capitale allait bientôt s’effondrer à son tour, les organismes parapublics qui en avaient la responsabilité détournant l’aide exte geu e au 0ft "e e vgce "e ecu gte 0u "e responsables publics. Bien avant 1990, l’électricité était déjà devenue un luxe et l’activité économique subsistant à Mogadiscio était, au mieux, de nature informelle.
La guerre civile a profondément affecté l’environnement urbain et la démographie de Mogadiscio. En 1991, la plupart des Daaroud, un clan du Nord du pays, ont été soit tués soit expulsés de la ville, comme l’ont été aussi de nombreux Gibil Cad d’origine arabe. Dans le même temps, d’autres clans sont arrivés dans une capitale où ils croyaient que ' e c0c"gtg0c "e vge et acce aux e 0u ce étaient faciles et ne coûtaient rien”. La reprise de la croissance et la remise en état de certains qua tge ec 1998 0ct e tau e a c0cfacce a 1g la population. Nombreux sont les nouveaux arrivants issus des classes moyennes qui ont investi dans le logement et de nouvelles activités économiques, alors même que le réarmement était revenu à des niveaux alarmants.
- u geu "ececcge "e c0cfgt : M0ga"g cg0 0ct t e a ge1ect e10"e e e ace u bagc, u cgtact des cloisonnements à la fois sociaux et territoriaux qug e tect ecc0 e t e e ect auj0u " hug3 Le principal de ces bouleversements pourrait bien être e c a e1ect "e qua tge a aff gatg0c c acgque, de nombreuses zones étant dominées par un seul clan ou cloisonnées entre divers clans dominants.
L’organisation actuelle de la capitale somalienne
efete bgec g1 a e 0 gtgque qug ca acte g e e ay : ia) M0ga"g cg0 c0 ", " uce u e fcge relativement réduite mais avec de fortes densités démographiques, et où la présence de la mission des Nations Unies et des tribunaux islamiques crée des conditions de sécurité telles que de c0uveaux 0ge1ect y 0ct ete c0c t ugt ; ib) Mogadiscio sud, en fait le reste de la ville, avec un mélange de clans dans les zones qui ont pu echa e : a "e t uctg0c c01 ete, et 0i e trouve le centre de l’activité économique: le port gcte catg0ca et ae 0 0 t; et ic) Me"gca, "0ct l’importance démographique et économique est négligeable. Pendant des années, la scission entre nord et sud aura été une réalité douloureuse, mais elle commence désormais à s’estomper.
Certains quartiers semblent avoir été victimes
" uce b01be at01gque; e t uctu e municipales et autres autorités publiques manquent depuis bien des années, les débris s’entassent depuis quelque 20 ans dans les rues, et pourtant au milieu de tous ces ravages la ville continue, grâce à un certain instinct de résistance et : "e y te1e "e catu e u e1ect gcf0 1e e3 En dépit de tout, Mogadiscio est restée reliée au reste du monde par des vols commerciaux réguliers. Suite à l’effondrement complet du secteur public, les services ordinaires – eau, électricité, télécommunications et banques – 0ct ete ectge e1ect e g a uc ecteu gve au dynamisme surprenant qui a aussi fait des incursions dans les domaines de la santé et de l’instruction. Les services d’encaissement des t ac fe t " e1gg e f0ct au g 0ffce " gc tgtutg0c fcaccge e et, 0u e u f0 tuce , 0ct t 0uve presque tout sur les marchés locaux, des passeports aux paires de lunettes de soleil à la mode, ainsi que des marchandises plus mortelles c011e "e cac0c actg-ae gec , "e 1ucgtg0c et de la cocaïne.
Source: Roland Marchal, A Survey of Mogadiscio’s Economy. Nairobi: EU Somali Unit, 2002
Source: Data and Information Management Unit, UNDP Somalie.
CARTE 4.2: LA VILLE DE MOGADISCIO
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Le Benadir (Mogadiscio), bâtiment du gouvernement régional. ©Abdul Qadir Omar